Affichage des articles dont le libellé est Steven Spielberg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Steven Spielberg. Afficher tous les articles

samedi 13 mai 2023

La Liste de Schindler


La Liste de Schindler
 
À Cracovie, durant la Seconde Guerre mondiale, les soldats allemands forcent les juifs à être parqués dans le ghetto de Cracovie. Oskar Schindler est un industriel allemand, membre du parti nazi. Ne pensant tout d'abord qu'à son profit, il corrompt des membres de la Wehrmacht et des officiers SS pour acquérir une usine de métal émaillé. Dès lors, pour l'aider dans la direction de son entreprise, il engage un comptable juif, Itzhak Stern. Celui-ci est par ailleurs un représentant local de la communauté juive et a des contacts parmi le marché noir et la communauté juive des affaires. Stern aide alors Schindler à trouver des financements pour lancer son entreprise. Schindler entretient des relations amicales avec les nazis, profite de sa fortune, de son statut de Herr Direktor et a Stern comme bras droit. Il emploie une main d'œuvre juive bon marché dans son usine. De son côté, Stern assure à Schindler qu'ils engagent le plus d'employés possible essentiels à l'effort de guerre allemand, alors qu'en fait, ils les sauvent de la déportation dans les camps de concentration ou d'une exécution sommaire.
 

La Liste de Schindler
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Steven Zaillian, d'après le roman éponyme de Thomas Keneally
Musique : John Williams
Production : Universal Pictures
Genre : Drame historique
Titre en vo : Schindler's List
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, hébreu, allemand, polonais
Date de sortie : 15 décembre 1993
Durée : 195 mn

Casting :
Liam Neeson : Oskar Schindler
Ben Kingsley : Itzhak Stern
Ralph Fiennes : Amon Göth
Caroline Goodall : Émilie Schindler
Jonathan Sagall : Poldek Pfefferberg
Embeth Davidtz : Helen Hirsch
Mark Ivanir : Marcel Goldberg
Götz Otto : un SS
Friedrich von Thun : Rolf Czurda
Andrzej Seweryn : Julian Scherner
Norbert Weisser : Albert Hujar
Jochen Nickel : Wilhelm Kunde
Hans Michael Rehberg : Rudolf Höß
Henryk Bista : M. Löwenstein
Elina Lowensohn : Diana Reiter
Ezra Dagan : Rabbi Menasha Levartov
Bettina Kupfer : Regina Perlman
Beatrice Macola : Ingrid
Jerzy Nowak : un investisseur
Anna Mucha : Danka Dresner
Piotr Polk : Leo Rosner
Rami Heuberger : Joseph Bau
Ezra Dagan : le rabbin Menasha Lewartow
Hans-Jörg Assmanns : Julius Madritsch
Daniel Del Ponte : Josef Mengele
Oliwia Dąbrowska : La petite fille en rouge
Geno Lechner : Majola
 
Mon avis :
 Comme tout passionné d’Histoire, certaines périodes ont ma préférence, et si, personnellement, mes goûts vont de la Mésopotamie à la Révolution Industrielle en passant, par exemple, par la Renaissance Européenne, les deux Guerres mondiales occupent une place importante. Forcement, toute œuvre traitant du sujet ne peut qu’éveiller mon intérêt, même si trop souvent, je suis déçu au final. Cependant, lorsqu’une œuvre traite d’un sujet mainte et mainte fois vu à l’écran, la Shoah, mais en nous contant un épisode peu connu et si bouleversant, je ne peux qu’applaudir des deux mains puisqu’il est rare que le héros d’un film sur la Seconde Guerre Mondiale soit un allemand. Car bon, comment dire… il est agréable, parfois, de revenir sur certaines vérités établies, comme quoi, tous les allemands étaient forcement des salauds (ridicule, et la Résistance allemande ?), les américains ont battus le Reich (désolé mais c’est les soviétiques, si Hitler n’attaque pas l’URSS, l’Europe est à lui) où les français étaient tous des résistants (franchement non, comme ils n’étaient pas tous des collabos, la majeure partie de la population se contentant de vivre sa vie). Mais il est difficile de faire d’Oskar Schindler un véritable héros comme le cinéma US nous le définie habituellement, car, et c’est la toute la force de ce film, toute son ambiguïté est retranscrite et l’on constate bien qu’au départ, celui-ci pense surtout à faire le maximum d’argent et que pour cela, il a besoin des juifs. Certes, ensuite, il change, petit à petit, et il devient incontestablement un véritable résistant à la politique d’extermination du Reich, avec tous les dangers que cela représentait pour lui, non seulement en sauvant un millier de juifs, mais également en sabotant intentionnellement sa propre usine d’armement. Oskar Schindler n’était pas un saint (mais franchement, qui l’est véritablement ?), mais son titre de Juste attribué par le gouvernement israélien, quelques années plus tard, fut incontestablement mérité. Mais qu’en est-il du film en lui-même ? Puisque c’est de celui-ci que l’on parle, et non de la vie de Schindler, même si les deux sont forcement liés… Sincèrement, il n’y a pas grand-chose à dire, tant il est presque parfait. Tout d’abord, le choix de l’avoir tourné en noir et blanc, judicieux et qui retranscris mieux l’époque, à mon avis, surtout que certaines scènes sont rehaussées par la couleur, en particulier l’une des plus fortes, celle où l’on voit une petite fille vêtue de rouge, errer au milieu des morts et des soldats allemands, que l’on va retrouver plus tard, dans un charnier. Ensuite, les acteurs, parfaits, en particulier Liam Neeson, magistral dans son interprétation de Schindler (et à des années lumières de sa mascarade dans La Menace Fantôme) mais également Ralph Fiennes, dans le rôle de Amon Göth, en véritable sadique meurtrier, bien loin de ce à quoi il nous à habituer par ailleurs. Et si la musique colle parfaitement à l’ambiance générale du film et que de ce coté là, il n’y a rien à dire, certaines scènes peuvent nous donner une impression de déjà-vu, comme le massacre du Ghetto par exemple, mais plus parce qu’un nombre incalculables d’œuvres cinématographiques nous l’ont déjà montré avant et après La Liste de Schindler, d’où peut être une certaine lassitude, car, en toute franchise, elle est très réussie. Mais le meilleur est pour la fin, lorsque, l’armistice étant signé, et alors qu’il s’apprête à prendre la fuite en compagnie de sa femme, Schindler s’effondre littéralement en constatant qu’il aurait put sauver plus de gens, s’il s’y était pris plus tôt ou en vendant sa voiture ou en ayant un train de vie moins fastueux ; scène d’une intensité magistrale qui me remue toujours les tripes au bout de cinq ou six visionnages de ce long métrage. La Liste de Schindler est, et je pèse mes mots, un film indispensable, que chacun se devrait d’avoir vu au moins une fois dans sa vie. Une œuvre qui nous montre ce que l’homme peut commettre de plus monstrueux mais également de meilleur. Un film, mais là-dessus ce n’est pas le seul, qui nous pousse à dire « plus jamais ça », même si, connaissant l’Humain en règle général, et au vu de notre époque actuelle, un génocide encore pire puisse un jour arriver. Et quand je pense que certains affirment sérieusement que la Shoah n’a jamais eu lieu, il y a vraiment de quoi se poser des questions sur notre avenir…
 

Points Positifs
 :
- Traitant de manière indirecte de la Shoah – pour rappel, et n’en déplaise a une certaine intelligentsia française, ce film traite de la vie d’Oskar Schindler – ce long métrage de Spielberg est, indéniablement, non seulement le film le plus réussi et le plus marquant sur le sujet mais, surtout, un pur chef d’œuvre. En effet, ici, tout est parfait, tout simplement…
- Le film qui nous aura permis de connaitre Oskar Schindler, un homme, présenté ici sans la moindre complaisance mais qui, au fil des mois, finira par révéler le meilleur de lui-même face à la barbarie ambiante.
- Le choix de filmer la quasi-intégralité du film en noir et blanc est l’une des meilleures idées de Spielberg. Non seulement cela renforce l’intensité dramatique de l’ensemble mais, surtout, lors des quelques rares scènes où l’on aperçoit quelques couleurs, cela permet de faire le point sur tel personnage, tel jeu de lumière, etc.
- Un casting tout simplement parfait : ainsi, entre un Liam Neeson dans son plus grand rôle, un Ben Kingsley égal a lui-même et un Ralph Fiennes aux antipodes des rôles auxquels il nous a habituer et tout bonnement démoniaque ici, force est de constater que ce trio est pour beaucoup pour la réussite de ce long métrage.
- La bande originale de John Williams, tout simplement parfaite.
- La scène du massacre du Ghetto, une des plus poignantes du film, particulièrement avec cette petite fille au manteau rouge…
- Une des dernières scènes, lorsque Schindler, faisant ses adieux a ses juifs, s’effondre en regrettant de n’avoir pas put en sauver davantage.

Points Négatifs :
- Si vous êtes un critique de cinéma parisien abonné aux Cahiers du Cinéma, si vous faites parti des tout derniers lecteurs de Libération, si vous êtes un membre de la France Insoumise, si vous êtes un antisémite, si vous vous appeler Dieudonné ou si vous êtes un intégriste musulman, vous aurez ce film en horreur…
 
Ma note : 10/10

mardi 18 avril 2023

Rencontres du Troisième Type


Rencontres du Troisième Type
 
Au Mexique, le scientifique français Claude Lacombe et son interprète américain David Laughlin découvrent de vieux avions de guerre en plein désert de Sonora. Les appareils, des TBF Avenger, faisaient partie du Vol 19, une escadrille qui a mystérieusement disparu en décembre 1945. D’autres faits étranges se produisent sur la surface de la planète comme un cargo disparu en 1925 retrouvé en plein désert de Gobi. Lacombe et son équipe se rendent au Dharmsala, en Inde, pour étudier une série de cinq notes chantées par la foule. Ces sons, d'après les autochtones, proviendraient des cieux. Lors d'une conférence aux États-Unis, Lacombe traduit ces sons en langage des signes d'après la technique de Zoltán Kodály. Plus tard, un télescope appartenant à un complexe top-secret enregistre des signaux provenant de l'espace qui seraient des coordonnées terrestres. Il ne fait plus de doute pour le scientifique français qu'une forme intelligente extraterrestre tente de communiquer avec notre civilisation. Au même moment, des OVNI sont repérés au-dessus de l'Indiana, manquant de percuter un avion de ligne et perturbant le réseau électrique. Dans une petite maison de campagne, Jillian Guiler vit seule avec son fils de trois ans, Barry. Ce dernier est réveillé en pleine nuit par une force inconnue qui l'attire au dehors, dans la forêt. Entretemps, Roy Neary, un réparateur de câble, délaisse sa famille pour aller réparer les lignes à haute-tension sur une nationale. Alors qu'il stoppe son véhicule au niveau d'une voie ferrée pour chercher son chemin, Neary fait l'expérience d'une rencontre rapprochée avec un OVNI…
 

Rencontres du Troisième Type
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Steven Spielberg avec Paul Schrader, Jerry Belson et Matthew Robbins
Musique : John Williams
Production : Columbia et EMI
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Close Encounters of the Third Kind
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, français, hindi et espagnol
Date de sortie : 16 novembre 1977
Durée : 131 mn
 
Casting :
Richard Dreyfuss : Roy Neary
François Truffaut : le professeur Claude Lacombe
Teri Garr : Ronnie Neary
Melinda Dillon : Jillian Guiler
Bob Balaban : David Laughlin
J. Patrick McNamara : le chef de projet
Warren Kemmerling : Wild Bill
Roberts Blossom : le fermier
Philip Dodds : Jean Claude
Cary Guffey : Barry Guiler
Shawn Bishop : Brad Neary
Adrienne Campbell : Sylvia Neary
Justin Dreyfuss : Toby Neary
Lance Henriksen : Robert
Merrill Connally : le chef d'équipe
George DiCenzo : le major Benchley
Josef Sommer : Larry Butler
Phil Dodds : un musicien de l'ARP
David Anderson : un contrôleur aérien
 
Mon avis :
 Dans la série des œuvres mythiques que j’ai vu un nombre incalculables de fois et qui n’avaient pas encore eu droit à leurs critiques sur ce blog, il apparait clairement que Rencontres du Troisième Type est l’une des plus marquantes. Bien entendu, il manque encore bon nombre de monuments du septième art sur ce blog, mais dans le genre Science-Fiction, comment ne pas reconnaitre que ce film de l’incontournable Steven Spielberg est l’un des plus réussis et qu’il aura marqué toute une génération de spectateurs !? Car dans l’Histoire (avec un H majuscule) du cinéma, il y a indéniablement un avant et un après Rencontres du Troisième Type : avant ce film, la science-fiction sur grand écran, hors 2001 bien sur, c’était un peu soit le grand n’importe quoi, soit des œuvres un peu plus réussies mais censées se déroulée dans le futur, avant ce film, les aliens, c’était surtout des envahisseurs qui souhaitaient conquérir notre planète et pas de sympathiques « petits gris » qui nous observent depuis des lustres, avant ce film, notre rapport aux extraterrestres était plutôt conflictuel, on ne se disait pas encore que l’on pouvait communiquer avec eux… cette fameuse rencontre du troisième type, ce contact au sol qui est l’explication du titre… Du coup, ici, tout le génie de Spielberg est de rendre son histoire crédible… oui, crédible car après tout, pourquoi pas ?! Oui, pourquoi ne pas imaginer que dans notre dos, nos dirigeants ont déjà établis ce fameux contact, pourquoi ne pas imaginer que tous ces témoignages qui pullulent depuis des décennies pour ne pas dire des siècles aux sujet des ovnis ne sont pas réels, pourquoi ne pas se dire que nos voisins d’outre-espace ne ressemblent pas a ces « petit-gris » ; d’ailleurs, c’est fou ce que les témoignages le laissent sous-entendre… quoi que, les extraterrestres avaient-ils cette apparence avant Rencontres du Troisième Type ou depuis sa sortie !? Car en s’inspirant des témoignages fort nombreux a l’époque, de toute une culture ufologique fort présente en ces années là et même en s’inspirant d’un certain Jacques Vallée – bah oui, le personnage interprété par François Truffaut, c’est lui – le sieur Spielberg s’est contenté de réalisé un condensé de tout la culture ufologique de son temps, quoi que, il faut le reconnaitre, de façon géniale. Bien entendu, après Rencontres du Troisième Type, il y aura une hausse des apparitions d’ovnis et certains trouveront que ces visiteurs spatiaux ressembleront curieusement aux gris, mais bon, ceci est une toute autre histoire qui n’a strictement rien a voir avec les qualités, indéniables, de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des plus grands films de science-fiction de tous les temps, en tous cas, le plus crédible en quelque sorte car oui, a moins d’être complètement allergique au genre ou de croire que l’Homme serait le seul habitant du vaste Univers (ce qui serait moins crédible, d’ailleurs, que d’avoir des voisins), si rencontre avec des intelligences venus de l’espace devaient avoir lieu, eh bien, il y aurait de fortes chances qu’elle ait lieue de la sorte.
- Les amateurs d’ovnis voir de paranormal dans un sens plus large seront bien entendus aux anges devant un tel film qui représente un parfait condensé de toute une sous-culture : contact caché au public, dissimulation, manipulation des foules…
- Accessoirement, l’histoire est pas mal et malgré un nombre incalculable de visionnages, cela se regarde toujours aussi bien.
- Si Richard Dreyfuss est bien évidement le héros du film, je préfère nettement l’équipe de scientifiques et, forcément, François Truffaut, le professeur Lacombe.
- Ah, les extraterrestres, tellement sympathiques, et la scène finale où Lacombe communique avec un Alien…
- Le code musical de cinq notes, devenu culte, forcément !
 
Points Négatifs :
- Il y a toujours un truc que je n’ai jamais compris en regardant ce film : est-ce le tout premier contact entre humains et aliens, si oui, comment savaient-ils que ces derniers allaient leur rendre les disparus et, accessoirement, accepter d’accueillir a  bord de leur vaisseau une mission terrienne !? Vu comment c’est présenté, tout porte à croire qu’il y a déjà eu des contacts hors, tout cela n’est pas bien clair, loin de là…
- Le son, par moments, n’est pas très top, surtout au niveau des dialogues.
 
Ma note : 8,5/10