Affichage des articles dont le libellé est Les Tudors. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Tudors. Afficher tous les articles

lundi 20 février 2023

Les Tudors – Saison 4


Les Tudors – Saison 4
 
Henri VIII, l’homme le plus puissant au monde, a tout pour le combler mais cela ne lui suffit pas. Dans la dernière saison, Henri devient de plus en plus obsédé à l’idée de laisser son empreinte dans l’Histoire. Conduit plus que jamais par sa soif de succès dans le domaine privé ou politique, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer de rester à jamais l’Homme qui a changé le monde. Alors que l’Angleterre et l’Espagne entrent en guerre contre la France, Henri se remarie pour la cinquième fois avec Catherine Howard, alors âgée de 17 ans. Très belle jeune fille, elle va faire tourner la tête à de nombreux courtisans. Ses indiscrétions vont la mener sur l’échafaud. Henri épouse alors en sixième et dernière noce Catherine Parr, protestante revendiquée, qui sera une excellente belle-mère pour Mary, Elizabeth et Edward. Malgré de terribles souffrances qui l’affaiblissent de jour en jour, Henri espère toujours un héritier.
 

Les Tudors – Saison 4
Réalisation : Michael Hirst
Scénario : Michael Hirst
Musique : Trevor Morris
Production : Reveille Eire, Working Title Television, Octagon Entertainment, Peace Arch Entertainment, Showtime Networks
Genre : Historique
Titre en vo : The Tudors – Season 4
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Irlande
Chaîne d’origine : Showtime, CBC
Diffusion d’origine : 11 avril 2010 – 20 juin 2010
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 52 minutes
 
Casting :
Jonathan Rhys Meyers : Roi Henri VIII
Henry Cavill : Charles Brandon
Lothaire Bluteau : Ambassadeur de Marillac
Sarah Bolger : Princesse Marie
Joss Stone : Anne de Clèves
Max Brown : Edward Seymour
Torrance Coombs : Thomas Culpeper
Tamzin Merchant : Catherine Howard
David O'Hara : Henry Howard
Joely Richardson : Catherine Parr
Allen Leech : Francis Dereham
Laoise Murray : Princesse Elisabeth
Eoin Murtagh : Prince Edouard (bébé)
Jake Hathaway : Prince Edouard (enfant)
Anthony Brophy : Ambassadeur Chapuys
Joanne King : Jane Boleyn
Colm Wilkinson : Lord Darcy
Emma Hamilton : Anne Stanhope
Andrew McNair : Thomas Seymour
Catherine Steadman : Joan Bulmer
Simon Ward : L'évêque Gardiner
Selma Brook : Brigitte Rousselot
Maria Doyle Kennedy : Catherine d'Aragon
Natalie Dormer : Anne Boleyn
Annabelle Wallis : Jeanne Seymour
Jeremy Northam : Thomas More
Sam Neill : Cardinal Wolsey
James Frain : Thomas Cromwell
 
Mon avis :
 Ultime saison des Tudors, que peut-on dire au sujet de cette conclusion d’une série qui, pour ma part, m’aura indéniablement marqué ? Tout d’abord, la qualité et tout ce qui avait fait la force de celle-ci est toujours au rendez-vous : ainsi, tant par les décors, parfaitement réussis, les costumes, le jeu des acteurs, franchement excellents et crédibles, force est de constater que l’amateur d’histoire que je suis ne pouvait qu’être aux anges. Bien évidemment, entre la réalité historique en elle-même et sa reconstitutions a l’écran, il y a un pas et celui ou celle qui souhaiterait en connaitre davantage sur cette période de la royauté britannique se tournera vers des ouvrages spécialisés, bien plus détaillés. Cependant, et même si le scénario prend parfois quelques libertés avec la réalité, si certains faits furent plus ou moins modifiés ou romancés, dans l’ensemble, les Tudors restent une reconstitution assez crédible, ce qui est, de mon point de vue, un point plus que positif. Hein, comment, Henri VIII n’était pas aussi svelte que ce beau gosse de Jonathan Rhys Meyers ? Oui, on le sait mais je ne vais pas non plus vous en parler à chaque fois non plus !? Cependant, dans cette quatrième saison, ce qui m’aura le plus marqué, c’est indéniablement cette impression de fin de règne qui prime sur tout le reste : tant le roi que ses compagnons ne sont plus de prime jeunesse, les rides se creusent, barbes et cheveux deviennent grisâtres, les faiblesses se font de plus en plus jours et les fastes d’antan, la vigueur de la jeunesse et les rêves d’alors ne sont plus que lointains souvenirs et regrets éternels. Alors, par son mariage avec la très jeune et insouciante Catherine Howard, ce sacré coureur de jupons d’Henri croyait bel et bien retrouvé une seconde jeunesse ; las, assez rapidement, la très imprudente nouvelle reine tomba sous les charmes d’une version plus jeune de son époux, l’un de ses fidèles servant, le peu sympathique, certes, mais amoureux Thomas Culpepper. Les deux, forcément, finiront mal, très mal, comme de coutume pourrions-nous ajouter quand on voit le sort d’une bonne partie des protagonistes de cette série – qui y va fort dans les scènes de tortures et de mises à mort, mais bon, l’époque était ainsi – et pour Henri VIII, ce ne sera qu’une désillusion de plus qui n’ira pas pour arranger sa propre santé mentale, qui n’ira qu’en se dégradant dans ses dernières années. Sa dernière épouse, la sobre Catherine Parr, s’en sortira à bon compte, et ce, même si ses opinions religieuses auraient pu lui couter très cher, restera alors un homme, un roi, Henri VIII, seul comme jamais, qui, après une campagne militaire a la victoire sans lendemain, verra ses compagnons disparaitre les uns après les autres, jusqu’à ce que son vieux complice de toujours, Charles Brandon, enfin en paix avec lui-même et ayant trouvé l’amour, ne meure lui aussi à son tour. Une ambiance triste, très sombre, parfois féerique avec ces apparitions successives de ses anciennes épouses venues régler leurs comptes avec ce pauvre Henri VIII, décidément bien mal en point, et cet étrange rêve, empreint d’un onirisme inquiétant, qui clôt la série, tandis que le roi, ayant perdu jeunesse, espoir, vitalité, santé et toute illusion sur le monde, s’apprête à perdre la vie. Un final qui, en toute franchise, m’aura tout bonnement stupéfait, avec son inquiétant questionnement, propre à tout homme qui sent la fin venir : que laissons-nous derrière nous une fois notre dernière heure survenue ? Bien évidemment, mais il ne pouvait pas le savoir, Henri VIII laissera une image, pas franchement notable en raison de ses nombreux excès, mais également, trois enfants, un fils et deux filles, qui régneront tous ; d’ailleurs, l’importance de ceux-ci, et plus particulièrement Marie dite « la sanglante » et Elisabeth dite « la reine vierge », aurait presque mérité que l’on donne une suite à cette série. Ce ne fut pas le cas, dommage pour nous, mais quoi qu’il en soit, avec ce final somptueux, sombre, assez triste et rempli de désillusions, s’achève sans nul doute l’une des séries qui m’aura le plus marqué ces dernières années, une série comme je les aime et que je ne suis pas prêt d’oublier, une série qui aura mis à l’honneur un roi et une dynastie qui auront marquer l’histoire, les Tudors !
 

Points Positifs
 :
- Après une troisième saison qui était apparue légèrement en-deçà – deux épisodes en moins, cela se remarque – il apparait que cette ultime saison des Tudors conclut à merveille cette série, ne serais-ce que pour cette ambiance mélancolique de fin de règne, omniprésente de bout en bout et parfaitement bien retranscrite à l’écran.
- Le dernier épisode, où Henri VIII revoit ses anciennes reines et ses vieux conseillers est un pur régal ; une espèce de règlement de comptes final oh combien jouissif.
- Pour ce qui est des acteurs, comme je l’ai souligné à chaque fois, il n’y a vraiment rien à redire. Au passage, chapeau bas à Jonathan Rhys Meyers qui aura fait un Henri VIII très crédible, même si, physiquement, ce n’était absolument pas ça…
- Comme je l’avais déjà dit dans mes critiques précédentes, l’esthétique de la série est toujours aussi superbe : costumes, décors, ambiance générale, musique, il n’y a vraiment rien à jeter dans Les Tudors.
- Le générique, bien entendu, toujours aussi bon …
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, et comme je l’ai souligné à chaque fois, pour les amateurs d’Histoire, Les Tudors souffrent de beaucoup trop d’incohérences et d’inexactitudes pour qu’on ne puisse les passer sous silence… Et puis, physiquement parlant, bon nombre de ces figures historiques étaient à des années lumières des beaux gosses présentés à l’écran…
- Quel dommage que la série n’ai pas eu une suite, je pense qu’il y avait beaucoup de choses à dire au sujet des filles d’Henri VIII : Marie et Elisabeth.
 
Ma note : 8/10

Les Tudors – Saison 3


Les Tudors – Saison 3
 
Après la mort d'Anne Boleyn, la vie continue à la Cour. Débarrassé d'Anne et de sa fille Elizabeth qu'il a fait bâtarde, Henry peut enfin s'unir à Jane Seymour, qui il l'espère, lui donnera un fils. Mais plus que jamais tout est incertain. Avec la chute des Boleyn, Cromwell se retrouve maintenant en situation de danger, Jane n'est pas encore enceinte et une rébellion se prépare. Et Mary, grâce à l'intervention de Jane, peut enfin revoir son père et espère un retour à la Cour. Quant à Charles, il est envoyé au combat par Henry pour contrer la rébellion qui gagne du terrain.
 

Les Tudors – Saison 3
Réalisation : Michael Hirst
Scénario : Michael Hirst
Musique : Trevor Morris
Production : Reveille Eire, Working Title Television, Octagon Entertainment, Peace Arch Entertainment, Showtime Networks
Genre : Historique
Titre en vo : The Tudors – Season 3
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Irlande
Chaîne d’origine : Showtime, CBC
Diffusion d’origine : 05 avril 2009 – 24 mai 2009
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 52 minutes
 
Casting :
Jonathan Rhys Meyers : Roi Henri VIII
Henry Cavill : Charles Brandon
James Frain : Thomas Cromwell
Annabelle Wallis : Jeanne Seymour
Alan Van Sprang : Sir Francis Bryan
Gerard McSorley : Robert Aske
Joss Stone : Anne de Clève
Max von Sydow : Le cardinal von Waldburg
Sarah Bolger : Princesse Marie
Claire MacCauley : Princesse Elisabeth
Kate O'Toole : Lady Salisbury
Declan Conlon : Ambassadeur Mendoza
Anthony Brophy : Ambassadeur Chapuys
Max Brown : Edward Seymour
Mark Hildreth : Cardinal Pole
Simon Ward : L'évêque Gardiner
Emma Hamilton : Anne Stanhope
Andrew McNair : Thomas Seymour
Colm Wilkinson : Lord Darcy
Joanne King : Jane Boleyn
Tamzin Merchant : Catherine Howard
 
Mon avis :
 Je sais que je vais encore me répéter pour la énième fois mais s’il y a une série oh combien jouissive, c’est bel et bien Les Tudors. Ainsi, après une première saison on ne peut plus prometteuse puis une seconde tout bonnement excellente, mon impatience était grande de me lancer dans le visionnage de la suite des aventures amoureuses et politiques de notre sympathique Henri VIII. Alors, le jeu en valait-il la chandelle ? Excellente question… Bon, tout d’abord, celle-ci est plus courte que les autres – huit épisodes au lieu des dix habituels – et ce fait a son importance quant aux déroulements d’une intrigue qui, contrairement aux autres saisons, a tendance à moins s’appesantir sur les faits afin de parer au plus pressé. Je ne sais d’ailleurs pas pour quelle raison cela fut fait ainsi (hum, une grève des scénaristes probablement, non ?) mais, ce qui est sûr, c’est que, du coup, j’ai eu l’impression, après coup, que l’on a un peu perdu de ce qui faisait la qualité de cette série depuis ses débuts. Oh, bien évidemment, ne vous méprenez pas sur mes propos, a aucun moment je ne prétends affirmer que la troisième saison des Tudors soit moins passionnante que les autres, bien au contraire, disons juste que ces deux épisodes manquant auront pesé sur le déroulement d’une histoire qui s’est, de mon point de vue, achever un peu trop rapidement. Pour ce qui est de la période de la vie de notre sacrée Henri VIII toujours aussi incorrigible dans ses ébats amoureux, ici, cela va du mariage de celui avec la douce Jeanne Seymour qui lui laissera un hérité male (finalement) mais qui disparaitra bien trop rapidement suite à des complications post-natales, a sa rencontre avec la jeune et puérile Catherine Howard, qui, comme chacun sait, finira très mal, cela, en passant par le calamiteux quatrième mariage du roi avec la sympathique Anne de Clèves – excellente Joss Stone au demeurant – qui, ne plaisant pas à Henri, finira par devenir une proche de la famille royale. Mais si Henri laisse apparaitre de plus en plus, dans cette saison, une certaine paranoïa pour ne pas dire de la folie, plus particulièrement suite au décès de Jeanne Seymour qu’il aimait sincèrement, et est de plus en plus diminué, si son fidèle compagnon des premiers jours, Charles Brandon, suite aux évènements encourus, voit son image pâlir fortement, mais surtout, son mariage éclater, il est indéniable qu’un homme porte quasiment à lui tout seul tout l’intérêt de cette troisième saison, je veux bien évidement parler de Thomas Cromwell : apparu vers la fin de la première, omniprésent dans la seconde, ici, désormais, on ne voit quasiment que lui et l’on peut dire, sans exagération aucune que ce qui fait l’intérêt de cette avant dernière saison des Tudors repose sur les épaules du Lord du Sceau Privé, joué, pour ne pas dire magnifié par un James Frain tout bonnement exceptionnel dans ce rôle. Au point de jeter une ombre sur les autres protagonistes, y compris Henri VIII, oui, c’est mon ressenti : ainsi, de sa montée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir (débutées dans les saisons précédentes) jusqu’à sa chute finale et son horrible exécution, Thomas Cromwell est le protagoniste le plus intéressant à suivre dans cette troisième saison, et, quelque part, finalement, le plus sympathique. Comme tant d’autres, plus dure (et finalement injuste) fut sa chute (et, accessoirement, bien trop rapide et trop vite expédiée) mais au moins, de par sa présence à l’écran, James Frain/ Thomas Cromwell aura indéniablement rehaussé le niveau d’une saison qui, sans lui, serait apparue bien plus en retrait.
 

Points Positifs
 :
- Thomas Cromwell, interprété par le fort talentueux James Frain est, indéniablement, la grande figure de cette troisième saison des Tudors. Il faut dire que celui est omniprésent du début à la fin et que, de son accession au pouvoir a sa chute, on est captiver par la vie d’une figure historique franchement méconnue dans l’Hexagone mais qui aura marqué son époque.
- Pas une ni deux mais trois reines dans cette troisième saison ! Et, ma foi, de la douce Jeanne Seymour à la fantasque et délurée Catherine Howard en passant par la sympathique Anne de Clèves, il y a de quoi faire pour notre sacrée Henri VIII.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est toujours aussi bon et est, indéniablement, pour beaucoup dans la réussite de cette série.
- Comme je l’avais déjà dit dans mes critiques précédentes, l’esthétique de la série est toujours aussi superbe : costumes, décors, ambiance générale, musique, il n’y a vraiment rien à jeter dans Les Tudors.
- Le générique, bien entendu, toujours aussi bon ; d’un autre coté, il ne change guère…
 
Points Négatifs :
- Comme quoi, deux épisodes en moins et cela change pas mal la donne… Il faut dire que ce manque marque pas mal le déroulé scénaristique de l’ensemble de la saison, particulièrement vers la fin qui est, de mon point de vu, rapidement expédiée.
- Bien entendu, pour les amateurs d’Histoire, Les Tudors souffrent de beaucoup trop d’incohérences et d’inexactitudes pour qu’on ne puisse les passer sous silence… Ainsi, ces protagonistes qui ne vieillissent guère et qui, physiquement parlant, sont à mille lieux des figures historiques qu’ils interprètent.
 
Ma note : 7,5/10

Les Tudors – Saison 2


Les Tudors – Saison 2
 
Afin d'accéder à une totale indépendance à la tête du royaume, le roi Henry VIII prend une décision sans précédent dans la Chrétienté. Il décide de se nommer lui-même chef suprême de l'Eglise et du clergé d'Angleterre. C'est là le seul moyen à sa disposition pour émanciper la couronne anglaise de la tutelle de l'Eglise catholique. Mais sa motivation principale est toute personnelle, car le pape demeure inflexible quant à l'annulation de son mariage. Déterminée et passionnée, Anne Boleyn demande avec insistance à Henry de couper tous les liens avec la reine Catherine. A la surprise de la noblesse, l'épouse du souverain est alors bannie de la cour...
 

Les Tudors – Saison 2
Réalisation : Michael Hirst
Scénario : Michael Hirst
Musique : Trevor Morris
Production : Reveille Eire, Working Title Television, Octagon Entertainment, Peace Arch Entertainment, Showtime Networks
Genre : Historique
Titre en vo : The Tudors – Season 2
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Irlande
Chaîne d’origine : Showtime, CBC
Diffusion d’origine : 30 mars 2008 – 01 juin 2008
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 52 minutes
 
Casting :
Jonathan Rhys Meyers : Roi Henri VIII
Henry Cavill : Charles Brandon
Natalie Dormer : Anne Boleyn
Maria Doyle Kennedy : Catherine d'Aragon
Nick Dunning : Thomas Boleyn
James Frain : Thomas Cromwell
Jamie Thomas King : Thomas Wyatt
Hans Matheson : L'archevêque Cranmer
Peter O'Toole : Pape Paul III
Jeremy Northam : Sir Thomas More
Bosco Hogan : Cardinal Fisher
Anthony Brophy : Ambassadeur Chapuys
Sarah Bolger : Princesse Marie
James Gilbert : William Brereton
Pádraic Delaney : George Boleyn
Perdita Weeks : Mary Boleyn
Kate Duggan : Princesse Elisabeth
Anita Briem : Jeanne Seymour
Max Brown : Edward Seymour
Joanne King : Jane Boleyn
 
Mon avis :
 Comme les fidèles de la série le savent bien, cette deuxième saison des Tudors débute avec la disgrâce de la reine Catherine et le remariage, si contesté, du roi Henry VIII avec la si décriée Anne Boleyn. Cependant, et comme il fallait s’y attendre, une fois parvenus à leurs fins, les deux amants royaux vont bien vite déchanter car la lune de miel, tant attendue, ne durera pas bien longtemps ; quelque part, juste le temps qu’Anne soit enceinte puis, terrible désillusion, accouche d’une fille – la future et célèbre Elisabeth qui fut, accessoirement, probablement la plus grande souveraine britannique. Déçu de ne toujours pas avoir d’héritier mâle, ce sacré Henry retombe donc très rapidement dans ses travers, court les jupons, prends des maitresses et voit de plus en plus d’un mauvais œil son épouse, qu’il compte bien remplacer. Anne, de son coté, de plus en plus jalouse et piquant des colères incroyables (on la comprend tout de même un peu), à force de se faire des ennemis puissants, et de déplaire au roi, ne constate pas que son heure est venue et que tout cela finira bien mal. Sa chute, et les accusations qui auront pesé quant à sa disgrâce et sa condamnation a mort auront longtemps diviser les historiens, mais la plus part, de nos jours, estiment que celle-ci était innocente de tous les crimes qu’on lui reprochait – ce qui est le point de vue de la série – faisant d’elle, finalement, une bien pauvre victime d’un roi obnubilé par sa descendance et par des intrigues qui la dépassaient. Bien évidemment, avec un tel synopsis historique, il était normal que cette seconde saison des Tudors possède un matériel scénaristique et, selon moi, la réussite est au rendez vous puisque cette saison est fort probablement la meilleure, tout simplement. Car aux déboires d’Anne Boleyn, il ne faut pas oublier ceux de l’ancien conseiller et ami d’Henry VIII, le philosophe Thomas More ; d’ailleurs, il est amusant de constater que les deux moments les plus marquants de cette saison soient tout bonnement les exécutions de ces deux personnages. Tout d’abord, celle de l’auteur de L’Utopie, vers le milieu de celle-ci, puis, bien entendu, celle de la reine à la fin. A chaque fois, tant les scénaristes que les acteurs se sont surpassées et nous avons eu droit à des mises en scènes tout bonnement somptueuses qui rivalisent de concert de par les sentiments que l’on ressent lors de ces deux exécutions : dramatique, tristes, fatalistes, Anne Boleyn et Thomas More, lors de leurs morts, sont tout bonnement extraordinaires et ses deux scènes, marquantes au possible, resteront longtemps dans les mémoires des amoureux de la série. Bien évidemment, cette seconde saison ne se limite pas à cela : ainsi, entre un Henry VIII de plus en plus paranoïaque et toujours aussi bien interprété par un Jonathan Rhys-Meyers a qui le rôle va décidément bien à ravir (pourtant, physiquement, ce n’était pas du tout ça) et surtout, la montée en puissance de l’un de mes personnages préférés, Thomas Cromwell, qui prend ici une dimension supérieur – franchement bon ce James Frain tout de même – tout serait quasiment parfait si, d’un autre côté, notre beau gosse de Duc de Suffolk n’apparaissait un peu trop en retrait. Ajoutons à cela la formidable performance d’actrice de Nathalie Dormer, actrice que je ne connaissais pas du tout et qui se révèle tout simplement bluffant, de mon point de vue, en Anne Boleyn : à la fois rieuse, inquiète, épanouie, dévastée, sensuelle, colérique, Nathalie Dormer survole et marque littéralement cette saison de son empreinte – du coup, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera en Margaery Tyrell dans Game of Thrones ? Bref, vous l’avez compris, j’ai tout bonnement adoré cette seconde saison des Tudors, indéniablement, une de mes séries préférées de ces dernières années…
 

Points Positifs
 :
- Probablement la meilleure saison de toute la série. Il faut dire qu’entre la montée et la chute de la Reine Anne Boleyn, il y avait déjà un matériel de base fort intéressant, mais, comme en plus, il y a aussi le cas Thomas Moore ainsi que la montée en puissance d’un certain Thomas Cromwell – figure historique que je ne connaissais pas avant de regarder cette série – force est de constater qu’on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Si Jonathan Rhys Meyers est toujours aussi bon en Henri VIII, deux acteurs marquent véritablement les esprits dans cette saison : Nathalie Dormer qui est une Anne Boleyn somptueuse et James Frain dans le rôle de Thomas Cromwell.
- Comme je l’avais déjà dit précédemment, l’esthétique de la série est toujours aussi superbe : costumes, décors, ambiance générale, musique, il n’y a vraiment rien à jeter dans Les Tudors.
- Les exécutions de la Reine Anne Boleyn et de Thomas Moore sont les deux grands moments de cette seconde saison.
- Le générique, toujours aussi bon.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’avais déjà souligné dans ma critique de la première saison, il subsiste bon nombre d’inexactitudes historiques pour que cette série satisfasse totalement les amateurs d’Histoire. Ce n’est pas gravissime, certes, mais bon…
- Henry Cavill est moins présent, hélas, dans cette saison.
 
Ma note : 8,5/10

Les Tudors – Saison 1


Les Tudors – Saison 1
 
Bienvenue dans la Cour d'Angleterre où se mêlent trahison, manipulation et sentiments humains de tous genres. Le jeune roi Henry VIII n'est pas seulement passionné et fougueux, il est aussi très ambitieux et aspire à une gloire dépassant celle de ses ancêtres de la grande dynastie des Tudors. Malheureusement, à la Cour tout le monde ne semble pas partager ses rêves et la plupart ne s'intéressent qu'à bâtir une fortune sur son dos ou plus encore, de se débarrasser de lui et s'emparer du trône. Cependant, le roi peut compter sur des sujets fidèles tels que le Cardinal Wolsey qui est son ami, confident et conseillé, mais aussi Sir Thomas More, un avocat, philosophe et grand humaniste en qui le jeune Henry trouve un instituteur et un maître de toute sagesse.
 

Les Tudors – Saison 1
Réalisation : Michael Hirst
Scénario : Michael Hirst
Musique : Trevor Morris
Production : Reveille Eire, Working Title Television, Octagon Entertainment, Peace Arch Entertainment, Showtime Networks
Genre : Historique
Titre en vo : The Tudors – Season 1
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Irlande
Chaîne d’origine : Showtime, CBC
Diffusion d’origine : 01 avril 2007 – 10 juin 2007
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 52 minutes
 
Casting :
Jonathan Rhys-Meyers : Roi Henri VIII
Sam Neill : Cardinal Wolsey
Callum Blue : Sir Anthony Knivert
Henry Cavill : Charles Brandon
Henry Czerny : Le duc de Norfolk
Natalie Dormer : Anne Boleyn
Maria Doyle Kennedy : Reine Catherine d'Aragon
Nick Dunning : Thomas Boleyn
James Frain : Thomas Cromwell
Jeremy Northam : Sir Thomas More
Gabrielle Anwar : Princesse Marguerite
Jamie Thomas King : Thomas Wyatt
Steven Waddington : le duc de Buckingham
Anna Brewster : Anne Buckingham Hastings
Kristen Holden-Ried : William Compton
Joe Van Moyland : Thomas Tallis
Bosco Hogan : Cardinal Fisher
Kate O'Toole : Lady Salisbury
Declan Conlon : Ambassadeur Mendoza
Anthony Brophy : Ambassadeur Chapuys
Blathnaid McKeown : Princesse Marie
Zak Jenciragic : Duc Henri
Pádraic Delaney : George Boleyn
Perdita Weeks : Mary Boleyn
Emmanuel Leconte : François Ier
Sebastian Armesto : Charles Quint
 
Mon avis :
 Série historique nous narrant la vie plus que tumultueuse du célèbre Henri VIII qui entra dans l’histoire autant que pour avoir rompu avec Rome que pour ses six épouses dont certaines finirent, comment dire, pour le moins très mal, Les Tudors est indéniablement une œuvre qui n’aura pas laisser le public indifférent, certains appréciant l’esthétique impeccable de l’ensemble tandis que d’autres regretteront les grandes libertés prises avec l’histoire. Celles-ci, et, bien entendu, le physique avenant des protagonistes où tout le monde, ou presque, à défaut d’être gentil (car bon, ce n’est franchement pas le cas) n’en est pas moins beau, que dis-je, souvent superbe même. Car cela serait se répéter encore et encore, et ce, inutilement : oui, le véritable Henry VIII n’était pas ce beau gosse de Jonathan Rhys Meyers et le Duc de Suffolk, interprété par Henry Cavill, encore moins, quant aux femmes, je n’aurais jamais cru qu’à la fin du Moyen-âge, début renaissance, celles-ci étaient toutes épilées, mais bon, rien de grave en soit puisque cette esthétique érotico-soft n’est pas très gênante outre mesure, surtout que, à mes yeux, ce qui compte surtout, c’est l’intrigue en elle-même, de découvrir une part d’Histoire peu connue en France mais aussi et surtout, des personnages franchement captivants. Et donc, dans cette première saison, c’est un tout jeune Henry VIII que l’on suit, qui, tombant sous le charme de la célèbre et tragique Anne Boleyn, va tout faire pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire, obtenir du Pape que celui-ci annule son mariage avec son épouse, la Reine Catherine (excellente Maria Doyle Kennedy), chose loin d’être aisée, comme le connaisseur le sait bien, et qui aboutira, ultérieurement, a la séparation avec l’Eglise de Rome. Mais dans ces dix premiers épisodes, nous n’en sommes pas encore là et cette saison, marquée par les frasques et amours du Roi et de sa Cour (avec un Henry Cavill en grande forme), moult complots et intrigues, rencontres avec d’autres souverains, premières apparitions de personnages majeurs à venir, comme Cromwell, et surtout, par l’excellente interprétation de Sam Neill dans le rôle du Cardinal Wolsey, fut en toute sincérité à la hauteur de mes espérances. Captivante au possible, a l’esthétique somptueuse, possédant une bande son de fort bonne qualité (ah, ce générique, l’un de mes préférées, tous genres confondus) et surtout, une pléiade d’acteurs – mélanges de jeunes premiers et de figures plus connues – et intéressante pour celui qui souhaiterait en connaitre davantage sur cette période historique de l’Angleterre, qui, effectivement, changea le monde (mais pas pour les coucheries du roi, bien entendu) même si l’usage d’un livre sur le sujet sera préférable et, accessoirement, un bon complément, cette première saison des Tudors pose immédiatement tout ce qui a fait la force de cette série ; à mes yeux, l’une de mes préférées de ces dernières années.
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, le règne des Tudors et, plus précisément, celui d’Henri VIII, est l’un des plus passionnants de l’Histoire de la Grande-Bretagne, du coup, le voir adapter en série et un pur régal pour les amateurs du genre, même si, j’en conviens, il y aurait beaucoup à redire quand a la réalité historique. Mais bon, cela ne nous empêche pas d’apprendre pas mal de choses sur cette période historique…
- L’esthétique de la série est tout simplement magnifique, de même que les acteurs et les actrices qui, franchement, brillent de mille feux. Bien entendu, il y a bien des libertés prises avec la réalité, mais bon, si l’on passe outre celles-ci, il apparait grandement que Les Tudors est une fort bonne série.
- Jonathan Rhys Meyers, aussi incroyable que cela puisse paraitre, est très bon en Henri VIII, de même que Maria Doyle Kennedy, Natalie Dormer et Henry Cavill, mais le meilleur est sans nul doute Sam Neill, tout simplement impérial dans son rôle du Cardinal Wolsey.
- Un très bon générique ; bah oui, ce genre de détails comptent aussi…
 
Points Négatifs :
- Que cela est magnifique, que ces protagonistes sont tous beaux et soignés, sauf que… bah oui, quand on regarde les portraits du véritable Henri VIII et que l’on voit Jonathan Rhys Meyers, on ne peut pas s’empêcher de sourire. D’ailleurs, c’est un peu valable pour la plupart des figures historiques qui nous sont présentées ici, surtout les masculines !
- Pour les amateurs d’Histoire, Les Tudors souffrent de beaucoup trop d’incohérences et d’inexactitudes pour qu’on ne puisse les passer sous silence…
 
Ma note : 7,5/10