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lundi 26 septembre 2022

Môbius – Le Retour des Âmes Mortes


Môbius – Le Retour des Âmes Mortes
 
Berg et Lee sont parvenus à échapper à la bataille avec les neuf démons qui sont lancés à leur poursuite. Deng le tueur qui poursuit Berg à travers les mondes parallèles est sur le point de rejoindre ses soldats dans la ville investie par l'armée des Masques. Assis devant un feu en pleine nature, là où ils viennent d'atterrir, Lee et Berg tentent d'imaginer une nouvelle stratégie pour capturer Deng, lorsque Lee évoque le dixième démon dont parlent les légendes gitanes. Qui peut-il bien être, et va-t-il faire irruption dans l'affrontement inéluctable qui s'annonce ? Ils se retrouvent bientôt dans une sorte de ville Maya où trois sœurs semblent accorder une importance particulière à l'arrivée de Berg. Un sacrifice humain et l'envol d'un aigle divin donnent le signe d'un grand bouleversement. Mais c'est l'irruption d'un des neuf démons qui va précipiter les évènements : Tchrydil l'embrasé, une créature aux tentacules métalliques qui projette des faisceaux de feu. Paradoxalement, Berg décide de faire face et de ne pas fuir vers un autre monde.
 

Môbius – Le Retour des Âmes Mortes
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 26 octobre 2022
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Avec Le Retour des Âmes Mortes, nous arrivons, enfin, à la conclusion de cette énième œuvre du duo composé du sieur Jean-Pierre Pécau pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins et, ma foi, la première chose qui m’est venu à l’esprit en parvenant à l’ultime page, c’est que, incontestablement, cette mini-série ne restera nullement dans les annales… Bien entendu, quelque part, ce n’est pas vraiment une surprise : après tout, si je suis un lecteur régulier et, quelque part, fidèle des productions des deux comparses, ce n’est que bien trop rarement que j’ai put être convaincu par leurs créations et, la plupart du temps, je dois reconnaitre que si tout ce que notre duo nous propose est plutôt sympathique, nous sommes tout de même nettement plus proches de la série B que du chef d’œuvre. Pourtant, sans en attendre ni monts ni merveilles, ce Môbius débutait plutôt bien et, de par son postulat de départ et son univers – mise en avant de la culture gitane, voyage entre les mondes – j’étais tout de même en droit d’attendre une conclusion plus aboutie que celle-ci… Car bon, comment dire : vous trouviez que, jusque là, une partie du scénario était complexe et qu’il n’était pas simple de s’y retrouver dans ses mythes du peuple gitan, disons que vous n’aviez encore rien vu tant ce dernier volet par dans tous les sens et vous assène, que dis-je, vous assomme avec moult éléments de la culture gitane qui vous tombent dessus sans grande explication. De plus, histoire d’enfoncer le clou, pressé par le temps et par le fait que ce tome était le dernier, le sieur Pécau nous pond ici ce qui aurait put parfaitement tenir en deux albums bien remplis et le scénario prend des raccourcis inquiétants, oubliant au passage, protagonistes et autres intrigues tombées au champ d’honneur… Cela est bien dommage car ce Môbius était loin d’être inintéressant au départ, mais bon, avec nos deux compères, il faut toujours s’attendre à tout, c’est-à-dire, au meilleur mais aussi au pire, et, dans le cas de ce dernier album, je pense que vous avez compris ce que je veux dire…
 

Points Positifs
 :
- Suite et fin d’une mini-série dont la grande force – et le principal intérêt – aura été de mettre sur le devant de la scène la culture et les mythes gitans, ce qui, il faut le reconnaitre, est rarissime dans le petit monde de la bande dessinée.
- Igor Kordey est plutôt en très bonne forme et nous livre une excellente prestation qui ravira, je n’en doute pas, ses fans avec son style tellement proche du grand, et regretté, Richard Corben.
- Jean-Pierre Pécau s’en donne à cœur joie et nous propose moult références à la culture gitane qui, ma foi, sont loin d’être inintéressants – en particulier pour ce qui est des mythes.
- La colorisation d’Anubis colle parfaitement bien aux dessins du sieur Kordey.

Points Négatifs :
- Si, jusque là, Môbius ne brillait pas particulièrement par un sans faute, loin de là, il faut reconnaitre que ce dernier volet est le moins bon de la trilogie : trop brouillon, celui-ci ne peut que décevoir des lecteurs qui étaient, je pense, en droit d’attendre davantage de cette conclusion.
- Si vous trouviez l’omniprésence de la culture gitane complexe jusque là, ici, ce sera encore pire et il faut reconnaitre que le sieur Pécau ne fait absolument rien pour vous faciliter la tache, bien au contraire…
- Le scénariste se dépêche de finir tout cela avant de passer à une énième de ses productions, ce, en oubliant au passage pas mal de protagonistes et d’intrigues.
- Un duo de protagonistes principaux qui se sont révélés inintéressants jusqu’au bout.
- Bien évidement, Igor Kordey possède un style particulier et clivant, ce qui fait que ses habituels détracteurs fuiront cet album comme la peste !

Ma note : 6/10

samedi 17 septembre 2022

Môbius – La Ville qui Rêve


Môbius – La Ville qui Rêve
 
Berg et Lee viennent d'arriver sur un nouveau monde, une des milliers d'alternatives à leur monde d'origine. Nos deux héros sont sur les traces d'un tueur qui sévit d'un monde à l'autre sans motif apparent, et qui sait que Berg est à sa poursuite. Ils se retrouvent au cœur d'une caravane se rendant à Kadath. Un des voyageurs sur son étrange animal les invite à les suivre vers la Ville qui Rêve. Mais très vite, la caravane est victime d'une attaque par l'armée des masques, qu'ils parviennent à vaincre grâce aux armes de Berg et Lee. Certains des soldats révèlent derrière leur masque des yeux crevés, ce qui démontre qu'ils viennent des limbes et sont sous le contrôle d'un maître. Cette armée mystérieuse est connue pour s'emparer des mondes qu'ils parviennent à vaincre, et rendre ces Terras inaccessibles aux autres voyageurs. Mais il semble clair que l'intention de Deng est d'envoyer Berg dans les limbes, cette frange des mondes inaccessible, pour s'en débarrasser. Arrivés dans la superbe ville de Kadath, nos deux voyageurs s'installent dans le caravansérail pour prendre un peu de repos. Lee effectue un flip-flap, un aller-retour très rapide pour aller s'approvisionner en munitions au Mont. Un processus violent que ne peuvent se permettre que ceux dont les cellules ne sont pas encore trop dégradées. A son réveil, ils sont prêts à reprendre leur chasse à l'homme.
 

Môbius – La Ville qui Rêve
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 novembre 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Après un sympathique premier volet qui avait eu pour lui de présenter un univers plutôt original et une trame narrative pour le moins étonnante – après tout, on allait suivre les péripéties de deux voyageurs d’entre les mondes, le tout, dans une ambiance de folklore gitan – Môbius, œuvre du duo composé de Jean-Pierre Pécau pour ce qui est du scénario et d’Igor Kordey pour ce qui est des dessins, duo qui est, sans aucun doute, le plus présent sur ce blog depuis que celui-ci existe, se rappelle à notre bon souvenir avec un second tome qui, ma foi, est dans la lignée de son prédécesseur… Bon, je ne vais pas vous mentir et encore moins essayer de vous chanter les louanges de cette BD, incontestablement, Môbius ne restera pas dans les annales du Neuvième Art : certes, nous avons affaire à une œuvre sympathique, loin d’être désagréable, c’est un fait, et qui, en plus, aborde une thématique – celle du peuple gitan, de ses rites, de ses légendes – loin d’être commune, bien au contraire. Cependant, comme je l’avais déjà souligné dans ma critique du premier volet – et, quelque part, cela est valable pour la plupart des créations des sieurs Pécau et Kordey – il faut reconnaitre que tout cela tient davantage de la série B que du chef d’œuvre absolu : sympa, agréable, plaisant mais bon, vite fait lu, vite fait oublié… Pourtant, on passe un bon moment à la lecture de ce second volet de Môbius et il faut reconnaitre qu’il est difficile de ne pas être captiver par ce voyage entre les mondes de nos deux héros, surtout que, dans cet album, ces derniers visitent une certaine cité de Kadath que les amateurs de Lovecraft connaissent fort bien puisque celle-ci est présente dans La Quête Onirique de Kadath l'Inconnue, une des œuvres les plus singulières du maitre… Ajoutons à cela quelques démons tout droits sortis des mythes gitans et un Kordey égal à lui-même et l’on se retrouve avec une BD fort sympathique qui ravira les amateurs du genre – les autres, eux, passeront tranquillement leur chemin, bien entendu – qui, naturellement, auront hâte de découvrir le fin mot de l’histoire…
 

Points Positifs
 :
- La suite d’une mini-série sans grande prétention mais qui se démarque un peu de la norme de par son univers original et le fait qu’il mette grandement en avant la culture et les mythes gitans, ce peuple étant présenté, ici, comme des éternels voyageurs entre les mondes.
- Si vous avez apprécié le premier volet de Môbius, vous retrouverez avec plaisir la suite des péripéties de Berg et de Lee qui, une fois de plus, vont voir du pays et connaitre bien des dangers…
- Un bel hommage au grand HP Lovecraft avec la fameuse cité de Kadath.
- Comme je l’avais souligné dans ma critique précédente, on peut aimer ou pas le personnage mais Jean-Pierre Pécau reste un auteur fort prolifique et bourré de bonnes idées qui ne cesse, au fil des années, de nous surprendre même si, parfois, ses créations sont pour le moins hasardeuses…
- Igor Kordey est égal a lui-même et nous livre une excellente prestation qui ravira, je n’en doute pas, ses fans avec son style tellement proche du grand, et regretté, Richard Corben.
- La colorisation d’Anubis colle parfaitement bien aux dessins du sieur Kordey.

Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, les deux protagonistes principaux manquent cruellement de charisme et il faut reconnaitre que l’on a du mal à s’inquiéter pour leur sort…
- Il faut tout de même adhérer au concept de base de ce Môbius : le voyage dans des Terres parallèles après notre mort, mouais…
- L’omniprésence de la culture gitane, franchement complexe, est un peu pesante par moments.
- Bien évidement, Igor Kordey possède un style particulier et clivant, ce qui fait que ses habituels détracteurs fuiront cet album comme la peste !

Ma note : 7/10

jeudi 8 septembre 2022

Môbius – Les Fils du Vent


Môbius – Les Fils du Vent
 
A St Denis, au pied d'un pont qui traverse le canal, un camp de gitans va recevoir une visite inattendue. Un commando en armes vient de mettre la main sur un dénommé Berg, alors qu'il allait s'endormir dans sa voiture aménagée. Les habitants du camp n'opposent pas de résistance en voyant que les assaillants ne sont pas des policiers. Et lorsque Berg parvient à prendre la fuite, Lee se lance à sa poursuite. En tentant de traverser la route vers l'autre côté du pont, Berg est percuté par un camion, la jeune femme qui venait de le rejoindre tombe à ses côtés. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils sont déclarés morts, Lee et Berg se réveillent au milieu d'une scène de guerre, entourés de cadavres, au pied d'un char d'assaut qui porte le logo d'une armée inconnue. Lee sait très bien pourquoi ils sont là, Berg ne portait pas de bague et lorsqu'ils sont morts tous les deux ils se sont réveillés dans un monde parallèle qui n'était pas prévu. Pour remettre de l'ordre dans tout cela, la jeune femme programme sa bague sur 9999, et fait exploser une grenade qui les tue à nouveau. Lorsqu'il se réveille sur Terra 9999, Berg ne semble pas comprendre ce qui lui arrive. Pourtant l’Organisation est certaine que c'est l'homme qu'il lui faut...
 

Môbius – Les Fils du Vent
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 13 janvier 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 S’il y a bien un duo d’auteurs qui est omniprésent sur ce blog en cette première année d’existence, on peut dire, sans se tromper, qu’il s’agit de Jean-Pierre Pécau et d’Igor Kordey, le premier, scénariste touche à tout et qui sort quasiment une BD par mois, le second, dessinateur au style décrié mais qui nous rappelle si bien le grand et regretté Richard Corben. Ainsi, que cela soit ensemble – l’exemple le plus parlant étant, bien entendu, L’Histoire Secrète, série interminable dont on se demande à chaque fois si on en verra la bout – ou séparément, depuis janvier dernier, les deux compères reviennent faire un petit tour sur ce blog, même si, je dois l’admettre, pas toujours avec une grande réussite… Et donc, après avoir marquer durablement cette première année d’existence du Journal de Feanor, Pécau et Kordey s’invitent une fois de plus dans nos demeures avec ce premier volume d’une toute nouvelle série, Môbius. Une de plus, diront leurs détracteurs, une de plus, diront même les fans qui préféraient peut-être que les deux bougres finissent leurs autres œuvres respectives… Mais bon, après tout, pour ce qui est de ces derniers, pourquoi ne pas tenter l’expérience surtout que, comme on le sait bien, le duo est capable de nous pondre des trucs vachement originaux qui fourmillent de bonnes idées ?! Et, ma foi, en lisant ce premier volume de Môbius, s’il y a bien une chose que l’on ne peut critiquer, c’est l’originalité de la chose et ce scénario de Pécau qui nous surprend vraiment : une certaine mythologie gitane omniprésente, cette idée que la mort nous entraine dans un monde parallèle, cette police qui cherche les criminels par delà les dimensions, oui, sur ce point, Jean-Pierre Pécau a été loin et nous livre un univers étonnant et prometteur. Ensuite, il y a le cas Igor Kordey : si le style de ce dernier ne plaira toujours pas à tout le monde, ses fans, eux, seront ravis de le retrouver plus en forme que jamais et il est de plus en plus évidant, avec les années qui se sont écoulées depuis ses débuts, que ce dernier se rapproche de plus en plus du grand Richard Corben. Cependant, tout n’est pas parfait dans ce premier volume de Môbius, loin de là : il y a de bonnes idées, c’est un fait, mais il faut tout de même adhérer au concept général, c’est-à-dire, ce voyage après la mort dans d’autres Terres parallèles, ensuite, les protagonistes, il faut le reconnaitre, ne sont pas charismatiques pour un sou et lorsque l’on n’accroche pas au sort des héros, c’est un peu difficile de s’emballer vraiment pour leur sort, vous ne trouvez pas ? Pour finir, toute cette culture gitane est, par moments, un peu pesante même si ce n’est pas le principal défaut de cette BD… Bref, pour un premier tome, j’ai été loin d’être totalement conquis par ce Môbius qui possède certes tout un tas de bonnes idées mais qui a du mal a totalement accrocher le lecteur. Certes, cela ne m’empêchera nullement d’être au rendez vous de la suite, mais, en tous cas, ce ne sera pas avec un grand enthousiasme, contrairement a d’autres séries du duo Pécau / Kordey et dont certaines, au demeurant, on même été abandonnées en court de route…
 

Points Positifs
 :
- Un postulat d’ensemble franchement original et qui met plutôt bien en avant toute une mythologie gitane qui est, il faut le reconnaitre, plutôt méconnue du grand public. De plus, cette idée que l’on est transporter, après notre mort, dans des mondes parallèles, si elle peut paraitre audacieuse, n’en reste pas moins intéressante.
- On peut aimer ou pas le personnage mais Jean-Pierre Pécau reste un auteur fort prolifique et bourré de bonnes idées qui ne cesse, au fil des années, de nous surprendre même si, parfois, ses créations sont pour le moins hasardeuses…
- Igor Kordey est égal a lui-même et nous livre une excellente prestation qui ravira, je n’en doute pas, ses fans avec son style tellement proche du grand, et regretté, Richard Corben.
- La colorisation d’Anubis colle parfaitement bien aux dessins du sieur Kordey.

Points Négatifs :
- Un manque de charisme évidant de la part des protagonistes principaux, ce qui fait que l’on a du mal a accroché totalement à l’intrigue vu que l’on se moque pas mal de leur sort.
- Il faut tout de même adhérer au concept de base de ce Môbius : le voyage dans des Terres parallèles après notre mort, mouais…
- L’omniprésence de la culture gitane, franchement complexe, est un peu pesante par moments.
- Bien évidement, Igor Kordey possède un style particulier et clivant, ce qui fait que ses habituels détracteurs fuiront cet album comme la peste !

Ma note : 7/10

mardi 12 juillet 2022

Jour J – 11 Septembre


Jour J – 11 Septembre
 
Nous sommes en décembre 2004, John Kerry vient d'être élu président des Etats-Unis, mettant fin au mandat de George W Bush. Le cortège officiel défile dans les rues de New York avec, en toile de fond, les tours jumelles. Grâce à John O'Neill, l'ex numéro 2 du FBI, de nombreux attentats ont été évités, même si beaucoup pensent que l'ex-agent avait un peu déliré lorsqu'il prétendait qu'Al Qaïda fomentait une attaque avec des avions. Le nom du Prince des Ténèbres, un surnom qu'il doit à ses costumes noirs et ses méthodes peu orthodoxes, est discuté dans le bureau du président pour un poste dans la nouvelle administration. Le vice-président Obama souhaite qu'O'Neill fasse un retour au premier plan, convaincu que l'ex-agent affecté, depuis, à la sécurité du World Trade Center, serait un atout majeur contre le terrorisme islamiste. Depuis l'attaque au camion piégé de 1996 contre les tours de Khobar en Arabie Saoudite, l'agent du FBI mène une lutte très personnelle contre un certain Ben Laden qu'il situe au cœur des menaces contre les Etats-Unis. Pour lui, la version officielle qui attribue l'attentat à l'Iran est un mensonge colossal qui dissimule des enjeux secrets, et il sait qu'il ne peut pas compter sur l'aide de la CIA, sauf peut-être un certain Bob Baer aux méthodes très particulières. Une partie de ses activités de ces dix dernières années ont été organisées avec Bob, financées par des fonds privés. Notamment, un homme d'affaires compte sur lui pour venger son fils mort lors d'une mission secrète.
 

Jour J – 11 Septembre
Scénario : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Fred Blanchard
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Jérôme Maffre
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 16 juin 2021
Nombre de pages : 200
 
Mon avis :
 Depuis les débuts de ce blog, s’il y a bien un duo d’auteurs qui brillent par leur présence, c’est bien entendu le sieur Jean-Pierre Pécau, scénariste de son état et grand amateur d’Histoire devant l’éternel, ainsi qu’Igor Kordey, dessinateur croate au style plutôt clivant mais que, personnellement, j’apprécie grandement. Naturellement, depuis janvier dernier, nous avons principalement retrouvé les deux compères par le biais de L’Histoire Secrète, longue et interminable saga qui, accessoirement, tout au long de sa parution, a oscillé entre le meilleur et le pire. Cependant, depuis juin dernier, j’ai eu l’opportunité de vous proposer les critiques d’autres créations des deux hommes comme Empire ou Keltos – cette dernière étant, hélas, inachevée – et même un one-shot où officiait Kordey, La Saga de Vam… Poursuivant donc sur ma lancée, aujourd’hui, c’est une autre série qui est mise à l’honneur sur ce blog, un certain Jour J, saga elle aussi paru chez Delcourt et où l’on retrouve moult auteurs et artistes divers. Vous l’avez devinez, dans celle-ci, Pécau et Kordey sont une fois de plus au rendez vous et, justement, le titre que je vous présente aujourd’hui, si vous êtes fan des deux hommes, mérite largement le détour ! Renommé 11 Septembre pour l’occasion – ce qui peut se comprendre même si cela n’était pas nécessaire – cet album nous propose, en une intégrale, la trilogie Le Prince des Ténèbres qui était sortie il y a quelques années. Bien évidement, dès son titre – du moins, le nouveau – le lecteur sait de quoi parlera cet album, sauf que, comme le veut le concept de la saga, c’est à une uchronie que nous allons avoir affaire et donc, ici, les attentats du 11 Septembre n’eurent pas eu lieu puisqu’ils avaient été contrés par la pugnacité d’un homme : John O'Neill. Pour la petite histoire, le sieur O’Neill, ancien agent du FBI, enquêta pendant des années sur les dangers du terrorisme islamiste et, plus particulièrement, sur celui que représentait Al Qaïda et sa tête pensante, je veux, bien entendu, parler de ce triste sir d’Oussama Ben Laden. Pas vraiment écouté par sa hiérarchie, celui-ci finit par démissionner avant de prendre le poste de responsable de la sécurité au World Trade Center, en août 2001, ce qui lui couta la vie quelques semaines plus tard… Dans 11 Septembre – ex Le Prince des Ténèbres, donc – les choses ne se déroulent pas de la même manière, comme dans toute bonne uchronie et le lecteur à donc droit à un monde fort différent du notre où, les attentats n’ayant pas eu lieu, il n’y eut pas, par la force des choses, de guerre en Irak et en Afghanistan tandis que Bush Junior faisait un petit tour avant de céder sa place à John Kerry que les pays arabes de démocratisaient doucement, qu'Al Qaïda était marginalisé et que Daesh n’existait même pas… Une uchronie plutôt pertinente, intéressante et qui  à pour elle le fait de se dérouler dans un passé très proche, connu par la plupart des lecteurs qui, accessoirement, se délecteront de ce récit diablement captivant et qui, au passage, est sublimé par un Igor Kordey en bonne forme, ce qui a de quoi ravir les fans du croate. Bref, si vous êtes passés à coté de ce Prince des Ténèbres, il y a quelques années, voilà une bonne occasion de découvrir cette trilogie qui est, indéniablement, la plus belle réussite de la saga Jour J : passionnant, bien écrit, instructif, cet album nous montre un monde tel qu’il aurait put être et, quelque part, il s’en est fallut de peu…
 

Points Positifs
 :
- Et si les attentats du 11 Septembre n’avaient pas eu lieu ? Excellent postulat de départ pour cette uchronie qui est écrite d’une manière fort intelligente et qui parait fort plausible – du moins, si ses supérieurs avaient écouté John O'Neill. Bien évidement, on peut ergoter sur tel événement ou sur l’évolution du monde arabe tel qu’il nous est présenté ici, cependant, dans l’ensemble, cette trilogie est une belle réussite.
- Une excellente uchronie qui a pour elle le fait que les événements qui si déroulent aient eu lieu dans un passé récent – vingt-et-un ans cette année – ce qui fait que la plupart des lecteurs les aient connus, ce qui est un plus, bien entendu.
- Un bon travail de recherche de la part des auteurs qui fait que l’on a parfois du mal à faire la différence entre événements réels et imaginaires, du moins, au début, bien entendu.
- Même si je trouve qu’Igor Kordey est plus doué avec des récits se déroulant dans le passé, force est de constater que le croate nous livre ici une belle prestation et que ses fans ont de quoi être ravis pas celle-ci.
- Une intégrale de qualité qui permet à ceux qui étaient passés à coté du Prince des Ténèbres de découvrir cette uchronie qui est, sans nul doute, la plus belle réussite de la série Jour J.
 
Points Négatifs :
- Une vision peut-être un peu trop optimiste de la part des auteurs quand à l’évolution démocratique des pays arabes ?
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 8/10