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jeudi 23 novembre 2023

Boîte Noire


Boîte Noire
 
Mathieu Vasseur est un agent du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, le BEA. Il est marié à Noémie, travaillant elle aussi dans l'aéronautique. Le BEA est chargé d'enquêter sur un accident aérien exceptionnel et sans précédent : l'écrasement d'un vol Dubaï-Paris à Bellevaux, en Haute-Savoie. 300 personnes et 16 membres d'équipage étaient à bord de l'avion, un Atrian-800, nouveau long courrier de la compagnie European Airlines, dont aucun n'a survécu à l'accident. Les raisons de la catastrophe sont inconnues. Le BEA analyse alors minutieusement les boîtes noires de l'appareil dans ses locaux de l'aéroport du Bourget. D'abord mis sur la touche par son supérieur hiérarchique Victor Pollock, Mathieu récupère la mission après la disparition mystérieuse de ce dernier, au tout début de l'enquête.
 

Boîte Noire
Réalisation : Yann Gozlan
Scénario : Nicolas Bouvet, Yann Gozlan, Jérémie Guez, Simon Moutaïrou
Musique : Philippe Rombi
Production : 2425 Films, Wy Productions
Genre : Thriller
Titre en vo : Boîte Noire
Pays d’origine : France
Parution : 08 septembre 2021
Langue d'origine : français
Durée : 129 min
 
Casting :
Pierre Niney : Mathieu Vasseur
Lou de Laâge : Noémie Vasseur
André Dussollier : Philippe Rénier
Sébastien Pouderoux : Xavier Renaud
Olivier Rabourdin : Victor Pollock
Guillaume Marquet : Antoine Balsan
Mehdi Djaadi : Samir
Anne Azoulay : Caroline Delmas
Aurélien Recoing : Claude Varins
André Marcon : Dorval
Philippe Maymat : le commandant de bord
Quentin d'Hainaut : l'agent de sécurité
Lorène Devienne : Jeanne, l'hôtesse cockpit
Grégori Derangère : Alain Roussin
 
Mon avis :
 Il y a de cela tout juste quelques jours, dans ma critique de Revoir Paris, j’avais eu l’occasion de rappeler que Virginie Efira était une actrice très présente sur ce blog. Le hasard faisant souvent bien les choses, aujourd’hui, c’est d’un autre incontournable du cinéma hexagonal dont je vais vous entretenir, je veux, bien entendu, parler de Pierre Niney. Il faut dire que, lui aussi, est un familier du Journal de Feanor et donc, après ses apparitions, sur ce blog, dans OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, La Promesse de l’Aube, Frantz, Le Livre des Solutions puis, ce mois ci, dans Mascarade et Un Homme Idéal, le voici donc de retour pour la septième fois avec un certain Boîte Noire ! Bon, disons le tout de suite, si je n’avais pas totalement été convaincu par Un Homme Idéal, il en est tout autrement avec Boîte Noire qui s’est avérée être, à mes yeux, une excellente surprise. Oh, certes, pas de quoi crier au chef d’œuvre non plus, il ne faut pas exagérer, d’ailleurs, ce film n’a pas vocation à l’être, cependant, il est évident que celui-ci est bon, très bon même, surtout au sein d’un cinéma français qui a beaucoup de mal a sortir de son carcan habituel… Car Boîte Noire, dans son traitement, dans sa thématique, dans sa mise en scène, tient davantage du film américain a suspens qu’autre chose, mais – et ce mais n’est pas anodin – sans les traditionnels défauts de celui-ci, c’est-à-dire, sans ce coté tape à l’œil et prévisible auquel ce dernier nous a trop souvent habitué… Naturellement, ce n’est pas la première fois que le cinéma français copie son voisin d’outre-Atlantique sauf que, cette fois ci, avec réussite, la chose est indéniable et le spectateur, qu’il soit fan ou non de Pierre Niney – mais celui-ci est tout simplement excellent et ce film doit beaucoup a sa prestation – sera tout bonnement captivé par ce thriller original – on ne peut pas vraiment dire que les analystes de la sécurité de l'aviation civile soient une thématique souvent abordé sur grand écran, bien au contraire – et parfaitement maitrisé de bout en bout… ou presque ! Oui car, malheureusement, le final est un poil trop exagérer et tombe dans les travers du genre, cependant, malgré ce dernier, Boîte Noire, dans son ensemble, n’en reste pas moins un superbe film qui mérite largement le détour : pour son scénario original et captivant, pour le fait qu’un film français copie le genre américain en le sublimant, mais aussi, bien entendu, pour la prestation de Pierre Niney qui confirme une fois de plus son immense talent…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent thriller qui brille par son originalité en nous présentant le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, des hommes et des femmes enquêtant sur les catastrophes aériennes et dont leurs analyses sont censées garantir notre sécurité en avion. Franchement, il est rare de trouver une thématique plus originale que celle-ci !
- Un scénario a la fois brillant et captivant de bout en bout, ce qui n’était pas donné au départ – après tout, en dehors de son final qui est son gros point faible, on ne peut pas vraiment dire que Boîte Noire possède beaucoup de scènes d’actions, bien au contraire. Cependant, ce n’est nullement un problème, loin de là…
- Pierre Niney est un indécrottable touche à tout qui est toujours bon pour ne pas dire excellent. Ainsi, une fois de plus, celui-ci livre une belle prestation et ce film repose en partie sur ses épaules.
- Pour ce qui est du reste du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est plutôt de qualité.
- Un film français qui copie le cinéma américain sans tomber dans les travers de ce dernier. La chose est suffisamment rare pour ne pas le souligner.
- Il y a quelques scènes impressionnantes comme celle où Pierre Niney, parmi les quelques débris de l’avion, s’imagine dans le vol avant son accident.
- Même si le final est un peu trop much, la conclusion, elle, est plutôt bonne.
 
Points Négatifs :
- Dommage que le final tombe un peu dans les travers du genre avec une succession de scènes un poil exagérées…
- L’enquêteur en chef de la BEA disparait lors de l’enquête et les autorités ne semblent guère s’en soucier ?! Curieux tout de même. De même, il n’y a pas de scellées chez lui ?
- Amateurs de films d’actions, de fusillades et de courses poursuites, vous allez être fortement déçus et il faut reconnaitre que ce Boîte Noire n’est pas fait pour vous.
 
Ma note : 7,5/10

lundi 6 novembre 2023

Un Homme Idéal


Un Homme Idéal
 
Mathieu est un jeune écrivain qui n'arrive pas à être publié. Travaillant comme déménageur chez son oncle pour subvenir à ses besoins, il trouve un manuscrit dans une maison dont l'occupant, seul et sans famille, vient de mourir. Ce sont les mémoires d'un vétéran de la guerre d'Algérie, Léon Vauban. Il décide alors de proposer ce manuscrit aux éditions du Cercle, sous son propre nom et sous le titre Sable Noir. Le livre est publié et Mathieu accède alors au succès, remporte le prix Renaudot et rencontre Alice Fursac, une jeune femme universitaire qui l'admire. Trois ans passent. Mathieu passe l'été chez les parents d'Alice, il est à découvert et n'a rien publié depuis trois ans alors que son éditeur lui réclame un nouveau manuscrit, menaçant de mettre ses avocats sur le coup s’il ne reçoit rien. Victime du syndrome de la page blanche, il écrit un manuscrit qu’il fait lire à Alice sans lui révéler qu’il vient de lui. Mais sa conjointe lui fait un retour négatif du texte. Mathieu simule alors un carjacking et détruit son ordinateur. Son éditeur accepte exceptionnellement de lui laisser plus de temps que les quelques jours prévus.
 

Un Homme Idéal
Réalisation : Yann Gozlan
Scénario : Yann Gozlan, Guillaume Lemans
Musique : Cyrille Aufort
Production : 24 25 Films, WY Productions et Mars Films
Genre : Thriller
Titre en vo : Un Homme Idéal
Pays d’origine : France
Parution : 18 mars 2015
Langue d'origine : français
Durée : 103 min
 
Casting :
Pierre Niney : Mathieu Vasseur
Ana Girardot : Alice Fursac
André Marcon : Alain Fursac
Valeria Cavalli : Hélène Fursac
Thibault Vinçon : Stanislas Richer
Marc Barbé : Vincent
Laurent Grevill : Stéphane Marsan
Sacha Mijovic : Franck
Éric Savin : le gendarme
Luc Antoni : l'agent immobilier
Romain Gary : lui-même (images d'archives)
Michel Houellebecq : lui-même (images d'archives)
Yann Moix : lui-même (images d'archives)
Meta Golding : Nina Lawrence
Soria Moufakkir : La libraire
Olivier Antoine : Policier hôpital
Frédéric Pellegeay : Journaliste
Karina Beuthe : Mylène Andreotty
François Rabette : Journaliste
Serge Grünberg : Le modérateur
Ludovic Berthillot : Le patron des déménageurs
Morgane Lombard : L'éditrice
Frédérique Farina : Conseillère bancaire
Rebecca Fitoussi : Présentatrice LCI
Clémence Chatagnon : Une invitée à la réception
 
Mon avis :
 Ce n’est pas la première fois que je le souligne mais il est évidant que Pierre Niney est, sans aucune contestation possible, un des acteurs les plus présents sur ce blog depuis que celui-ci existe ; ainsi, tout juste deux jours après l’excellent Mascarade du toujours inspiré Nicolas Bedos et après quelques apparitions remarquées dans des films de qualité comme Le Livre des Solutions, Frantz, La Promesse de l’Aube et OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, force est de constater que le sieur Niney est un familier du Journal de Feanor. Sans nul doute à raison au vu de son talent indéniable et ce n’est donc pas une grande surprise de le retrouver à nouveau sur ce blog, cette fois ci, avec un film plus ancien : Un Homme Idéal. Bon, je vous le dit tout de suite, autant, jusqu’à présent, chaque film où apparaissait Pierre Niney avait sut me convaincre, parfois de fort belle manière, cette fois ci, je ne peux pas vraiment dire que cela soit vraiment le cas… Non pas que Un Homme Idéal soit mauvais, loin de moi un tel propos, mais il est évidant que ce long métrage, malgré quelques bonnes idées et un Niney plutôt inspiré, est loin, très loin même de ce que l’on est en droit d’attendre d’un bon thriller. Pourtant, le postulat de départ était loin d’être inintéressant avec cet apprenti écrivain qui touche le Graal en publiant le journal intime d’un ancien combattant de la Guerre d’Algérie, en faisant croire à tout le monde qu’il en est l’auteur : succès, mariage heureux, tout semble aller pour le meilleur des mondes pour Pierre Niney sauf que, comme il fallait s’y attendre, au bout d’un moment, la vérité va le rattraper et que notre pseudo-écrivain, en essayant de dissimuler ses mensonges, va s’enfoncer de plus en plus… Un scénario banal mais correct et qui aurait put accoucher d’un bon film, hélas, mille fois hélas, on ne peut pas vraiment dire que cela fut le cas, la faute à une succession pour le moins impressionnante d’invraisemblances toutes plus ubuesques les unes que les autres – ainsi, entre un maitre chanteur qui se manifeste au bout de trois ans seulement, le déplacement d’un cadavre qui ne réveille pas les habitants de la villa ou le sieur Niney qui nage pendant des heures tel un Patrick Duffy dans L'Homme de l'Atlantide, chaque nouvelle scène, ou presque, enfonce davantage un scénario qui finit pas s’enliser dans un grand n’importe quoi. Du coup, malgré le talent de Pierre Niney qui lui, fait parfaitement son job, il apparait assez rapidement qu’Un Homme Idéal tient davantage du mauvais thriller fortement inspiré du Match Point de Woody Allen qu’autre chose. Dommage pour les fans de Niney, dommage pour les amoureux de cinéma…
 

Points Positifs
 :
- S’il y a bien une chose que l’on ne peut enlever a ce film, c’est la performance de Pierre Niney : certes, il a fait bien mieux par la suite, mais bon, au moins, ici, il nous livre une bonne prestation, faisant étalage de tout son talent et s’évertuant à sauver les meubles, autant qu’il peut…
- Un postulat de départ loin d’être inintéressant et plutôt accrocheur. D’ailleurs, celui-ci possédait un potentiel certains.
 
Points Négatifs :
- Il y a tellement d’invraisemblances scénaristiques dans ce film que celui-ci en est presque un cas d’école ! Il faut dire que Un Homme Idéal les accumules les unes après les autres et que, d’ailleurs, certaines sont tellement énormes que l’on se demande comment le scénariste a put ne pas s’en apercevoir !?
- De toutes manières, ne nous voilons pas la face : même sans ces fameuses invraisemblances, ce film n’aurait pas été exceptionnel, loin de là, la faute à un scénario intéressant mais loin d’être vraiment original…
- Heureusement que Pierre Niney fait le job car le reste du casting brille par son manque d’implication.
- On sent la très forte inspiration vis-à-vis de Match Point, en nettement moins bien, cela va de soit !
 
Ma note : 5,5/10

samedi 4 novembre 2023

Mascarade


Mascarade
 
Le séduisant Adrien était promis à une carrière de danseur, jusqu'à un terrible accident de moto. Aujourd'hui, il est entretenu par Martha, ancienne vedette du cinéma vivant sur la Côte d'Azur. Tout va changer lorsqu’Adrien fait la rencontre de la belle et jeune Margot. Cette dernière vit d’escroqueries et de manipulations. Ils vont alors s'associer pour monter une arnaque diabolique grâce à une mascarade sentimentale. Pour leur plan, Adrien et Margot ont besoin du parfait pigeon. Ils ciblent alors Simon, un agent immobilier.
 

Mascarade
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Nicolas Bedos
Musique : Nicolas Bedos, Anne-Sophie Versnaeyen
Production : Les Films du kiosque
Genre : Drame
Titre en vo : Mascarade
Pays d'origine : France
Langue d'origine : Français
Date de sortie : 01 novembre 2022
Durée : 134 mn

Casting :
Pierre Niney : Adrien
Isabelle Adjani : Martha
François Cluzet : Simon
Marine Vacth : Margot
Emmanuelle Devos : Carole
Laura Morante : Julia
Charles Berling : Jean-Charles
Christiane Millet : Françoise
James Wilby : Thomas
Nicolas Briançon : Laurent Bardin
Bruno Raffaelli : Serge Bazin
Philippe Uchan : Claude
Daniel Hanssens : l'avocat de Simon
Bérangère McNeese : la femme de Peter Glau
Marie Zabukovec : Lucie Laurenti
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que Mascarade, œuvre du sieur Nicolas Bedos, fait partit de ce genre de films qui divisent fortement à la fois le public que les critiques – mais bon, avec ce réalisateur qui n’est pas vraiment en sainteté du coté de l’intelligentsia parisienne, est-ce vraiment une surprise ? En effet, dans le cas présent, il n’y a pas de demi-mesure : certains ont, tout simplement, détester ce long métrage en le jugeant surfait, prétentieux, d’autres, eux, l’ont adoré en savourant avec délice ce démontage en règle de la bourgeoisie niçoise par le biais d’une arnaque où, finalement, tout le monde manipule tout le monde. D’ailleurs, dans mon cas, j’ai vu ce long métrage avec mon épouse et nous représentons, tous deux, les deux cas de figures antagonistes que je vous ai cité : ma femme n’a pas aimé, mais alors, pas du tout, tandis que moi, eh bien, comment dire, j’ai adoré ! Oui, mille fois oui, j’ai été complètement happé par ce Mascarade, me délectant avec plaisir de cette critique sociale d’une caste bourgeoise vivant tranquillement du coté de Nice – une de mes villes préférées – et où les deux exemples les plus frappants sont représentés par Isabelle Adjani – vieille star complètement allumée qui se tape des gigolos – et François Cluzet – promoteur immobilier à succès. Ces deux individus vont donc tomber dans les griffes de deux escrocs de haut vol, Pierre Niney – en gigolo génial et tout simplement excellent dans ce film – et Marine Vacth – que je connais mal mais qui s’est avérée être une des très bonne surprises de ce long métrage – et la suite, eh bien, je ne vais pas rentrer dans les détails mais disons que ce ne sera qu’une succession de coups tordus, de plans savamment orchestrés et de séductions en tout genres afin de remporter un pactole oh combien conséquent… Le casting, excellent, est naturellement pour beaucoup pour la réussite de ce film et je dois reconnaitre que Pierre Niney me stupéfait de plus en plus, à chaque fois que je le vois dans un nouveau rôle. L’intrigue, elle, m’aura captivée de bout en bout et si tous ces protagonistes sont loin d’être sympathiques – en toute franchise, personne ne l’est – j’ai trouvé que tout ce petit monde a été fort bien écrit et que, malgré leurs défauts, leurs coups bas et leurs cotés détestables, je les ai bien aimé… oui, malgré la révélation finale, ultime retournement de situation a la fois surprenant et attendu. Bref, vous l’avez compris, Mascarade est peut-être un film clivant qui n’a pas plu à tout le monde mais, pour ma part, ce fut une bonne, que dis-je, une très bonne surprise, alors, certains ont put lui trouver tous les défauts du monde mais, pour ma part, ce n’est pas le cas et je lui ai trouvé bien des qualités, ce qui, ma foi, est le principal…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente critique sociale de la bourgeoise niçoise qui apparait ici comme étant franchement détestable et dont deux des représentants vont être tout bonnement arnaqués de fort belle manière par deux escrocs sans foi ni loi prêts à tout afin de parvenir à leur but. Point de départ d’une intrigue riche et captivante qui nous tient en haleine tout au long d’un film clivant mais oh combien réussi.
- Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce long métrage : Pierre Niney, Isabelle Adjani, François Cluzet et Marine Vacth sont tous excellents, quand aux seconds rôles, disons que, là aussi, il y du très bon !
- Pierre Niney est très bon en gigolo amoureux.
- Une ambiance générale détestable, des personnages cyniques et antipathiques mais cela fonctionne plutôt bien.
- De fort belles images de Nice et de la cote niçoise qui ne pourront que ravir les amoureux de cette ville et de sa région.

Points Négatifs :
- L’accent anglais de Marine Vacth qui, il faut le reconnaitre, n’apporte pas grand-chose à l’intrigue.
- Certaines situations peuvent apparaitre comme étant un peu exagérées, surtout lorsque l’on approche de la conclusion et que l’on se coltine un énième retournement scénaristique.
- Si vous n’aimez pas les personnages antipathiques, vous n’allez pas adhérer à ce film qui, en toute franchise, ne nous propose que des individus peu recommandables…

Ma note : 7,5/10

lundi 2 octobre 2023

Le Livre des Solutions


Le Livre des Solutions
 
Marc Becker est un réalisateur dont la vie et la carrière sont en plein bouleversement. Ses producteurs, non satisfaits des ébauches de montage, veulent lui retirer le film. Marc fuit alors avec son assistante Sylvia et sa monteuse Charlotte. Ils se réfugient dans un petit village des Cévennes où vit la tante de Marc, Denise. Là-bas, Marc va tenter de retrouver sa créativité. Il fourmille d'idées mais a beaucoup de mal à se focaliser sur le film, qu'il refuse pour l'instant de voir, au grand désespoir de Charlotte. Il a tellement d'idées qu'il décide d'écrire Le Livre des Solutions, un ouvrage rempli de conseils plus ou moins efficaces. Il pense par ailleurs très souvent à Gabrielle, une jeune femme qui l'a aidé à fuir les producteurs.
 

Le Livre des Solutions
Réalisation : Michel Gondry
Scénario : Michel Gondry
Musique : Étienne Charry
Production : Partizan
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Livre des Solutions
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 13 septembre 2023
Durée : 102 mn

Casting :
Pierre Niney : Marc Becker
Blanche Gardin : Charlotte
Frankie Wallach : Sylvia
Camille Rutherford : Gabrielle
Françoise Lebrun : Denise
Vincent Elbaz : Max Laporte
Mourad Boudaoud : Carlos
Sting : lui-même
Alex Martin : le producteur exécutif
Sacha Bourdo : le propriétaire du studio de musique
 
Mon avis :
J’avais déjà eu l’occasion de le souligner sur ce blog mais il est toujours bon, selon moi, de rappeler que Pierre Niney est, incontestablement, un des acteurs français les plus présents sur grand écran depuis quelques années – le pendant masculin, en quelque sorte, de Virginie Efira qui est, accessoirement, belge. Ainsi, après son apparition dans OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, troisième volet de la saga culte, puis ses rôles marquants dans La Promesse de l'Aube et Frantz, le voici de retour, aujourd’hui, avec un long métrage récent, sortit il y a tout juste une poignée de semaines, Le Livre des Solutions. Bon, disons le tout de suite, dans le cas qui nous préoccupe en ce jour, c’est le Pierre Niney comique et qui ne se prend pas au sérieux que l’on retrouve, un Pierre Niney que l’on ne voyait peut-être pas ainsi lors de ses débuts mais qui apparait de plus en plus, au fil du temps. Naturellement, avec Le Livre des Solutions, force est de constater que ce coté ubuesque de l’acteur est en parfait adéquation avec un scénario complètement loufoque pour ne pas dire barré et que, ma foi, si vous appréciez Pierre Niney – ce qui, personnellement, est mon cas – et que vous n’ayez pas peur des longs métrages limites débiles qui osent tout, alors, vous risquez de passer un très bon moment devant Le Livre des Solutions ! Il faut dire que ce film semi-autobiographique du réalisateur Michel Gondry – eh oui, une bonne partie du délire présenté à l’écran ne sort pas de nulle part, bien au contraire – est une petite bouffée d’air frais comme on aimerait en voir plus souvent et que, entre scènes coquasses, gags délirants et un Pierre Niney tout simplement parfait en réalisateur allumé et bourré de complexes, il y a de quoi s’en payer une bonne tranche de rire… Alors certes, Le Livre des Solutions n’est pas non plus le film de l’année, c’est un fait incontestable, de même, peut-être n’ais-je pas été suffisamment objectif en écrivant cette critique, de par mes propres gouts personnels, mais bon, quelque part, est-ce vraiment un mal que d’apprécier ce genre de films légers, drôles et sans prises de tête ? Ma foi, je ne le pense pas…
 

Points Positifs
 :
- Une sympathique comédie complètement déjantée qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui vous fera passer, incontestablement, un bon moment, ce qui, après tout, est le principal.
- Un Pierre Niney qui nous démontre une fois de plus qu’il n’a pas son pareil pour des rôles plus légers et comique et qui est tout simplement excellent dans ce rôle de réalisateur loufoque et complexé pas tout seul dans sa tête.
- Nombreuses sont les scènes loufoques et ubuesques qui vous feront rire à de multiples reprises.
- Et dire que ce film est une œuvre semi-biographique du sieur Michel Gondry : cela nous amène à nous poser des questions sur ce dernier…
- Un casting correct et qui fait le job, d’ailleurs, même Blanche Gardin n’est pas mauvaise, ce qui, pour moi, signifie beaucoup.

Points Négatifs :
- Certes, Le Livre des Solutions est une bonne comédie qui vous fera passer un très bon moment, cependant, ce n’est pas non plus le film de l’année, loin de là, il faut en convenir…
- Le scénario va tellement loin par moments dans le délire et l’absurde que je ne suis pas tout à fait persuader que ce film plaira a tout le monde.
- Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ce long métrage qui va réconcilier les détracteurs de Pierre Niney avec ce dernier.

Ma note : 7,5/10

mercredi 16 août 2023

Frantz


Frantz
 
À Quedlinburg, en Allemagne, en 1919, Anna, une jeune femme allemande pleurant la mort de son fiancé, Frantz Hoffmeister, pendant la Première Guerre mondiale, laisse des fleurs sur sa tombe. Elle voit des fleurs fraîches et découvre qu'Adrien, un jeune Français, a fait de même. Adrien se rend au domicile des parents de Frantz, le Dr Hans et Magda Hoffmeister, et essaie de parler à Hans, mais quand Hans apprend qu'Adrien est français, il dit à Adrien qu'un Français a tué son fils et que chaque Français est l’assassin de son fils, renvoie Adrien. Pendant ce temps, Anna rejette les avances importunes d'un prétendant plus âgé, M. Kreutz, d'autant plus qu'elle ne peut pas oublier Frantz. Anna voit Adrien sur la tombe et lui envoie une invitation à la maison Hoffmeister. Après avoir dit aux Hoffmeister qu'Adrien déposait des fleurs sur la tombe de Frantz, ils cèdent. Adrien leur rend visite et, interrogé, leur dit que lui et Frantz étaient étudiants ensemble à Paris avant la guerre.
 

Frantz
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon, Philippe Piazzo
Musique : Philippe Rombi
Production : Mandarin Production, X-Filme Creative Pool
Genre : Drame
Titre en vo : Frantz
Pays d'origine : France, Allemagne
Langue d'origine : allemand, français
Date de sortie : 07 septembre 2016
Durée : 113 mn

Casting :
Paula Beer : Anna, la fiancée de Frantz
Pierre Niney : Adrien Rivoire, le jeune Français
Ernst Stötzner : Doktor Hans Hoffmeister, père de Frantz
Marie Gruber : Magda Hoffmeister, épouse de Hans, mère de Frantz
Cyrielle Clair : la mère d'Adrien
Johann von Bülow : Kreutz, le prétendant nationaliste d'Anna
Alice de Lencquesaing : Fanny, la promise d'Adrien
Anton von Lucke : Frantz, le jeune Allemand
 
Mon avis :
 Un film franco-allemand, en noir et blanc, traitant de la Première Guerre Mondiale et avec l’inusable et omniprésent Pierre Niney ? Ma foi, je ne vais pas vous mentir, si la curiosité m’a pousser à découvrir ce long métrage, ce fut par le plus grand des hasards que je suis tombé dessus, hier soir, alors que je zappais sans grand enthousiasme sur Netflix. Il faut dire que je n’avais jamais entendu parler de ce fameux Frantz, paru en 2016, ce qui explique ma surprise initiale, cependant, au vu des éléments cités précédemment, je me suis dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle et, ma foi, force est de constater que je n’ai pas été déçu, bien au contraire ! Naturellement, celles et ceux qui me connaissent savent que je suis toujours intrigué par les films traitant de la Première Guerre Mondiale – ceux de la Seconde également mais disons que ceux sur 14/18 sont bien plus rares. Pour cela, il y a mon gout immodéré pour l’Histoire, bien entendu, alors, lorsque je tombe sur un long métrage traitant du conflit, ou, plus précisément, dans le cas présent, des conséquences de celui-ci puisque l’intrigue se déroule en 1919, mon sans ne fait qu’un tour ! Ensuite, il y a Pierre Niney, un acteur que j’ai appris à découvrir et que j’apprécie de plus en plus. Pour finir, donc, ce choix du noir et blanc – avec quelques passages en couleurs lors de certaines scènes – qui apparait comme étant judicieux et l’on a, d’entrée de jeu, quelques éléments pour le moins positifs pour ce film. Mais le meilleur, ou presque, est à venir : déjà, une bonne partie des dialogues sont en allemand ce qui est logique – vu qu’une bonne partie de l’intrigue se déroule outre-Rhin – mais pas toujours évident, ensuite, il y une histoire qui est certes dramatique mais oh combien touchante, avec ce jeune soldat français en quête de pardon et qui tombe amoureux de la fiancée du fameux Frantz. Naturellement, je n’en dirais pas davantage car ce serait vous dévoiler une bonne partie du scénario de ce film, cependant, disons juste que celui-ci, pour peu que vous soyez un amateur de drames et de romances historiques, mérite largement le détour, particulièrement en raison du fait que, contrairement à bon nombre de productions équivalentes, ici, nulle esbroufe n’est proposée, juste de la simplicité, ce qui, ma foi, n’est pas plus mal…
 

Points Positifs
 :
- Un très bon film qui traite fort habillement des conséquences du premier conflit mondial sur les populations allemandes et françaises, sur le désir de pardon, sur l’amour, sur la paix, mais aussi, malheureusement, sur la haine et la revanche.
- Un scénario plutôt simple mais qui s’avère être captivant, surtout lorsque l’on commence à saisir les véritables enjeux de celui-ci.
- Le choix du noir et blanc est une très bonne chose selon moi et nous transporte presque il y a un siècle, quand aux quelques scènes en couleur, je vous laisse découvrir pour quelle raison elles se justifient et ces dernières apportent un plus indéniable a ce film.
- Pierre Niney joue tout en sobriété et est, dans l’ensemble, fidèle à lui-même, quand à Paula Beer, disons que celle-ci nous rappelle de superbe manière qu’il y a de très bonnes actrices et de très bons acteurs en Allemagne !
- Le choix de l’allemand pour une grosse partie des dialogues, ce qui est toujours appréciable.
- Décors, costumes, photographie, rien à dire, tout est parfait.

Points Négatifs :
- Même si Frantz est un bon film et que je l’ai plutôt bien aimé, je dois reconnaitre que nous n’avons pas affaire à un chef d’œuvre, loin de là…
- Le scénario est probablement un peu prévisible car, quasiment dès le début, on comprend que le jeune soldat français ne raconte pas la vérité, quand à son histoire d’amour avec la fiancée qui a perdu son promis à la guerre, elle coulait de source.
- Amateurs de films à grand spectacle, vous pouvez aisément passer votre chemin, ici, c’est la sobriété, les dialogues et les sentiments qui sont de mise !

Ma note : 7,5/10