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samedi 4 novembre 2023

Mascarade


Mascarade
 
Le séduisant Adrien était promis à une carrière de danseur, jusqu'à un terrible accident de moto. Aujourd'hui, il est entretenu par Martha, ancienne vedette du cinéma vivant sur la Côte d'Azur. Tout va changer lorsqu’Adrien fait la rencontre de la belle et jeune Margot. Cette dernière vit d’escroqueries et de manipulations. Ils vont alors s'associer pour monter une arnaque diabolique grâce à une mascarade sentimentale. Pour leur plan, Adrien et Margot ont besoin du parfait pigeon. Ils ciblent alors Simon, un agent immobilier.
 

Mascarade
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Nicolas Bedos
Musique : Nicolas Bedos, Anne-Sophie Versnaeyen
Production : Les Films du kiosque
Genre : Drame
Titre en vo : Mascarade
Pays d'origine : France
Langue d'origine : Français
Date de sortie : 01 novembre 2022
Durée : 134 mn

Casting :
Pierre Niney : Adrien
Isabelle Adjani : Martha
François Cluzet : Simon
Marine Vacth : Margot
Emmanuelle Devos : Carole
Laura Morante : Julia
Charles Berling : Jean-Charles
Christiane Millet : Françoise
James Wilby : Thomas
Nicolas Briançon : Laurent Bardin
Bruno Raffaelli : Serge Bazin
Philippe Uchan : Claude
Daniel Hanssens : l'avocat de Simon
Bérangère McNeese : la femme de Peter Glau
Marie Zabukovec : Lucie Laurenti
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que Mascarade, œuvre du sieur Nicolas Bedos, fait partit de ce genre de films qui divisent fortement à la fois le public que les critiques – mais bon, avec ce réalisateur qui n’est pas vraiment en sainteté du coté de l’intelligentsia parisienne, est-ce vraiment une surprise ? En effet, dans le cas présent, il n’y a pas de demi-mesure : certains ont, tout simplement, détester ce long métrage en le jugeant surfait, prétentieux, d’autres, eux, l’ont adoré en savourant avec délice ce démontage en règle de la bourgeoisie niçoise par le biais d’une arnaque où, finalement, tout le monde manipule tout le monde. D’ailleurs, dans mon cas, j’ai vu ce long métrage avec mon épouse et nous représentons, tous deux, les deux cas de figures antagonistes que je vous ai cité : ma femme n’a pas aimé, mais alors, pas du tout, tandis que moi, eh bien, comment dire, j’ai adoré ! Oui, mille fois oui, j’ai été complètement happé par ce Mascarade, me délectant avec plaisir de cette critique sociale d’une caste bourgeoise vivant tranquillement du coté de Nice – une de mes villes préférées – et où les deux exemples les plus frappants sont représentés par Isabelle Adjani – vieille star complètement allumée qui se tape des gigolos – et François Cluzet – promoteur immobilier à succès. Ces deux individus vont donc tomber dans les griffes de deux escrocs de haut vol, Pierre Niney – en gigolo génial et tout simplement excellent dans ce film – et Marine Vacth – que je connais mal mais qui s’est avérée être une des très bonne surprises de ce long métrage – et la suite, eh bien, je ne vais pas rentrer dans les détails mais disons que ce ne sera qu’une succession de coups tordus, de plans savamment orchestrés et de séductions en tout genres afin de remporter un pactole oh combien conséquent… Le casting, excellent, est naturellement pour beaucoup pour la réussite de ce film et je dois reconnaitre que Pierre Niney me stupéfait de plus en plus, à chaque fois que je le vois dans un nouveau rôle. L’intrigue, elle, m’aura captivée de bout en bout et si tous ces protagonistes sont loin d’être sympathiques – en toute franchise, personne ne l’est – j’ai trouvé que tout ce petit monde a été fort bien écrit et que, malgré leurs défauts, leurs coups bas et leurs cotés détestables, je les ai bien aimé… oui, malgré la révélation finale, ultime retournement de situation a la fois surprenant et attendu. Bref, vous l’avez compris, Mascarade est peut-être un film clivant qui n’a pas plu à tout le monde mais, pour ma part, ce fut une bonne, que dis-je, une très bonne surprise, alors, certains ont put lui trouver tous les défauts du monde mais, pour ma part, ce n’est pas le cas et je lui ai trouvé bien des qualités, ce qui, ma foi, est le principal…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente critique sociale de la bourgeoise niçoise qui apparait ici comme étant franchement détestable et dont deux des représentants vont être tout bonnement arnaqués de fort belle manière par deux escrocs sans foi ni loi prêts à tout afin de parvenir à leur but. Point de départ d’une intrigue riche et captivante qui nous tient en haleine tout au long d’un film clivant mais oh combien réussi.
- Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce long métrage : Pierre Niney, Isabelle Adjani, François Cluzet et Marine Vacth sont tous excellents, quand aux seconds rôles, disons que, là aussi, il y du très bon !
- Pierre Niney est très bon en gigolo amoureux.
- Une ambiance générale détestable, des personnages cyniques et antipathiques mais cela fonctionne plutôt bien.
- De fort belles images de Nice et de la cote niçoise qui ne pourront que ravir les amoureux de cette ville et de sa région.

Points Négatifs :
- L’accent anglais de Marine Vacth qui, il faut le reconnaitre, n’apporte pas grand-chose à l’intrigue.
- Certaines situations peuvent apparaitre comme étant un peu exagérées, surtout lorsque l’on approche de la conclusion et que l’on se coltine un énième retournement scénaristique.
- Si vous n’aimez pas les personnages antipathiques, vous n’allez pas adhérer à ce film qui, en toute franchise, ne nous propose que des individus peu recommandables…

Ma note : 7,5/10

dimanche 1 octobre 2023

Monsieur et Madame Adelman


Monsieur et Madame Adelman
 
Sarah Adelman enterre son mari, Victor Adelman, ancien écrivain à succès tombé dans l'oubli, prix Goncourt et membre de l'Académie française. Après la cérémonie, elle reçoit chez elle un journaliste venu l'interviewer pour écrire une biographie sur Victor Adelman. Par flash-back et en différents chapitres, elle évoque alors quarante-cinq années de relation tumultueuse mais passionnée, de joies et de peines, de complicités et de disputes. Tout a commencé en 1971 avec leur rencontre dans une discothèque...
 

Monsieur et Madame Adelman
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Nicolas Bedos et Doria Tillier
Musique : Philippe Kelly et Nicolas Bedos
Production : France 2 Cinéma, Orange Studio, Umedia, Le Pacte
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Monsieur et Madame Adelman
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 08 mars 2017
Durée : 120 mn

Casting :
Doria Tillier : Sarah Adelman
Nicolas Bedos : Victor Adelman
Denis Podalydès : le psy
Antoine Gouy : le journaliste
Christiane Millet : Mme de Richemont
Pierre Arditi : Claude de Richemont
Fleur Geffrier : Marion
Zabou Breitman : la directrice d'école
Julien Boisselier : Antoine de Richemont
Lola Bessis : Mélanie (l'étudiante)
Jean-Pierre Lorit : Marc
Nicolas Briançon : le pédiatre
Betty Reicher : la mère de Sarah
Ronald Guttman : le père de Sarah
Solange Najman : la grand-mère de Sarah
Solveig Maupu : la sœur de Victor
Julie Delarme : Chloé adulte
Lucie Fagedet : Chloé à 14 ans
Jack Lang : lui-même
Athéna Zelcovich : une amie dans la boîte de nuit
Laetitia de Fombelle : la chroniqueuse littéraire
 
Mon avis :
Il y a de cela quelques semaines, j’avais eu le plaisir de vous proposer la critique d’un long métrage que j’avais grandement apprécier, La Belle Époque. Œuvre du sieur Nicolas Bedos qui n’est probablement pas le réalisateur le plus apprécié de l’intelligentsia parisienne et qui avait fait une première apparition sur ce blog avec un certain OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, troisième volet des péripéties de l’agent secret français plus connu pour ses maladresses que pour son efficacité, La Belle Époque s’était avérée être une franche réussite, un fort beau film qui, ma foi, avait sut me conquérir avec son ambiance nostalgique du plus bel effet. Et donc, encore ébloui par ce film oh combien enchanteur, j’ai enfin eu l’opportunité de regarder ce Monsieur et Madame Adelman, autre long métrage du sieur Bedos fils et qui, pour la petite histoire, est considérer comme étant sa toute meilleure production a ce jour. A raison ? Eh bien, comment dire… disons que, après visionnage de la chose, je serais presque convaincu que c’est bel et bien le cas ! Il faut dire, déjà, que Monsieur et Madame Adelman est le tout premier long métrage de Nicolas Bedos et que, pour un premier essai, c’est tout simplement un coup de maitre : écrit à quatre mains avec sa compagne du moment, Doria Tillier, qui n’était alors qu’une simple miss météo, ce film fut non seulement une belle surprise – qui aurait put croire que le fils de Bedos père avait autant de talent – mais aussi et, surtout, une réussite absolue. Pourtant, qui aurait put croire que, sous un postulat aussi banal – la longue histoire d’amour entre un écrivain et celle qui, partageant sa vie, est à l’origine de son succès – Monsieur et Madame Adelman allait s’avérer être un film que l’on peut qualifier d’hors-norme et de bien plus original qu’on aurait put le penser de prime abord, que ce soit de par son propos, les thématiques abordées, ses dialogues savoureux, son humour aussi – Nicolas Bedos n’hésitant jamais à s’autoparodier – et la justesse d’un scénario qui est, au demeurant, franchement captivant… Bref, vous l’avez compris, une fois de plus, j’ai été conquis par une production du fils Bedos et, ma foi, au bout de quelques films, je peux affirmer que je suis fan de ce dernier – le plus amusant, c’est que je détestais le père mais ceci est une autre histoire – et que, fatalement, après avoir vu un autre de ses – très – bons films, j’ai vraiment hâte d’en découvrir davantage…
 

Points Positifs
 :
- Malgré un postulat de départ plutôt banal, force est de constater que Monsieur et Madame Adelman est une belle réussite qui frôle avec la perfection dans son genre. Captivant de bout en bout, drôle, caustique, sombre par moments, voilà une œuvre qui mérite le détour et qui sort bien plus des sentiers battus qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Le coupe Nicolas Bedos et Doria Tillier est tout simplement parfait et on ne peut que saluer bien bas le duo pour nous avoir pondu un tel premier film !
- Un casting de qualité qui est pour beaucoup pour la réussite générale de ce long métrage : Denis Podalydès, Pierre Arditi, Zabou Breitman, ma foi, c’est plutôt pas mal.
- Photographie, bande originale, décors, reconstitution des différentes époques abordées, il n’y a rien à redire, c’est du tout bon.
- La confirmation, une fois de plus, que Nicolas Bedos est un excellent réalisateur, mais bon, je commence à avoir l’habitude avec lui…

Points Négatifs :
- A moins d’être totalement allergique au cinéma français, je ne vois pas ce que l’on peut trouver à ce film qui frôle, dans l’ensemble, avec l’excellence.
- Comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – vous n’apprécierez guère ce film qui glorifie, quelque part, ce bon vieux temps décrié, surtout qu’il est l’œuvre de Nicolas Bedos qui, il faut le reconnaitre, n’a pas vraiment bonne presse au sein de l’intelligentsia parisienne…

Ma note : 8/10

jeudi 14 septembre 2023

La Belle Époque


La Belle Époque
 
Ancien dessinateur, Victor est aujourd'hui un sexagénaire désabusé. Son mariage avec Marianne bat de l'aile et il est désintéressé et dépassé par ce monde moderne trop technologique. Pour lui remonter le moral, son fils Maxime lui paie une soirée organisée par la société de son ami Antoine, Les Voyageurs du Temps. Cette société propose à ses clients de revivre l'époque de leur choix, en mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique. Certains clients, fortunés, choisissent ainsi de passer une soirée avec William Faulkner, Adolf Hitler ou avec des aristocrates au XVIIe siècle. D'abord réticent, Victor accepte quand Marianne le met à la porte. Il opte alors pour replonger dans la semaine la plus marquante de sa vie, celle où il rencontra le grand amour, quarante ans auparavant, le 16 mai 1974, dans le café La Belle Époque à Lyon. Dans cette mise en scène, Marianne est incarnée par Margot, une comédienne qui vit une relation compliquée et tumultueuse avec Antoine. Ce dernier, ancien scénariste, est très pointilleux et ne supporte aucune approximation de la part de ses collaborateurs. Peu à peu, Victor va se prêter au jeu, jusqu'à se perdre dans ces souvenirs reconstitués.
 

La Belle Époque
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Nicolas Bedos
Musique : Nicolas Bedos, Anne-Sophie Versnaeyen
Production : Les Films du kiosque, Orange studio, Pathé Films et France 2 Cinéma
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : La Belle Époque
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais, allemand
Date de sortie : 06 novembre 2019
Durée : 110 mn

Casting :
Daniel Auteuil : Victor
Guillaume Canet : Antoine
Doria Tillier : Margot
Fanny Ardant : Marianne
Pierre Arditi : Pierre
Denis Podalydès : François
Michaël Cohen : Maxime
Jeanne Arènes : Amélie
Bertrand Poncet : Adrien
Lizzie Brocheré : Gisèle
Thomas Scimeca : Freddy
Loïc Lacoua : Ludo
Bruno Raffaelli : Maurice
Christiane Millet : Sylvie / Josiane
Tobias Licht : le général allemand
Frédéric Sandeau : Jean-Claude
François Vincentelli : Lionel
Urbain Cancelier : Villemain
Claude Aufaure : le père de Pierre
Élisabeth Vitali : la baronne
Éric Frey : Napoléon III
Pierre Forest : le réceptionniste de l'hôtel
Emmanuel Ménard : l'homme habillé en Adolf Hitler
Fabien Cahen : le guitariste
 
Mon avis :
 Ah, la famille Bedos, tout un programme à mes yeux ! En effet, si j’ai, depuis ma jeunesse, éprouver une certaine détestation envers le père, grand gauchiste donneur de leçons devant l’éternel et pas drôle pour un sou, je dois reconnaitre que, depuis quelques années, je me suis davantage intéresser au fils, Nicolas, ce, alors que, en temps normal, je ne suis pas un grand fan des fils et filles de… Il faut dire que, si l’on met de coté la personnalité de Bedos Fils, qui ne nous préoccupe pas ici, force est de constater que sa carrière derrière la caméra est, selon moi, plutôt intéressante : ainsi, entre OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, troisième volet d’une saga culte qu’il est inutile de présenter et le très bon Mascarade, Nicolas Bedos a sut me conquérir par le biais d’une touche cinématographique toute personnelle qui, accessoirement, à le don d’irriter la bien-pensance actuelle – ce qui n’est pas pour me déplaire. Du coup, connaissant désormais plutôt bien le personnage, je me suis dit que La Belle Époque, long métrage datant de 2019 et dont j’avais entendu le plus grand bien, méritait que je m’y intéresse… Il faut dire que le postulat de départ avait de quoi éveiller ma curiosité avec cette idée où des gens fortunés – car le cout de l’expérience n’est pas donné à tout le monde – avaient la possibilité, par la biais d’une société de spectacle, de vivre ou de revivre de grandes scènes du passé, que cela soit en côtoyant des personnages historiques – Napoléon III, Hitler, Hemingway – ou, tout simplement, une date de leur propre passé qui leur tenait particulièrement à cœur, retrouvant alors, par ce procédé, leur propre jeunesse, des amours perdus, etc. Une idée intéressante, donc, et qui fonctionne à merveille dans ce film qui est servis par une belle flopée d’acteurs et d’actrices – Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi et Denis Podalydès – mais qui, surtout, nous offre une magnifique reconstitution d’époque – on se croirait franchement revenu dans les années 70 – tandis que le protagoniste principal, interprété par un Daniel Auteuil terriblement touchant, replonge avec plaisir, en s’émerveillant, dans ce passé fantasmé. Naturellement, un film comme La Belle Époque ne peut que nous toucher : en effet, ici, comment ne pas s’identifier au personnage principal, comment ne pas éprouver, comme lui, une certaine nostalgie pour ce passé doré où tout était fatalement magnifié en comparaison du temps qui passe et qui balaye tout, en commençant par l’amour !? Fatalement, c’est a un beau voyage dans le propre passé de chaque spectateur que nous invite Nicolas Bedos, un voyage où chacun d’entre nous aura sa propre époque préférée, une époque, une date qu’il souhaiterait revivre, encore et encore, au point même de s’y perdre comme Daniel Auteuil au bout d’un moment ? Oui, probablement, mais qu’importe… Bref, vous l’avez compris, j’ai été franchement conquis par La Belle Époque qui est, de mon point de vu, la plus belle réalisation du sieur Bedos fils, un film qui m’aura donc plutôt touché et que je ne suis pas prêt d’oublier, regrettant, quelque part, que moi aussi, je ne puisse voyager, ne serais-ce qu’un instant, dans ce passé fantasmé emprunt de nostalgie…
 

Points Positifs
 :
- Un très beau film qui met l’accent sur le temps qui passe, inexorablement, et sur la nostalgie d’un passé révolu et fantasmé. Chapeau bas à Nicolas Bedos pour cette belle réussite qui en aura touché plus d’un !
- La Belle Époque est une œuvre qui touchera fatalement tous les spectateurs suffisamment agés pour se souvenir, chacun, de ce bon vieux temps… Après tout, qui ne souhaiterait pas revivre certaines scènes de son propre passé ?!
- Pour ce qui est de Daniel Auteuil, cela faisait belle lurette que je ne le voyais plus dans un aussi bon rôle et il est évidant qu’il marque grandement les esprits avec cette interprétation que le peu qualifié sans peine de touchante.
- Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi et Denis Podalydès, voilà un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles !
- Une reconstitution parfaite de ces fameuses années 70…
- La confirmation que Nicolas Bedos est un excellent réalisateur.

Points Négatifs :
- A moins d’être totalement allergique au cinéma français, je ne vois pas ce que l’on peut trouver à ce film qui frôle, dans l’ensemble, avec l’excellence.
- Comme je l’ai déjà souligné dans pas mal de critiques, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – vous n’apprécierez guère ce film qui glorifie, quelque part, ce bon vieux temps décrié, surtout qu’il est l’œuvre de Nicolas Bedos qui, il faut le reconnaitre, n’a pas vraiment bonne presse au sein de l’intelligentsia parisienne…

Ma note : 8/10

lundi 29 mai 2023

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire


OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
 
En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d'état....
 

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays d’origine : France
Parution : 04 août 2021
Langue d'origine : français, allemand, russe, dialectes africains
Durée : 116 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre Niney : Serge / OSS 1001
Fatou N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha Lindinger : Micheline Pierson
Wladimir Yordanoff : Armand Lesignac
Gilles Cohen : Roland Lépervier
Habib Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les 3 sosies
Ivan Franek : Kazimir
Emil Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim Koma : Promedi
Brice Fournier : le broussard
Christelle Cornil : Josie Ledentu
Karim Barras : Jacky Jacquard
Bruno Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard Bodziak : Jean-René Calot
Martial Courcier : Jean-Loup l'informaticien
Anne-Charlotte Pontabry : Annie
Marie-Philomène Nga : la femme de Léon
Ricky Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc Antoni : Roussel
Nicolas Bedos : l'homme au bar avec Micheline
 
Mon avis :
 C’était un des gros événements de l’été 2021, du moins, pour ce qui est des sorties cinéma dans les salles obscures en France – oui, il faut savoir relativiser les choses – surtout pour ce qui est de ce retour au cinéma après la longue fermeture de ces derniers pendant de longs mois – le fameux Covid, bien entendu – je veux, bien évidement, parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable et inimitable Hubert Bonisseur de La Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on pouvait même penser que celle-ci ne verrait jamais le jour… et puis, après tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment connu pour avoir le même talent pour ce qui est de la mise en scène. Mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps : non, OSS 117 n’est pas un film raciste, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche qui, une fois de plus, se fourvoient totalement. Non, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire est avant toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement, tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi, dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus agés savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney, plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire s’avère être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
- Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille les vieux James Bond !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent. Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais, curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
- Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et, surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste, alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le hurler sur les toits !
 
Ma note : 7/10