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samedi 16 décembre 2023

Le Monde après Nous


Le Monde après Nous
 
Amanda et Clay louent une maison dans un coin reculé du Long Island pour y passer des vacances paisibles avec leurs deux enfants. Un soir, les propriétaires, Ruth et G. H., reviennent en urgence, affirmant qu'une coupure électrique a paralysé les alentours. Sans téléphone, télévision, ni internet, les locataires plongent dans l'incertitude. Peuvent-ils vraiment faire confiance à leurs hôtes ?
 

Le Monde après Nous
Réalisation : Sam Esmail
Scénario : Sam Esmail, d'après le roman de Rumaan Alam
Musique : Mac Quayle
Production : Esmail Corp, Higher Ground Productions, Red Om Films
Genre : Thriller Psychologique, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Leave the World Behind
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 08 décembre 2023
Durée : 141 mn

Casting :
Julia Roberts : Amanda Sandford
Mahershala Ali : G. H. Scott
Ethan Hawke : Clay Sandford
Myha'la Herrold : Ruth Scott
Farrah Mackenzie : Rose Sandford
Charlie Evans : Archie Sandford
Kevin Bacon : Danny
 
Mon avis :
 C’est, incontestablement, un des événements de cette fin d’année 2023, un film qui aura fait couler beaucoup d’encore et qui aura, comme cela arrive souvent, divisé à la fois la critique comme les spectateurs, certains y voyant un magnifique chef d’œuvre tandis que d’autres auront eu bien plus de mal avec ce long métrage qu’ils auront jugé pompeux et surestimé… Naturellement et, sans grande surprise, la vérité est entre les deux extrêmes et après visionnage de la chose, force est de constater que je me situe dans cette catégorie qui juge Le Monde après Nous comme étant un bon film et, ma foi, c’est déjà pas mal ! Production Netflix – c’est-à-dire, aux yeux de certains, le mal – que l’on a déjà connu en plus grande forme, œuvre du sieur Sam Esmail qui était pour moi un parfait inconnu – là, certains vont se moquer de moi en me traitant d’inculte mais bon, quelque part, ce n’est pas comme si ce type avait une carrière longue comme le bras derrière lui – Le Monde après Nous est un film plutôt intéressant, terriblement malin et qui traite fort bien de ce que pourrait être l’effondrement d’une civilisation. Bien entendu, la thématique n’est pas nouvelle et le post-apocalyptique revient souvent sur le grand écran – pas toujours avec succès mais ceci est une autre histoire – mais si l’on doit être tout a fait objectif, s’il y a une chose que l’on ne peut enlever à ce film, c’est une certaine originalité : ainsi, ici, l’effondrement, des Etats-Unis si l’on doit être plus précis, a lieu suite à un piratage informatique de grande ampleur qui met à mal tous les moyens de communication du pays, plongeant celui-ci dans le chaos absolu et le rendant vulnérable a une attaque combinée de ses nombreux ennemis. Une idée que certains pourraient juger osée mais qui, selon moi, fonctionne plutôt bien : en effet, qu’arriverait-il donc à nos sociétés modernes si, subitement, il n’y aurait plus d’internet, plus de téléphone et autres moyens de communications qui nous sont indispensables ? Bref, le postulat de ce film est plutôt intéressant et si l’on ajoute à cela un casting de qualité – Julia Roberts, Mahershala Ali, Ethan Hawke, Myha'la Herrold et Kevin Bacon – il est clair que toutes les cases semblaient cochées pour faire de celui-ci une belle réussite. Qui plus est, il y aussi tout un tas de bonnes idées qui sont un plus indéniable comme le rapport à la technologie, celui à la nature, la méfiance entre inconnus, le délitement sociétal sans oublier le petit clin d’œil fait à Friends ainsi que les hommages à Hitchcock et la petite revanche accordée aux survivalistes, ces derniers étant souvent perçus comme de simples paranoïaques alors que, vu la tournure prise par les événements, ils s’avèrent être nettement plus à leurs places que l’homme du commun… Mais alors, après n’avoir que chanter les louanges de tout ce qui fonctionnait dans ce long métrage, pour quelle raison mon opinion finale n’est pas aussi dithyrambique ? Eh bien, comment dire… tout simplement parce que Le Monde après Nous n’est pas exempt de défauts, que celui-ci possède bien des longueurs et que certains dialogues entre les protagonistes s’éternisent trop sur ce qui est bel et bien des points de détails, mais aussi, que deux ou trois scènes sont franchement exagérées – la chute de l’avion par exemple – et que le final avec ses explosions et ses tirs dans tous les sens est trop navrant pour être honnête… Cela est franchement dommageable car, comme je l’avais souligné, Le Monde après Nous est un bon film et que je suis intimement persuadé que celui-ci mérite le détour. Hélas, ses défauts le desservent, c’est un fait, mais bon, quelque part, c’est aussi ce qui fait la différence entre un bon film est un véritable chef d’œuvre, tout simplement…
 

Points Positifs
 :
- Un postulat bien plus original que l’on pourrait penser de prime abord et qui aborde la thématique de l’effondrement civilisationnelle d’une manière différente en nous présentant les conséquentes terribles d’un piratage informatique de grande ampleur sur nos sociétés modernes.
- Le Monde après Nous démontre fort bien comment l’occidental moderne serait très rapidement perdu si, subitement, il n’avait plus accès un internet et a aucun autre moyen de communication…
- Le rapport entre les différents protagonistes que l’on peut qualifier de conflictuel et bourré de méfiances et de préjugés en tout genres…
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de qualité : Julia Roberts, Mahershala Ali, Ethan Hawke, Myha'la Herrold et Kevin Bacon, ma foi, c’est du tout bon !
- La preuve que l’on peut encore être original avec le post-apocalyptique.
- Un scénario très Hitchcockien dans son traitement et qui, d’ailleurs, multiplie les références aux œuvres du maitre.
- Photographie, décors, effets spéciaux, il n’y a rien à redire, ou presque…
- Plutôt malin la manière dont la série Friends est traitée dans ce film.

Points Négatifs :
- Malheureusement, ce film souffre de pas mal de longueurs, particulièrement dans sa seconde moitié avec des dialogues interminables qui en deviennent presque pénibles par moments…
- Un final dont on se serait bien passé avec cette ville où l’on aperçoit des explosions et ou en entend des tirs : plus kitch, tu meurs !
- Franchement, la scène de la chute de l’avion est d’un ridicule…

Ma note : 7,5/10

samedi 9 décembre 2023

Green Book


Green Book
 
Frank Vallelonga, surnommé Tony la tchatche, un videur italo-américain de New York, cherche un emploi après la fermeture pour rénovation du Copacabana, la boîte de nuit où il travaillait. Il est invité à un entretien par le docteur Don Shirley, un excentrique pianiste noir d'origine jamaïcaine, qui cherche un chauffeur pour une tournée de huit semaines à travers le Midwest et le Sud profond. Don engage Tony grâce à ses références. Ils partent et prévoient de revenir à New York pour le réveillon de Noël. La compagnie discographique de Don donne à Tony une copie du Green Book, un guide pour les voyageurs afro-américains indiquant des motels, restaurants et stations-service qui autorisent la fréquentation de personnes de couleur. La tournée commence par le Midwest pour ensuite se diriger vers le sud des États-Unis. Au début du voyage, Tony et Don ne s'entendent pas bien : Don est dégoûté par les habitudes de Tony et ce dernier est agacé lorsqu'on lui demande d'être plus raffiné. Alors que la tournée continue, Tony est impressionné par le talent de pianiste de Don et prend de plus en plus conscience du traitement discriminatoire que Don subit de ses hôtes et du public lorsqu'il n'est pas sur scène.
 

Green Book
Réalisation : Peter Farrelly
Scénario : Nick Vallelonga, Brian Hayes Currie et Peter Farrelly
Musique : Kris Bowers
Production : Amblin Partners, Participant Media, DreamWorks SKG
Genre : Drame, Biopic
Titre en vo : Green Book
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais, italien, russe
Date de sortie : 21 novembre 2018
Durée : 130 mn

Casting :
Viggo Mortensen : Tony « la tchatche » Vallelonga, le chauffeur
Mahershala Ali : Don Shirley, le pianiste
Linda Cardellini : Dolores Venere, la femme de Tony Vallelonga
Dimiter Marinov : Oleg, le violoncelliste
Mike Hatton : George Dyer, le contrebassiste
Iqbal Theba : Amit, le majordome de Don Shirley
Sebastian Maniscalco : Johnny Venere, le frère de Dolores
Frank Vallelonga : Rudy Vallelonga
P. J. Byrne : le producteur exécutif de la maison de disques
Montrel Miller : le serveur
Tom Virtue : Morgan Anderson, le directeur de l'hôtel
Randal Gonzalez : Gorman
Don Stark : Jules Podell
David An : Bobby
Brian Stepanek : Graham Kindell
Geraldine Singer : la présentatrice du concert de Pittsburgh
David Kallaway : le premier redneck
Ninja Devoe : la barmaid de l'Orange Bird
Daniel Greene : le premier policier
Paul Sloan : Carmine, le maître d'hôtel du Copacabana
Anthony Mangano : Danny l'autre videur du Copacabana
Quinn Duffy : Mikey Cerrone
Peter Gabb : Charlie, le prêteur sur gages
 
Mon avis :
 Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, la critique à proprement parler de Green Book, je me dois reconnaitre que j’ai eu bien du mal à finir par voir ce long métrage paru, pour la petite histoire, en 2018. En effet, alors que je devais le voir au cinéma, finalement, la chose ne s’est pas faite mais le pire, ce fut, probablement, lors de mon vol aller pour New-York, en octobre 2019, où, à trois reprises, je me suis lancé dans le visionnage de ce long métrage et, à trois reprises, je me suis endormi… Un film, donc, qui me semblait maudit et encore, hier soir, j’aurais put parfaitement ne pas le regarder puisque celui-ci, diffusé à la télévision, était en… VF – inutile d’en dire davantage, ce fut une horreur, naturellement ! Mais bon, finalement, j’ai pris la bonne décision et me suis lancé dans le visionnage de ce Green Book et, ma foi, je ne l’ai nullement regretté, bien au contraire… Alors bien entendu, on pourrait dire, sans exagération aucune, que ce long métrage inspiré d’une histoire vraie regorge de tous les poncifs du genre du cinéma hollywoodien : individus que tout oppose mais qui finisse par devenir potes, personnage principal bourré de préjugés mais qui va finir par évoluer positivement, étalages de bons sentiments face à l’adversité, sans oublier les sudistes habituels, c’est-à-dire, des indécrottables racistes et débiles. Mouais, tout cela, on le retrouve dans Green Book au point que cela devient même gênant par moments. Cependant, malgré ce constat pour le moins dommageable, le film ne s’en sort pas trop mal, réussissant à captiver l’intérêt du spectateur là où d’autres longs métrages se vautrent lamentablement en abordant les mêmes thématiques. Probablement en raison d’une histoire simpliste mais touchante, probablement en raison de ces deux protagonistes principaux bourrés de défauts mais qui finissent par devenir amis, probablement en raison d’un casting au top et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film, il faut le reconnaitre… Au final, sans révolutionner en aucune façon le genre, Green Book s’avère être un bon film qui, malgré ses défauts, ravira le public qui, naturellement, sera plus ou moins sensible à sa thématique : plutôt captivant, touchant par moments, ce long métrage se regarde avec plaisir et rempli parfaitement son rôle, c’est-à-dire, nous montrer une histoire d’amitié simple, certes, qui va au-delà des préjugés et qui, ma foi, est terriblement efficace, ce qui, de mon point de vu, est amplement suffisant pour passer un bon moment…
 

Points Positifs
 :
- Même si tout cela sent le déjà vu à plein nez, il faut le reconnaitre, Green Book n’en reste pas moins comme étant un bon film, suffisamment bien écrit et plaisant à regarder et qui nous narre une belle rencontre qui se finira en amitié entre deux hommes qui, a priori, tout opposait au départ.
- Un rappel intéressant de ce qu’était la ségrégation dans certains états du sud des Etats-Unis dans les années 60 – mine de rien, ce n’était il n’y a pas si longtemps que cela. Quand à ce Negro Travellers' Green Book, je pense qu’il n’y a pas grand-chose à rajouter, le titre se suffisant à lui-même…
- Un casting de qualité qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film avec, bien entendu, en tête d’affiche, un Viggo Mortensen égal à lui-même, c’est-à-dire, très bon.

Points Négatifs :
- On retrouve, malheureusement, tous les poncifs du genre dans ce film, c’est-à-dire, des individus que tout oppose mais qui finisse par devenir potes, un personnage principal bourré de préjugés mais qui va finir par évoluer positivement, sans oublier des étalages de bons sentiments face à l’adversité qui en deviennent navrant par moments…
- Un manque d’originalité pour le moins flagrant, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10

lundi 4 décembre 2023

Le Temps d'Aimer


Le Temps d'Aimer
 
En 1947, Madeleine est serveuse dans un hôtel-restaurant et mère d'un petit garçon. Sur une plage, elle fait la connaissance de François, un jeune étudiant riche et cultivé. Entre eux, c'est comme une évidence voire la providence. Ils vont être attirés l'un vers l'autre, alors que chacun renferme un secret. De son côté, François tente de fuir en mêlant le destin de Madeleine au sien.
 

Le Temps d'Aimer
Réalisation : Katell Quillévéré
Scénario : Katell Quillévéré, Gilles Taurand
Musique : Amine Bouhafa
Production : Les Films du Bélier, Les Films Pelléas, Frakas Productions
Genre : Drame
Titre en vo : Le Temps d'Aimer
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais
Date de sortie : 29 novembre 2023
Durée : 125 mn

Casting :
Anaïs Demoustier : Madeleine Delambre, née Villedieu
Vincent Lacoste : François Delambre
Morgan Bailey : Jimmy, le GI
Paul Beaurepaire : Daniel, 18 ans
Josse Capet : Daniel, 10 ans
Hélios Karyo : Daniel, 5 ans
Margot Ringard Oldra : Jeanne
Ambre Gollut : Marthe, la serveuse de Beaurivage
Simon Rérolle : un GI
Romain Franscico : l'inspecteur de police
Dylan Hawkes : Rémi
Luc Bataini : le maître d'hôtel Beaurivage
Virginie Tardy : la patronne d'hôtel Beaurivage
 
Mon avis :
 Avec Le Temps d'Aimer, il est évident que nous avons affaire au genre de film dont le visionnage a de quoi me laisser pour le moins dubitatif, surtout quand je pense aux critiques pour le moins correctes pour ne pas dire bonnes que j’avais put entendre à son sujet… Bouleversant, romanesque, sensibilité, etc. Oui, bon, à en croire les critiques, en me rendant au cinéma, j’allais avoir affaire à un beau film romantique qui possédait un potentiel certain pour me marquer. Pourtant, au vu du contenu de celui-ci, au vu de mon impression finale, il est évident que je suis sortit du multiplex avec un trouble pour le moins certain vis-à-vis de celui-ci : mais qu’est-ce qu’il a de si génial ce film ? Oui, question pour le moins pertinente et dont je n’ai pas trouvé la réponse, bien au contraire… Il faut dire que, après le visionnage de ce long métrage, la première chose qui me saute aux yeux, c’est que, si Le Temps d'Aimer se laisse regarder, si oui, ce film n’est pas mauvais – loin de moi une telle affirmation – nous sommes tout de même à mille lieux de ce que laissaient sous entendre les critiques plutôt élogieuses que j’avais put lire à son égard. Ainsi, entre un scénario qui part dans tous les sens mais qui ne traite quasiment pas de ce qui est la problématique principale de l’intrigue, c’est-à-dire, la filiation cachée du gamin de l’héroïne, la trop grande place accordée au GI dans le couple, a l’époque où celui-ci tenait un bar, on se demande où va ce film ? Ainsi, est-ce une histoire sur l’homosexualité cachée à l’époque où celle-ci était interdite, est-ce une histoire sur les amours interdites pendant la Seconde Guerre Mondiale ou bien, est-ce, tout simplement, une belle histoire d’amour, certes particulière ? Un peu de tout cela à la fois ? Oui, voilà le problème principal selon moi et lorsque, à la fin, le fils, désormais jeune adulte, est enfin mis en avant ainsi que sa relation problématique avec sa mère, il est trop tard, du moins, pour moi qui avait presque abandonné les frais en court de route… Dommage car il y avait probablement de quoi mieux faire, mais bon, visiblement, comme Le Temps d'Aimer a plut a pas mal de monde, peut-être est-ce moi qui me trompes ?
 

Points Positifs
 :
- Un drame romanesque qui, certes, ne changera nullement la face du Septième Art mais qui, malgré ses défauts, se regarde et possède suffisamment d’éléments pour satisfaire un certain public.
- Problématique des femmes tondues à la libération et de l’amour avec l’ennemi, problématique de l’homosexualité à une époque où celle-ci était interdite et, par la force des choses, des mariages de convenance qui en découlaient. Il y a tout de même quelques thématiques intéressantes dans ce film.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a pas grand-chose à redire, celui-ci fait le job. Petite mention à Vincent Lacoste qui n’est pas un acteur que j’apprécie en temps normal mais qui est plutôt bon ici.
- Une reconstitution correcte des années 50…

Points Négatifs :
- Un scénario qui part dans tous les sens mais qui n’approfondis jamais les thématiques les plus importantes, ce qui est tout de même problématique.
- L’histoire avec le GI n’apporte strictement rien à l’intrigue et comme elle s’éternise, celle-ci occupe une place trop importante au détriment d’éléments nettement plus importants…
- Le lien entre le fils et la mère était fort prometteur et, malheureusement, celui-ci est à peine aborder.
- Un scénario qui, mine de rien, sent le déjà-vu et qui manque cruellement d’originalité.
- Et, justement, on a déjà vu des longs métrages traitant des mêmes sujets avec davantage de subtilité.

Ma note : 6/10

dimanche 3 décembre 2023

Un Amour Impossible


Un Amour Impossible
 
Philippe, issu de la bourgeoisie aisée, et Rachel, modeste employée à la Sécurité sociale, à Châteauroux, à la fin des années 1950, se rencontrent et ont un enfant, Chantal, que son père refuse de reconnaître et qu'il voit de loin en loin comme sa mère. Il se marie, fonde une famille, Rachel vit seule avec sa fille peu à peu fascinée par ce père cultivé, raffiné, sans en voir le cynisme, l'amoralisme. Un père qui va commettre l'irréparable contre sa fille.
 

Un Amour Impossible
Réalisation : Catherine Corsini
Scénario : Catherine Corsini, Laurette Polmanss, d'après le roman de Christine Angot
Musique : Grégoire Hetzel
Production : Chaz Productions, France 3 Cinéma, Artémis Productions, Le Pacte
Genre : Drame
Titre en vo : Un Amour Impossible
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 07 novembre 2018
Durée : 135 mn

Casting :
Virginie Efira : Rachel Steiner
Niels Schneider : Philippe Arnold
Jehnny Beth : Chantal adulte
Estelle Lescure : Chantal adolescente
Ambre Hasaj : Chantal (3-5 ans)
Sasha Allessandri-Torrès Garcia : Chantal (6-8 ans)
Iliana Zabeth : Gaby Schwartz
Coralie Russier : Nicole
Gaël Kamilindi : Franck
Simon Bakhouche : Alain
Catherine Morlot : la grand-mère
Pierre Salvadori : le médecin
Didier Sandre : le père de Philippe
Christine Angot : la narratrice
 
Mon avis :
 Bon, je ne vais pas vous mentir, ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je me suis lancé dans le visionnage de Un Amour Impossible et ce, pour deux raisons, principalement… Tout d’abord, le postulat en lui-même ne m’attirait guère – cette rencontre entre une jeune femme populaire, à la fin des années 50, avec un fils a papa qui se moque littéralement d’elle et qui ne l’utilise que sexuellement, c’est du vu et du revu – ensuite, il y avait, selon moi, la problématique principale, c’est-à-dire, que ce film était l’adaptation du roman autobiographique du même nom d’une certaine Christine Angot, romancière française et grande donneuse de leçons devant l’éternel qui s’est fait connaitre davantage par ses coups d’éclats à la télévision que par sa plume, ce qui, ma foi, veut dire beaucoup de choses au sujet du personnage. Mais bon, mon épouse avait vu ce film, l’avait apprécié et m’avait convaincu de le voir, également, du coup, n’ayant pas grand-chose à faire de ma soirée et comme il y avait Virginie Efira dans le rôle principal, je me suis dit, pourquoi pas !? Oui, pourquoi pas et, ma foi, au vu du résultat final, disons que je ne l’ai pas regretté, bien au contraire… Oh, certes, je n’irais pas jusqu’à dire que Un Amour Impossible est un grand film, loin de là, de même, je ne pourrais pas occulter ses défauts – dont je parlerais plus loin – mais bon, pour une adaptation d’un roman de Christine Angot, personnage imbu de sa personne que je n’apprécie guère, disons que ce fut une bonne surprise. Il faut dire que l’on se prend rapidement au jeu avec cette histoire qui, certes, sent le déjà-vu à plein nez avec cette pauvre fille délaissée par son amant qui lui fait un enfant avant de disparaitre et qui ne cessera de se moquer d’elle toute sa vie, ce, en raison d’un casting qui est franchement bon même si je suis dubitatif quand au fait que Virginie Efira, au début, interprète une jeune femme de 25 ans – mais il y a pire quand, vers la fin, Jehnny Beth nous joue une femme proche de la cinquantaine. Du coup, entre une Virginie Efira totalement sous l’emprise de ce salopard de petit bourgeois ignoble – excellent Niels Schneider – et leur fille, adolescente et complètement fascinée par ce père si cultivé, si intelligent, bref, par ce père d’un autre monde que le sien, comment ne pas être pris par cette histoire plus dramatique qu’il n’y parait car ce père, en plus d’être un parfait salaud avec la gente féminine, a une drôle de façon de démontrer son amour tardif pour sa fille… Au final, Un Amour Impossible s’avère être, à mes yeux, un bon film même si je n’y croyais guère au départ : fort d’une histoire prenante et dramatique, servie par un casting impeccable, il souffre juste d’un final trop rapide et médiocre avec Jehnny Beth pas crédible pour un sou dans son rôle de quinqua alors que l’actrice n’a que la trentaine. Mais bon, vu le peu d’attentes que j’avais vis-à-vis de ce film, c’est déjà pas mal même si je n’arrive toujours pas à me convaincre que j’ai aimé une adaptation d’un roman de Christine Angot…
 

Points Positifs
 :
- Un bon film, incontestablement, qui, malgré un postulat de départ loin d’être original, réussi à captiver l’intérêt du spectateur par son synopsis dramatique et ses protagonistes franchement bien écrits.
- La confirmation, une fois de plus, que Virginie Efira est une bonne actrice même si, au fil des ans et de ses divers rôles, ce n’est plus vraiment une surprise.
- Un casting plutôt bon dans l’ensemble avec, bien entendu, une petite mention a Niels Schneider qui joue ici un parfait salopard !
- Pour un long métrage possédant un sujet aussi dramatique, on ne tombe jamais dans le pathos, ce qui n’est pas plus mal.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous replonge dans les années 60 et 70.

Points Négatifs :
- Une conclusion loin d’être à la hauteur du reste du film et qui aurait gagnée à être plus longue et plus détaillée selon moi.
- L’explication hallucinée à la Christine Angot sur les agissements de son père…
- Je n’ai strictement rien contre Jehnny Beth – je ne la connaissais même pas – mais bon, une trentenaire qui nous joue l’équivalent de la Christine Angot des années 2000, 2010, c’est-à-dire, une quinquagénaire, ce n’est pas crédible pour un sou !

Ma note : 7/10

vendredi 1 décembre 2023

Le Dîner de Cons


Le Dîner de Cons
 
Un ami de Pierre Brochant, Jean Cordier, lui a trouvé un fabuleux candidat pour son prochain dîner de cons lors d'un trajet en TGV : François Pignon, employé du ministère des Finances qui se passionne pour les constructions de maquettes en allumettes. Pierre Brochant, victime d’un tour de reins à la suite d'un faux mouvement en jouant au golf, décide de le recevoir chez lui avant de l’emmener au dîner, afin de l’étudier un peu. Offusquée par le concept d’un dîner de cons et ne souhaitant pas en être complice en rencontrant l’intéressé, Christine, la femme de Pierre, décide de quitter les lieux sous le regard du professeur Sorbier, appelé pour le tour de reins de Pierre, qui semble amusé par le concept de dîner de cons. Brochant est immobilisé chez lui pour recevoir Pignon et devra se résoudre à renoncer à son dîner. Soudain, Christine laisse un message sur son répondeur pour lui annoncer leur rupture. Pignon, que sa femme Florence a quitté deux ans auparavant pour un collègue que lui-même trouve stupide, comprend sa souffrance psychologique et se met en tête de l’aider malgré les supplications continuelles de Brochant pour être laissé seul.
 

Le Dîner de Cons
Réalisation : Francis Veber
Scénario : Francis Veber
Musique : Vladimir Cosma
Production : Gaumont, Efve Films, TF1 Films Production
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Dîner de Cons
Pays d’origine : France
Parution : 15 avril 1998
Langue d'origine : français
Durée : 80 min
 
Casting :
Jacques Villeret : François Pignon, employé à l'administration des impôts
Thierry Lhermitte : Pierre Brochant, éditeur
Francis Huster : Juste Leblanc, écrivain
Daniel Prévost : Lucien Cheval, le contrôleur fiscal
Alexandra Vandernoot : Christine Brochant, la femme de Pierre
Catherine Frot : Marlène Sasseur
Edgar Givry : Jean Cordier, l'ami de Pierre qui rencontre Pignon dans le train
Christian Pereira : le docteur Sorbier
Pétronille Moss : Louisette Blond, une collègue de François
Benoît Bellal : Bichaud, le premier animateur qui invite le passionné de boomerang
Pierre-Arnaud Juin : Boissonade
Jacques Bleu : le troisième animateur
Daniel Martin : Messignac
Philippe Brigaud : le passionné de boomerang
Elvire Meillière : Gisèle Grandgirard
Michel Caccia : un invité
Laurent Gendron : un invité
Myckaël Georges Schar : le second animateur
Rémy Roubakha : Carlier
Candide Sanchez : l'employé de banque
Bernard Alane : la voix de Pascal Meneaux au téléphone
 
Mon avis :
 La chose peut paraitre incroyable de nos jours mais en son temps, c’est-à-dire, en 1998, Le Dîner de Cons, adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même nom du sieur Francis Veber, connu un succès que l’on peut qualifier de marquant. Ainsi, à la fois le public que les critiques louèrent cette comédie qui, au demeurant, glana quelques belles récompenses au passage – y compris au niveau des Césars dont celle du meilleur film, chose pour le moins notable pour ce qui est d’une comédie… Bien entendu, depuis, un quart de siècle s’est écoulé et, après tant de temps passé, que peut-on retenir de cette énième comédie du sieur Veber qui, en son temps, nous offrit quelques belles pépites comme La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs – la fameuse trilogie avec Gérard Depardieu et Pierre Richard – et dont le nom restera à jamais associé a la comédie a la française ? Bon, je ne vous le cache pas, jusqu’alors, je n’avais eu qu’une seule occasion de regarder Le Dîner de Cons et cela remonte, probablement à 1999, ce qui, il faut en convenir, date un peu. Certes, j’en avais gardé un bon souvenir mais pas au point qu’il soit impérissable non plus. Du coup, par curiosité, je m’étais dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle, ne serais-ce que pour me rafraichir la mémoire… Le résultat ? Bon, comment dire, disons que, c’est un faut, Le Dîner de Cons est une bonne petite comédie et que, oui, incontestablement, il n’est pas avare de scènes pour le moins amusantes. Coté acteurs, le duo composé de Jacques Villeret et de Thierry Lhermitte fonctionne à merveille et le premier, justement, nous prouve à merveille qu’il méritait la reconnaissance qu’il n’avait jamais vraiment eu. Après, une fois que cela est dit, peut-on vraiment, vingt-cinq ans plus tard, chanter encore les louanges de ce film ? En toute sincérité, selon moi, non : ainsi, autant la trilogie avec Gérard Depardieu et Pierre Richard – sans être des chefs d’œuvres non plus – fonctionne toujours autant de nos jours et ne souffre, finalement, que de ses multiples rediffusions, pour ce qui est du Dîner de Cons, disons que le temps a fait son œuvre et que ce film, si loué en son temps, apparait désormais comme étant tout juste une sympathique comédie, mais sans plus… De quoi se poser des questions sur l’engouement de la fin des années 90 ? Oui, probablement, mais bon, quelque part, cela fait toujours plaisir de voir une comédie récompensée aux Césars même si, finalement, ce ne fut peut-être pas la bonne qui mérita la récompense suprême…


Points Positifs
 :
- Une comédie pour le moins sympathique et qui, malgré le temps écoulé et quelques faiblesses apparentes, fonctionne toujours de nos jours. Bien entendu, c’est du Francis Veber et comme celui-ci était l’un des maitres du genre, la chose n’est pas anormale…
- C’est vrai que l’on rigole pas mal devant les imbécilités de ce brave Jacques Villeret qui est d’une connerie rarement atteinte !
- Le duo composé de Jacques Villeret et de Thierry Lhermitte est pour beaucoup pour la réussite de ce film, surtout le premier qui méritait depuis longtemps un rôle à sa mesure et qui lui apporta, enfin, la reconnaissance du milieu.
- Pour ce qui est du reste du casting, disons que nous avons affaire à quelques grands noms de la fin des années 90, quand à ma préférence, elle va, incontestablement à Daniel Prévost qui est excellentissime dans son rôle de contrôleur des impôts !
 
Points Négatifs :
- Le Dîner de Cons était, au départ, une pièce de théâtre et cela se voit lors du visionnage de ce film. D’ailleurs, je pense que cette histoire oh combien loufoque devait mieux fonctionner sur les planches que sur le grand écran…
- Même si Le Dîner de Cons est une bonne comédie, la chose est indéniable, avec le temps écoulé, il est évidant que celle-ci accuse un peu son âge et que l’on a plus tendance à voir ses faiblesses que ses grandes qualités – contrairement à d’autres longs métrages du sieur Veber.
- Du coup, un quart de siècle plus tard, on peut se demander pourquoi se film connu un tel succès critique alors que des comédies largement supérieures n’ont pas eu droit à tant d’honneurs de la part de la profession ?
- Gérard Depardieu et Pierre Richard, c’était tout de même autre chose !
 
Ma note : 7/10