lundi 7 novembre 2022

Dragon Head – Tome 1


Dragon Head – Tome 1
 
Teru, un lycéen ordinaire, reprend connaissance dans un lieu baigné par l’obscurité. Il se rappelle difficilement que, quelques instants avoir pénétré un tunnel, le train à bord duquel sa classe revenait de voyage scolaire s’est mis à secouer les voyageurs. Teru en conclut que le train a déraillé et se met à crier au secours. Hélas, personne ne répond. Il doit donc se débrouiller pour s’extraire des sièges qui le maintiennent coincés. Il avance ensuite à tâtons et pleure au milieu des cadavres de ses camarades. Il trouve toutefois un briquet dans la poche d’un professeur décédé et peut alors observer autour de lui. Là, il réalise avec horreur qu’il est le seul survivant. Il se précipite ensuite dans la cabine du contrôleur où il trouve une lampe de poche qu’il utilise aussitôt pour longer les rails. Malheureusement, le tunnel est bouché des deux côtés par des éboulis. Pris au piège, Teru est encore plus dépité quand il allume une radio qui fonctionne à peine et qu’il entend parler d’état d’urgence. Teru comprend qu’il se pourrait bien que personne ne vienne le sauver...
 

Dragon Head – Tome 1
Scénariste : Minetarō Mochizuki
Dessinateur : Minetarō Mochizuki
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Doragon Heddo vol. 1
Parution en vo : 06 mars 1995
Parution en vf : 20 janvier 2021
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Incontestablement, Dragon Head est un manga que je souhaitais découvrir depuis bien des années déjà et s’il m’a fallut autant de temps avant de m’attaquer à ce que beaucoup considèrent comme étant un chef d’œuvre du genre horrifique, cela est davantage dut au fait que, ne possédant pas un compte en banque illimité, il me fallait faire des choix – souvent judicieux, parfois non mais ceci est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, c’est avec la dernière intégrale en date du manga du sieur Minetarō Mochizuki que je me suis attaquer à Dragon Head, une édition imposante et de qualité et, à la lecture de ce premier volet, la première chose qui me saute aux yeux c’est que oui, mille fois oui, ce manga est superbe et mérite bon nombre des superlatifs pour le moins élogieux que j’ai put lire à son sujet – mais bon, je n’en suis qu’au début et j’attends, naturellement, la suite pour me faire une opinion précise à son sujet… Bien des années avant le Walking Dead de Robert Kirkman, Minetarō Mochizuki allait donc connaitre le succès par le biais d’une œuvre qui, elle aussi, nous proposait un monde où, suite à une catastrophe, nous allions suivre des individus livrés à eux-mêmes et qui, forcément, n’allaient pas tous réagir de la même manière. Et donc, ici, point de zombies mais une catastrophe pour le moment encore mystérieuse mais qui a provoquer le déraillement d’un train rempli de collégiens : coincés dans un tunnel, il n’y a que trois survivants et si l’on comprend rapidement que cette fameuse catastrophe est bien plus importante qu’un simple tremblement de terre – a priori – dans ce premier tome, le mangaka se contente de nous proposer un huit-clos pour le moment terrifiant qui s’avère être une véritable petite merveille ! Angoissant à souhait, rehaussé par le trait faussement naïf du mangaka qui n’a pas son pareil pour nous pondre des décors qui nous dévoilent l’ampleur de la catastrophe, Dragon Head nous fait suivre le destin de trois personnages : Teru, qui fait tout pour trouver un moyen de se sauver lui et ses compagnons même s’il connait quelques crises de désespoir, Ako, jeune fille qui a des troubles du sommeil et qui semble, malgré cela, la plus censée du lot et le fameux Nobuo, ancienne tête à claque de sa classe et qui disjoncte littéralement au point de devenir dangereux pour ses compagnons d’infortune. Ce petit monde est très bien écrit par le sieur Minetarō Mochizuki qui nous offre ici trois individus à la psychologie différente et qui, reconnaissons le, sont à mille lieux des personnages un peu trop stéréotypés que nous proposent les mangas un peu trop souvent. Inquiétant, Dragon Head l’est fatalement et ce premier volet, sans grande surprise, regorge de scènes et de situations pour le moins fortes voir choquantes : nous ne sommes pas ici pour rigoler, loin de là ! Captivant de bout en bout tout en sachant prendre son temps, ce premier tome se lit avec un plaisir certain et, tout en nous laissant avec pas mal de questions – comment nos héros vont-ils s’en sortir, quelle sera le prochain délire de Nobuo, qu’en est-il du monde extérieur et quelle catastrophe à frapper Tokyo – le lecteur en ressort satisfait, ayant eu le plaisir de lire les débuts d’un bon, que dis-je, d’un excellent manga. Alors, comme je le dit souvent dans mes critiques, vivement la suite qui, je l’espère, sera tout aussi bonne !
 

Points Positifs
 :
- Le premier tome de ce qui est sans aucun doute possible un des meilleurs mangas d’horreur psychologique, Dragon Head. Angoissant à souhait, captivant, nous proposant peu de protagonistes mais ces derniers sont très bien traités, abordant la question de la survie dans une ambiance post-apocalyptique, il est évidant que nous avons affaire à une œuvre de qualité.
- Il n’y a que trois protagonistes dans ce premier volet, cependant, ceux-ci sont suffisamment bien écrits pour que l’on suive leur destin avec plaisir. Ajoutons à cela que nous avons affaire à des personnages faillibles et fort éloignés des traditionnels héros de manga.
- Nobuo, le bon petit psychopathe des familles, marque durablement les esprits.
- Pour ce qui est de la partie graphique, Minetarō Mochizuki n’est peut-être pas le plus grand mangaka, cependant, il nous propose tout de même des planches suffisamment dynamiques et plaisantes pour satisfaire le regard du lecteur. Qui plus est, il n’a pas son pareil pour nous offrir des décors de toute beauté.
 
Points Négatifs :
- Une œuvre qui n’est sans doute pas à mettre entre toutes les mains au vu de la violence psychologique qui s’en dégage.
- Certains trouveront peut-être quelques longueurs dans ce premier temps qui, il faut le reconnaitre, sait prendre son temps…
 
Ma note : 8,5/10

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