dimanche 10 septembre 2023

Adieu les Cons


Adieu les Cons
 
À 43 ans, Suze Trappet, coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits cosmétiques qu'elle utilise dans son salon. Se souvenant alors de son fils qu'elle a eu à 15 ans, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents, elle se met alors à sa recherche avant de mourir. Aux services d'administration on lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que le retrouver peut prendre plusieurs mois. Dans le bureau d'à côté, Jean-Baptiste Cuchas, un informaticien de génie, s'apprête à se suicider en laissant un message d'adieu filmé, à la suite de la décision de ses supérieurs hiérarchiques de confier la sécurisation du système informatique à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant tirer sur lui-même avec un fil relié à la détente d'un fusil de chasse, il tire trop fort et le fusil se retourne, endommageant la paroi adjacente et blessant grièvement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.
 

Adieu les Cons
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Musique : Philippe Cord'homme
Production : Manchester Films, Gaumont, France 2, Canal+
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Adieu les Cons
Pays d’origine : France
Parution : 21 octobre 2020
Langue d'origine : français
Durée : 87 min
 
Casting :
Virginie Efira : Suze Trappet
Albert Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas
Nicolas Marié : Serge Blin
Jackie Berroyer : Dr Lint
Philippe Uchan : M. Kurtzman
Bastien Ughetto : Adrien
Marilou Aussilloux : Clara
Catherine Davenier : Mme Lint
Michel Vuillermoz : le psy
Laurent Stocker : M. Tuttle
Kyan Khojandi : le médecin de Lint
Grégoire Ludig : le premier préposé
David Marsais : le second préposé
Bouli Lanners : le médecin de Suze
Terry Gilliam : le chasseur
Yves Pignot : le fleuriste
Guillaume Berroyer : le médecin de Suze adolescente
François Girard : un policier
 
Mon avis :
 Un film un peu particulier, du moins, à mes yeux, que cet Adieu les Cons. Long métrage français sortit dans les salles obscures le 21 octobre 2020, c’est-à-dire, tout juste quelques jours avant la fermeture des salles de cinéma en raison de l’épidémie de Covid-19 qui atteignit alors, à l’époque, une nouvelle flambée pour le moins impressionnante, ce film du sieur Albert Dupontel, resta donc, par la force des choses, a l’affiche de cinémas fermés, ce, jusqu’à ce que ces derniers, a l’approche de l’été, n’ouvrent à nouveau leurs portes et permettent a celui-ci d’avoir droit à une seconde vie. Un film plutôt loué par la critique – sauf par une certaine presse de gauche – et par le public qui avait sut éveiller ma curiosité alors que, en toute franchise, je ne suis pas vraiment fan du genre. Après tout, mon unique expérience, avec Dupontel, c’était un certain 9 Mois Ferme, comédie loufoque qui se laissait regarder mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça. Cependant, vu tout le bien que j’avais entendu au sujet de cet Adieu les Cons, vu les louanges de mon épouse, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas surtout que, au vu du résultat final, je n’ai nullement regretté ma soirée… Alors certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que nous avons affaire à un grand film : Adieu les Cons fait partit ce ces petits films sans grande prétention qui ne resteront nullement dans les annales. Cependant, à coté de cela, voilà un long métrage plutôt sympathique, la mise en scène de Dupontel est excellente de même que les thématiques qu’il développe, c’est-à-dire, cette mise en accusation d’une société moderne, complètement hermétique à la souffrance d’autrui où les gens passent leur vie le nez collé à leur téléphone portable, leurs ordinateurs mais où ils ne savent absolument plus communiquer. Le tout, d’ailleurs, n’est pas larmoyant pour un sou, ce qui est une très bonne chose et, sur ce point, sachons rendre à César ce qui lui appartient et donc, au sieur Dupontel, de nous offrir un drame social qui tient davantage de la comédie que de la soupe prétentieuse et imbuvable – d’où, probablement, un certain mépris de la part des médias de gauche. Ajoutons à cela un casting principal excellent, Albert Dupontel, donc, parfait en informaticien de génie lâché par ses patrons et Virginie Efira qui prouve, une fois de plus, qu’elle est davantage qu’une simple présentatrice télé passé sur grand écran et l’on obtient, au final, un film qui, s’il n’est pas parfait, mérite le détour et, ma foi, son succès…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente comédie dramatique qui, malgré son coté loufoque sans grande prétention, réussit la gageure de donner un coup de pied dans la fourmilière en pointant du doigt bien des maux de nos sociétés modernes, le manque de communication étant, selon moi, au cœur de ce film. Bref, Adieu les Cons vous fera rire tout en vous amenant à réfléchir, ce qui n’est pas rien…
- Albert Dupontel et Virginie Efira forment un duo excellent et, ma foi, sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Une petite surprise, pour ma part, pour la seconde vu que je la connaissais davantage en tant que présentatrice qu’en tant que comédienne.
- Si vous avez un certain attrait pour l’humour coquasse et ubuesque, alors, Adieu les Cons est fait pour vous. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard que le grand Terry Gilliam fasse une petite apparition dans ce film.
- Décors et photographie de qualité qui sont pour beaucoup pour l’ambiance particulière qui se dégage de ce film…
- Une conclusion que l’on peut qualifiée d’excellente !
 
Points Négatifs :
- Ne nous voilons pas la face : aussi sympathique soit cet Adieu les Cons, aussi plaisant soit-il, ce n’est pas un grand film. Il est bon, très bon, même, par moments, cependant, cela reste une comédie dramatique bourrée de qualités mais sans plus. C’est déjà pas mal mais bon, personnellement, j’ai tendance à attendre davantage des films…
- L’humour vraiment particulier pour ne pas dire coquasse voir grand guignolesque risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Un drame sociétal qui fait rire ?! Voilà de quoi dégouter les derniers lecteurs du Monde, de Libération, de L’Humanité, des Inrockuptibles et autres feuilles de choux de gauche…
 
Ma note : 7,5/10

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