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samedi 7 octobre 2023

Novembre


Novembre
 
En janvier 2015, Abdelhamid Abaaoud parvient à échapper à une opération de police internationale à Athènes où est présent Fred, commissaire de la sous-direction anti-terroriste française. Dix mois plus tard, le 13 novembre 2015, des attentats frappent Paris et Saint-Denis, faisant 130 morts. Dès lors, l'anti-terrorisme va mener l'enquête pour retrouver les terroristes en fuite. Grâce à des écoutes, des filatures et des témoins, ils vont enquêter sans relâche pendant cinq jours, entre Paris et sa banlieue, Bruxelles et le Maroc, jusqu'à l'opération policière du 18 novembre 2015 à Saint-Denis.
 

Novembre
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Olivier Demangel et Cédric Jimenez
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame, Historique
Titre en vo : Novembre
Pays d’origine : France
Parution : 05 octobre 2022
Langue d'origine : français
Durée : 100 min

Casting :
Jean Dujardin : Fred
Anaïs Demoustier : Inès
Sandrine Kiberlain : Héloïse
Jérémie Renier : Marco
Lyna Khoudri : Samia
Sami Outalbali : Kader
Stéphane Bak : Djibril
Cédric Kahn : Martin
Sofian Khammes : Fouad
Raphaël Quenar : Rudy
Jérémy Lopez : Vincent
Victoire Du Bois : Julia
Sophie Cattani : Sarah
Sarah Afchain : Hasna
Lyes Kaouah : Khalid Ben Hamet
Hugo Dillon : Jackie Delattre
Darren Muselet : Attou
Quentin Faure : Benoît
Laurent Maurel : un policier de la Préfecture
Bernard Gabay : un membre du conseil de sécurité de Paris
Luc-Antoine Diquéro : un capitaine de gendarmerie
Jean-Michel Fête : le représentant PP
François Hollande : François Hollande
 
Mon avis :
 Il y a de cela tout juste quelques jours, j’avais eu le plaisir de vous parler d’un certain BAC Nord, long métrage du sieur Cédric Jimenez qui avait, pour rappel, connu un immense succès de la part du public qui avait loué l’excellence de ce long métrage que l’on peut qualifier de coup de poing mais qui, également, lors de sa sortie en aout 2021, avait vu toute la gauche bien pensante lui tomber dessus, à bras raccourcis et comme un seul homme – déconstruit, bien entendu – ce, en raison du fait que les idolâtres de la secte de Mélenchon et les habituels bobos du camp du bien prétendaient que ce film faisait l’apologie de la police, BAC Nord étant donc considéré comme étant un long métrage facho... Nous sommes donc deux années plus tard et l’indécrottable Cédric Jimenez, une nouvelle fois, est revenu sur les écrans avec un nouveau film, Novembre, mettant en scène les forces de l’ordre – ce qui ne l’aidera pas à faire ami-ami avec les membres de la Nupes – le sujet étant, ici, bien plus marquant pour le grand public puisqu’il traite des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus particulièrement, de la rapide enquête qui débuta dès le début de ceux-ci et qui s’acheva, cinq jours plus tard, par l’assaut, à Saint-Denis, sur les derniers terroristes islamistes encore en vie. Une thématique à priori casse gueule mais assez proche, finalement, de celle d’un autre long métrage, américain celui-là, Zero Dark Thirty qui lui, traitait, une poignée d’années plus tard, de la traque qui aboutie à la mort de ce sombre individu que fut Oussama ben Laden, et, comme ce fut le cas avec ce film, le résultat apparait, au final, assez bon pour ne pas dire très bon ! Certes, au petit jeu des comparaisons, Zero Dark Thirty, plus complet, plus aboutit, apparait comme étant supérieur à Novembre, cependant, malgré ce constat évident, le nouveau long métrage de Cédric Jimenez, même s’il est légèrement moins réussi que BAC Nord qui, lui, formidable film coup de poing, était une indéniable réussite, n’en reste pas moins une œuvre qui mérite le détour… Ainsi, pour le traitement des événements, tout d’abord, qui retranscrit à merveille la terrible course contre la montre qui débuta alors même que les attentats étaient encore en court : on est rapidement plongés dans cette enquête hors-norme et même si les événements sont bien connus – en sept ans, le spectateur a eu l’occasion de voir moult reportages sur le sujet – Novembre se regarde comme un excellent thriller, captivant au possible. De plus, la véracité des événements tels qu’ils sont décrits est un plus indéniable pour ce film qui nous montre, naturellement, les services de police et de contre-espionnage sur le qui vive, traitant la moindre piste plus ou moins plausible mais qui finiront par faire mouche par le biais d’un témoignage tombé du ciel et qui valut, par la suite, bien des déboires à la personne concernée – nous ne sommes pas aux Etats-Unis et le service de protection des témoins, en France, est d’un autre temps. Ajoutons à cela un casting impeccable et un rythme qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière minute et l’on obtiendra, au final, un long métrage qui mérite, largement, le détour, confirmant au passage, définitivement, que Cédric Jimenez est un excellent réalisateur mais aussi, que certains films français n’ont nullement à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’outre-Atlantique voir d’outre-Manche. Naturellement, la presse de gauche, fidèle à son habitude, n’aura guère été complaisante à l’égard de ce film, mais bon, ce parti-pris, franchement stupide, est peu important : après tout, en dehors d’un certain public parisien appartenant au camp du bien, qui se soucie encore de leur avis ?
 

Points Positifs
 :
- Une indéniable réussite que ce Novembre qui revient, avec justesse, sur les événements des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus précisément, sur la rapide enquête qui suivit ceux-ci et qui aboutit, cinq jours plus tard, sur l’assaut lancé, à Saint-Denis, contre la planque de ce triste sir que fut Abdelhamid Abaaoud.
- Si, en 2021, BAC Nord avait déjà marqué les esprits de par son excellence, Novembre confirme définitivement tout le bien et le talent du sieur Cédric Jimenez, un réalisateur qui sort nettement de la norme hexagonale et qui possède suffisamment de savoir faire pour nous offrir des œuvres qui n’ont nullement à rougir de la concurrence étrangère.
- Captivant de bout en bout, possédant un rythme élevé, Novembre se regarde comme un excellent thriller même si l’on sait, parfaitement, que celui-ci aborde des événements réels.
- Un très bon casting – avec Jean Dujardin en tête d’affiche – qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester Novembre et, naturellement, son réalisateur, Cédric Jimenez qui, visiblement, après BAC Nord, nous pond encore une ode à la police…
- Un film, dans son traitement, plus américain que français, ce qui, la aussi, posera problème à une certaine intelligentsia parisienne.
 
Ma note : 7,5/10

mardi 27 juin 2023

J'accuse


J'accuse
 
En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l'Allemagne. Le commandant Marie-Georges Picquart, promu lieutenant-colonel et chef du deuxième Bureau, découvre que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable espion pour l'Allemagne et que son propre adjoint, Hubert Henry, sait que le véritable traître n'est pas Dreyfus mais Esterhazy, surnommé Dubois. Par devoir et sens de l'honneur, Picquart refuse d'obéir à ses chefs qui lui ordonnent d'étouffer l'affaire. Il est menacé, arrêté, emprisonné, mais persiste jusqu'à ce que la vérité éclate et que Dreyfus soit libéré et réhabilité. Pendant douze ans, cette affaire déchire la France de la Troisième République et fait scandale dans le monde entier.
 

J'accuse
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Robert Harris, Roman Polanski
Musique : Alexandre Desplat
Production : Légende Films, Gaumont, France 2 Cinéma, Rai Cinema
Genre : Drame Historique
Titre en vo : J'accuse
Pays d'origine : France, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 21 novembre 2019
Durée : 132 mn
 
Casting :
Jean Dujardin : Commandant puis lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart
Louis Garrel : Capitaine Alfred Dreyfus
Emmanuelle Seigner : Pauline Monnier
Grégory Gadebois : Commandant Hubert Henry
Hervé Pierre : Général Charles-Arthur Gonse
Wladimir Yordanoff : Général Auguste Mercier
Didier Sandre : Général Raoul Le Mouton de Boisdeffre
Melvil Poupaud : Me Fernand Labori, avocat d'Émile Zola au civil, puis du capitaine Dreyfus devant le 2e conseil de guerre
Éric Ruf : colonel Jean Sandherr
Mathieu Amalric : Alphonse Bertillon, expert graphologue
Laurent Stocker : Général Georges-Gabriel de Pellieux
Paulo Henrique : Capitaine d'état-major
Vincent Perez : Me Louis Leblois, ami de jeunesse du lieutenant-colonel Picquart
Michel Vuillermoz : Lieutenant-colonel Armand du Paty de Clam
Vincent Grass : Général Jean-Baptiste Billot
Denis Podalydès : Me Edgar Demange, avocat du capitaine Dreyfus devant les 1er et 2e conseils de guerre
Damien Bonnard : commissaire Jean-Alfred Desvernine, de la Sûreté
Laurent Natrella : Commandant Ferdinand Walsin Esterhazy
Kevin Garnichat : Capitaine Jules Lauth
Bruno Raffaelli : juge Delegorgue
Vincent de Bouard : Gribelin
Stefan Godin : Général Darras
Pierre Poirot : greffier Vallecalle
Luca Barbareschi : Philippe Monnier
Mohammed Lakhdar-Hamina : Bachir
Philippe Magnan : procureur Brisset, président du 1er conseil de guerre
Pierre Forest : le colonel Morel
Jeanne Rosa : Martha Leblois
Benoît Allemane : Georges Charpentier, éditeur d'Émile Zola
Gérard Chaillou : Georges Clemenceau, éditorialiste à L'Aurore
André Marcon : Émile Zola
Nicolas Bridet : Mathieu Dreyfus
Swan Starosta : Lucie Dreyfus
Luce Mouchel : Madame Sandherr
Nicolas Wanczycki : Foucault
Pierre Aussedat : Colonel arrêtant Picquart
Jean-Marie Frin : Président du jury
Jean-Marie Lecoq : Médecin du duel
Thierry Gimenez : Colonel Jouaust
Frédéric Épaud : Officier artillerie
Clément Jacqmin : Journaliste Santé
Fabrice Firmin : Alexandre Perrenx
Roman Polanski : un académicien
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, il est impossible de vous proposer la critique de J’accuse, un des tout derniers films en date du sieur Roman Polanski, en occultant l’immense polémique qui à entouré ce long métrage lors de sa sortie, en 2019, puis dans les mois qui suivirent. Bien entendu, j’aurais préféré en faire abstraction, littéralement, cependant, dans le cas de Polanski, ce n’est pas possible et, pour cela, quelque part, il n’a pas fallut que les féministes post-Me Too se réveillent pour cela, non, cela fait bien longtemps, trop longtemps même, que le ver est dans le fruit… En fait, quelque part, ce n’est même pas la faute de Roman Polanski, même si, au début des années 70, il a bel et bien sodomisé une gamine de treize ans ! Non, les coupables car ils sont nombreux, c’est, quelque part, la justice américaine qui n’a pas sut prendre en compte que ce dernier pouvait fuir puis la France qui a finit par l’accueillir et dont ses politiques et son intelligentsia médiatique l’ont protégé pendant des décennies. Après, que dire… un demi-siècle s’est écoulé depuis l’affaire, les deux partis se sont mis d’accord depuis des lustres et Polanski, au fil du temps, a sortit de multiples films dont, certains, rappelant que le bougre est terriblement doué, sont, incontestablement, de très bons films ! Ne faut-il pas les voir ? Sous quel prétexte ? Si l’on devait chercher toutes les vieilles histoires des acteurs, chanteurs, sportifs et autres politiques, il ne resterait plus grand monde, c’est un fait, alors, faire comme beaucoup et séparer l’homme de l’artiste ? Ma foi, pourquoi pas – et je ne suis pas un grand fan de Polanski, l’individu, loin de là… Car bon, comment dire, a un moment donné, c’est probablement ce qu’il faut faire et, justement, alors que cette critique est débutée depuis pas mal de temps, je n’ai toujours pas parlé de ce film ! Alors, quid, donc, de J’accuse ? Eh bien, comment dire… incontestablement, nous avons affaire à un long métrage intéressant et qui remet de fort belle façon en lumière cette fameuse et tristement Affaire Dreyfus qui aura polluée la fin du dix-neuvième siècle en France : pour rappel, un homme, un militaire, le capitaine Alfred Dreyfus, est accusé de trahison et d’intelligence avec l’ennemi, c’est-à-dire, l’Allemagne. Déporté et emprisonné pendant des années à l’île du Diable, celui-ci ne tombera pas dans l’oubli puisque, dans l’Hexagone, des hommes, convaincus de son innocence, vont tout faire pour le libérer ce qui va déchainer des passions dans une société pour le moins antisémite… Naturellement, voilà la trame de fond de ce film dont le nom, bien entendu, renvoi au célèbre article d’Emile Zola dans L’Aurore – ce qui valut au romancier bien des déboires – cependant, ici, la lumière est faite sur un homme, le Lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, interprété par un Jean Dujardin inspiré, qui va, au fil des mois puis des années, enquêter sur cette affaire et faire éclater la vérité. Servi par un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles, J’accuse est donc un film qui, sous le couvert du divertissement, nous permet de revenir sur cette sombre période de l’Histoire française et, sur ce point, il n’y a rien à redire : les faits historiques sont parfaitement retranscrits à l’écran et si certains peuvent trouver singulier qu’Alfred Dreyfus n’apparaisse guère à l’écran, quelque part, c’est plutôt normal vu que celui-ci était, pour rappel, déporté dans une île au beau milieu de nulle part… Après, malgré son coté instructif qui peut être passionnant par moments – pour peu que l’on s’intéresse à l’Histoire, bien entendu – J’accuse peut-il être qualifier de grand film et mérite-t-il toutes les récompenses qu’il a obtenu ? En toute sincérité, je ne le pense pas : Roman Polanski a déjà fait bien mieux auparavant, c’est un fait, cependant, au vu de l’importance du sujet, il était peut-être difficile de faire un chef d’œuvre… Bref, vous l’avez compris, j’ai été plutôt conquis par ce film et ne serais-ce que pour son coté fort instructif, son casting et le rappel de cette fameuse affaire qui défraya tant la chronique il y a plus d’un siècle, je pense que le jeu en vaut la chandelle. Après, il y a la polémique, bien entendu, mais bon, là, nous abordons un sujet qui, finalement, n’a pas sa place ici…
 

Points Positifs
 :
- Si J’accuse n’est pas la première œuvre de fiction à traiter de l’Affaire Dreyfus, il en est, incontestablement, la meilleure, est de loin ! Ainsi, si vous connaissez un tant soit peu ce scandale d’état qui, à la fin du dix-neuvième siècle, défraya la chronique, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous serez rapidement captivés par un scénario qui va vous tenir en haleine du début à la fin.
- Plutôt que de mettre l’accent sur Alfred Dreyfus, la lumière est faite sur un protagoniste plus obscur, le Lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, cependant, celui-ci est d’une importance capitale dans l’Affaire puisque, principalement, c’est grâce à lui que la vérité a finit par éclatée au grand jour.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles, avec, en tête d’affiche, Jean Dujardin, bien entendu, mais aussi, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Wladimir Yordanoff, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric, Vincent Perez et Denis Podalydès.
- Une reconstitution historique de qualité et sur laquelle il n’y a rien à redire.
- Un rappel intéressant sur l’antisémitisme de la société française de la fin du dix-neuvième siècle – même si notre époque, malheureusement, l’est, quelque part, tout autant…
 
Points Négatifs :
- Même si J’accuse est un bon film, ce n’est pas non plus un grand film, il faut le reconnaitre une bonne fois pour toutes.
- Roman Polanski oblige, il est difficile, tout de même, de séparer l’homme de son œuvre et le pire, finalement, c’est que celui-ci a eut le culot de se comparer à Alfred Dreyfus !
- Féministe post-Me Too, gauchiste assumé, membre de la Nupes, lecteurs de Libération ou du Monde, fan de Mediapart, naturellement, vous allez détester ce film… et n’oublions pas, également, ceux qui le jetteront au bucher sous le prétexte que Polanski est juif…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 29 mai 2023

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire


OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
 
En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d'état....
 

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays d’origine : France
Parution : 04 août 2021
Langue d'origine : français, allemand, russe, dialectes africains
Durée : 116 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre Niney : Serge / OSS 1001
Fatou N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha Lindinger : Micheline Pierson
Wladimir Yordanoff : Armand Lesignac
Gilles Cohen : Roland Lépervier
Habib Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les 3 sosies
Ivan Franek : Kazimir
Emil Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim Koma : Promedi
Brice Fournier : le broussard
Christelle Cornil : Josie Ledentu
Karim Barras : Jacky Jacquard
Bruno Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard Bodziak : Jean-René Calot
Martial Courcier : Jean-Loup l'informaticien
Anne-Charlotte Pontabry : Annie
Marie-Philomène Nga : la femme de Léon
Ricky Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc Antoni : Roussel
Nicolas Bedos : l'homme au bar avec Micheline
 
Mon avis :
 C’était un des gros événements de l’été 2021, du moins, pour ce qui est des sorties cinéma dans les salles obscures en France – oui, il faut savoir relativiser les choses – surtout pour ce qui est de ce retour au cinéma après la longue fermeture de ces derniers pendant de longs mois – le fameux Covid, bien entendu – je veux, bien évidement, parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable et inimitable Hubert Bonisseur de La Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on pouvait même penser que celle-ci ne verrait jamais le jour… et puis, après tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment connu pour avoir le même talent pour ce qui est de la mise en scène. Mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps : non, OSS 117 n’est pas un film raciste, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche qui, une fois de plus, se fourvoient totalement. Non, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire est avant toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement, tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi, dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus agés savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney, plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire s’avère être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
- Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille les vieux James Bond !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent. Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais, curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
- Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et, surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste, alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le hurler sur les toits !
 
Ma note : 7/10

OSS 117 – Rio ne répond plus


OSS 117 – Rio ne répond plus
 
En 1967 à Gstaad, une petite station de sports d'hiver dans le Canton de Berne en Suisse. Douze ans ont passé depuis la mission au Caire. OSS 117 y est en paisible villégiature lorsqu'il est confronté à des gangsters chinois qu'il abat les uns après les autres. Hubert Bonisseur de La Bath, agent secret français du SDECE, désormais au service de la Cinquième République française dirigée par le général de Gaulle et son Premier ministre Georges Pompidou, reçoit l'ordre de son supérieur Armand Lesignac de se rendre à Rio de Janeiro où il doit racheter un microfilm contenant une liste d'anciens collaborateurs français durant la Seconde Guerre mondiale, détenu par un ancien dignitaire nazi. Au cours de sa mission, il attire l'attention du Mossad, les services secrets israéliens.
 

OSS 117 – Rio ne répond plus
Réalisation : Michel Hazanavicius
Scénario : Michel Hazanavicius et Jean-François Halin, d'après les romans de Jean Bruce
Musique : Ludovic Bource
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Rio ne répond plus
Pays d’origine : France
Parution : 15 avril 2009
Langue d'origine : français, hébreux, portugais
Durée : 97 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Louise Monot : Dolorès Koulechov
Rüdiger Vogler : Von Zimmel
Alex Lutz : Heinrich / Friedrich Von Zimmel
Reem Kherici : Carlotta / Fräulein Frieda
Pierre Bellemare : Armand Lesignac
Ken Samuels : William « Bill » Trumendous
Serge Hazanavicius : Staman
Laurent Capelluto : Kutner
Cirillo Luna : le hippie à la pomme d'amour
Moon Dailly : la comtesse
Walter Shnorkell : Fayolle
Philippe Hérisson : Mayeux
Nicky Marbot : Castaing
Christelle Cornil : Mlle Ledentu
Vincent Haquin : Blue Devil
Alexandre Goncalves : Blue Devil
Adriana Sallès : Maria-Joa, l'infirmière
Joseph Chanet : le Chinois à la CIA
Patrick Vo : le Chinois pilote
Franck Beckmann : un Allemand
Jean-Claude Tran : un Chinois à l'hôtel
Yin Bing : un Chinois à l'hôtel
Jean-Louis Barcelona : Pichard
Guillaume Schiffman : le militaire israélien
Ludovic Bource : le chef d'orchestre
Laurent Larrieu : un homme de main de Von Zimmel
 
Mon avis :
 Après un premier coup d’essai qui s’était avérer être un coup de maitre avec OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions, sortit dans nos écrans en 2006, Hubert Bonisseur de La Bath – alias Jean Dujardin – c’est-à-dire, l’espion le plus incompétent des services secrets français, était revenu faire un petit tour avec une suite, OSS 117 – Rio ne répond plus, tout juste trois ans plus tard, en 2009. Bon, d’entrée de jeu, il y avait de quoi être dubitatif : après tout, il n’y a rien de plus casse gueule qu’une suite, surtout que le résultat qualitatif n’est pas souvent au rendez vous et que certains, plus cyniques, plus réalistes peut-être, se diront que faire un second volet à un film qui a très bien marché, c’est le meilleur moyen de se faire de l’argent facilement – cela est par ailleurs exact dans bien d’autres médias. Pourtant, dans le cas qui nous préoccupe ici, force est de constater qu’il n’y a nulle déception au programme et que oui, mille fois oui, la réussite est une fois de plus au rendez vous. Ainsi, avec Michel Hazanavicius aux manettes, Jean-François Halin au scénario et, bien entendu, Jean Dujardin en tête d’affiche, l’équipe qui avait été responsable du succès du premier volet de OSS 117 revient avec une suite qui, dans les grandes lignes, est tout aussi bonne. Une petite délocalisation du coté du Brésil, histoire de varier le plaisir, un changement de casting féminin comme dans tout bon James Bond qui se respecte, un nouvel hommage et moult références au cinéma des années 60 et, surtout et encore, le même humour qui vous fera exploser de rire tout au long d’une intrigue loufoque mais bien plus maitrisée qu’il n’y parait. Forcément, ici, l’effet de surprise est passé ce qui fait que OSS 117 – Rio ne répond plus marque peut-être un peu moins les esprits que son prédécesseur, mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin en pilotage automatique dans ce rôle qui lui va si bien mais aussi, pour cette intrigue d’espionnage complètement loufoque, ces scènes cultes et débiles et ces nazis cachés au Brésil, comment ne pas avoir envie de retenter l’expérience et suivre, une fois de plus, les aventures de l’inimitable agent OSS 117 !?
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français dans une nouvelle aventure oh combien exotique et qui flirte allègrement avec les années 60. Un pur régal terriblement drôle, tout autant que son prédécesseur, voir, quelque part, davantage !
- Une nouvelle fois, Michel Hazanavicius nous offre un  excellent hommage aux premiers James Bond – ceux avec Sean Connery – et aux films d’Alfred Hitchcock. Une véritable plongée dans les années 60 pour ce film bourré de références à quelques œuvres majeures de l’époque.
- Un casting pour le moins excellent où, bien évidement, se démarque nettement un Jean Dujardin qui est tout bonnement parfait en espion qui flirte allègrement avec l’incompétence la plus totale mais qui finit toujours par s’en sortir.
- Des tas d’espions, des nazis, des hippies, des femmes fatales et de l’humour, beaucoup d’humour pour cette suite qui s’avère être excellente !
- Décors, costumes, ambiance, on se croirait plonger dans le Brésil de la fin des années 60 !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, même si nous avons affaire a une très bonne comédie, OSS 117 – Rio ne réponde plus reste avant toute chose une… comédie. Sympathique, terriblement drôle, bourré de qualité mais nous sommes très loin, tout de même, d’un quelconque chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer…
- Bien évidement, celles et ceux qui n’apprécient guère l’humour potache, les pastiches et les comédies en général risquent de ne guère adhérer a ce film.
- Si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – il se peut que vous détestiez un film comme cet OSS 117 – Rio ne réponde plus et que vous le trouviez bourré de clichés, raciste, etc.
 
Ma note : 7,5/10