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mercredi 11 janvier 2023

New X-Men – L’Arme XII


New X-Men – L’Arme XII
 
Cassandra Nova compte bien se venger de son frère Charles Xavier et de ses fidèles X-Men. Elle a plongé dans un coma forcé son jumeau et projette un plan bien pire encore. A l'école des mutants, l'absence du professeur X est compensée par Emma Frost qui endosse le rôle de directrice. Elle s'appuie sur le retour d'Hank McCoy et de Wolverine pour que l'ordre reste bien en place. De son côté, Jean Grey fait son possible pour sortir le professeur de son sommeil forcé mais aucune solution n'est trouvée. Cyclope est contraint d'aller en Chine et de solliciter Xorn, un mutant aux pouvoirs stellaires. Son aide ne sera pas de trop car en plus, Cassandra Nova vient de manipuler l'Empire Shi'ar pour qu'il s'en prenne à la Terre...
 

New X-Men – L’Arme XII
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Ethan Van Sciver, Igor Kordey, John Paul Leon, Tom Derenick, Phil Jimenez
Encrage : Tim Townsend, Rich Perrotta, Andy Lanning, Norm Rapmund, Sandu Florea, Scott Hanna, Danny Miki, Igor Kordey, Bill Sienkiewicz
Couleurs : Brian Haberlin, Dave McCaig, Chris Chuckry, Hi-Fi Design
Couverture : Ethan Van Sciver
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – Weapon XII
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Mars 2002 – Décembre 2002
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 04 décembre 2012
Nombre de pages : 288
 
Liste des épisodes
Imperial – New X-Men 122-126
New Worlds – New X-Men 127-133
 
Mon avis : 
Après des débuts en fanfare pour la série New X-Men, renommée ainsi après sa prise en main par le fort talentueux Grant Morrison, il apparait clairement que le deuxième tome de cette intégral du run morrisonien chez les mutants est légèrement inférieur, la faute, comme on le verra plus bas, a un contenu qui se disperse un peu trop une fois passé la conclusion du run Imperial. Car en gros, pour ce qui est de la première moitié de ce second volume de New X-Men, on est dans la lignée droite du tome précédant avec l’apocalyptique affrontement entre nos héros et une Cassandra Nova tout bonnement déchainée. Il faut dire que celle-ci, en prenant le corps de Charles Xavier et en se faisant passer pour lui, réussi à contrôler l’Empire Shi’ar et a envoyer la Garde Impériale sur Terre afin d’en finir avec les mutants, ce qui, bien entendu, va entrainer un affrontement dantesque entre celle-ci et des X-Men de plus en plus affaiblis – oui, la bougresse a penser a tout ! Quasiment invincible, Cassandra Nova finira bien entendu par tomber mais encore aura-t-il fallut l’aide de certains des élèves – Angel, Bec et les Cuckoos – et d’un nouveau venu dans l’équipe, un certain Xorn qui fera énormément parler de lui par la suite… Bien entendu, scénaristiquement, c’est un peu plus basique que les épisodes du tome précédant puisqu’il y a pas mal de combats, mais bon, malgré cela, on sent tout de même la touche Morrison et rien que la façon dont Cassandra Nova se fait piéger est on ne peut plus diabolique… Par contre, pour ce qui est des dessins, c’est une autre histoire car si une fois de plus, Frank Quitely est a la hauteur de sa réputation, les autres épisodes sont d’Igor Kordey ; fort heureusement, celui-ci est tout de même plus appliqué que dans les épisodes auquel il a collaboré dans le volume précédant. Quoi qu’il en soit, une fois Imperial achevé et la menace Nova mise hors d’état de nuire, la suite est un peu moins captivante : ainsi, si la petite virée parisienne de Xavier et Jean Grey – le tout dessiné par un Igor Kordey décidément très présent – n’est pas désagréable et nous permet de faire la connaissance d’un personnage franchement charismatique et qui fera date, Fantomex, pour le reste, nous avons surtout droit a pas mal d’épisodes qui se suffisent quasiment a eux-mêmes… Un qui met Xorn en vedette, un autre histoire de rendre hommage a Magneto et même si, bien entendu, Grant Morrison profite de ceux-ci pour faire tranquillement avancer ses nombreuses intrigues – particulièrement la relation entre Cyclope et Emma Frost et leur fameuse liaison si particulière – force est de constater que tout cela est légèrement inférieur a ce que l’on avait connu jusque là… mais bon, rassurez vous, ce n’est qu’une petite baisse de régime, une pause avant que la série ne reparte vers l’avant et des sommets qualitatif qui on fait sa réputation…
 

Points Positifs
 :
- Les cinq premiers épisodes, qui composent l’arc Imperial, sont le grand moment de cet album et voir les X-Men affaiblis comme jamais aux prises avec la Garde Impériale Shi’ar et une Cassandra Nova plus puissante que jamais est un vrai régal. Bien entendu, il y a un peu plus d’action au cours de ces épisodes mais vu comment nos héros finissent par piéger Cassandra Nova et vu l’aide improbable qu’ils ont de quelques uns de leurs élèves – Bec, Angel et les Cuckoos – il est clair que cet arc est excellent.
- Deuxième point fort de ce second tome de New X-Men : la première apparition d’un personnage qui fera date par la suite, un certain Fantomex.
- Frank Quitely ne dessine hélas que quelques épisodes dans cet album (dont la conclusion de Imperial) mais une fois de plus, on se régal avec ses dessins tout simplement extraordinaires.
- Début de la liaison entre Cyclope et Emma Frost.
- Mine de rien, on a droit a une sacrée révélation quand a Wolverine et ce projet Arme X qui en fait serait le projet Arme 10 et non X.
- Phil Jimenez fait ses débuts sur New X-Men et sincèrement, il promait énormément.
- Je sais que le style d’Igor Kordey est on ne peut plus particulier mais je trouve qu’il se débrouille bien mieux dans les nombreux épisodes qu’il dessine ici, ce qui, avouons le, n’était pas le cas dans le tome précédent.
- Première apparition de Dust.
 
Points Négatifs :
- Il y a tout de même une baisse de régime une fois passé l’arc Imperial ; il faut dire qu’il y a trop d’épisodes apparemment sans liens entre eux (en fait si), pas mal de personnages qui y interviennent et un certain dispersement dans l’intrigue.
- Un épisode centré sur Xorn : sympa mais sans grand intérêt si ce n’est de voir le petit nouveau de l’équipe agir en solo.
- Pour la énième fois en je ne sais combien d’années, Xavier retrouve l’usage de ses jambes.
- Je ne suis pas un grand fan de l’X-Corporation… enfin, surtout de celle en Inde au vu de son casting.
- Encore et toujours le cas Igor Kordey et son style tellement particulier qui divisera les fans.
- Hélas, mille fois hélas, Frank Quitely est moins présent dans ce second tome de New X-Men, et comme en plus, il y a pas mal de dessinateurs qui le remplacent, on passe du bon au franchement moyen.
 
Ma note : 8/10

New X-Men – E comme Extinction


New X-Men – E comme Extinction
 
Le professeur Xavier est en joie, car le Dr Henry McCoy, alias le Fauve, termine tout juste la création de Cerebra, un modèle dix fois plus performant que Cerebro. Il permet à Charles de retrouver facilement les mutants du monde entier. En revêtant le casque de la machine, le professeur est ravi de voir le nombre de ses congénères présents un peu partout. Cependant, alors qu'Henry supervise le premier essai, il remarque une lumière vive et disparate sur une zone du globe. Afin de ne courir aucun risque, le professeur Charles Xavier demande à Cyclope et Wolverine, qui viennent tout juste de récupérer un jeune mutant en Australie, de se rendre aux coordonnées indiquées. Peu après, le professeur explore les possibilités de la machine, pendant qu'Henry montre ses innovations à Jean Grey. Soudain, le leader de la cause mutante entend une voix. Celle-ci est puissante et souhaite prendre possession de lui. Charles sort alors un pistolet et le pointe sur sa tête...
 

New X-Men – E comme Extinction
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Leinil Francis Yu, Ethan Van Sciver, Igor Kordey
Encrage : Tim Townsend, Mark Morales, Dan Green, Gerry Alanguilan, Sandu Florea
Couleurs : Brian Haberlin, Hi-fi Design
Couverture : Frank Quitely
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – E is for Extinction
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Juillet 2001 – Février 2002
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 01 juin 2012
Nombre de pages : 150
 
Liste des épisodes
E is for Extinction – New X-Men 114-117
The Man from Room X – New X-Men Annual 2001
Germ Free Generation – New X-Men 118-121
 
Mon avis :
 Les amateurs de comics le savent bien, il est évidant que depuis quelques années, la franchise X-Men est loin, très loin de son lustre d’antan, la faute, bien entendu, a Marvel qui au début des années 2000 a commencer a mettre en avant les Avengers mais aussi et surtout (car je ne pense pas que les têtes pensantes de la maison des idées souhaitaient une telle baisse qualitative) pour le choix ubuesque de faire table rase de quasiment tout ce que le grand Grant Morrison avait apporté a la saga. Car oui, déjà au tournant des années 2000 et après le départ de Scott Lobdell qui avait porté les X-Men a bout de bras a la fin du siècle dernier, la franchise mutante était a bout de souffle : trop de personnages, trop de crosovers, trop de scénaristes qui se succédaient avaient fait que nos enfants de l’atome étaient tomber bien bas – hélas, ce fut aussi le cas par la suite – et puis, en 2001, arriva donc un certain Grant Morrison, grand nom des comics s’il en est, et qui, avec son compère préféré, le talentueux pour ne pas dire génial, Frank Quitely, allait révolutionner les X-Men. Car avec Morrison, il fallait s’attendre a tout et surtout à sortir des sentiers battus : ainsi, premièrement, exit la quasi-totalité des membres de l’équipe pour que le scénariste se concentre sur les éléments les plus charismatiques que sont Cyclope, Jean Grey, Wolverine, le Fauve, Emma Frost et Xavier. Ensuite, et mine de rien, c’était tellement logique que l’on peut se demander, après coup, comment personne n’y avait pensé avant, l’institut Xavier étant une école, il fallait bien qu’a un moment donner, celle-ci ait de véritables élèves et plus quelques adultes et adolescents qui jouaient au super-héros ; ses élèves, nombreux et variés, tenant pour la plupart du film Freaks ce qui nous changeait également du mythe du mutant beau gosse. Autre nouveauté, et de taille, suite a un événement dramatique survenu dès les premiers épisodes de ce New X-Men (la série avait été rebaptisée sans que l’on change la numérotation de celle-ci, c’était une autre époque), si les mutants continuent à être hais par certains, ils deviennent également, pour d’autres, tendance, bref, un virage a 180° inattendu et intéressant… Ajoutons à cela de nouveaux uniformes typé Matrix et d’entrée de jeu, on ne peut s’empêcher de se dire que ce diable de Morrison partait sur d’excellentes bases ! Nouvelle ambiance, nouveaux costumes, équipe limité a quelques membres, il fallait également de nouveaux adversaires et entre un certain John Sublime qui va faire énormément parler de lui tout au long de la saga et Cassandra Nova, la sœur jumelle de Xavier qui va mettre les X-Men en difficulté comme jamais, d’entrée de jeu, le ton est donné. Mais à scénario béton il fallait un artiste de talent et avec Frank Quitely, il est clair que les X-Men n’ont peut-être jamais été aussi bien servis (en dehors, bien sur, de la période John Byrne), l’écossais, avec son style particulier, réinventant quasiment chaque personnages… Hélas, Quitely ne peut dessiner tous les épisodes et si Ethan Van Sciver s’en sort avec les honneurs, ce n’est pas vraiment le cas qu’un Igor Kordey par moments catastrophique et qui me rappelle ses pires prestations sur L’Histoire Secrète… Mais bon, en dehors du cas Kordey, pour le reste, c’est du tout bon pour ne pas dire plus et si vous êtes un fan des X-Men, il me parait évident que vous ne pouvez pas passer a coté du run de Morrison : pour ses immenses qualités, bien entendu, mais aussi pour la simple bonne raison que depuis son départ, la franchise, en dehors de quelques exceptions, ne fut plus jamais la même. Alors, si vous souhaitez relire ces épisodes qui vous ont enchanté au début des années 2000 ou tout simplement si vous voulez les découvrir, n’hésitez pas une seconde car ce premier tome de New X-Men vaut vraiment le coup, et puis, d’entrée de jeu, les bases sont posées et c’est fou, avec quelques années d’écart, de voir que le moindre détail du scénario possède son importance et annonce bien des événements a venir… ah oui, c’était vraiment une autre époque !
 

Points Positifs
 :
- Historiquement, le run de Morrison sur les X-Men est d’une importance primordiale pour la franchise mutante : dernier grand événement de celle-ci, il renoue allègrement avec les plus grandes heures de la saga. Après, on peut aimer ou non, cependant, au moins, avec Morrison, on sortait des sentiers battus, la franchise était dépoussiérée et il se passait enfin quelque chose chez les X-Men. Bref, un incontournable a lire et a relire.
- Grant Morrison change tout, ou presque : nouveaux uniformes, nouveaux ennemis, l’institut Xavier devient enfin une école, une équipe plus resserrée ce qui permet de ne pas se disperser entre une vingtaine de personnages, mutations secondaires comme celle du Fauve qui devient plus félin et celle d’Emma Frost qui peut désormais se transformer en diamant humain.
- Scénaristiquement, c’est parfait : que ce soit au niveau des dialogues, des relations entre les personnages, Morrison fait du très bon boulot : nos X-Men ont des doutes, des certitudes et n’apparaissent plus comme des demi-dieux vivants sans âme…
- Frank Quitely, bien entendu. De part son style particulier mais fort talentueux, celui-ci rénove complètement la franchise et nous fait redécouvrir des icones comme Cyclope, Jean Grey ou Emma Frost. D’ailleurs, le plus bel exemple est, de mon point de vu, Cyclope : bodybuildé pendant les années 90 comme tous les super-héros, celui retrouve une apparence plus conforme a son surnom, Slim – mine de rien, c’est avec ces petits détails que l’on reconnait le talent d’un dessinateur.
- Si pour le moment, Sublime ne brille pas vraiment par son charisme (attendez), pour ce qui est de Cassandra Nova, c’est une autre histoire : d’entrée de jeu, elle provoque la mort de 16 millions de mutants, ensuite, elle s’en prend aux X-Men et on apprend finalement qu’elle est la sœur jumelle de Xavier, sœur que ce dernier a essayer de tuer alors qu’ils se trouvaient tout deux dans l’utérus de leur mère !
- Non seulement, l’institut Xavier est devenu une école avec des élèves mais qui plus est, ceux-ci sont, pour une bonne partie, une belle bande de freaks : formes improbables voir monstrueuses pour certains, Morrison et Quitely bousculent les conventions et sortent du mythe mutant/beau gosse que l’on avait auparavant.
- Premières apparitions de personnages qui vont prendre petit à petit une importance capitale par la suite : Bec, Angel, Xorn, les sœurs Cuckoos.
- Frank Quitely ne dessinant pas tous les épisodes vus les rythmes de parutions mensuelles, il est correctement remplacé par Ethan Van Sciver plutôt talentueux.
- Ce premier tome de New X-Men nous permet d’avoir droit a l’Annual paru cette année là et qui, sans être exceptionnel, a son importance puisque Sublime et Xorn y font leur apparition, mais aussi, pour son format de publication original.
- L’épisode 121, quasiment sans paroles, où Jean Grey et Emma Frost se baladent dans le cerveau du Xavier est une pure réussite !
 
Points Négatifs :
- Il apparait clairement que le plus gros problème de ce premier volume deNew X-Men est Igor Kordey : remplaçant Frank Quitely sur certains épisodes, le croate, a ce moment là, pas aussi appliqué qu’il put l’être ces dernières années, massacre tout bonnement certaines planches. Alors bien sur, son style est particulier et par certains cotés, j’ai appris à l’apprécier au fil des ans, mais a l’époque, ce n’était pas encore ça, loin de là !
- Je reconnais qu’il faut s’accrocher aux scénarios de Morrison et que, par moments, tout n’est pas simple à suivre. Du coup, il se peut que la complexité de ces derniers ainsi que certains dialogues déplaisent à un certain public.
- Euh, je veux bien croire que Magneto soit convalescent mais bon, des sentinelles attaquent Génosha et le maitre du magnétisme ne peut rien faire ?
- Peut-être ne suis-je pas objectif mais bon, par moments, je l’ai trouvé un peu brouillon Leinil Francis Yu sur New X-Men Annual.
 
Ma note : 9/10

samedi 17 décembre 2022

Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire


Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire
 
C’est l’effervescence dans la rue principale de la petite ville de Dryheave, dans l’Arizona : il y a eu un meurtre chez Madame Cleo. Une de ses filles a tué un client. Alors qu’un vieil homme se présente devant le Delilah’s General store appartenant à la fille de River, le Marshal Bass et sa femme Bathsheba se dirigent vers la maison close. Une foule dense bloque l’accès principal. Cleo, la maîtresse des lieux, aide River à pénétrer par l’accès de service sur le côté de l’établissement. A l’intérieur, le désordre règne. Au vu de l’accueil chaleureux des filles de l‘établissement envers le Marshal, sa femme se doute bien que ce n’est pas la première fois que son cher mari y met les pieds. Arrivé dans la chambre, le Sherif est présent. Il fait rapidement remarquer au marshal qu’il est en dehors de sa juridiction. Peu importe, les faits sont évidents. Mindy Maguire et Bernhardt le puant étaient seuls dans la pièce et l’or de ce dernier, ainsi que son revolver, ont disparu. Il faut rattraper la belle avec son butin et la pendre pour meurtre. River est un peu plus méfiant, car la fugitive s’est dirigée vers les territoires indiens. Le shérif est sûr de lui. Il rassemble les hommes de la ville et organise une battue en promettant du whisky à volonté. Cléo demande une faveur à River. Elle souhaite qu’il la retrouve avant le shérif et sa horde imbibée de whisky. Car même si elle a tué un homme, elle a droit a un procès.
 

Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O’Grady, Anubis
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 31 août 2022
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Huitième, oui, huitième volet de Marshal Bass et, la première chose qui me saute aux yeux, après lecture de celui-ci, c’est que c’est toujours aussi bon ! Bien entendu, arrivé à un tel point de la saga, ce n’est plus vraiment une surprise et, d’ailleurs, si je dois être tout à fait précis, j’avais débuté ma critique du tome précédent, Maître Bryce, grosso modo, de la même manière… Je me répète ? Certes et je ne m’en cache pas, mais bon, comment dire si ce n’est que le western haut en couleur du duo composé du sieur Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins est, à mes yeux, une bonne, une très bonne surprise et si je dois être tout à fait objectif, je dois reconnaitre que je n’en n’attendais pas autant… Mais bon, chanter les louanges de Marshal Bass, c’est une chose, m’intéresser, précisément, à ce fameux huitième tome, c’en est une autre et, justement, il est grand temps que j’aborde le cas de La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire ! Un titre à rallonge que voilà et, après avoir dévoiler le passé de River Bass dans le volet précédent, Darko Macan reprend tranquillement le fil rouge de son intrigue principale, ce, en entrainant notre marshal préféré sur les traces d’une fille de joie suspectée – à raison – d’un meurtre. Une intrigue simple mais néanmoins efficace qui a de quoi ravir les fans de la saga surtout que notre brave River est toujours aussi en forme, même quand le scénario est plus léger qu’en temps normal : en effet, malgré la gravité de certaines scènes et quelques décès, l’humour est tout de même présent et si, objectivement, ce huitième tome est moins aboutit que Los Lobos et Maître Bryce qui sont, pour rappel, les deux meilleurs de la série, celui-ci n’en reste pas moins suffisamment réussi pour confirmer tout le bien que l’on peut penser de la bande dessinée des sieur Macan et Kordey. Bref, Marshal Bass est toujours aussi bon, le plaisir est toujours au rendez vous et même si cette saga ne sera jamais un chef d’œuvre – il ne faut pas exagérer – celle-ci n’en reste pas moins excellente, ce qui est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Un volet certes moins marquant et aboutit que ses prédécesseurs immédiats mais qui n’en reste pas moins suffisamment réussi pour confirmer, une fois de plus, tout le bien que l’on peut penser de Marshal Bass, une BD, décidément, quasiment parfaite depuis ses débuts et qui s’avère être, à mes yeux, une très bonne surprise !
- Une intrigue qui plonge notre héros sur les traces d’une prostituée qui a tuer un client et qui s’avère être plus humoristique qu’en temps normal. C’est à la fois simple et efficace et si vous êtes fans, vous ne serez pas déçus !
- Igor Kordey livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier d’excellente et, si vous êtes fans de l’artiste croate, force est de constater que vous allez vous régaler, surtout que l’ambiance western lui va à ravir.
- Une couverture simple mais efficace.
- La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire : un titre à rallonge mais génial !

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, il faut reconnaitre que c’est tout de même un poil moins aboutit qu’en temps normal, surtout si on compare avec les deux tomes précédents.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 7,5/10

mercredi 7 décembre 2022

Marshal Bass – Maître Bryce


Marshal Bass – Maître Bryce
 
Fin août 1877, River Bass prépare le repas dans le jardin du Delilah’s General Store. C’est jour de fête pour la famille Bass, car c’est le baptême du petit Joe. Tout le monde est réuni, y compris le révérend Dollar. Ce dernier est un ventre sur patte. D’après lui, c’est un traumatisme de la guerre de Sécession. Un autre invité, Washington Beef, a vécu la guerre et son souvenir est cruel. Alors qu’il participait à sa première bataille, son principal souvenir est ce sentiment de peur jusqu’au premier corps touché par une balle, puis dans un second temps, son instinct de survie prend le dessus. Le plus cruel de ses souvenirs est lorsqu’il à dû s’allonger parmi les corps mis en scène par le photographe de propagande, car il n’y avait pas assez de corps à proximité pour immortaliser la bataille victorieuse. Au cours du repas, le révérend voulant en savoir plus sur son hôte demande d’où vient le nom de River, car d’après lui, ce n’est pas son nom de baptême. A ce moment, les yeux de Bass se figent et son esprit plonge dans le passé à l’été 1854...
 

Marshal Bass – Maître Bryce
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 05 janvier 2022
Nombre de pages : 56
 
Mon avis : Volume après volume, je commence à me poser pas mal de questions au sujet de ce fameux Marshal Bass… Il faut dire que, depuis ses débuts, le western mettant en scène le tout premier marshal noir, œuvre du sieur Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins n’aura connu pas la moindre faiblesse. Bien au contraire, petit à petit, j’ai l’impression que, qualitativement parlant, c’est de mieux en mieux ! Ainsi, après Los Lobos qui s’était avéré être le meilleur volet de la saga jusqu’à présent, comment ne pas reconnaitre que, son successeur immédiat, Maître Bryce, est tout aussi bon ? Pourtant, dans ce septième volet de Marshal Bass, Darko Macan fait une pause dans son récit et nous dévoile, enfin, le passé de son héros. Incontestablement, ce flashback qui occupe tout cet album est plutôt le bienvenu et ce, pour deux raisons : premièrement, parce que River Bass est un personnage complexe et intéressant, deuxièmement, en raison du fait que, en plus de découvrir les jeunes années de notre héros, nous avons droit à un récit captivant qui nous tient en haleine de la première à la toute dernière page. Ainsi, dans ce septième volet de Marshal Bass, le lecteur va découvrir les origines de River Bass, le lien complexe qui le lie à son maitre qui, malgré le fait que ce dernier est un salopard finit, ne l’aura guère maltraité, sans oublier, pour finir, la première rencontre entre notre héros et celle qui deviendra sa femme – accessoirement, la fin du flashback sert de lien avec la paix retrouvée au sein du couple. Bref, c’est passionnant, pour peux, naturellement, que vous soyez fan de Marshall Bass et si l’on ajoute à cela, bien entendu, un Igor Kordey qui livre une fois de plus une superbe prestation et dont le talent, indéniable, n’est plus à prouver, alors, vous comprendrez à quel point, mon enthousiasme, n’a pas varié d’un iota depuis que je me suis plongé dans cette série !
 

Points Positifs
 :
- Après un sixième volet qui s’était avéré être le meilleur de la saga depuis ses débuts, ce septième tome s’avère être tout aussi bien et confirme définitivement Marshal Bass comme étant une des meilleures productions, si ce n’est la meilleure du duo Macan et Kordey. Une belle réussite dont on ne se lasse nullement !
- Ce septième volet de Marshal Bass nous offre un long flashback qui nous dévoile le passé de notre héros et, ma foi, entre son lien ambigu avec son maitre, son passé pour le moins cruel et sa rencontre avec celle qui deviendra son épouse, force est de constater que c’est un pur régal.
- Igor Kordey livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier d’excellente et, si vous êtes fans de l’artiste croate, force est de constater que vous allez vous régaler, surtout que l’ambiance western lui va à ravir.
- Encore une double page pour le moins sublime : cette fois ci, c’est la plantation où River Bass à passer sa jeunesse qui est mise à l’honneur.
- Une couverture sobre mais terriblement efficace.

Points Négatifs :
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 8/10

mardi 29 novembre 2022

Marshal Bass – Los Lobos


Marshal Bass – Los Lobos
 
Dans le désert de l’Arizona, en janvier 1877, un homme à cheval accompagne un prisonnier jusqu’au village le plus proche. Le prisonnier est El Professor, un brigand de la bande sanguinaire Los Lobos. Occupé à parler à son prisonnier, Turtle ne voit pas qu’il est observé. Sur une petite colline, un homme à cheval espionne la scène. Joaquim el jefe de Los Lobos attend le bon moment pour intervenir et récupérer l’un de ses hommes. En un instant, sans que Turtle ne se rende compte de quoi que ce soit, le groupe d’hommes encercle le maton peu expérimenté. Ni une ni deux, Turtle se retrouve désarmé et sous l’œil amusé du chef de Los Lobos, il creuse déjà sa propre tombe. Quelques heures plus tard, dans l’hacienda El Palomar, Bathsheba, l’ex-femme de Bass, a refait sa vie avec Don Heraclio Vega. D’ailleurs, ils ont de la visite. La bande des Los Lobos est à la porte et Joaquim, fils déchu de la famille Vega, vient reprendre l’hacienda familiale par la force. A la tombée de la nuit, à quelques pas de là, Marshall Bass de retour de chez sa fille dans la banlieue de Dryheave, arpente le désert. Il ne tarde pas à se retrouver face à Turtle, une vieille connaissance, que les Lobos ont épargné en l’enterrant vivant jusqu’au cou. Ce dernier lui raconte sa mésaventure et lui annonce que le groupe de bandits se dirige vers l’hacienda El Palomar. Marshall Bass fait le rapprochement en quelques secondes et se lance sur la piste des bandits pour sauver sa famille.
 

Marshal Bass – Los Lobos
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 31 mars 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Nous en sommes déjà au sixième volume de Marshal Bass et, si l’on doit faire un constat, c’est que, si le western des sieurs Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins, n’est et ne sera probablement pas un chef d’œuvre, il n’en reste pas moins comme étant une excellente bande dessinée qui, jusque là, n’a toujours pas connu le moindre sans faute. Cela est tout de même notable, c’est un fait et, justement, pour ce qui est de Kordey – qui possède son lot de détracteurs mais aussi de fans, dont je fais parti – il est évidant que nous sommes deux ou trois crans au-dessus de l’une des sagas qui l’aura fait connaitre en France, je veux, naturellement, parler de L’Histoire Secrète – sous la houlette de Jean-Pierre Pécau – qui, il faut l’admettre, aura alterner tout au long de sa trentaine de tomes, entre le bon et le franchement bof… Ceci étant dit, quid, donc, de ce sixième volet de Marshal Bass ? Eh bien, disons que, une fois de plus, nous avons affaire à du bon, du très bon même et, quelque part, il se pourrait presque que Los Lobos soit le tout meilleur volume de la série depuis ses débuts, tout simplement ! Il faut dire que, ici, tout frôle avec la perfection, ou presque : ainsi, si l’on se souvient bien, a l’issu de L'Ange de Lombard Street, notre marshal préféré avait découvert que sa famille avait tout simplement disparue, le laissant seul – a raison, il faut le reconnaitre… Ni une, ni deux, le voici sur les traces de sa femme et de ses enfants, sauf que celle-ci l’a quitté pour le propriétaire d’une hacienda, un certain Don Vega. Cependant, si les choses pouvaient s’avérer être complexes de prime abord et que l’on pouvait se demander comment River Bass allait reconquérir son épouse et retrouver sa famille, un petit coup de pouce du destin a lieu puisque le frère de Don Vega, un bandit de grand chemin qui se donne de faux airs de révolutionnaire, retourne au bercail et prend de force l’hacienda, mettant donc en danger les proches de notre héros. Un petit coup de pouce du destin ais-je dis ? Oui, car, face au danger, River Bass est dans son élément et même si les choses ne vont pas vraiment se dérouler comme il pouvait l’espérer, ce, a la grande surprise des lecteurs – disons que c’est la famille de notre héros qui mets les mains dans le cambouis – tout est bien qui finit bien pour notre héros, ou presque… Scénaristiquement, Darko Macan nous tient en haleine de la première à la dernière page, quand aux dessins, que dire de plus au sujet du sieur Kordey ? Qu’il livre une excellente prestation, que sa double page présentant l’hacienda est tout simplement sublime ? Oui, incontestablement ! Bref, vous l’avez compris, un bon, que dis-je, un excellent sixième volet de Marshal Bass qui confirme une fois de plus tout le bien que je pense de cette BD qui est, selon moi, une très belle surprise comme j’aimerais en découvrir plus souvent !
 

Points Positifs
 :
- Un sixième tome qui, non seulement, confirme tout le bien que l’on pouvait penser de Marshall Bass, une BD qui est toujours aussi plaisante à la lecture et qui vous fera passer, une fois de plus, un très bon moment, mais qui, aussi, s’avère être, peut-être, le meilleur volet de la saga depuis ses débuts, rien que ça !
- Igor Kordey livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier d’excellente et, si vous êtes fans de l’artiste croate, force est de constater que vous allez vous régaler, surtout que l’ambiance western lui va à ravir.
- La double page de Kordey qui permet à ce dernier de présenter l’hacienda est, probablement, la plus belle de la série depuis ses débuts !
- River Bass s’en va au secours de sa famille et, finalement, c’est davantage celle-ci qui est mise en avant et qui sauve la donne. Étonnant mais, néanmoins, excellent surtout avec certaines scènes qui marquent les esprits – les enfants n’hésitent pas à tuer chez les Bass…

Points Négatifs :
- Dommage que la couverture n’ai pas été à la hauteur du contenu de cet album.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 8/10

mardi 15 novembre 2022

Marshal Bass – L'Ange de Lombard Street


Marshal Bass – L'Ange de Lombard Street
 
Philadelphie, Octobre 1876, Marshall Bass arpente les chemins étroits de l’exposition universelle. Il s'arrête boire une bière avec le colonel à proximité du pavillon français qui exhibe fièrement la torche de la statue de la liberté. Profitant de l’ambiance cordiale, le colonel Helena demande à Bass depuis combien de temps il n’est pas rentré chez lui, auprès de sa femme et ses enfants. Sujet sensible pour le Marshall qui s’empresse de finir sa bière et de se lever. Dans la précipitation, il heurte un bourgeois blanc qui, outré de se faire bousculer par un noir, s’empresse de faire la morale au Marshall. Prenant sa défense, Helena présente ses excuses et évite au Marshall la punition du fouet. Les deux hommes se séparent et le Marshall continue seul l’exploration de l’exposition universelle. Il glisse alors sa main dans sa poche de veste, il s’aperçoit que quelqu’un y a glissé un papier. Ne sachant pas lire, il demande naïvement à un couple de bien vouloir lui lire le mot. Outré qu’un noir leur adresse la parole, le couple crie au voleur. Les pandores embarquent le Marshall, sans omettre de lui taquiner le foie avec leur matraque. Arrivé au poste, le lieutenant Schutz est très surpris d’avoir affaire un Marshall noir. Bass apprend du lieutenant que le colonel Helena est parti à Washington pour mener l’enquête sur la mystérieuse morte d’un membre du Congrés. D’après les informations fournies, le tueur serait un homme borgne. Et comme le hasard fait bien les choses, il serait à Philadelphie. Il n’en fallait pas plus au Marshall pour proposer son aide...
 

Marshal Bass – L'Ange de Lombard Street
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 27 novembre 2019
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, Marshal Bass, œuvre des sieurs Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est de la partie graphique, ne sera jamais un chef d’œuvre. Ce constat, je pense que tout le monde sera d’accord. Cependant, si l’on doit être tout à fait objectif, il faut reconnaitre, également, que dans le genre divertissement sans grande prise de tête, ce western qui nous présente les aventures du tout premier marshal noir coche toutes les cases et a de quoi ravir a la fois les amateurs du genre ainsi que celles et ceux qui souhaitent, avant toute chose, passer un bon moment en se délectant des dessins toujours aussi clivant mais franchement attirants du sieur Kordey – eh oui, le croate possède son petit lot de fans, croyez moi ! Et donc, après un quatrième tome, Yuma, qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette saga, que peut-on dire au sujet de L'Ange de Lombard Street, cinquième volet, donc, de Marshal Bass ? Ma foi, si dans l’album précédent, River Bass avait été faire un petit tour en prison pour une mission pour le moins étonnante, ce nouveau volet est encore plus original puisque, abandonnant les contrées désolées habituelles et traditionnelles du western, notre marshal découvre la grande ville et, plus précisément, Philadelphie. Un changement de lieu pour le moins bienvenu qui change la donne et si l’on pouvait estimer que le sieur Bass risquait de ne pas être aussi à l’aise dans un environnement urbain, force est de constater qu’il n’en n’est rien, bien au contraire. Quant à l’intrigue du jour, nous voici avec une enquête où notre héros est sur les traces d’un meurtrier qui, curieusement, semble prendre grand soin des gueules cassés de la Guerre de Sécession toute proche… Bien entendu, je n’en dirais pas plus afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte, me contentant d’affirmer que si, naturellement, vous êtes fans de Marshal Bass, ce cinquième volet vous confortera une fois de plus quand à votre ressentit vis-à-vis de cette BD, un western toujours aussi plaisant et qui s’avère être, d’un point de vu personnel, une des mes très bonnes surprises de cette fin d’année 2023 !
 

Points Positifs
 :
- Un cinquième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de Marshall Bass, une BD qui est toujours aussi plaisante à la lecture et qui vous fera passer, comme à son habitude, un très bon moment.
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Changement de décor radical dans ce cinquième tome puisque les auteurs entrainent River Bass dans un environnement urbain, du coté de Philadelphie et, ma foi, c’est une bonne chose !
- Une intrigue intéressante avec, au cœur de celle-ci, la problématique des gueules cassés de la Guerre de Sécession et dont le sort est pour le moins misérable…

Points Négatifs :
- Un scénario qui manque tout de même d’un peu de finesse puisque c’est le meurtrier qui vient à River Bass et non le contraire !
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 7,5/10