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dimanche 24 décembre 2023

Les Crapauds Fous


Les Crapauds Fous
 
1990, New York. Une étudiante en psychologie rend visite à Stanislaw, médecin à la retraite, pour en savoir plus sur son grand-père, Eugène, et sur ses actions pendant la Seconde Guerre mondiale. 1940, Rozwadów, Pologne. Deux jeunes médecins, Eugène et Stanislaw, mettent au point un ingénieux stratagème pour berner les nazis et empêcher les déportations de tous les habitants menacés… Mais leur ruse ne tarde pas à éveiller les soupçons dans les rangs du IIIème Reich et les deux amis doivent rivaliser d’inventivité pour que le château de cartes qu’ils ont érigé ne s’écroule pas sur eux. Dans cette histoire, qui oscille entre deux époques, se croisent une vingtaine de personnages pris dans les rouages fragiles d’une machination vertigineuse.
 

Les Crapauds Fous
Scénario : Mélody Mourey
Mise en scène : Mélody Mourey
Décors : Laurent Béal
Costumes : Marie Crédou
Musique : Simon Meuret
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Les Crapauds Fous
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 octobre 2018
Durée : 95 mn

Casting :
Benjamin Arba, Blaise Le Boulanger, Charlotte Bigeard, Claire-Lise Lecerf, Tadrina Hocking, Laurence Gray, Hélie Chomiac, Alain Bouzigues, Gaël Cottat, Rémi Couturier, Charlie Fargialla, Paul Delbreil, Damien Jouillerot, Thibaud Pommier, Lydie Misiek, Charlotte Valensi, Christian Pélissier, Thomas Ronzeau, Merryl Beaudonnet, Frédéric Imberty
 
Mon avis :
 Une fois de plus, on ne peut pas vraiment dire que j’aurais eu l’occasion à de multiples reprises d’aller au théâtre en cette année 2023, poursuivant ainsi dans ma bien triste lignée des années précédentes et faisant du genre spectacles le parent vraiment pauvre de ce blog. Naturellement, comme chacun sait, on ne va pas au théâtre (ou on assiste a un concert) aussi facilement que l’on voit un film (au cinéma ou a télévision) ou que l’on lit un roman ou une bande dessinée et n’étant pas parisien – peut-être le serais-je à l’avenir mais comme ce n’est pas sur, autant ne pas m’avancer – les choses sont encore plus compliquées… Quoi qu’il en soit, en cette année 2023, je n’ai eu l’occasion que de voir deux pièces : Smile, en octobre dernier et donc, Les Crapauds Fous, en ces derniers jours de décembre, alors que mes congés débutaient tout juste… Bon, admettons-le : Les Crapauds Fous est loin d’être la pièce la plus enthousiasmante qu’il m’a été donné de voir dans ma vie, loin de là ! Ici, nous sommes tout de même loin des indéniables réussites d’un Alexis Michalik dont j’ai eu l’occasion pour ne pas dire le plaisir de vous parler dans ce blog. Pourtant, quelque part, il faut reconnaitre deux choses : premièrement, sans atteindre l’excellence de la mise en scène des pièces du sieur Michalik, Les Crapauds Fous s’en inspirent grandement, deuxièmement, même si cette pièce n’est pas extraordinaire, elle n’en reste pas moins suffisamment réussie pour nous faire passer un bon moment et, accessoirement, nous faire rire malgré une thématique pour le moins grave… Ainsi, dans Les Crapauds Fous, nous plongeons en pleine Seconde Guerre Mondiale, dans un petit village polonais occupé par les nazis et où deux jeunes médecins ont une idée saugrenue mais efficace pour sauver la population : faire croire aux occupants que les habitants sont atteint par le typhus ! Une idée à la fois géniale et débile – comment dire, on en meurt du typhus – mais qui nous entraine dans une histoire plus loufoque que dramatique et qui s’avère être suffisamment efficace pour nous faire passer un très bon moment, ce qui, ma foi, est déjà une très bonne chose. Alors certes, Les Crapauds Fous n’est pas un chef d’œuvre, c’est un fait, cependant, comme, pour moi, me rendre au théâtre est toujours un événement et que, malgré tout, la pièce est plutôt bonne, je reconnaitrais sans peine que le jeu en aura valut la chandelle, ce qui est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Si Les Crapauds Fous n’est pas un chef d’œuvre absolu ni même un incontournable, force est de constater que cette pièce n’en possède pas moins suffisamment de qualités pour faire passer un très bon moment aux spectateurs, ce qui, ma foi, est une très bonne chose !
- Une comédie dramatique pour le moins loufoque qui réussit la gageure de nous faire rire a de multiples reprises malgré la gravité des enjeux.
- Acteurs et actrices font le job avec un talent certain…
- Les décors sont minimalistes, cependant, ils s’avèrent amplement suffisants.

Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, si Les Crapauds Fous est une pièce plutôt sympathique, celle-ci n’est pas non plus le truc de l’année, loin de là !
- Une mise en scène qui s’inspire grandement d’Alexis Michalik mais sans l’excellence de ce dernier, bien entendu…

Ma note : 7,5/10

lundi 16 octobre 2023

Smile


Smile
 
Comment Charlie est devenu Chaplin. C’est ce que raconte Smile, pièce entièrement en noir et blanc, des décors aux costumes en passant par les maquillages. Nous sommes en 1910 dans un bar de Londres. Charlie a rendez-vous avec une jeune femme pour lui déclarer sa flamme. Et ce rendez-vous pourrait bien changer sa vie… En utilisant des procédés de mise en scène tels que ralentis, accélérés, flashbacks et changements de points de vues, cette pièce va vous plonger dans l’univers du cinéma de Chaplin le temps d’une bulle de tendresse et de poésie.
 

Smile
Scénario : Nicolas Nebot, Dan Menasche
Mise en scène : Nicolas Nebot
Décors : Laurent Béal
Costumes : Marie Crédou
Musique : Dominique Mattei
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Smile
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 15 octobre 2023
Durée : 75 mn

Casting :
Pauline Bression : La jeune femme
Dan Menasche : Charlie
Alexandre Faitrouni : Le barman
 
Mon avis :
 Une éternité, ou presque ! Oui, cela fait longtemps, très longtemps, trop longtemps même que je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir une pièce de théâtre, genre, par la force, sous représenté sur ce blog alors que, en toute franchise, depuis que, il y a quelques années, je me suis décidé à, enfin, tenter une bonne fois pour toutes l’expérience, je n’ai, jusqu’à présent, jamais été déçu. Pourtant, plus d’une année et demie s’est écoulée entre ma dernière pièce, Le Cercle des Illusionnistes que j’avais été voir en juin 2022 et Smile, ce dimanche : quand je vous disais que cela faisait une éternité… Alors oui, il m’aura fallut bien du temps pour avoir l’opportunité de regarder à nouveau une pièce et, une fois de plus, je ne l’ai nullement regretté car bon, comment dire, alors que je n’attendais ni monts ni merveilles de ce Smile, une pièce qui, selon ce que j’en avais lu, était censée nous narrée les origines de Charlie Chaplin – Charlot pour celles et ceux qui ne savent pas de qui je parle – force est de constater que nous avons là une fort belle réussite. Ainsi, en partant d’un postulat de base pour le moins banal – difficile de le qualifier autrement – Smile fait plus que nous raconter l’histoire d’un rendez vous qui, par la force des choses et des circonstances, permettra à Chaplin, par la suite, de devenir Charlot : ici, ce qui compte et marque les esprits, ce sont ces flashbacks audacieux qui nous permettent de mieux saisir les points de vus des différents protagonistes qui font tout le sel d’un scénario qui ne se développe que petit à petit. Du coup, si le début peut paraitre poussif, dès que surviennent les flashbacks, le spectateur est happé par un scénario diablement bien écrit, ce, jusqu’à un final franchement réussi malgré son coté dramatique. Ajoutons à cela une mise en scène audacieuse et des jeux de lumière qui font que l’on assiste à une pièce en noir et blanc et l’on obtient, au final, une fort belle réussite qui me prouve, une fois de plus, que le genre théâtral ne me déçoit jamais et que oui, indéniablement, il serait temps que je l’aborde bien plus sérieusement… mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Une pièce qui, a priori, ne paye pas de mine mais qui se révèle finalement de par un scénario bien plus malin qu’on pourrait le penser et qui nous narre, de manière romancée, les origines de Charlie Chaplin.
- L’usage pour le moins audacieux des flashbacks qui nous permettent de découvrir les différents points de vus des protagonistes et de mieux saisir le scénario.
- Une pièce en noir et blanc !? Eh oui, chapeau bas pour ce qui est une belle réussite !
- Les fans de Plus Belle la Vie seront ravis de retrouver Pauline Bression dans un rôle innatendu et qui, ma foi, nous permet de découvrir l’actrice sous un autre jour.

Points Négatifs :
- Le premier tiers, avant que ne surviennent les flashbacks, me semble un peu poussif et longuet. Heureusement que la suite relance de fort belle manière l’intrigue.

Ma note : 7,5/10

jeudi 26 janvier 2023

Grand Corps Malade


Grand Corps Malade
 
Pour clôturer sa tournée Zénith, Grand Corps Malade sera pour la première fois en concert à l’Accor Arena de Paris mardi 20 décembre 2022 ! Entre une sélection de ses classiques, et les titres phares de son dernier album Mesdames, entre morceaux intimistes et rythmiques musclées/électro, le prochain concert de Grand Corps Malade s’annonce riche et varié. Un album en hommage aux femmes, composé de 10 duos avec notamment Véronique Sanson, Louane, Suzane, Camille Lellouche, Laura Smet, Julie & Camille Berthollet mais aussi Manon, Amuse-Bouche et Alicia., Parce que l’avenir appartient à celles qu’on aime trop. Avec trois musiciens dont Mosimann (DJ et réalisateur de l’album Mesdames), Grand Corps Malade nous emmène dans son univers engagé, parfois grave, parfois drôle… toujours poétique.
 

Grand Corps Malade
Musicien : Grand Corps Malade
Lieu du concert : L’Accor Arena de Paris
Date du concert : 20 décembre 2022
Heure du concert : 20h00
Durée : 120 mn
Genre : Slam, Rap, Pop Rock

Musiciens :
Grand Corps Malade, Mosimann, Feedback, Benoît Simon, Suzane, Leïla Bekhti, Ben Mazué, Gaël Faye, Kimberose
 
Mon avis :
 Pour en conclure, du moins, pour le moins, avec mes critiques spectacles, je vais sortir un peu du monde du théâtre pour un tout autre genre que je n’avais pas aborder, je veux, bien entendu, parler de celui des concerts et, ma foi, cette critique représente à elle toute seule un petit événement en soit puisque, au cours de ma vie, on ne peut pas vraiment dire que j’ai eu souvent l’occasion d’assister à des concerts, bien au contraire – pour la petite histoire, la dernière fois que cela m’était arrivé, cela remonte à… 2004 ! Une totale aberration, à mes yeux, mais bon, même si la chose est rare, autant la savourée comme il se doit et donc, histoire de rentrer une bonne fois pour toutes dans le vif du sujet, ce fut le mardi 20 décembre dernier que j’ai eu l’opportunité de renouer un peu avec la chose avec, vous l’avez compris, le concert de Grand Corps Malade qui eut lieu à l’Accor Arena de Paris. Bon, je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un grand connaisseur du sieur Fabien Marsaud : certes, je ne suis pas non plus un néophyte absolu du slameur, loin de là et oui, incontestablement, je le connais – de loin – depuis la parution de son premier opus, en 2006, mais bon, de là a acheter un de ses albums, disons que c’est un pas que je n’ai jamais franchis. A tord ? Probablement, oui, car bon, comment dire… s’il y a bien, en France, depuis une bonne décennie, un artiste qui mérite amplement le détour et qui sort de la norme, c’est bel et bien Grand Corps Malade : que cela soit pour son style, identifiable entre mille, ses textes d’une richesse peu commune ou ses albums qui, d’après les critiques ou les fans, flirtent avec l’excellence, le slameur aura réussit la gageure de mettre tout le monde d’accord sur son compte, y compris une grosse frange du public qui, a priori, n’avait rien a voir avec son univers. D’ailleurs, cela s’est confirmé de la plus belle des manières lors du concert de ce 20 décembre dernier : des enfants, des personnes agés, des jeunes, des gens de ma génération… décidément, Grand Corps Malade ratisse large et ce, dans le sens noble du terme ce qui, il faut le reconnaitre, n’est pas donné à tout le monde. Quoi qu’il en soit, malgré l’éclectisme de son public, GCM aura sut, tout au long d’un concert qui aura durer presque deux heures – entre les divers rappels et autres remerciements – fédérer tout le monde et se le mettre dans la poche : scénettes a priori incongrues au départ mais qui se sont avérées être une belle réussite, humour plutôt bien trouvé, interaction avec le public, nombreux invités, ma foi, il y en avait pour tous les gouts, y compris pour un presque néophyte dans mon genre qui, je dois le reconnaitre, aura été conquis par le spectacle et l’artiste. Fatalement, les fans du chanteur – slameur étant, selon moi, un peu réducteur finalement – s’y seront mieux retrouvés que moi et les nombreux titres proposés – une bonne partie de l’album Mesdames ainsi que quelques chansons majeures du répertoire de l’artiste – auront finit de ravir un public totalement acquis à sa cause – même mon épouse, d’ordinaire calme, aura finit par être en transe, ce qui veut tout dire… Au final, ce concert à l’Accor Arena de Paris, dernier de la tournée Zénith de Grand Corps Malade, aura été l’apothéose attendue et restera, je le pense, comme un grand moment pour les fans de GSM : sans temps morts, quasiment parfait de bout en bout, il aura même réussit à conquérir un type comme moi, plus axé rock de par mes gouts. Au point que je finisse, un jour ou l’autre, par découvrir sa discographie ? Ma foi, pourquoi pas ? Mais bon, ceci, naturellement, est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Même si je ne suis peut-être pas la personne la plus qualifiée vu mon peu d’expérience de concerts, je pense tout de même ne pas me tromper en affirmant que la performance de Grand Corps Malade à l’Accor Arena de Paris fut bonne, excellente même ! Prenant de bout en bout, sans temps morts, voilà un concert qui aura mérité le détour, surtout si vous êtes fan de l’artiste.
- Si, naturellement, l’album Mesdames est omniprésent de par la présence de nombreux titres, quelques chansons majeures du répertoire de Grand Corps Malade étaient au rendez vous, pour le plus grand plaisir des fans.
- Vu qu’il s’agissait de la dernière date de la tournée, je pense que nous avons eu droit à une flopée d’invités et à un concert plus long qu’en temps normal, ce qui n’est nullement un défaut, bien au contraire.
- Grand Corps Malade fut accompagné par un très bon groupe, quand à la présence de nombreux invités – Suzane, Leïla Bekhti, Ben Mazué, Gaël Faye, Kimberose – disons que ce fut un plus.
- L’interaction avec le public, l’humour. Bref, on ne s’est pas ennuyer une seule seconde.
 
Points Négatifs :
- Une première partie navrante au possible avec un comique qui n’avait de comique que le nom…
- Dommage tout de même que je connaisse mal l’univers musical de Grand Corps Malade car, du coup, j’ai moins été touché par le concert que la grosse majorité du public qui était, naturellement, en terrain familier.

Ma note : 8/10

Le Cercle des Illusionnistes


Le Cercle des Illusionnistes
 
En 1984, alors que se déroule le championnat d'Europe des Nations, Décembre vole un sac dans le métro. Dans le sac, il trouve la photo d'Avril, une jeune femme plutôt jolie. Il la rappelle, ils se rencontrent dans un café. Il va lui raconter l'histoire de Jean-Eugène Robert-Houdin, horloger, inventeur, magicien du XIXe siècle. Cette histoire les mènera tous deux sous le coffre de la BNP du Boulevard des Italiens, dans le théâtre disparu de Robert-Houdin, devant la roulotte d'un escamoteur, derrière les circuits du Turc mécanique, aux prémices du kinétographe, et à travers le Cercle des Illusionnistes.
 

Le Cercle des Illusionnistes
Scénario : Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Romain Trouillet
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Cercle des Illusionnistes
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 22 janvier 2014
Durée : 100 mn

Casting :
Clotilde Daniault, Cloé Horry, Fannie Outeiro, Charline Paul, Joséphine Berry, Déborah Krey, Pénélope Rose, Michel Derville, Olivier Claverie, Michel Robbe, Victor Boulenger, Charles Cabon, Arnaud Dupont, Guillaume Riant, Frank Cicurel, Matthieu Hornuss, Thibault Truffert, Adrien Cauchetier, Olivier Dote Doevi, Mathieu Metral, Clyde Yeguete.
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu le plaisir de vous parler de l’un des derniers succès du sieur Alexis Michalik, Les Producteurs, excellente pièce qui était, en fait, une adaptation de l’œuvre du grand Mel Brooks et qui, d’un point de vu personnel, avait marquer mes retrouvailles, fin 2021, avec le théâtre puisque, en raison de l’épidémie de Covid-19, je n’avais guère eu l’occasion d’aller voir des pièces en 2020 et 2021. Fort heureusement, l'attente ne fut pas aussi longue pour me replonger dans le genre théâtral puisque ce fut en juin 2022 que j'ai eu l'occasion d'aller voir Le Cercle des Illusionnistes qui était, accessoirement, une des toutes premières pièces de l’auteur mais aussi, un de ses plus grands succès… Ainsi, après Le Porteur d’Histoire et Edmond, deux pièces qui m’avaient fortement convaincus, ce fut avec un enthousiasme pour le moins certain que je m'étais rendu au Splendid et, ma foi, après visionnage de la chose, disons que je n’ai nullement été déçu et que, une fois de plus, Alexis Michalik aura confirmé tout le bien que je pense de lui… Alors bien sur, désormais, après avoir vu quelques pièces de l’auteur, je suis en terrain familier et je peux affirmer que l’effet de surprise n’est plus vraiment au rendez vous : ainsi, son art de la mise en scène dynamique, ses décors plutôt simples qui ne cessent de changer sous nos yeux, son utilisation des jeux de lumières et de passages vidéos, sans oublier ses acteurs, peux nombreux mais qui interprètent plusieurs rôles, tout cela, cela sent le déjà vu. Cependant, le premier constat est que cette touche Michalik n’en reste pas moins toujours aussi efficace et que celle-ci possède le don certain de rendre les pièces de l’auteur toujours aussi captivantes. C’est donc pour cela que Le Cercle des Illusionnistes est, avant toute chose, une pièce captivante qui, une fois que l’on est happé par son scénario, qui mêle habillement diverses époques et divers personnages, nous tient en haleine jusqu’à sa conclusion. Ainsi, dans celle-ci, on retrouve, pèle mêle, les débuts des spectacles de magie avec un certain Jean-Eugène Robert-Houdin, les débuts du cinéma avec le célèbre Georges Méliès et même, en guise de clin d’œil, l’évolution actuelle du médium visuel par le biais des jeux vidéos, la pièce s’achevant en 2002 et un certain Tomb Raider faisant son apparition… Ajoutons à cela des personnages loufoques, pas mal d’humour et même un certain Championnat d’Europe des Nations 1984 et vous comprendrez que Le Cercle des Illusionnistes est, indéniablement, une pièce qui mérite le détour. Alors, si vous ne la connaissez pas, vous savez ce qui vous reste a faire, surtout que vous ne serez pas déçus, mais bon, après toutes ces années, ce n’est plus vraiment une surprise avec Alexis Michalik…
 

Points Positifs
 :
- Un formidable voyage dans le temps qui nous entraine, au fil des époques et des lieux, sur les traces de Robert-Houdin, de Georges Méliès et qui nous dévoile les origines des spectacles de magie et les débuts du cinéma. Scénaristiquement, c’est captivant au possible et le sieur Michalik nous prouve une fois de plus qu’il n’a pas son pareil pour nous proposer des pièces qui nous tiennent en haleine tout en nous amusant.
- On connait désormais la touche Michalik, mais bon, ce n’est nullement un défaut et celle-ci est toujours aussi efficace !
- Les nombreuses références a des événements et des figures historiques, a des œuvres du patrimoine et qui, bien entendu, revireront les amateurs éclairés.
- Vu que les acteurs et actrices, depuis la première de la pièce, sont interchangeables, je suis incapable de vous dire qui est qui, cependant, je ne peux que tirer mon chapeau aux interprètes qui ont alterné les divers rôles d’une main de maitre !
 
Points Négatifs :
- En tant que portugais, j’ai un peu fait la grimace à deux reprises : lorsque la pièce revient sur les éliminations du Portugal en demi-finales de l’Euro 1984 et 2000 face à la France.
- Certains regretteront peut-être que le style d’Alexis Michalik soit toujours, grosso modo, le même – d’un autre coté, Le Cercle des Illusionnistes est l’une de ses premières pièces, du coup, ce n’est pas avec celle-ci que l’on allait avoir une quelconque évolution…

Ma note : 8,5/10

mercredi 25 janvier 2023

Les Producteurs


Les Producteurs
 
Pour faire fortune, un producteur minable s'associe à un comptable timide et névrosé pour créer la pièce de théâtre la plus nulle possible. Ils dénichent le plus mauvais script du moment : une biographie musicale d'Hitler, choisissent le pire metteur en scène et engagent des acteurs déplorables... Une occasion exceptionnelle de retrouver l'humour caustique, irrévérencieux et déjanté de Mel Brooks.
 

Les Producteurs
Scénario : Mel Brooks, Thomas Meehan
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Mel Brooks
Genre : Comédie Musicale
Titre en vo : The Producers
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 novembre 2021
Durée : 120 mn

Casting :
Serge Postigo, Benoit Cauden, David Eguren, Andy Cocq, Regis Vallee, Roxane Le Texier, Alexandre Bernot, Loai Rahman, Leo Maindron, Sebastien Paulet, Herve Lewandowski, Melissa Linton, Veronique Hatat, Eva Tesiorowski, Marianne Orlowski, Carla Hugon
 
Mon avis :
 L’une des conséquences majeurs de la crise du Covid-19 est le fait que, par la force de celle-ci et des conséquences liées aux diverses fermetures décidées par le gouvernement pendant, sensiblement, un an et demi, cela faisait une éternité, ou presque, que je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir une pièce de théâtre. D’ailleurs, la toute dernière fois remonte à octobre 2019, en une époque que l’on peut depuis surnommer le monde d’avant et où personne ne pouvait se douter qu’une pandémie venue de Chine allait frapper le monde. Un peu plus de deux ans, donc, après Elephant Man avec Joey Starr et Béatrice Dalle, j’ai enfin eu l’opportunité, en décembre dernier, d’aller au théâtre et, ma foi, si l’attente fut longue, fort longue même, disons que le jeu en valut la chandelle puisque la pièce que j’ai été voir, Les Producteurs, donc, est un véritable petit bijou ! Mis en scène par Alexis Michalik que l’on ne présente plus – Le Porteur d’Histoire, Edmond – cette comédie musicale, car oui, c’en est une, est l’adaptation de deux œuvres : tout d’abord, il y Les Producteurs, le film de l’inimitable Mel Brooks et qui date de la fin des années 60, ensuite, il y a la comédie musicale du même nom, qui date du début des années 2000 et qui fut, pour la petite histoire, une des plus grandes réussites de Broadway. Forcément, au vu du succès outre-Atlantique, il était plutôt logique que Les Producteurs débarque en France et puisque c’est le toujours si-doué Alexis Michalik qui si colle, ma foi, que dire au sujet du résultat final ? Que nous avons affaire à une belle réussite ? C’est un fait, indéniablement ! Que la transposition en français et un poil plus moderne est sans faute ? Ma foi, c’est exact ! Que tout cela est diablement rythmé et terriblement drôle ? Comment nier l’évidence ! Que la flopée d’acteurs et d’actrices ne sont pas en reste pour nous faire passer un bon moment ? Bien évidement que c’est le cas ! Alors, vous l’avez compris, une fois de plus, Alexis Michalik nous livre une fort belle réussite et même si l’œuvre originale n’est pas de lui, sa patte transparait tout de même sur scène, nous prouvant, une énième fois, tout le talent du bonhomme et si vous souhaitez passer un bon moment, si vous souhaitez renouer avec le théâtre avant qu’il ne soit trop tard – après tout, avec ce gouvernement qui ne cesse de fermer et d’ouvrir les commerces ou les salles de spectacles avant de les fermer a nouveau, qui nous dit que cela ne va pas encore arriver – force est de constater que Les Producteurs est la pièce qu’il vous faut !
 

Points Positifs
 :
- A la base, Les Producteurs était un film de Mel Brooks, grand comique devant l’éternel, puis, il y a deux décennies, il devint une comédie musicale à succès qui fut un des plus grands succès de Broadway. Le voir désormais arriver en France sous la houlette du talentueux Alexis Michalik est un vrai plaisir et, indéniablement, une belle réussite !
- Le matériel de base était déjà très bon et si l’on y ajoute la touche du sieur Michalik, alors, on obtient une comédie musicale de haute volée, superbement mise en scène et qui nous fait passer un superbe moment.
- Acteurs endiablés, décors superbes, mise en scène dynamique et moult chansons pour le moins drôles pour ne pas dire ubuesques selon certaines situations font que l’on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Pour la petite histoire, c’est la toute première fois que j’ai l’occasion d’aller voir une comédie musicale et, ma foi, disons que je ne l’ai pas regretté vu la qualité de l’ensemble.

Points Négatifs :
- Bien entendu, si vous être totalement allergiques aux comédies musicales, alors, Les Producteurs n’est pas fait pour vous.
- On peut toujours pester contre le fait que, coté visibilité, il y a trop souvent un problème dans ces vieux théâtres parisiens mais ceci, bien évidement, n’a strictement rien à voir avec la qualité de la pièce en elle-même…
 
Ma note : 8/10

Elephant Man


Elephant Man
 
Joseph Merrick, alias Elephant man, naquit à Leicester en Angleterre en 1862. Avant l'âge de deux ans, son corps commença de se déformer. Ses difformités croissantes le firent chasser de partout et ne lui permirent pas de garder un emploi. Admis un temps dans un hospice, il le quitta pour devenir phénomène de foire sous le nom de l'Homme-éléphant. C'est dans ces circonstances qu'il fut découvert par le chirurgien Frederick Treves, qui étudia son cas et organisa sa prise en charge à l'hôpital de Londres grâce à une levée de fond caritative. Il finit ses jours à 27 ans, de mort apparemment accidentelle. Histoire vraie ayant accédé au rang de mythe, le cas de Merrick a de quoi fasciner. C'est un conte cruel, qui a connu bien des avatars et dont la morale pourrait se résumer ainsi : le monstre n'est jamais celui que l'on croit. La plus spectaculaire difformité physique peut cacher un trésor d'humanité quand la conformité apparente aux critères de la normalité recèle souvent une totale monstruosité morale.
 

Elephant Man
Scénario : Bernard Pomerance
Mise en scène : David Bobee
Décors : Stéphane Babi Aubret
Costumes : Aurélie Lemaignen
Musique : Jean-Noël Françoise
Genre : Tragédie
Titre en vo : Elephant Man
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 09 octobre 2019
Durée : 180 mn

Casting :
JoeyStarr, Béatrice Dalle, Christophe Grégoire, Michael Cohen, Clémence Ardoin, Gregori Miège, Xio Yi Liu, Radouan Leflahi, Papythio Matoudidi, Luc Bruyère, Arnaud Chéron
 
Mon avis :
 Si, au tout début des années 90, alors que j’achevais tranquillement ma scolarité, on m’avait dit que près de trente ans plus tard, j’irais au théâtre voir une pièce où jouerait JoeyStarr, je pense que j’aurai ri aux éclats. Il faut dire que depuis Authentik, premier opus du mythique groupe de rap français, NTM – en une époque où cette musique fut, pour moi, comme une bouffée d’air frais de par sa nouveauté – à cet Elephant Man, notre brave Didier Morville en aura fait du chemin et, quelque part, connu milles vies : chanteur qui lui apporta une gloire méritée, quelques faits divers et autres excès, une vie de couple parfois tumultueuse et même le cinéma. Du coup, même si la chose étonne, le voir sur les planches n’est que la prolongation logique d’une carrière impensable a ses débuts mais qui aura prouvé, de fort belle manière, que JoeyStarr n’était pas que le fort en gueule de NTM. Qui plus est, le voir dans une pièce avec Béatrice Dalle, autre déjantée célèbre du cinéma français et, accessoirement, ancienne compagne du chanteur, apportait un plus indéniable a la chose : après tout, les voir ensemble sur les planches, cela promettait ! Pourtant, il y avait de quoi être dubitatif quand au choix de la pièce, ce fameux Elephant Man qui, bien entendu, renvoyait au superbe film de David Lynch : a la toute fin des années 70, un certain David Bowie, alors en pleine période Berlinoise, s’y était essayé a Broadway, connaissant un beau succès. Mais JoeyStarr !? Bon, à la rigueur, on pouvait se dire qu’il avait plus le look de l’infortuné John Merrick que Bowie, mais tout de même… Et puis, un spectacle de trois heures, quelques critiques peu avenantes lues sur le net avant que j’aille voir la pièce ; mouais, il y avait de quoi être méfiant… et pourtant… et pourtant, oui, mille fois, cet Elephant Man du sieur Bernard Pomerance et mis en scène par David Bobee est un pur régal ! Déjà, justement, par cette mise en scène, particulière et moderne, qui est pour beaucoup pour la réussite de cette pièce : sincèrement, que ce soient les décors, la musique, les vidéos ou les diverses chorégraphies de la danseuse Xio Yi Liu, il n’y a rien à jeter. Ensuite, les acteurs sont bons, tous et si l’on peut regretter quelques dialogues et autres monologues un peu longuets par moments, dans l’ensemble, on ne voit pas le temps passer… Mais au fait, quid, donc, du duo pour lequel se sont déplacés les spectateurs ? Oui, quid, donc, de Béatrice Dalle et JoeyStarr ? Franchement, la première est bonne, c’est un fait et même son coté halluciné fonctionne à merveille, quand au second, que dire… eh ben, disons que JoeyStarr est John Merrick, que ce rôle lui va a ravir, que son coté écorché crédibilise encore plus la chose et que, ma foi, par le biais de cette pièce, l’ex-chanteur de NTM nous a prouver, de fort belle manière, que le théâtre est fait pour lui ! Bref, oublié les doutes, oublié les mauvaises critiques : Elephant Man est une pièce superbe, une réussite indéniable et rien que pour voir ses deux monstres sacrés, le jeu en vaut la chandelle… alors, si l’occasion se présente, vous savez ce qu’il vous reste à faire !
 

Points Positifs
 :
- On est venu pour le couple mythique qu’est JoeyStarr et Béatrice Dalle et, ma foi, force est de constater que l’on n’est nullement déçu par la performance de ces deux là, surtout pour ce qui est du premier qui, ma foi, est tout sauf un acteur à la base – alors, le théâtre, vous imaginez – et qui est parfait en John Merrick.
- Une mise en scène particulière, résolument moderne, avec quelques passages dansés mais qui n’en reste pas moins excellente. Sincèrement, ce fut une belle surprise.
- Un casting qui brille particulièrement, ce, malgré la présence des deux têtes d’affiches. Sincèrement, les autres acteurs sont pour beaucoup pour la réussite de cette pièce.
- Un petit apparté pour la danseuse, Xio Yi Liu : la danse moderne, ce n’est pas ma tasse de thé, pourtant, je dois reconnaitre que sa performance dans cette pièce est superbe.
 
Points Négatifs :
- On ne va pas occulter le fait que certains dialogues, souvent des monologues, sont un peu longuets. Dommage car ces derniers viennent casser un peu le rythme de la pièce.

Ma note : 8/10

How to be a Gentleman


How to be a Gentleman
 
Quatre milliards d'hommes sur Terre. Mais combien de gentleman ? Existe-t-il encore des gentlemen ? Et surtout que veut dire réellement : « être gentleman » ? Mohamed essaiera de répondre à ces questions avec élégance et humour. Dans un monde où les hommes ont comme base de séduction Flunch et les films pour adultes. Les femmes ont perdu l'espoir de trouver leur gentleman au point de s'éblouir et de tomber amoureuses devant le premier homme qui proposera sa place dans le bus. Elles pensent que l'amour est dans le pré parce qu'elles ont cherché ailleurs et n'ont rien trouvé. Ce spectacle a pour ambition de réconcilier les hommes avec les bonnes manières donc avec les femmes. Que vous soyez en couple, célibataire ou en phase de l'être, venez découvrir un spécimen encore en vie : le dernier gentleman.
 

How to be a Gentleman
Scénario : Mohamed Nouar, Cédric Clemenceau
Mise en scène : Mohamed Nouar
Décors : Néant
Costumes : Néant
Musique : Néant
Genre : One Man Show, Humour
Titre en vo : How to be a Gentleman
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 2018
Durée : 70 mn

Casting :
Mohamed Nouar
 
Mon avis :
 Une première, tout simplement que ce one man show de Mohamed Nouar, jeune comique que j’avais eu le plaisir de découvrir, il y a de cela quelques années, par le biais de ses vidéos sur Facebook – comme quoi, les réseaux sociaux, cela peut tout de même avoir du bon ! Une première parce que, lorsque j’avais été voir celui-ci, ce fut la toute première fois, donc, que j’ai assister à un one man show et, sincèrement, au vu du résultat, je n’ai absolument pas regretté ma sortie, bien au contraire ! Il faut dire que, appréciant fortement les vidéos de Mr Nouar, depuis pas mal de temps, j’étais, en quelque sorte, en terrain conquis, cependant, il restait le fait que, total néophyte que j’étais, je n’avais jamais assisté en live a ce genre de performances et que je m’étais tout de même demander si j’accrocherais autant a ce spectacle qu’aux fameuses vidéos. Bien évidement, vous l’avez compris, ce fut le cas, et, sincèrement, pas qu’un peu car, au long des 70 minutes – environ – qu’aura duré ce How to be a Gentleman, force est de constater que j’ai le bonheur de passer un très bon moment. Mohamed Nouar  est aussi drôle en live qu’en vidéo, son humour, que je connaissais, passe toujours aussi bien et entre le plaisir de le voir réellement – bah oui, le coté fan – l’interaction avec le public et l’ambiance générale de la soirée, il est clair que tout était parfait, ou presque – bah oui, j’étais un peu coincer contre le mur, sans trop pouvoir bouger, mais bon, ce n’est qu’un détail… Alors bien sur, vu que How to be a Gentleman fut mon tout premier one man show, je ne suis peut-être pas tout a fait objectif ; comme on dit, on n’oublie jamais sa première fois. Mais bon, d’un autre coté, le spectacle de Mohamed Nouar est vraiment bon, alors, pourquoi ne pas rendre ce qui appartient a César et reconnaitre que, oui, mille fois, le jeu en aura valut la chandelle. D’ailleurs, si vous ne savez pas quoi faire un vendredi ou un samedi soir, je ne peux que vous conseiller d’aller passer du bon temps du coté du Comedy Club, je suis sur que vous ne le regretterez pas !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent spectacle, très drôle, et un comédien, jeune, peu connu du grand public – Mohamed Nouar donc – mais qui, en toute franchise, mérite vraiment de l’être davantage, surtout si on le compare a tous ces vieux comiques dont on nous bassine sans arrêt et qui sont, souvent, a l’humour ce que Staline fut a la démocratie !
- Bien évidement, si vous connaissez Mohamed Nouar de par ses vidéos, vous serez en terrain conquis et retrouverez avec plaisir son humour plus moderne, qui parle davantage a notre génération et qui se moque un peu de tout le monde.
- L’interaction avec la salle, source de fous rires…
- La disponibilité de Mr Nouar : ce fut un vrai plaisir de lui serrer la main a la fin de la représentation !

Points Négatifs :
- Peut-être un poil trop court !?
- Suis-je totalement objectif ? C’était mon premier one man show, ce qui compte un peu…

Ma note : 8/10