mercredi 14 juin 2023

La Promesse de l'Aube


La Promesse de l'Aube
 
Nina Kacew, jeune femme juive, actrice, et originaire de Russie, élève seule son jeune garçon, Roman, en Pologne. Elle imagine pour lui une carrière toute tracée d'écrivain et de diplomate, l'empêchant même de se consacrer à la peinture qu'elle déconsidère, où il montre pourtant quelque talent. Dynamique, travailleuse et douée en affaires, elle monte une petite entreprise de mode à la manière de la France, pays qu'elle admire. Le négoce est prospère jusqu'à la montée de l'antisémitisme, époque où on lui fait sentir qu'elle n'est plus la bienvenue puis dépouillée de ses biens. Afin de réaliser ses ambitions pour son fils, elle quitte la Pologne pour Nice et la Méditerranée. Là, comme auparavant, dans une pension qu'elle parvient à gérer, elle fait preuve d'un amour dévorant et de beaucoup d'autorité en forçant Roman, dont le prénom est maintenant francisé en Romain, à écrire, pensant bien faire en le stimulant. Viennent l'adolescence puis l'âge adulte, les conquêtes féminines se succèdent mais l'inspiration littéraire demeure balbutiante.
 

La Promesse de l'Aube
Réalisation : Éric Barbier
Scénario : Éric Barbier et Marie Eynard, d'après le roman de Romain Gary
Musique : Max Richter, Renaud Barbier
Production : Jerico, Lorette Cinéma, Nexus Factory, Pathé Production
Genre : Drame Biographique
Titre en vo : La Promesse de l'Aube
Pays d'origine : France, Belgique
Langue d'origine : français, polonais, anglais
Date de sortie : 20 décembre 2017
Durée : 131 mn
 
Casting :
Pierre Niney : Roman Kacew, dit Romain Gary
Charlotte Gainsbourg : Nina Kacew, la mère de Romain Gary
Pawel Puchalski : Roman Kacew, 8-10 ans
Nemo Schiffman : Roman Kacew, 14-16 ans
Catherine McCormack : Lesley Blanch
Didier Bourdon : Alex Gubernatis
Jean-Pierre Darroussin : Zaremba, peintre polonais, pensionnaire et amoureux de Nina
Finnegan Oldfield : Arnaud Langer, un compagnon de guerre
Pascal Gruselle : le colonel Salon
Alexandre Picot : le sergent Dufour
Michel Schillaci : l'intendant
Lou Chauvain : Mariette
Marta Klubowicz : Madame Podowska
Klaudia Trafalska : Valentine
 
Mon avis :
 Il y a de cela tout juste deux jours, dans ma critique de L’Amour et les Forêts, j’avais souligné le fait que Virginie Efira était probablement une des actrices hexagonales qui apparaissait le plus sur le grand écran, la belge ayant, pour habitude, de tourner de multiples longs métrages chaque année. Le hasard faisant souvent bien les choses, aujourd’hui, c’est un autre acteur qui, lui aussi, a tendance à apparaitre régulièrement sur le grand écran, d’avoir droit de citer sur ce blog, je veux, bien entendu, parler de Pierre Niney, et ce, par le biais de La Promesse de l’Aube, adaptation du roman éponyme et autobiographique du sieur Romain Gary… Pierre Niney, donc, vous l’avez compris, fait parti des acteurs les plus actifs du cinéma français et, fort heureusement, dans son cas, c’est souvent une bonne nouvelle – certains de ses comparses, eux, feraient probablement davantage mieux de s’abstenir… Et donc, dans cette adaptation de 2017 d’un roman souvent étudié par nos collégiens et lycéens, force est de constater que le sieur Niney est égal à lui-même, c’est-à-dire, plutôt bon pour ne pas dire excellent – je suis souvent critique vis-à-vis du milieu du cinéma français alors, quand il faut en dire du bien, je ne m’en prive pas ! Accompagné par une Charlotte Gainsbourg tout simplement parfaite en mère juive possessive et omniprésente, Pierre Niney joue à la perfection le rôle du jeune Romain Gary, de sa jeunesse en Pologne jusqu’à ses débuts d’écrivain en passant par ses actions lors de la Seconde Guerre Mondiale. Mais si les deux acteurs principaux sont franchement bons, le reste du casting n’a pas à rougir et fait parfaitement le job, ce, dans un long métrage  qui retranscrit à merveille les années 30 et 40, prouvant au passage que lorsque les français mettent les moyens, ils sont capables du meilleur, l’exemple le plus parfait étant les quelques scènes de combats aériens, peu communes de par chez nous, il faut le reconnaitre… Naturellement, n’ayant jamais lu et n’ayant pas la moindre envie de lire l’œuvre originale, je ne pourrais pas faire la comparaison avec celle-ci, ne rentrant donc pas dans des polémiques stériles quand au respect du roman du sieur Gary. A la place, je me contenterais d’affirmer que La Promesse de l’Aube est un bon film, plutôt bien réalisé, servi pas un casting de qualité et suffisamment réussi pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Certes, ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais bon, il n’en possède pas moins pas mal de qualités qui font que, si vous êtes un amateur du genre, il serait dommage de passer a coté de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Un bon drame biographique qui, sans être génial – il ne faut pas exagérer – se laisse regarder avec un certain plaisir et qui nous tient même, par moments, en haleine devant une histoire un poil convenue mais néanmoins intéressante.
- Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg – surtout celle-ci – sont tout bonnement excellents dans leurs rôles respectifs.
- Un casting, dans l’ensemble, de qualité et à la hauteur.
- Une reconstitution historique sur laquelle il n’y a rien à redire et qui nous prouve que le cinéma hexagonale est capable du meilleur lorsqu’il s’en donne les moyens.
- Je pense que les amateurs du roman original pourront trouver leur compte dans cette adaptation du roman de Romain Gary.
 
Points Négatifs :
- N’exagérons rien tout de même : après tout, nous n’avons pas affaire à un chef d’œuvre absolu du Septième Art. C’est un bon film mais sans plus.
- Certains passages sont un poil convenus, il faut le reconnaitre, de même, on n’échappe pas à quelques stéréotypes propres au genre.
- Ceux qui ne supportent pas Pierre Niney risquent de pester fortement.
- Il est probable que certains fans absolus de Romain Gary n’aient pas apprécié cette adaptation qu’ils jugeront avec une certaine méfiance…
 
Ma note : 7,5/10

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