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jeudi 27 avril 2023

Diablo 3 – Reaper of Souls


Diablo 3 – Reaper of Souls
 
Après la destruction de Diablo et son emprisonnement dans la Pierre d'âme noire, Tyrael ignorait s'il était possible de détruire celle-ci, il choisit donc de la cacher dans les profondeurs de Sanctuaire en espérant que jamais personne ne la trouverait. Malheureusement pour lui Malthael, ancien Archange de la Sagesse devenu Archange de la Mort entre temps attaque le sanctuaire dans lequel la Pierre est dissimulée. Ses intentions sont des plus claires : il veut éradiquer les démons et leurs engeances ce qui pour lui inclut les humains issus de l'union d'anges et de démons…
 

Diablo 3 – Reaper of Souls
Éditeur : Activision Blizzard
Développeur : Blizzard Entertainment
Concepteur : Josh Mosquiera, Leonard Boyarsky, Jay Wilson
Date de sortie : 19 Août 2014
Pays d’origine : États-Unis
Genre : Action-RPG, Hack and Slash
Mode de jeu : 1 à 4 joueurs
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’ai eu le plaisir de vous parler de Diablo 3, tout simplement le dernier né du plus grand Hack and Slash, et ce, depuis le premier volet, sortit il y a plus de deux décennies déjà… cependant, je n’en avais pas tout a fait finit avec le monde de Sanctuaire, son Seigneur des Enfers, Diablo, qui ne cesse de revenir puisque, pour rappel, Diablo 3 (comme ses prédécesseurs et les titres du même genre) fait parti de ce genre de softs qui n’ont pas véritablement de fin… En effet, une fois la mission principale achevée, l’on peut toujours la refaire avec un niveau de difficulté plus élevé, niveau qui apportera forcément des adversaires plus coriaces mais aussi des armes et des armures bien plus intéressantes, sans oublier, bien sur, une montée vers des niveaux d’expérience de plus en plus élevés… Mais si la quête de puissance plaira aux inconditionnels les plus mordus du genre, il est évidant que refaire sans arrêt la même histoire finit, tôt ou tard, par lasser… Fort heureusement, Blizzard nous avait réservé une suite, ce fameux Reaper of Souls dont je vous parle aujourd’hui, et qui, ma foi, vaut son pesant de cacahouètes, si vous me permettez l’expression. Suite, bien entendu, est un bien grand mot puisque Reaper of Souls n’est pas Diablo 4 mais tout juste une extension comme le genre en est friand : même histoire, mêmes protagonistes, même moteur de jeu mais la possibilité de poursuivre l’intrigue, achevée précédemment, avec un nouveau vilain, le sombre Malthael, d’affronter de nouvelles menaces, de visiter de nouveaux lieux, de pouvoir jouer avec un nouveau perso, le croisé, et même de retrouver de vieilles connaissances comme une certaine Adria… Bref, une simple prolongation de Diablo 3 avec un niveau supplémentaire (mais fort heureusement, plutôt long), la possibilité d’aller jusqu’au niveau 70 (60 précédemment), bref, de relancer un peu l’intérêt d’un jeu qui n’a plus grand-chose à prouver, tout en apportant quelques petites modifications pour le moins bienvenues… Bien évidement, Reaper of Souls est avant toute chose destiné a ceux et celles qui auront apprécié Diablo 3 et qui souhaiteront prolonger l’expérience, le plus longtemps possible, après, bien entendu, tôt ou tard, il sera toujours temps de se lasser car malgré le mode aventure et des défis de plus en plus ardus, il s’agit toujours d’affronter les mêmes ennemis dans les mêmes décors, mais bon, pour une extension, Reaper of Souls est excellente et quelque part, on ne lui demande pas plus… après, il sera toujours temps, un jour, d’attendre une éventuelle autre extension voir Diablo 4, tout bonnement !
 

Points Positifs
 :
- Les amateurs de Hack and Slash sont familiers de ce genre d’extensions qui permettent de prolonger, encore et encore, l’aventure principale, et si Diablo 3 était excellent, Reaper of Souls l’est tout autant. Un nouveau niveau tout simplement gigantesque, un nouveau grand méchant, Malthael, de nouveaux adversaires, une nouvelle classe, le Croisé, la possibilité de grimper jusqu’au niveau 70 puis de poursuivre avec les niveaux de Parangon et tout un tas de petites améliorations qui méritent le détour et raviront le fan.
- Bon, je ne vais pas rappeler tout ce qui avait fait la force de Diablo 3 et que l’on retrouve dans la critique de celui-ci.
- A la base, Diablo 3 possédait une durée de vie colossale (comme tous les softs du genre), mais avec cette extension puis le mode aventure et les nombreux défis à relever, celle-ci devient impressionnante… bref, le genre de jeux qui pourrait nous captiver des mois voir des années.
- Je ne vais pas revenir sur ce nouveau niveau mais bon, il est clair qu’en plus d’être assez vaste, il est varié : ainsi, on passe d’une cité a des marécages tout en faisant un tour dans un cimetière et de finir dans le Pandémonium…
- Un nouvel artisan : la Mystique.
- Malthael a de la gueule.
- On retrouve Adria.
- Un nombre conséquent de boss et de sous-boss dans le mode aventure qui vous donneront pas mal de fil a retorde.
- Si vous n’avez jamais joué a Diablo 3, procurer vous plutôt le pack contenant le soft et son extension, ça vous fera de sacrées économies.
 
Points Négatifs :
- Il faut relativiser les choses : Reaper of Souls n’est qu’une extension, une bonne, certes, mais pas plus, il n’y a pas de grandes nouveautés et encore moins de grandes révolutions.
- Une fois le nouveau niveau finit, on le refera une fois histoire de monter encore de niveaux puis, au bout d’un moment, il ne faut pas se leurrer, on finira par tourner en rond… Heureusement qu’il y a le mode aventure.
- Le Croisé est sympa mais il me fait peut-être un peu trop penser au Barbare.
- Pas mal de nouveautés, certes, mais bon, peu de véritables nouveaux ennemis quand on y pense bien et tout cela tourne encore et encore autour des morts vivants, des démons… mouais, un certain manque d’originalité.
- Je trouve fort dommage que l’on soit limiter au niveau 70 ; certes, après, il y a les points de Parangon, mais bon, pourquoi limiter la montée de niveaux ? J’aurai préféré qu’il n’y en ait pas, justement.
- Vous aviez trouvé la fin de Diablo 3 ratée ? Rassurez vous, c’est encore le cas avec Reaper of Souls.
 
Ma note : 7,5/10

Diablo 3


Diablo 3
 
Vingt ans se sont écoulés depuis que les démons primordiaux ont été vaincus et bannis du monde de Sanctuaire. Il vous faut aujourd’hui revenir là où tout a commencé, dans la ville de Tristram, et enquêter sur les rumeurs parlant d’une étoile tombée du ciel. Car c’est là le premier signe du retour du Mal, et le présage de la fin des temps. Maniez les forces dévastatrices que vous confère votre statut héroïque ! Faites trembler la terre, soufflez le feu et la glace sur vos ennemis, invoquez des créatures venues d’autres mondes... Réduisez à néant les légions infernales dans un environnement 3D aléatoire, où aucune partie ne se ressemblera : affrontez d’innombrables ennemis démoniaques, découvrez des lieux uniques et mettez la main sur un butin généré spécialement pour vous ! Dépouillez les cadavres de vos ennemis de tout leur or et utilisez votre fortune pour vous acheter de fabuleuses armes et armures, ou appelez-en à vos talentueux artisans pour parachever votre arsenal tout-puissant ! Des légendaires tours de Caldeum aux remparts assiégés du donjon de la Redoute, le monde des mortels est tombé sous l’influence corruptrice des Enfers. Défendez Sanctuaire avant que le monde ne soit complètement annihilé par les démons.
 

Diablo 3
Éditeur : Activision Blizzard
Développeur : Blizzard Entertainment
Concepteur : Josh Mosquiera, Leonard Boyarsky, Jay Wilson
Date de sortie : 3 septembre 2013
Pays d’origine : États-Unis
Genre : Action-RPG, Hack and Slash
Mode de jeu : 1 à 4 joueurs
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 A la toute fin des années 90, j’avais eu l’occasion, sur la toute première Playstation, de jouer a ce qui est sans nul doute la référence du Hack and Slash, je veux bien évidement parler du premier volet de Diablo : scénario basique pour tout bon vieux fan de jeux de rôles qui se respecte et un jeu d’une simplicité évidente mais néanmoins prenante où il suffisait d’errer a travers des couloirs, tuer des monstres, amasser de l’or et de l’équipement, retourner en ville pour vendre tout cela et se payer de meilleures armes et armures avant de retourner dans ces fameux couloirs, grottes et autres donjons pour tout recommencer avant de… au bout de pas mal d’heures, se taper le fameux Diablo. Bien évidement, dit comme cela, le néophyte pourrait trouver que tout cela n’a rien de bien engageant, pourtant, le genre a ses adeptes, fort nombreux au demeurant, et il est évidant qu’après de longues années d’attente (j’avais fait l’impasse sur le second volet qui était sortit uniquement sur PC), j’étais on ne peut plus impatient de me replonger dans une franchise qui, en son temps, m’avait fait passer énormément d’heures de plaisir. Car oui, sans être un grand fan et encore moins un spécialiste de Diablo, cela faisait belle lurette que je n’avais pas eu l’occasion de jouer a un Action-RPG – la dernière fois, cela remonte a quelques années avec des softs comme Baldur’s Gate et Champions of Norrath sur PS2 – du coup, ce fut avec un plaisir certain voir même une certaine impatience que je me suis lancer dans ce troisième volet du roi du Hack and Slash. Quelques années après avoir abandonné le genre, le plaisir serait-il toujours au rendez vous ? Au bout de quelques minutes et le choix d’un personnage, le barbare, je retrouvais mes bonnes vieilles habitudes et j’étais prêt pour des dizaines et des dizaines heures de jeu ! Car au moins, avec ce genres de softs, il n’y a pas tromperie sur la marchandise : ici, il vous faudra du temps pour venir a bout du jeu et de Diablo (le bougre ne cesse de revenir), surtout que, assez rapidement, vous allez avoir envie de grimper de niveaux, de vous payer le meilleur équipement possible, bref, de devenir une espèce de demi-dieu capable d’affronter seul des centaines d’adversaires… et quant tout cela sera finis, quand Diablo aura mordu la poussière, qu’allez vous faire ? Passer a autre chose ? Que nenni, vous allez passer au mode suivant, recommencer le jeu avec des adversaires plus coriaces et… forcément, de meilleurs équipements et autres récompenses diverses… et là, vous comprenez aisément que pour les fans hardcore du genre, Diablo 3 est le genre de jeux sur lequel on peut passer des années ! Personnellement, je ne sais pas jusqu’où je suis prêt à me retaper le jeu, encore et encore, mais pour le moment, le challenge me plait bien, alors… Car oui, Diablo 3, ce n’est pas un simple jeu, vite fait finit et que l’on met de coté, Diablo 3, c’est quelque chose d’énorme, un truc où l’on revient sans cesse, où l’on grimpe niveaux après niveaux, où le challenge va en grandissant, bref, où l’on ne perd pas son temps, et ce, malgré le coté basique, apparent, de la chose : moi voit, moi tue ! Alors bien sur, le scénario tient sur un timbre poste, les coups de théâtre tombent un peu à plat, les protagonistes sont stéréotypés au possible quand aux dialogues, bah, on les croirait écris par un gamin de six ans, mais, finalement, cela importe peu… les décors, eux, sont somptueux et variés, parfois gigantesques, les ennemis sont légions et certains peuvent poser problèmes, les boss nous permettent de retrouver de vieilles connaissances comme le roi Leoric ou le Boucher ou de se frotter a la terrible Maghda, et puis… il y a bien sur les habitudes du genre, monter de niveau, se payer un super équipement, bref, devenir, comme je l’ai dit plus haut, un demi-dieu vivant qui mettra la branlée du siècle a Diablo quand l’heure sera venu. Bien évidement, on ne peut apprécier Diablo 3 a sa juste valeur que si l’on est fan du genre et si vous ne supporter pas les Hack and Slash, alors, passez votre chemin car ce soft n’est absolument pas fait pour vous, mais si vous aimez le genre, si passer d’interminables heures a exterminer des légions de monstres ne vous fait pas peur, alors, n’hésitez pas une seule seconde, sans être un chef d’œuvre absolu (difficile d’en être un quand on en est au troisième volet et qu’il y a peut de réelles nouveautés), Diablo 3 est incontestablement le jeu qu’il vous faut, surtout sur PS3, console où, il faut bien le reconnaitre, le genre est sous-développé… quand a moi, il est temps que je retourne butter des zombis dans le premier niveau, c’est que les bougres sont devenus plus coriaces que les démons du quatrième dans ma première partie et qu’il faut que je remédie vite fait a cela !
 

Points Positifs
 :
- Fans de Hack and Slash, n’hésitez pas une seule seconde, Diablo 3 est le jeu qu’il vous faut, surtout si vous jouez uniquement sur console comme c’est mon cas. Fidèle successeur des deux premiers volets qui, en leur temps, avaient déjà marqué leur époque, reprenant toutes les vieilles recettes qui avaient fait le succès de la saga, nous avons là un soft sans grande surprise mais fidèle à ce que l’on attendait de lui.
- Une durée de vie colossale : premièrement, finir le jeu une première fois est déjà long, surtout que, si vous souhaitez vous faciliter la tache, vous referez d’entrée de jeu certains passages afin de monter plus rapidement de niveau, mais ensuite, une fois Diablo vaincu, vous aurez envie de refaire le jeu dans un mode plus difficile, où les ennemis sont plus coriaces, le challenge plus élevé, les récompenses plus somptueuses… bref, un jeu qui peut vous occuper des mois et des mois !
- Franchement, ce soft est magnifique (et je parle de la version PS3), ainsi, que ce soient les décors, nombreux, variés et qui fourmillent de détails, les monstres et les protagonistes, les effets de lumières et autres sorts, tout est fait pour le plaisir de nos yeux… et puis, dans certains niveaux, pensez donc a jeter un œil aux décors en arrière plan, cela vaut le coup…
- La prise en main du soft est d’une simplicité évidente, les menus faciles d’accès et en quelques minutes, on comprend aisément où il faut aller pour s’équiper, pour choisir ses spécialités, celles de son compagnon, etc. Mine de rien, ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de jeux.
- Un choix varié pour ce qui est des classes des personnages : barbare, moine, magicien, chasseur de démons, fétichiste – marrant celui-là. Bien évidement, comme je suis un bourrin, j’ai choisis le barbare.
- La montée de niveaux est la même pour tout le monde et on obtient alors de nouvelles spécialités ; a nous ensuite d’en faire ce que l’on veut sans que l’on reste bloquer pendant des heures quand au choix à faire.
- Si les monstres sont nombreux et variés, les boss nous permettent de retrouver de vieux compagnons de route comme le roi Leoric et le Boucher, mais aussi, de faire connaissance avec la sorcière Maghda ainsi que les démons Asmodan et Baal.
- Bonne idée que celle de pouvoir avoir un compagnon tout au long de l’aventure – perso, j’ai choisis le templier.
- La possibilité de jouer a plusieurs sur le même écran, comme au bon vieux temps…
- Les cinématiques sont somptueuses mais hélas, rares.
 
Points Négatifs :
- Diablo 3 fait indubitablement parti de ce genre de jeux qui ne peuvent plaire qu’a un public de fans ; alors bien sur, au vu des ventes, ceux-ci sont nombreux, très nombreux même, mais bon, si vous ne supportez pas le Hack and Slash et ses travers, alors, ce soft n’est absolument pas fait pour vous.
- Justement, puisque je parle de travers, ceux du genre sont bien évidement une fois de plus au rendez vous : ainsi, il faut reconnaitre que tuer des centaines de monstres qui vous tombent dessus, au bout d’un moment, cela peut lasser, ensuite, on est obliger de faire sans arrêt des allers retours pour vendre son matériel qui ne sert a rien, réparer son équipement, etc. N’oublions pas que, scénaristiquement, c’est plutôt basique et certains dialogues sont même navrants… Il y aurait probablement à faire de ce coté là…
- Les monstres sont très nombreux et plutôt variés, hélas, on s’aperçoit que certains ne sont que des déclinaisons, ce qui, ma foi, est dommage…
- C’est un peu pareil pour certains décors : certes, ils sont variés mais par moments, on tombe un peu dans la facilité et le rouge démoniaque l’emporte un peu trop souvent par moments vers la fin.
- C’est une bonne idée d’avoir l’aide d’un compagnon ; personnellement, j’aurai souhaité pouvoir partir à l’aventure avec les trois au même temps.
- Mais qu’est ce que c’est que cette fin !? Diablo vaincu, on discute deux minutes, quelqu’un affirme que le mal n’est jamais tout à fait vaincu et… hop, c’est le générique de fin !? Mouais, un grand bof.
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 23 avril 2023

Castlevania – Lords of Shadow


Castlevania – Lords of Shadow
 
Gabriel Belmont, un membre de la Confrérie de la lumière, perd sa femme, assassinée par des adorateurs de l'ombre. Les anciens de la confrérie, guidés par un songe, l'envoient alors voir un ancien dieu, Pan, pour contacter l'esprit de son épouse décédée, qui selon eux aurait un message à faire porter à son époux, un moyen de mettre fin à l'ère de Ténèbres que traverse aujourd'hui le monde. Il part ensuite à la recherche d'un mystérieux artefact, un masque doté de pouvoirs immenses dont celui de ramener sa femme défunte : le masque de lumière. Malheureusement, ce masque est brisé en trois morceaux qui ont été confiés aux Seigneurs des Ombres. Il devra faire équipe avec un autre chasseur de démons nommé Zobek qui lui aussi fait partie de la confrérie de la lumière.
 

Castlevania – Lords of Shadow
Éditeur : Konami
Développeur : MercurySteam
Concepteur : Enric Álvarez, David Cox, Hideo Kojima
Date de sortie : 7 octobre 2010
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis : 
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, au cours de toutes ces années à me taper un nombre plus que conséquent de jeux vidéo – et encore, je me suis calmer car du temps de la première Playstation, c’était tout bonnement la folie – je n’eus l’occasion de jouer qu’a un seul opus de l’une de Castlevania, tout simplement l’une des sagas les plus anciennes mais aussi les plus célèbres qui soit : l’inoubliable Symphony of the Night, sur PSOne – mais il faut dire que, quand on a eu la chance d’avoir en main un certain Alucard, tout le reste parait bien fade… Et donc, il aura fallu attendre bien des années plus tard, en 2010, plus précisément, pour que, finalement, je ne répare cette bizarrerie vidéoludique avec un soft qui fit parler pas mal à son sujet lors de sa parution : ce fameux Lords of Shadow, qui était, ni plus ni moins, qu’un reboot de la série – chose à la mode depuis quelques années. N’étant pas un inconditionnel pur et dur de la saga, le reboot en tant que tel ne me gênas pas le moins du monde et j’étais davantage intéresser par les divers changements du soft : ainsi, dans ce Lords of Shadows, ce qui frappe de prime abord, ce sont les multiples influences, le gameplay lorgnant allègrement du coté de jeux comme God of War, Devil May Cry ou Shadow of the Colossus, tel un patchwork où l’on retrouvait tous les éléments qui avaient fait la réussite de ces softs – avec l’impression, du coup, qu’entre inspiration et copie, la frontière est plus que mince. Ainsi, tout au long de la bonne quinzaine d’heures, grosso modo, dont on a besoin pour venir à bout des aventures de Gabriel Belmont dans sa quête de vengeance, il faut reconnaitre que Lords of Shadows regorge de combats spectaculaires, que les décors sont souvent magnifiques, et qui plus est, variés, et que, entre quelques protagonistes pour le moins réussis – Gabriel bien sûr mais aussi Claudia, Zobek, le Dieu Pan ou la Reine Vampire, pour ne citer que les plus évidents – et une bande son pour le moins entrainante, force est de constater que, sans atteindre les sommets d’un Symphony of the Night en son temps, car tout n’est pas parfait, loin de là, cette mouture moderne de Castlevania s’en sort avec les honneurs et semble relancer de la plus belle des manières une franchise qui semblait baisser en qualité depuis quelques années. Hélas, cet épisode, aussi bon fut-il, ne fut qu’une espèce de chant du cygne puisque sa suite, Lords of Shadow 2, paru quatre années plus tard, fut une telle catastrophe que, depuis, aucun autre volet n’est paru, quelque soit la console, un peu, finalement, comme si nous avions fait nos adieux a une des sagas les plus anciennes du petit monde des jeux vidéos…
 

Points Positifs
 :
- Une aventure plutôt captivante et dont le scénario ne se dévoile dans son ampleur qu’au fil des niveaux ; alors certes, tout cela reste plutôt convenu – une simple histoire de vengeance, des méchants démoniaques, tout le bestiaire habituel de la saga – mais on s’accroche tout de même à l’intrigue et a ce ténébreux Gabriel.
- Les diverses inspirations offrent leurs lots de nouveautés dans la saga et sont plaisantes, les meilleures, selon moi, étant les fameux Titans qui n’auraient pas dénotés dans Shadow of the Colossus et qui nous offrent des affrontements dantesques.
- L’ouverture de la série a de nouveaux folklores et mythes jusqu’ici non abordés comme Pan, Baba Yaga etc.
- Quelques protagonistes sont diablement charismatiques : Gabriel, bien sûr, mais aussi Zobek, Claudia et son chevalier servant, la Reine des Vampires…
- Les niveaux sont variés et souvent magnifiques.
- Une bande son plutôt bonne dans l’ensemble.
- La dernière scène, après le générique de fin, surprenante quant au devenir de Gabriel.
 
Points Négatifs :
- Quel dommage que l’on ne puisse vaincre les boss que d’une seule manière ; si cela se conçoit pour certains, pour d’autres (je pense au premier Troll par exemple), c’est un peu exagéré.
- Le système avec les deux cercles où l’on doit taper au bon moment est chiant au possible et m’aura donné des sueurs froides au début du jeu.
- Devoir se retaper les anciens niveaux afin de glaner tous les bonus cachés du jeu, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé surtout que, du coup, il faut tout refaire comme si on y allait pour la première fois.
- Malheureusement, si les niveaux sont la plupart du temps magnifiques, le chemin est imposé et ce manque de liberté est regrettable.
- L’inspiration, c’est bien, mais par moments, on a vraiment l’impression que l’on se trouve dans d’autres softs auxquels on a déjà joué…
 
Ma note : 8/10

Tomb Raider


Tomb Raider
 
Lara Croft est une étudiante britannique de 21 ans. Elle part pour sa première expédition avec un groupe d'amis et collègues (Liam, Steph, Grim, Victor, Conrad Roth, Samantha Nishimura, Reyes, Dr. Whitman, Jonah et Alex) à bord de l’Endurance, un navire d'exploration moderne. Persuadée que le Royaume perdu de Yamatai, autrefois gouverné par la légendaire Reine solaire Himiko, se trouve quelque part dans le « Triangle du Dragon », une zone au sud du Japon connue pour ses violentes tempêtes, Lara convainc le capitaine du navire d'en prendre le cap. Mais pris dans une tempête, le bateau s'échoue sur une île où Lara est capturée par un homme fou qui la ligote dans la caverne qui lui sert de refuge. Lara se libère, provoquant l'effondrement de la caverne et la mort de son ravisseur. Seule, elle utilise les connaissances de survie en milieu naturel de son père et part à la recherche de ses amis. Sur son chemin, elle comprend que l'île est habitée par une communauté qui laisse de nombreux dessins sur les murs et qui pratique le sacrifice animal. Elle retrouve finalement son amie Samantha, accompagnée d'un homme, Mathias, qui se présente comme un ancien naufragé. Lara prend du repos auprès d'eux alors que Sam raconte la légende de Himiko, mais à son réveil, ils sont partis.
 

Tomb Raider
Éditeur : Square Enix
Développeur : Crystal Dynamics
Concepteur : Darrell Gallagher, Rhianna Pratchett
Date de sortie : 5 mars 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Pour bon nombre d’amateurs de jeux vidéos, 1996 restera a jamais marquer par l’apparition d’un tout nouveau jeu, Tomb Raider, et d’une toute nouvelle héroïne, Lara Croft, aventurière sexy en diable et qui, profitant de la percée de la console de Sony dans le grand public, avec la fameuse Playstation, entra de plein pied dans la légende du petit monde vidéoludique. Depuis, et après bien des épisodes, certains réussis – a tout jamais, pour moi, le second opus de la saga – d’autres beaucoup moins, Lara Croft occupe toujours le devant de la scène et, vu le succès critique de ce volet paru sur la PS3, paru il y a neuf ans et les sorties de deux autres épisodes, par la suite, sur PS4, nul ne doute que notre pilleuse de tombes préférée risque encore d’occuper le devant de la scène pour les années a venir. Quoi qu’il en soit, après avoir renoué, bien des années plus tard, dans la saga avec un certain Underworld, jeu sympathique mais qui n’apportait pas grand-chose de nouveau a la légende, je ne pouvais faire l’impasse sur ce fameux nouvel épisode qui était censé relancer la saga, un soft bien différent de ses prédécesseurs, pour le meilleur, bien sur, mais pas seulement… Lorgnant carrément du coté de Uncharted qui, curieusement, a la base, s’était inspiré de… Tomb Raider pour le remettre au gout du jour, cet énième épisode des aventures de Lara Croft est ce que l’on appelle communément un reboot : faisant fi des volets précédents, les concepteurs de Crystal Dynamics réinventaient le passé de notre aventurière – rien de nouveau sous le soleil, le reboot est a la mode depuis quelques années y compris au cinéma ou dans la bande dessinée – pour nous offrir dans ce soft, sa toute nouvelle première aventure officielle – du moins, jusqu’à la prochaine. Du coup, c’est une Lara jeune que nous prenons en main et qui, suite à un naufrage sur une ile au large du Japon, va connaitre bien des péripéties, affronter moult dangers et souffrir encore et encore pour en échapper. Bien évidement, au fil de l’avancée du jeu, Lara va se fabriquer de nouvelles armes, gagner en expérience et, vers la fin, être plutôt costaud, bref, ressembler a l’aventurière que l’on connait depuis plus de deux décennies, mais… mais là, vous me direz, quid de l’essence même d’un bon Tomb Raider, c’est-à-dire, l’exploration de temples anciens, les voyages autour du monde a la recherche de civilisations mythiques, les affrontements contre des créatures mythiques et, bien sur, les multiples pièges mortels a éviter ?! Eh ben, ici, mais vous l’avez sans doute deviner, il va falloir passer outre : comme je l’avais dit, ici, Lara tient davantage d’un Nathan Drake que de l’aventurière qu’elle fut toujours, du coup, vous passerez bien plus de temps a affronter des hordes d’ennemis humains qu’explorer une pyramide ou fuir un T-Rex. La chose déplaira sans nul doute aux puristes mais au moins, pour une fois, on peut dire que la saga a pris une direction complètement différente des épisodes précédents qui se contentaient de tourner en rond et d’user et abuser des mêmes vieilles ficelles. Bien entendu, on pourra me rétorquer que les concepteurs nous ont pondu un Uncharted et que pour l’originalité, on repassera, cependant, malgré ce constat indéniable et malgré mes craintes du départ, force est de constater que oui, mille fois oui, ce Tomb Raider est un sacré bon jeu, en tous cas, le meilleur épisode de la saga depuis… une éternité si l’on doit être tout a fait objectif. Bref, avec ce Tomb Raider il est indéniable que la série a pris une toute nouvelle direction. Parfois déstabilisant, surtout au début, il n’en reste pas moins qu’en piochant des idées ici ou la, nous obtenons au final un jeu pour le moins excellent… après, vu qu’il est censé être le premier d’une nouvelle saga, j’espère juste que la suite renouera davantage avec le coté exploration qui aura fait la légende de la franchise, ça me décevrais vraiment que ce ne soit pas le cas…
 

Points Positifs
 :
- Cela faisait des années que les fans de Tomb Raider réclamaient du changement dans la saga, qu’ils souhaitaient ardemment que les concepteurs cessent de tourner en rond en abusant des mêmes vieilles ficelles et… ma foi, pour une fois, ils ont été entendus puisque cet épisode sort franchement du lot et lance la série dans une nouvelle direction.
- Si je dois comparer Underworld à ce nouvel épisode, il n’y a pas photo et pourtant, j’avais bien aimé le premier ; bref, le changement, c’est agréable quand il est réussi.
- Bien entendu, graphiquement, c’est une pure merveille et oui, Lara n’a jamais été aussi belle, les décors aussi magnifiques, les effets de lumière somptueux et tout ce que vous voulez… un plaisir pour nos yeux.
- On prend Lara Croft, on s’inspire (fortement) d’Uncharted, on reboot la série et on obtient… un sacré bon jeu !
- D’ailleurs, pour ce qui du reboot, en temps normal, je ne suis pas fan du procédé mais ici, il fonctionne plutôt bien.
- Le coté survivant poussé à l’extrême : elle en prend plein la gueule notre bonne vieille Lara ; euh, jeune sur ce coup là.
- Le tir a l’arc en pleine tête ! Hein, comment, je suis sadique ? Euh, un peu !
 
Points Négatifs :
- Il est indéniable que le coté exploration qui faisait toute la saveur de la saga manque cruellement ; idem pour les pièges mortels, les nombreux animaux que l’on affrontait, certains monstres, etc.
- C’est bien de s’inspirer de ce qui marche, certes, mais si c’est pour nous pondre le même gros défaut que dans Uncharted, c’est-à-dire, des phases où il faut se coltiner des dizaines et des dizaines d’adversaires qui nous canardent au point que cela en devient frustrant au bout d’un moment, mouais, bof…
- Les tombeaux secrets sont sympas mais pas assez nombreux et bien trop faciles.
- Les diverses mini-quêtes sont parfois amusantes mais bon, ça ne remplace pas une vrai citée en ruine avec ses chausses trappes mortelles !
 
Ma note : 8,5/10

The Last of Us


The Last of Us
 
26 septembre 2013. Joel est un jeune homme d’environ 30 ans vivant avec sa fille Sarah dans la ville d’Austin. Le jour de son anniversaire, une infection du champignon cordyceps apparaît et contamine peu à peu la population. Les journaux annoncent une augmentation des admissions de 300 % dans les hôpitaux. Il décide de s’enfuir alors avec sa fille et son frère Tommy mais se font rattraper par l’armée qui tente d’abattre toute personne suspectée d’être porteuse du champignon. Sarah est abattue d’une balle et meurt dans les bras de son père. L’infection finit par devenir une pandémie qui dévaste l’humanité et a contraint les habitants restants à fuir dans des camps militaires sous quarantaine placés sous loi martiale. Été 2033. Les villes sont désormais abandonnées et la nature a repris le dessus. Infectés et bandits rôdent dehors, et les rares zones sécurisées sont sous le contrôle de l’armée ou des Lucioles. Joel est désormais âgé d’environ 50 ans et vit dans une zone militaire de la ville de Boston. Il fait du trafic d’armes et de tickets de nourriture sur le marché noir en compagnie de Tess, sa coéquipière. La dernière transaction ne s’étant pas faite correctement avec un dénommé Robert, ils le poursuivent jusqu’au repaire de sa bande, mais découvrent qu’il a revendu les armes au groupe des Lucioles. Ils tuent ensuite Robert et tombent plus tard sur Marlene, chef des Lucioles, qui leur propose de leur rendre leur marchandise en échange de livrer un colis à un autre groupe de Lucioles, dans la partie non-surveillée de Boston, au Massachusetts State House. Le colis en question n’est autre qu’Ellie, une jeune orpheline de 14 ans.
 

The Last of Us
Éditeur : SCE
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Neil Druckmann, Bruce Straley
Date de sortie : 14 juin 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-Aventure, Survival Horror
Mode de jeu : Un joueur, Multi-joueurs
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Selon moi, The Last of Us aura été sans nul doute l’un des jeux les plus marquants de la décennie écoulée, car comme tout amateur vidéoludique le sait bien depuis la sortie de ce jeu il y a de cela neuf ans, la petite pépite de Naughty Dog – voir aussi la saga Uncharted – pour la PS3, The Last of Us, fut considérée comme étant ce que l’on appelle tout simplement un chef d’œuvre. Bien sur, au cours de ma vie et des très nombreux softs auquel j’ai eu le plaisir de jouer, j’en ai préféré d’autres, de même, je ne vais pas vous mentir : si certains jeux ont put changer ma vie, ce ne sera pas le cas de The Last of Us, et en disant cela, je ne souhaite en aucune façon le dénigrer… Mais en dehors de cela, en dehors, finalement, de ce qui reste une simple affaire de gouts personnels, comment ne pas reconnaitre que oui, ici, ce Survival Horror – terme pourtant réducteur au vu de la profondeur du jeu – est une pure merveille, quelque chose d’énorme, un sacré monument qui rapproche encore plus les jeux vidéos du Septième Art. Après tout, dans The Last of Us, comment ne pas avoir l’impression, à de multiples reprises, de jouer a un film interactif, et ce, sans les défauts du genre, comment ne pas s’attacher a ce duo improbable, peu original, certes, mais terriblement efficace, ce vieux baroudeur sur le retour qui ne crois plus en rien et cette gamine débrouillarde qui porte malgré elle tous les espoirs de l’humanité… Car les choses vont mal : suite a une contamination par un champignon parasite, la civilisation s’est effondrée, des mutés errent un peu partout sur la planète tandis que les rares survivants essaient tant bien que mal de survivre d’une éventuelle contamination mais aussi, de leurs congénères. Contexte post-apocalyptique original, personnages charismatiques, formidable road-movie riche en scènes fortes, savant mélange des genres où l’action n’est jamais bien loin, bande son assez mélancolique et inoubliable, ici, tout est parfait, ou presque, et ce, de bout en bout. Alors bien sur, il y aurait de quoi dire sur un certain manque d’originalité du coté des énigmes ou sur certaines scènes d’actions un peu ardues, mais bon, en dehors de ce qui n’est au final que des détails, comment ne pas reconnaitre qu’en jouant a The Last of Us, vous vivrez une fort belle expérience vidéoludique, une de celle que l’on n’oublie pas de sitôt !? Et encore, ce n’était qu’un début puisqu’une suite, sur PS4, allait définitivement mettre tout le monde d’accord, mais bon, ceci est, naturellement, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Alors oui nous sommes sur PS3 et depuis il y a eu la PS4 puis la PS5 qui sont sortis dans le commerce, cependant, d’un point de vu personnel, à l’époque, The Last of Us avait été le plus beau jeu auquel il m’a été donné de jouer, tout simplement !
- Un contexte post-apocalyptique qui pourrait sentir le réchauffé mais qui n’en fonctionne pas moins, surtout que, les causes de cette chute de la civilisation humaine – un champignon parasite qui transforme les humains en des espèces de mutants – est plutôt original.
- Les deux protagonistes principaux, Joel et Ellie, sont entrés immédiatement au panthéon des plus belles réussites vidéoludique ; étant père, je me suis bien entendu identifier au premier (et parfaitement compris la fin), quant a Ellie, elle est assez attachante finalement.
- Un jeu magnifique, une facilité de prise en main, très peu de bugs voir pas du tout, une bande son mélancolique mais magnifique, un caractère-design des mutés franchement bon, des effets de lumière, par moments, a en tomber par terre, des scènes inoubliables ; bref, tout, ou presque, est à louer dans ce soft.
- Je pourrais en rajouter des tonnes mais cela ne servirait pas a grand-chose, cependant, je tenais à revenir sur la fin : prévisible quand elle survient, mais tellement compréhensible et, personnellement, j’aurai agis de la même façon que Joel.
 
Points Négatifs :
- Une fois arrivé vers le premier tiers du jeu et que l’on s’est taper un bon paquet d’énigmes, grosso modo, toutes celles qui suivront seront quasiment identiques ; du coup, a force de nager en poussant une palette, a force de porter des échelles ou de faire la courte échelle a Ellie, au bout d’un moment, cela devient lassant…
- Certains passages sont ardus lors des scènes d’actions, mais bon, étant une bille, cela doit surement venir de moi !?
 
Ma note : 9/10

lundi 17 avril 2023

Uncharted 3 – Drake's Deception


Uncharted 3 – Drake's Deception
 
Dans cette nouvelle aventure, Nathan Drake et son acolyte Victor Sullivan se lancent sur les traces de la cité perdue d'Iram, localisée dans le désert du Rub al-Khali, en Arabie. L'histoire débute dans la ville de Londres, puis se poursuit en France, en Syrie, au Yémen ou encore au beau milieu de l'océan. Durant leur périple, Nathan et Victor auront fort à faire, la redoutable Katherine Marlowe et son bras droit Talbot se dressant sur leur route. Seront-ils les premiers à découvrir la fameuse Atlantide des sables ?
 

Uncharted 3 – Drake's Deception
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Amy Hennig
Date de sortie : 28 octobre 2011
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure, Plate-forme
Mode de jeu : Solo, Multijoueur en ligne (12 joueurs), co-op en ligne
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Après vous avoir proposé la critique du premier volet de Uncharted, sans nul doute une des meilleures franchises vidéoludiques actuelles puis, surtout, de ce qui fut sans aucun doute le jeu qui me marqua le plus sur la PS3, je veux bien évidement parler du second volet, Among Thieves, sans nul doute l’un des jeux les plus captivants auquel il m’ait été donné de jouer ces dernières année, il est temps, à présent, d’aborder celle du troisième épisode de la saga, Drake’s Deception. Quasiment proche de la perfection, le second volet, que l’on ne présente plus, fortement inspiré de titres comme Tomb Raider mais aussi de multiples références cinématographiques comme Indiana Jones, pour ne citer que la plus évidente, avait, selon moi, atteint le firmament vidéoludique. Du coup, quand on atteint un tel niveau de perfection, le danger qui se pose lorsque survint une suite, c’est que celle-ci ne soit pas à la hauteur de nos espérances car bon, comme chacun sait, il est toujours difficile de ne pas décevoir les fans et… ma foi, force est de constater que sans que ce Drake’s Deception soit un mauvais jeu – prétendre une telle chose serait tout bonnement mentir – nous sommes loin du quasi chef d’œuvre que fut son prédécesseur… Mais commençons par les points positifs et ils sont, fort heureusement, nombreux : déjà, nous sommes dans un Uncharted et rien que pour cela, ce troisième volet ne peut être un mauvais jeu, les habitués de la série seront en terrain familier et apprécieront de retrouver des personnages désormais familiers ainsi qu’un système de jeu qui fut encore amélioré – oui, Nate ne saute plus de façon étrange désormais et qui plus est, toutes les phases de plate forme et de gunfight sont moins hard qu’auparavant. De même, que ce Drake’s Deception est magnifique point de vu graphismes : certes, la aussi, au vu du volet précédant, ce n’est pas une surprise mais comme il faut rendre a César ce qui lui appartient, reconnaissons que ce soft est sans nul doute l’un des plus beau sorti sur PS3. Bien entendu, on passera rapidement sur le scénario plutôt banal qui ne sera prétexte qu’a faire voyager Nate et ses compagnons des rues de Londres jusqu’à l’Atlantide des sables en passant par la France et la Syrie pour aborder les choses qui fâchent : les défauts ! Premièrement, et a ma grande stupéfaction, cet Uncharted 3 est court, bien plus court que le second volet où l’on voyait vraiment du pays. Ensuite, il manque un souffle épique à l’intrigue si on doit toujours le comparer à son prédécesseur et l’on a parfois l’impression d’avancer bêtement tout en échappant à des pièges et en tuant des hordes d’ennemis ; certes, nombreuses sont les scènes marquantes et spectaculaires (je pense au passage dans l’avion, la poursuite a cheval) mais la aussi, si on se souvient de Among Thieves, dans ce dernier, elles étaient bien plus marquantes – pour rappel, celle du train, de la poursuite en camion, etc. Bref, tout un tas de détails assez gênants qui ne sont certes pas catastrophiques (surtout pour celui qui débuterait la saga par ce volet) mais qui donnent un arrière gout de déception, surtout quand on se dit qu’il y avait matière à faire bien mieux. Mais bon, j’ai surement l’air de cracher dans la soupe et c’est probablement le cas : j’avais tellement aimer le second volet de Uncharted que je m’attendais véritablement a quelque chose d’aussi grandiose pour ce troisième opus, finalement, a la place, Drake’s Deception ne fut qu’un bon, un très bon jeu, mais pas le chef d’œuvre absolu…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir incomparable de retrouver Nathan Drake dans une nouvelle aventure : Uncharted est sans nul doute l’une des licences les plus réussies de la PS3 et à chaque fois, nous avons droit à un excellent jeu, celui-ci ne dérogeant pas à la règle.
- Il y a encore eu des améliorations vis-à-vis du volet précédant : pour les graphismes, bien sur, encore plus magnifiques (ah, la partie dans le sable, les effets de lumière dans les bois, la cité perdue, a la fin…), mais aussi pour la jouabilité du soft où évoluer avec Nate est devenu un véritable plaisir.
- Sur ce point, Nathan ne saute plus comme un demeuré et mine de rien, c’est une bonne nouvelle !
- Si l’on a toujours affaire a des hordes d’ennemis, force est de constater que ceux-ci sont tout de même moins nombreux que dans le volet précédant, du coup, le sentiment de frustration qui pouvait survenir auparavant n’est plus au rendez vous.
- L’impression, positive, de jouer à un véritable film interactif qui reprend tous les éléments du genre action/aventure/exploration ; de plus, on ne note pas de différences entre les cinématiques et les phases de jeu et cela aussi est fort appréciable.
- L’humour propre a la saga est une fois de plus au rendez vous, de plus, il arrive toutes les catastrophes du monde a Nate et ce coté Pierre Richard assumé n’est pas désagréable selon moi.
- On a même droit à quelques petits passages oniriques du plus bel effet…
 
Points Négatifs :
- Hélas, ce troisième volet de Uncharted est court, beaucoup trop court surtout si on doit le comparer avec son prédécesseur.
- Du coup, l’aventure est plus condensée, on passe de pays en pays sans le coté aventure de la chose et scénaristiquement, bah, c’est un peu en-dessous de ce a quoi je m’attendais… Idem pour certaines scènes spectaculaires comme la poursuite a cheval, le passage dans l’avion qui se crache mais qui sont tellement rapides – et quand on se souvient de Among Thieves et de la scène du train, interminable, comment ne pas avoir de regrets !?
- Les compagnons de Nate vont et viennent mais l’interaction de ces derniers est moins réussie que dans… encore une fois… le volet précédant.
- Par contre, qu’est ce qu’ils sont cons nos alliés dans les phases de gunfight !
- Quand j’ai découvert la cité d’Iram, je me suis dit que j’allais me régaler à la parcourir… bah en fait, pas tant que ça, d’ailleurs, les deux derniers niveaux furent un peu décevant.
- Et je ne parle pas du combat final contre Talbot tellement frustrant…
 
Ma note : 8/10