samedi 26 août 2023

The Beatles


The Beatles
 
The Beatles
 
1 – Back in the U.S.S.R. (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
2 – Dear Prudence (John Lennon, Paul McCartney) 3:54
3 – Glass Onion (John Lennon, Paul McCartney) 2:18
4 – Ob-La-Di, Ob-La-Da (John Lennon, Paul McCartney) 3:09
5 – Wild Honey Pie (John Lennon, Paul McCartney) 0:53
6 – The Continuing Story of Bungalow Bill (John Lennon, Paul McCartney) 3:14
7 – While My Guitar Gently Weeps (George Harrison) 4:45
8 – Happiness Is a Warm Gun (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
9 – Martha My Dear (John Lennon, Paul McCartney) 2:28
10 – I'm So Tired (John Lennon, Paul McCartney) 2:03
11 – Blackbird (John Lennon, Paul McCartney) 2:18
12 – Piggies (George Harrison) 2:40
13 – Rocky Raccoon (John Lennon, Paul McCartney) 3:41
14 – Don't Pass Me By (Ringo Starr) 3:50
15 – Why Don't We Do It in the Road? (John Lennon, Paul McCartney) 1:42
16 – I Will (John Lennon, Paul McCartney) 1:46
17 – Julia (John Lennon, Paul McCartney) 2:54
18 – Birthday (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
19 – Yer Blues (John Lennon, Paul McCartney) 4:01
20 – Mother Nature's Son (John Lennon, Paul McCartney) 2:48
21 – Everybody's Got Something to Hide Except Me and My Monkey (John Lennon, Paul McCartney) 2:25
22 – Sexy Sadie (John Lennon, Paul McCartney) 3:15
23 – Helter Skelter (John Lennon, Paul McCartney) 4:30
24 – Long, Long, Long (George Harrison) 3:04
25 – Revolution 1 (John Lennon, Paul McCartney) 4:16
26 – Honey Pie (John Lennon, Paul McCartney) 2:41
27 – Savoy Truffle (George Harrison) 2:55
28 – Cry Baby Cry (John Lennon, Paul McCartney) 3:02
29 – Revolution 9 (John Lennon, Paul McCartney) 8:21
30 – Good Night (John Lennon, Paul McCartney) 3:11
 

The Beatles
Musicien : The Beatles
Parution : 22 novembre 1968
Enregistré : 30 mai 1968 – 14 octobre 1968
Durée : 93:45
Genre : Rock, Pop, Blues Rock, Hard Rock, Rock Expérimental
Producteur : George Martin
Label : Apple
 
Musiciens :
John Lennon : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, guitare solo, basse, piano, orgue Hammond, harmonium, mellotron, harmonica, percussions, tapes, effets sonores sur Revolution 9.
Paul McCartney : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, basse, piano, orgue Hammond, percussions, batterie (Back in the USSRDear PrudenceWild Honey Pie et Martha My Dear), flûte à bec.
George Harrison : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, basse, orgue Hammond (While My Guitar Gently Weeps), percussions, effets sonores
Ringo Starr : Chant (Don't Pass Me ByGood Night), harmonies vocales (The Continuing Story of Bungalow Bill), batterie, percussions, piano, cloches de traîneau (Don't Pass Me By).
George Martin : celesta sur Good Night, piano bastringue sur Rocky Raccoon.
Eric Clapton : guitare solo While My Guitar Gently Weeps.
Mal Evans : harmonies vocales et claquements de mains sur Dear Prudence, claquements de mains sur Birthday, trompette sur Helter Skelter.
Jack Fallon : Fiddle sur Don't Pass Me By.
Pattie Harrison : chœurs sur Birthday.
Jackie Lomax : chœurs et claquements de mains sur Dear Prudence.
Yoko Ono : chant, chœurs et claquements de mains sur Bungalow Bill, chœurs sur Birthday, effets sonores divers sur Revolution 9.
Maureen Starkey : chœurs sur Bungalow Bill.
Ted Barker : trombone sur Martha My Dear.
Leon Calvert : trompette et bugle sur Martha My Dear.
Henry Datyner, Eric Bowie, Norman Lederman et Ronald Thomas : violons sur Glass Onion.
Bernard Miller, Dennis McConnell, Lou Soufier et Les Maddox : violons sur Martha My Dear.
Reginald Kirby : violoncelle sur Glass Onion et Martha My Dear.
Eldon Fox : violoncelle sur Glass Onion.
Frederick Alexander : violoncelle sur Martha My Dear.
Harry Klein : saxophone sur Savoy Truffle et Honey Pie.
Dennis Walton, Ronald Chamberlain, Jim Chest et Rex Morris : saxophone sur Honey Pie.
Raymond Newman et David Smith : clarinette sur Honey Pie.
Art Ellefson, Danny Moss et Derek Collins : saxophone ténor sur Savoy Truffle.
Ronnie Ross et Bernard George : saxophone baryton sur Savoy Truffle.
Alf Reece : tuba sur Martha My Dear.
The Mike Sammes Singers : chœurs sur Good Night.
Stanley Reynolds et Ronnie Hughes : trompette sur Martha My Dear.
Chris Shepard : Fiddle sur The Continuing Story of Bungalow Bill.
Tony Tunstall : cor français sur Martha My Dear.
John Underwood et Keith Cummings : violon alto sur Glass Onion.
Leo Birnbaum et Henry Myerscough : violon alto sur Martha My Dear.
 
Mon avis :
 Voici l’un des disques les plus connus de tous les temps – mais vu que c’est un Beatles, cela n’a rien d’extraordinaire – et, probablement le double album le plus célèbre de l’Histoire du rock, le fameux White Album comme il est nommé à tord puisque son titre exact est The Beatles. Mais bon, pourquoi chercher la petite bête, comme on dit : « Lorsque la légende est plus belle que la réalité, c’est celle là que l’on écrit »…enfin, quelque chose comme ça. Un disque vendu par dizaine de millions d’exemplaires de part le monde, qui n’a rien perdu de son intensité première, tout en gardant une certaine part de polémique : forcement, celui-ci annonçait des lendemains qui ne seraient plus vraiment les mêmes, des lendemains où les quatre de Liverpool iraient chacun leurs chemins. Si l’on en était encore loin, les tensions commençaient à se faire jour, Yoko était là désormais, y compris en studio (au grand dam des trois autres), et les plus perspicaces notaient que la plupart des chansons sentaient moins le travail collectif d’autrefois (quoi que…). Alors, du coup, avec du recul, The White Album est parfois considéré comme un fourre tout précurseur de la fin du groupe. Pourtant, cela serait fort réducteur de ne le voir qu’ainsi. Car si l’une des grandes questions de l’Histoire du rock, ou tout simplement de la musique en règle générale, est de se demander ce qu’aurait donner ce double album s’il avait été un simple, uniquement rempli des meilleures compositions des Beatles, je met au défi quiconque trouverait une liste parfaite de ces fameuses et indispensables chansons. Certes, il y a bien quelques trucs limites, et, forcement, Revolution 9 rend toujours perplexe, presque cinquante ans après son enregistrement, mais, si l’on compare les titres prétendus faibles à la majeure partie de la concurrence de l’époque, on reste à un niveau largement acceptable pour certains... Alors oui, au final, sur ce coup là, les Beatles ont eu raison de nous pondre un double. Surtout que cette fois ci, ils abandonnent pour de bon le psychédélisme des derniers albums pour un retour aux racines du rock sous toutes ses formes, d’où un mélange des genres étonnant qui a put donner cette impression de fourre tout. Et, à ce petit jeu, c’est John Lennon qui en ait incontestablement le grand vainqueur. Retrouvant, grâce à son amour tout neuf pour sa « mère supérieur » Yoko Ono, sa verve d’antan, celui-ci nous gratifie de nombreuses chansons de haute volée comme Dear PrudenceThe Continuing Story of Bungalow BillI'm So TiredJuliaYer Blues et, plus particulièrement à mes yeux, l’hallucinant Happiness Is a Warm Gun – trois chansons en une, des paroles inoubliables, des changements de tempo extraordinaires – et Sexy Sadie, véritable charge envers l’ancien leader spirituel du groupe, le Maharishi Mahesh Yogi. Bref, un Lennon comme on n’en voyait plus depuis belle lurette, et qui, pour moi, s’en sort bien mieux que son comparse McCartney. Car si celui-ci soutient la comparaison, et aisément d’ailleurs, avec des pépites inoubliables comme Back in the U.S.S.R., I Will, et surtout l’incroyable Helter Skelter, véritable précurseur du Heavy Metal dont on regrette que la version de 26 minutes n’ait pas été conservée dans l’album, le reste de ses compositions n’est pas du même calibre, tout en gardant une qualité certaine mais à laquelle, personnellement, j’accroche bien moins. Et si notre brave Ringo nous gratifie de sa toute première composition personnelle, et que Georges Harrison s’en sort fort bien avec quatre titres, c’est bel et bien celui-ci qui nous sort la plus belle chanson de ce double album, le légendaire et enchanteur While My Guitar Gently Weeps, précurseur de bien des chef d’œuvres à venir, à laquelle son ami, Eric Clapton, participa. Bref, The Beatles est un monument de l’Histoire du rock, même s’il est incontestable que les Beatles firent mieux dans leur carrière. Et si, toutes les chansons n’ont pas forcement la même qualité ou intérêt, je pense que cela est surtout une affaire de goût personnel et que, du coup, chacun saura y trouver son compte (quoique pour Revolution 9, j’éprouve quelques doutes). Alors, si nous nous trouvons là avec un fourre tout, il ne serait pas faux de dire que celui-ci est de fort bonne qualité, bien au contraire.
 

Points Positifs
 :
- Le seul double album des Beatles et, accessoirement, un des plus connus de l’histoire de la musique populaire. Il faut dire que cet opus oh combien pléthorique – trente chansons, une heure et demi de musique – a de quoi marquer les esprits de par la qualité de son contenu mais aussi de par les divers genres abordés dans celui-ci. Bref, un fourre tout, certes, mais de très bonne qualité !
- John Lennon est, incontestablement, le grand vainqueur de cet album avec des titres aussi superbes que Dear PrudenceThe Continuing Story of Bungalow BillI'm So TiredJuliaYer Blues, Happiness Is a Warm Gun et Sexy Sadie. Un Lennon davantage inspiré que dans les opus précédents, probablement la présence de Yoko…
- George Harrison, également, retrouve sa verve et nous livre avec While My Guitar Gently Weeps la meilleure chanson de tout l’album ! Et puis, il y a la guitare d’Eric Clapton bien sur !
- Même si McCartney marque moins les esprits ici, des titres comme Back in the U.S.S.R., I Will, et surtout Helter Skelter, sont loin d’être anodins, bien au contraire…
- Oublié les délires psychédéliques, retour aux sources rock et au blues et, ma foi, c’est une très bonne chose !
 
Points Négatifs :
- Un double album, trente titres dont un tiers peut être qualifié de dispensable, s’il faut être tout à fait objectif. Bref, j’aurais été bien curieux de voir ce qu’aurait donner un simple album avec, uniquement, les titres cités précédemment et un ou deux autres en plus, histoire de compléter…
- Bon, la pochette toute blanche, ce n’est pas trop mon truc.
 
Ma note : 8,5/10

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