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mardi 19 décembre 2023

The Rolling Stones Rock and Roll Circus


The Rolling Stones Rock and Roll Circus
 
The Rolling Stones

1 - Mick Jagger's introduction of Rock and Roll Circus (Néant) 0:25
Artiste : Mick Jagger
2 - Entry of the Gladiators (Julius Fučík) 0:55
Artiste : Orchestre
3 - Mick Jagger's introduction of Jethro Tull (Néant) 0:11
Artiste : Mick Jagger
4 - A Song for Jeffrey (Ian Anderson) 3:26
Artiste : Jethro Tull
5 - Keith Richards' introduction of The Who (Néant) 0:07
Artiste : Keith Richards
6 - A Quick One, While He's Away (Pete Townshend) 7:33
Artiste : The Who
7 - Over the Waves (Juventino Rosas) 0:45
Artiste : Orchestre
8 - Ain't That a Lot of Love (Homer Banks, Willie Dean « Deanie » Parker) 3:48
Artiste : Taj Mahal
9 - Charlie Watts' introduction of Marianne Faithfull (Divers) 0:06
Artiste : Charlie Watts
10 - Something Better (Gerry Goffin, Barry Mann) 2:32
Artiste : Marianne Faithfull
11 - Mick Jagger's and John Lennon's introduction of The Dirty Mac (Néant) 1:05
Artiste : Mick Jagger, John Lennon
12 - Yer Blues (John Lennon, Paul McCartney) 4:27
Artiste : The Dirty Mac
13 - Whole Lotta Yoko (Yoko Ono) 4:49
Artiste : The Dirty Mac, Yoko Ono, and Ivry Gitlis
14 - John Lennon's introduction of The Rolling Stones (Néant) 0:04
Artiste : John Lennon
15 - Jumpin' Jack Flash (Mick Jagger, Keith Richards) 3:35
Artiste : The Rolling Stones
16 - Parachute Woman (Mick Jagger, Keith Richards) 2:59
Artiste : The Rolling Stones
17 - No Expectations (Mick Jagger, Keith Richards) 4:13
Artiste : The Rolling Stones
18 - You Can't Always Get What You Want (Mick Jagger, Keith Richards) 4:24
Artiste : The Rolling Stones
19 - Sympathy for the Devil (Mick Jagger, Keith Richards) 8:49
Artiste : The Rolling Stones
20 - Salt of the Earth (Mick Jagger, Keith Richards) 4:57
Artiste : The Rolling Stones
 

The Rolling Stones Rock and Roll Circus
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 14 octobre 1996
Enregistré : 11 décembre 1968 – 12 décembre 1968
Durée : 59:05
Genre : Rock, Blues Rock, Hard Rock
Producteur : Jimmy Miller, Jody Klein, Lenne Allik
Label : ABKCO

Musiciens :
Jethro Tull
Ian Anderson : chant, flute
Glen Cornic : guitare basse, harmonica
Clive Bunker : batterie
Mick Abrahams : guitare
The Who
Pete Townshend : guitare, chant
Roger Daltrey : chant
Keith Moon : batterie
John Entwistle : guitare basse
Taj Mahal
Taj Mahal : chant
Jesse Ed Davis : guitare
Gary Gilmore : guitare basse
Chuck Blackwell : batterie
Marianne Faithfull
Marianne Faithfull : chant
The Dirty Mac
John Lennon : chant, guitare
Eric Clapton : guitare
Keith Richards : guitare basse
Mitch Mitchell : batterie
Yoko Ono and Ivry Gitlis with The Dirty Mac
Yoko Ono : chant
Ivry Gitlis : violon
The Rolling Stones
Mick Jagger : chant
Keith Richards : guitare, guitare acoustique, chant
Brian Jones : guitare, slide guitare
Bill Wyman : guitare basse
Charlie Watts : batterie
Nicky Hopkins : claviers
Rocky Dijon : percussions
 
Mon avis : 
Cela fait quelques semaines que mes critiques musicales sont consacrées aux Rolling Stones, indéniablement – avec les Beatles bien sur – le plus grand groupe de tous les temps et, cette fois ci, nous allons aborder le cas d’un album plutôt méconnu et assez particulier : The Rolling Stones Rock and Roll Circus. Bon, remontons le temps et replongeons nous dans la très lointaine année 1968, plus précisément, en décembre : à l’époque, les Stones, à la recherche d’un nouveau concept – c’était un peu l’époque qui voulait cela – se mettent dans la tête de proposer un concert un peu particulier pour la télévision où, dans un décor de cirque, ils inviteraient quelques unes des plus grandes figures de la musique du Swinging London de l’époque. Ainsi, furent invités The Who, Jethro Tull, Marianne Faithfull, John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Taj Mahal, Ivry Gitlis et Mitch Mitchell. Le résultat, forcément, était pour le moins alléchant pour les amateurs du genre sauf que, navrés par leur propre performance qu’ils qualifièrent de médiocre, les Stones refusèrent que l’émission ne soit diffusée, au grand dam de bien des générations de fans… Or, presque trois décennies plus tard, alors que plus personne ne s’y attendait, les Stones se décidèrent enfin a sortir ce légendaire Rock and Roll Circus, ce, sur deux formats, le documentaire et, bien entendu, l’album qui nous préoccupe aujourd’hui… Un beau cadeau pour les fans des Rolling Stones, bien évidement, mais aussi, dans un sens plus large, de pop musique, ne serais-ce que pour le coté historique de la chose et la curiosité de voir tout ce beau monde ensemble. Un beau cadeau, donc, mais dont l’emballage est nettement plus aboutit que le contenu, il faut le reconnaitre ! Car bon, comment dire… si, en effet, il est fort plaisant, pour l’amateur, de pouvoir enfin découvrir ce légendaire concert des Stones et de leurs compères qui fit couler tant d’encre pendant des décennies, si le super groupe Dirty Mac, composé de John Lennon, Eric Clapton, Keith Richards et de Mitch Miichell, mérite le détour, s’il y a quelques bons moments, comment ne pas reconnaitre, à coté de cela, que, musicalement parlant, ce n’est pas vraiment le Nirvana !? D’ailleurs, n’y allons pas par quatre chemins, les moins en forme, ce sont les Stones – et de loin – avec un Brian Jones au bout du rouleau et qui se fera bientôt éjecter du groupe avant de se noyer dans sa piscine. Une performance moyenne de nos cailloux, donc, pour ne pas dire fade, tout juste rehaussée par celle des autres artistes qui, reconnaissons le, ne sont pas non plus exceptionnels. Alors, l’intérêt de cet album, où est-il ? Eh bien, justement, je vous l’ai dit précédemment, pour son coté historique indéniable, pour l’attente pour le moins longue qu’il fallut pour le découvrir – presque trois décennies – et pour, ma foi, ce fort singulier voyage dans le temps, vers une époque révolue où de grands noms de la musique pouvaient se réunir pour des expériences aussi loufoques que celle qu’est, indéniablement, ce Rock and Roll Circus…
 

Points Positifs
 :
- Le coté historique de cet album est, sans aucun doute possible, sa plus grande force. Témoignage exceptionnel d’une époque révolue, devenu culte au fil des années, la sortie de cette émission de télévision pour le moins particulière, en deux formats – documentaire et album – fut un fort beau cadeau pour les fans des Stones et ceux de musique populaire de l’époque.
- Les Rolling Stones, The Who, Jethro Tull, Marianne Faithfull, John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Taj Mahal, Ivry Gitlis, Mitch Mitchell, Nicky Hopkins… ma foi, que du très beau monde !
- Bien entendu, le point d’orgue de cet album est la performance de Dirty Mac, supergroupe composé par John Lennon, Eric Clapton, Keith Richards et Mitch Miichell, et qui interprète un Yer Blues tout simplement exceptionnel !
- Une pochette plutôt réussie, un emballage qui l’est tout autant et un livret explicatif bourré d’anecdotes et plutôt intéressant. Sur ce point, on ne se moque pas de nous.

Points Négatifs :
- Musicalement, il faut reconnaitre que, en dehors de quelques fulgurances, ici et la, l’ensemble est plutôt moyen en commençant par les Stones qui sont très moyens pour ne pas dire fades – ce qui explique pourquoi il fallut presque trente ans pour que, enfin, le public ne découvre ce concert…
- Un Brian Jones complètement au bout du rouleau.
- Les cris hystériques de Yoko Ono, comme d’habitude !

Ma note : 7,5/10

dimanche 10 décembre 2023

Stripped


Stripped
 
The Rolling Stones
 
1 - Street Fighting Man (Mick Jagger, Keith Richards) 3:41
2 - Like a Rolling Stone (Bob Dylan) 5:39
3 - Not Fade Away (Norman Petty, Charles Hardin) 3:06
4 - Shine a Light (Mick Jagger, Keith Richards) 4:38
5 - The Spider and the Fly (Nanker Phelge) 3:29
6 - I'm Free (Mick Jagger, Keith Richards) 3:13
7 - Wild Horses (Mick Jagger, Keith Richards) 5:09
8 - Let It Bleed (Mick Jagger, Keith Richards) 4:15
9 - Dead Flowers (Mick Jagger, Keith Richards) 4:13
10 - Slipping Away (Mick Jagger, Keith Richards) 4:55
11 - Angie (Mick Jagger, Keith Richards) 3:29
12 - Love in Vain (Robert Johnson) 5:31
13 - Sweet Virginia (Mick Jagger, Keith Richards) 4:16
14 - Little Baby (Willie Dixon) 4:00
 

Stripped
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 13 novembre 1995
Enregistré : 3 mars 1995 – 26 juillet 1995
Durée : 59:34
Genre : Rock
Producteur : Don Was et The Glimmer Twins
Label : Virgin
 
Musiciens :
Mick Jagger : chant, guitare, harmonica, maracas
Keith Richards : guitares et chant
Charlie Watts : batterie
Ron Wood : guitare
Darryl Jones : basse, chœurs
Chuck Leavell : claviers, chœurs
Bernard Fowler : percussions, chœurs
 
Mon avis :
 Bon, on ne va pas se mentir, même si, de nos jours, les inusables Rolling Stones n’ont toujours pas achevé leur carrière, force est de constater que cela fait une éternité que nos papys du rock n’ont plus pondus un album que l’on peut qualifier de potable. Les plus cyniques ajouteront que depuis Exile on Main Street, en 1972, plus jamais les Stones ne furent les Stones – ce qui n’est pas tout a fait faux – les plus sympas reconnaitront que, de temps en temps, un opus réussissait à sortir du lot, a défaut, bien entendu, d’être un incontournable. Et, justement, parmi ces albums bien trop rares, hélas, si l’on remonte à 1995 – ce qui commence à dater tout de même – un certain Stripped mérite plus que le coup d’œil ou, plus précisément, l’écoute attentive car dans celui-ci, et peut-être pour la toute dernière fois, les Stones auront réussit a livrer ce que l’on peut qualifier comme étant un bon, que dis-je, un très bon disque ! Bon, déjà, il faut savoir ce que Stripped est un live, ce qui, ma foi, en refroidira plus d’un même s’il fallait bien se douter qu’en 95 et après un Voodoo Lounge sympa mais sans plus, le duo Jagger/Richards n’était plus en mesure depuis belle lurette de nous pondre des nouveautés dignes de ce nom. Mais ce qui sauve justement cet album, c’est qu’il s’agit non seulement d’un concert mais, surtout, d’un concert – ou plutôt, de plusieurs enregistrements qui eurent lieux a Paris et a Amsterdam – dans des petites salles, ce retour à une performance live à taille humaine étant pour beaucoup pour l’intérêt et la réussite de cet opus. Ainsi, loin des fastes et du grand n’importe quoi des stades, nos Stones, plus inspirés que jamais nous livrent une performance dont on ne les croyait plus capable. Le résultat, encore aujourd’hui, étonne et nous prouve définitivement que la musique est faite pour être jouée et écoutée en salle et surement pas dans des stades immenses où la majeure partie des spectateurs ne voient les artistes que dans des écrans géants. Bref, vous l’avez compris, Stripped est indéniablement un disque que tout fan des Stones se doit de posséder, sans nul doute le dernier qui vaille vraiment le coup, et puis, rien que pour la magnifique du non moins extraordinaire Like a Rolling Stone de Dylan, le jeu en valait la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Le dernier album indispensable de la discographie des Rolling Stones. Live enregistré dans des salles a taille humaine, Stripped confirme de fort belle manière que la musique n’est décidément pas faite pour le grand guignolesque des stades, et ce, surtout que nos Stones, comme s’ils étaient revenus a leurs débuts, sont dans une forme olympique !
- Musicalement, c’est bon voir très bon. Il faut dire que l’alternance entre certains des incontournables des Stones, quelques reprises et d’autres titres moins connus fonctionne à merveille.
- La reprise extraordinaire de Like a Rolling Stone de Bob Dylan.
- Même si l’on peut rigoler quand au choix de la pochette – allons bon, poser dans une station de métro en prenant des poses de mauvais garçons pour nos alors quinquas millionnaires, la bonne blague – force est de constater qu’elle est plutôt réussie.
 
Points Négatifs :
- Keith Richards chante toujours aussi faux et si en d’autres temps, cela a put fonctionner, il est clair que Slipping Away est le pire morceau de cet album.
- Un live plutôt simple dans son contenu sans grande prise de risque : aucun titre de Voodoo Lounge, leur précédant opus.
- Bien évidement, les Stones surfent franchement sur l’effet de mode d’alors, les fameux MTV Unplugged qui ont accouché du pire comme du meilleur.
- Ceux qui n’aiment pas les albums lives – les gouts et les couleurs – passeront naturellement leur chemin.
 
Ma note : 8/10

samedi 2 décembre 2023

Voodoo Lounge


Voodoo Lounge
 
The Rolling Stones

1 - Love Is Strong (Jagger, Richards) 3:50
2 - You Got Me Rocking (Jagger, Richards) 3:35
3 - Sparks Will Fly (Jagger, Richards) 3:16
4 - The Worst (Jagger, Richards) 2:24
5 - New Faces (Jagger, Richards) 2:52
6 - Moon Is Up (Jagger, Richards) 3:42
7 - Out of Tears (Jagger, Richards) 5:27
8 - I Go Wild (Jagger, Richards) 4:23
9 - Brand New Car (Jagger, Richards) 4:15
10 - Sweethearts Together (Jagger, Richards) 4:45
11 - Suck on the Jugular (Jagger, Richards) 4:28
12 - Blinded by Rainbows (Jagger, Richards) 4:33
13 - Baby Break It Down (Jagger, Richards) 4:09
14 - Thru and Thru (Jagger, Richards) 6:15
15 - Mean Disposition (Jagger, Richards) 4:09
 

Voodoo Lounge
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 11 juillet 1994
Enregistré : 03 septembre 1993 – 23 avril 1994
Durée : 62:08
Genre : Rock
Producteur : Don Was & The Glimmer Twins
Label : Virgin

Musiciens :
Mick Jagger : chant, chœurs, guitares acoustique et électrique, harmonica, maracas, castagnettes
Keith Richards : guitares acoustique et électrique, piano, basse, tambourin, chant, chœurs
Ronnie Wood : guitares acoustique et électrique, guitare pedal steel, guitare slide, guitare lap steel, chœurs
Charlie Watts : batterie, percussions
Pierre de Beauport : guitare acoustique
Darryl Jones : basse
Max Baca : sixte basse (Bajo Sexto)
Chuck Leavell : claviers, chœurs
Benmont Tench : orgue, piano, accordéon
Ivan Neville : chœurs, orgue
David Campbell : arrangement des cordes
Bernard Fowler : chœurs
Bobby Womack : chœurs
Frankie Gavin : fiddle, flûte irlandaise
David McMurray : saxophone
Mark Isham : trompette
Flaco Jiminez : accordéon
Lenny Castro : percussions
Luis Jardim : percussions, shaker
Phil Jones : percussions
 
Mon avis : 
Dans la très longue et fort prolifique carrière des Rolling Stones qui, par ailleurs, encore de nos jours, n’a pas pris fin, certains albums auront davantage marqués les esprits que d’autres, principalement, bien évidement, de par leur qualité indéniables qui en auront fait des chefs d’œuvres absolus. Cependant, si les heures de gloire du groupe sont désormais bien lointaines, très lointaines mêmes, cela ne signifie aucunement que, de temps en temps, nos Stones n’aient pas réussis à nous offrir des opus qui, sans être exceptionnels, sans être inoubliables, n’aient pas été, dans l’ensemble, d’agréables surprises, un peu comme si, occasionnellement, nos papys du rock renaissaient légèrement de leurs cendres pour nous rappeler à nos bons souvenirs. Et, justement, dans ce genre d’albums, Voodoo Lounge en est un bel exemple… Paru en 1994, année désormais, elle aussi, lointaine et où j’avais davantage de cheveux, le disque à la banane, comme il avait été surnommé, fut une sacrée bonne surprise en son temps. Certes, pris dans son ensemble, nous sommes loin, très loin même des chefs d’œuvres incontestables du groupe, cependant, après une décennie terrible pour les Stones – ces fameuses années 80 où les cailloux furent à deux doigts de se séparer et où ils nous pondirent quelques étrons magnifiques – puis le départ de l’un de leurs membres fondateurs, le discret Bill Wyman, force est de constater que plus grand monde n’attendait grand-chose du groupe – même si, Steel Wheels, paru en 1989, sauvait un peu les meubles. Cependant, dès le premier titre de l’album, Love Is Strong, les fans furent rassurés : non, Voodoo Lounge ne serait pas un chef d’œuvre, mais oui, incontestablement oui, il serait suffisamment réussi pour nous rappeler que même quinquagénaires, même après avoir tout connu, tout vécu et surtout, survécu à tout, les Stones étaient encore présents et capables de nous pondre un opus qui, certes, n’est pas exempt de défauts mais qui restait suffisamment bon pour envoyer valser une bonne partie de la concurrence de l’époque, ce qui, ma foi, n’était pas donné… Bref, vous l’avez compris, Voodoo Lounge n’est peut-être pas un grand album mais après une longue période de vaches maigres, les fans surent s’en contenter et, ma foi, c’était déjà pas mal !
 

Points Positifs
 :
- Un bon album des Stones, indéniablement, paru en une époque où plus grand monde n’attendait grand-chose du groupe. Doté de pas mal de bonnes chansons, nous montrant un groupe plutôt en forme et inspiré, si Voodoo Lounge n’est pas exempt de défauts, il reste, incontestablement, comme étant un des meilleurs opus des Stones de ces trois dernières décennies, ce qui n’est pas rien !
- Loin des bouses indicibles que le groupe aura pondues pendant les années 80, Voodoo Lounge nous prouve que les Rolling Stones n’étaient pas encore morts et, ma foi, ce fut une bonne nouvelle !
- Love is Strong, You Got Me Rocking, Thru and Thru et Mean Disposition sont tout de même de bonnes chansons…
- Certes, Bill Wyman n’est plus présent, ayant quitté le groupe quelques années auparavant, cependant, Darryl Jones qui le remplace à la basse ne démérite nullement.
- Une pochette particulière avec son homme banane qui danse mais qui reste plutôt réussie dans son genre.

Points Négatifs :
- Si Voodoo Lounge est un album plutôt bon dans l’ensemble et représenta, en son temps, une bonne surprise, il faut tout de même reconnaitre que ce n’est pas non plus un grand opus, bien au contraire. Sympathique mais sans plus, il ravira les fans les plus ultras d’un groupe qui se refuse absolument à mourir…
- Un disque beaucoup trop long et c’est là, je pense, le plus gros défaut de cet album qui utilise complètement le support CD. Plus court, sans pas mal de titres qui n’apportent pas grand-chose à l’ensemble, Voodoo Lounge aurait été plus réussi.
- S’il y a, incontestablement, quelques bonnes chansons qui se démarquent du lot, la plupart marquent nettement moins les esprits et sont trop moyennes pour être honnêtes.

Ma note : 6,5/10

lundi 27 novembre 2023

Tattoo You


Tattoo You
 
The Rolling Stones

1 - Start Me Up (Mick Jagger, Keith Richards) 3:32
2 - Hang Fire (Mick Jagger, Keith Richards) 2:20
3 - Slave (Mick Jagger, Keith Richards) 6:32
4 - Little T&A (Mick Jagger, Keith Richards) 3:22
5 - Black Limousine (Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood) 3:32
6 - Neighbours (Mick Jagger, Keith Richards) 3:31
7 - Worried About You (Mick Jagger, Keith Richards) 5:17
8 - Tops (Mick Jagger, Keith Richards) 3:46
9 - Heaven (Mick Jagger, Keith Richards) 4:24
10 - No Use in Crying (Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood) 3:24
11 - Waiting on a Friend (Mick Jagger, Keith Richards) 4:34
 

Tattoo You
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 24 août 1981
Enregistré : 1972 – 1981
Durée : 44:23
Genre : Rock
Producteur : The Glimmer Twins
Label : Rolling Stones Records

Musiciens :
Mick Jagger : chant (sauf sur 4), chœurs (sauf sur 5), guitare électrique (9, 10), harmonica (5), percussions (9)
Keith Richards : guitare électrique (sauf sur 9), basse (4), chant (4), chœurs (1-4, 6, 7, 10)
Ronnie Wood : guitare électrique (sauf sur 7, 8, 9, 11) basse (2), chœurs (1, 2, 4, 6, 10)
Bill Wyman : basse (sauf sur 2, 4), guitare (9), synthétiseur (9), percussions (9)
Charlie Watts : batterie, percussions (9)
Mick Taylor : guitare (8, 11)
Wayne Perkins : guitare électrique solo (7)
Billy Preston : claviers (3, 7)
Nicky Hopkins : piano (8, 10, 11), orgue (10)
Ian Stewart : piano (2, 4-6)
Chris Kimsey : piano électrique (9)
Samir Foughali : congas (3)
Sonny Rollins : saxophone (3, 6, 11)
Pete Townshend : chœurs (3)
Ollie Brown : percussions (3, 7)
Jimmy Miller : percussions (8)
Mike Carabello: cloche à vache (1), guiro, claves, cabasa et conga (11)
Barry Sage : claquements de mains (1)
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé de Some Girls qui est, de mon point de vu, un des tous derniers grands albums des Rolling Stones – même si inférieur, largement, à ceux de leur période faste qui va, grosso modo, de Beggars Banquet à Exile on Main Street – j’aborde à présent le cas d’un opus qui, a priori, devrait mettre tout le monde d’accord sauf que, en fait, les choses sont un poil plus compliquées, du moins, pour ce qui est de mon ressentit… Pour rappel, la fin des années 70 et la décennie suivante furent horribles pour les Stones qui, à plusieurs reprises, nous pondirent des galettes que l’on peut qualifier d’ignobles, de véritables étrons dont je n’ose même pas écrire le nom ici. Cependant, entre Some Girls et Steel Wheels, paru en 1989 et qui fut un peu l’album du renouveau, il y a un certain Tattoo You, opus considéré par de nombreux fans comme étant un des meilleurs du groupe voir, en tous cas, comme leur dernier chef d’œuvre absolu. Sauf que, à mes yeux, ce n’est pas le cas, mais alors, absolument pas ! Bon, pour la petite histoire, Tattoo You est un album particulier puisque, à l’époque où il est sortit, alors que les Stones allaient partir en tournée, ceux-ci n’avaient aucun nouvel opus à proposer, aucune nouvelle chanson et que cet album fut, en fait, une espèce de compilation d’anciens titres – dont certains remontant à 1972 ce qui explique la présence de Mick Taylor sur deux chansons – qui avaient été mis de coté pendant des années. D’ailleurs, que l’on ne s’y trompe pas, pour la plupart des chansons de Tattoo You, Jagger s’est contenté de reposer son chant, le groupe ajoutant quelques chœurs, ici et là, voir modifiant à peine certains titres. Bref, rien de véritablement nouveau si l’on doit être tout à fait précis, sauf que… sauf que, en fait, le résultat est plutôt étonnant et fonctionne assez bien, ce qui est, de mon point de vu, presque un miracle ! Ainsi, comment des chansons qui n’avaient pas été retenues pour des albums inférieurs à Tattoo You ont-elles put, une fois celles-ci compilées ensemble, faire de celui-ci une réussite ? Car oui, malgré mes réticences, malgré le fait que je ne le considère pas comme étant un chef d’œuvre – il ne faut pas exagérer – Tattoo You est un bon album des Rolling Stones, une de leurs dernières réussites d’ailleurs, surtout dans le contexte de l’époque. D’ailleurs, c’est peut-être un peu cela l’explication du succès de Tattoo You finalement : l’ancienneté de leurs chansons qui sauvent les meubles, car bon, entre Emotional Rescue – beurk – et Undercover – encore plus beurk – il était évidant que nos cailloux étaient, artistiquement parlant, au fond du trou…
 

Points Positifs
 :
- Même si je ne suis pas un grand fan de cet album, je dois reconnaitre que, dans l’ensemble, il est terriblement efficace et fonctionne plutôt bien. Un opus fait de bric et de broc, certes, mais qui apparait, miraculeusement, comme étant assez cohérent et assez bon dans l’ensemble.
- Si l’on met de coté Start Me Up qui est un des plus grands succès des Stones et qui ouvre le bal de fort belle manière, il y a peu de véritables incontournables dans cet album, juste des chansons sympathiques assez réussies dans l’ensemble, quoi que, Waiting on a Friend est un fort beau titre…
- Le quasi-miracle de faire une compilation de chansons non incluses dans des albums inférieurs à Tattoo You et que, au final, ce dernier s’avère être un bon opus. Il y a des choses, parfois, qui ne s’expliquent pas !?
- Une pochette, bien entendu, devenue culte au fil du temps…

Points Négatifs :
- Bon, je suis désolé mais je ne peux pas considérer Tattoo You comme étant un chef d’œuvre et, encore moins, un des meilleurs albums des Rolling Stones : a un moment donné, lorsque l’on voit les monuments qu’ils nous ont offert, surtout a la fin des années 60 et au début des années 70, il ne faut pas tomber dans l’exagération…
- Oui, Tattoo You est bon, sympathique et oui, c’est un des tout derniers albums importants du groupe, cependant, cela reste un opus fait de chutes de studios, de titres non retenus pendant des années, ce qui, selon moi, n’est pas anodin.
- Bon, soyons francs : en dehors de Start Me Up et de Waiting on a Friend, il est difficile de parler de grandes chansons pour ce qui est du reste de l’album !

Ma note : 7,5/10