jeudi 1 septembre 2022

Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa


Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa
 
Solomon Culpepper est un capitaine de la garde de Paragusa, dont la carrière prestigieuse a résisté à toutes les rivalités entre les ducs successifs. Le moment de la retraite a sonné pour ce personnage célèbre. Mais lors d'une promenade dans les rues de la ville où de nombreux badauds l'approchent, il assiste à l'arrivée d'une foule aux intentions belliqueuses. Très vite, il organise la défense du château, et la garde ne fait qu'une bouchée des prétentions de la petite troupe qui voulait renverser le pouvoir. Mais à sa grande surprise, parmi les prisonniers, se trouve Coltrayne, son neveu, fils de son unique sœur. Le jeune homme ne le reconnait pas, et passe à l'attaque depuis l’intérieur de sa cellule, en transformant le groupe de détenus en un monstre hideux qui fonce sur le capitaine. Une lutte littéralement au corps à corps, que Pepper réussit à stopper en s'adressant aux souvenirs de son neveu. Soulagé, le soldat pense pouvoir remettre le jeune garçon sur le droit chemin. Mais le Duc, arrivant sur les lieux, tient absolument à exécuter les assaillants. Le capitaine qui rêvait d'une retraite paisible dans un vignoble, avec deux esclaves pour s'occuper de lui, commet alors l’irréparable. Il dégaine son épée et transperce le corps du Duc. C'est le début de la fuite pour Colt et Pepper, accompagnés par des personnages aux étranges pouvoirs de transformation...
 

Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 janvier 2020
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Le mois dernier, je vous avais parlé, sur ce blog, de Nous, les Morts, œuvre uchronique et fantastique du duo composé du sieur Darko Macan au scénario et de l’inimitable Igor Kordey aux dessins. Loin d’être un chef d’œuvre, cette BD s’était avéré être sympathique et plutôt intéressante, ce, pour deux raisons : son scénario, original et qui voyait des Incas débarqués dans une Europe ravagée par la Peste Noire et où ses habitants se sont tous transformés en zombies, mais aussi ses dessins, Igor Kordey, malgré son style oh combien particulier qui en fera fuir plus d’un, étant plus en forme que jamais et livrant une fort belle prestation qui ravira ses fans. Du coup, vous pouvez imaginez que ce fut avec un plaisir certain que j’ai souhaiter me plonger dans le premier volet, paru en janvier de cette année, de Colt & Pepper, nouvelle création de Macan et de Kordey, espérant retrouver le même plaisir à la lecture qu’avec Nous, les Morts… Et, ma foi, disons que je n’ai nullement été déçu, bien au contraire ! Déjà, pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire quand au travail d’Igor Kordey : les années passent et celui-ci s’améliore grandement, du coup, dans ce Colt & Pepper, le dessinateur croate nous livre une de ses plus belles prestations, surtout pour ce qui est de certaines grandes planches que l’on peut qualifier de magnifiques. Certes, il faut reconnaitre que le sieur Kordey possède un style particulier – inspiré, finalement, d’un certain Richard Corben – et qu’il ne plaira pas à tout le monde, cependant, si vous êtes fans de celui-ci, disons que c’est un pur régal ! Pour ce qui est du scénario, force est de constater qu’il faut adhérer au concept proposé par Darko Macan : voilà donc une Amérique, au XVIIe siècle, bien différente de la notre, une Amérique où, dans le passé récent, à eu lieu un événement qui aura mélangé monde réel et monde fantastique et où, depuis, cohabitent plus ou moins bien humains, créatures mythiques, monstres, sorciers, hommes animaux et autres joyeusetés du même genre. Le concept est poussé assez loin par l’auteur, cependant, si l’on accroche a celui-ci, il faut reconnaitre que cet univers oh combien singulier a de quoi attirer notre attention : pour son originalité, pour ses protagonistes, pour les énigmes qui l’entourent et pour le coté franchement barré de l’ensemble. Bref, une belle réussite que ce premier tome de Colt & Pepper qui m’aura fait passer un bon moment de lecture. Attendons à présent la suite, en espérant que celle-ci soit aussi bonne !
 

Points Positifs
 :
- Un concept de départ pour le moins singulier et casse gueule mais qui s’avère être plutôt réussi pour peu que l’on y adhère. Il faut dire que cette Amérique uchronique et fantastique, où se mêlent humains, créatures féeriques, monstres et autres joyeusetés du même genre a de quoi attirer l’amateur de fantasy.
- Igor Kordey au top de sa forme et qui nous livre une prestation que l’on peut qualifier, sans problème, d’excellente. Bien entendu, le croate a fait bien des progrès depuis ses débuts et, depuis quelques années, force est de constater que le temps où il nous livrait encore des prestations en demi-teinte est révolu. Tant mieux pour les fans !
- Le personnage principal, le fameux Pepper, est plus intéressant qu’on pourrait le penser de prime abord, quand aux protagonistes secondaires, disons qu’ils possèdent tous un petit je ne sais quoi qui les rends attachant – mention spéciale au Capitaine Pirate Crabe !
- Mais qu’est-il donc arrivé dans cette Amérique pour qu’elle se soit transformée de la sorte ? Hum, vivement la suite !
- Une couverture pour le moins sympathique.

Points Négatifs :
- Il faut tout de même adhérer au concept qui va très loin dans le grand n’importe quoi par moments avec son lot de créatures toutes plus loufoques les unes que les autres.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 7,5/10

mercredi 31 août 2022

Nous, les Morts – Les Enfants d’Abel


Nous, les Morts – Les Enfants d’Abel
 
Sur les terres du sultan d'Istanbul, deux armées s'unissent dans le but déclaré de faire chuter le pouvoir et d'installer Kara Hasan Aga sur le trône. Le général Yaocoyotl est à la tête d'une armée de morts-vivants et construit une alliance avec l'ambitieux Aga. Mais la confiance entre les deux hommes n'est qu'apparente, et les enjeux bien trop importants pour qu'ils puissent tenir parole très longtemps. Le prince Manco, de son côté, est à nouveau sur les routes après avoir fui en bateau un affrontement épique au cœur de l'empire Han, et appris que les Aztèques se sont soulevés dans son pays d'origine. Le général Necalli continue d'y faire régner la terreur, totalement dépendant toutefois du soutien que les Han lui accordaient en secret. Lorsque les fournitures de poudre se font rares, le nouveau dictateur se venge sur tout ce qui bouge. Manco finira par toucher terre dans un pays inconnu, accompagné d'Occlo et de son fils. Les troupes qui avancent, les peuples qui se croisent, les destins qui se dessinent, vont être l'occasion pour chacun de trouver une forme de vérité. Mais rien n'empêchera les ambitions de prendre le dessus sur le sort très fragile des uns et des autres, de part et d'autre de l'océan.
 

Nous, les Morts – Les Enfants d’Abel
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana, Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 novembre 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Si je dois reconnaitre que j’ai souhaité me lancer dans Nous, les Morts parce qu’Igor Kordey, un artiste au style très clivant dont je suis fan, assurait la partie graphique, assez rapidement, j’ai été emballé par un synopsis qui flirtait allègrement avec la série Z mais qui n’en restait pas moins fort captivant. Ainsi, dans cette Europe – dans ce monde au vu de ce que l’on a découvert petit a petit au fil des albums – où l’ensemble de la population avait été tuée par la Peste Noire avant de revenir sous la forme de zombies, un groupe d’Incas va partir pour une odyssée qui, ma foi, nous aura tenu en haleine du premier au dernier tome. Et, justement, puisque c’est celui-ci qui nous occupe aujourd’hui, force est de constater que si l’effet de surprise des débuts est passé depuis longtemps, s’il y a un peu a redire depuis le troisième volume de la saga – trop d’événements peu développés en comparaison des albums précédents – et si cette fin proposée par le sieur Macan n’en n’est pas vraiment une puisque, après tout, elle laisse tout un tas de développements possibles pour l’avenir – a chacun de se faire sa propre opinion sur le sort de certains protagonistes – dans l’ensemble, cet ultime tome de Nous, les Morts conclut plutôt bien une BD qui, sans être un chef d’œuvre, mérite amplement le détour. Ainsi, si vous êtes fans d’uchronies, si vous appréciez le style d’Igor Kordey, si vous souhaitez découvrir une histoire de zombies qui, pour une fois, sort un peu des sentiers battus, ma foi, il serait dommage de passer a coté de Nous, les Morts, en aucun cas le truc de l’année, certes, mais une BD suffisamment plaisante pour vous divertir et vous faire passer de très bons moments, ce qui, ma foi, est déjà une fort bonne chose !
 

Points Positifs
 :
- Une bonne conclusion qui, même si elle laisse quelques pistes en suspens quant au sort futur de certains protagonistes et du monde en général, n’en reste pas moins réussie.
- L’univers inventé par Darko Macan mérite franchement le détour et, dans le genre uchronie, Nous, les Morts brille indéniablement de par son originalité, de même pour ce qui est de la manière dont cette œuvre nous montre des zombies fort différents de ceux auxquels ont est habitués.
- Les origines de cette malédiction qui fait que les morts reviennent sous forme de zombies est simpliste mais efficace ; et puis, j’ai bien aimé l’idée que cela vienne des singes.
- Pour ce dernier album, Igor Kordey livre une fois de plus une prestation qui ravira ses fans, son style, au passage, étant pour beaucoup pour la réussite de cette BD.

Points Négatifs :
- On pouvait peut-être s’attendre a une conclusion moins ouverte, après tout, il reste tant de pistes scénaristiques en suspens…
- Bien évidement, et comme je l’ai dit lors de chaque critique, il faut aimer le genre et accrocher au postulat de départ pour apprécier une œuvre aussi singulière que Nous, les Morts.
- Igor Kordey et son style qui, bien entendu, ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 7,5/10

mercredi 24 août 2022

Nous, les Morts – Le Céleste Empire


Nous, les Morts – Le Céleste Empire
 
La troupe a rencontré le pape Clément, lui aussi zombifié, mais qui a réussi à dépasser le stade des pulsions carnivores. Ce dernier n'a pas pu donner d'indication à Manco sur le lieu où trouver la source de jouvence. Le départ d'Avignon s'organise alors pour atteindre l'empire Han, la traversée du continent vers l'est peut commencer. La troupe progresse depuis de longs mois lorsqu'elle se fait piéger par des morts cachés sous la neige. C'est l'intervention d'un groupe d'hommes armés de massues et prodigieusement efficaces au combat qui va les sauver. La soirée s'organise alors autour du père Iguman Alexeï et ses hommes, dans leur monastère. Alors qu'ils assistent à l'étrange coutume qui veut qu'un jeune moine blessé passe deux jours de félicité dans une pièce peuplée de femmes avant d'être décapité, Manco se questionne sur son propre passé. L'extermination du peuple Lakota, son manque d'affection envers la belle Occlo qui a pourtant porté le seul enfant de la troupe... Il faudra encore de nombreuses rencontres et l'approche du territoire des Han, pour que le prince guerrier comprenne un des enjeux de son voyage. Et découvre une à une la puissance des autres empires de par le monde...
 

Nous, les Morts – Le Céleste Empire
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana, Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 30 septembre 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Franchement emballer par les deux premiers volumes de Nous, les Morts, uchronie des sieurs Darko Macan et d’Igor Kordey qui nous entrainaient dans un monde où la population européenne, dévastée par la peste noire, s’était transformée en zombie, ce fut avec un certain entrain que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga, un album qui, au demeurant, confirme tout le bien que l’on pouvait penser a son sujet, ce, même si tout n’est pas parfait… En effet, et autant parler des choses qui fâchent tout de suite, scénaristiquement, il se passe beaucoup trop de choses dans ce troisième tome, ce qui fait que, au final, on se retrouve avec bon nombre d’événements majeurs traités un peu trop rapidement, principalement vers la fin. Cela est plutôt dommage car pour le reste, c’est toujours aussi bon : ainsi, on prend toujours autant de plaisir à suivre les pérégrinations de notre petite troupe de héros surtout que, dans cet album, ils voient du pays, allant des forêts russes jusqu’en Chine et rencontrant, au passage, tout un tas de peuples divers qui n’ont pas été touchés par la malédiction européenne – du moins, pour le moment. Coté dessins, c’est du Igor Kordey, ce qui signifie que si vous êtes fans du style du croate, c’est un pur régal même si, ici ou là, il retombe un peu dans ses travers des débuts avec quelques cases un peu réalisées a la va-vite… Bref, au final, Le Céleste Empire, troisième tome de Nous, les Morts apparait comme étant un poil en-dessous de ses prédécesseurs mais davantage en raison de petites faiblesses narratives qu’autre chose, en tous cas, pas au point que l’on puisse crier a la déception, bien au contraire ! L’aventure continue et j’ai vraiment hâte de découvrir comment celle-ci s’achèvera !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, une fois de plus, de retrouver des protagonistes que l’on connait désormais fort bien et un univers plutôt original et toujours aussi attractif, surtout que, pour les premiers, les relations entre les personnages évoluent de manière assez intelligente et comme en plus on voit du pays, il y a de quoi ne pas s’ennuyer une seconde !
- Des plaines russes a l’Empire Chinois en passant par la Mongolie avec, en apparté, un petit tour du coté de l’Empire Ottoman et de l’Amérique Centrale, nos héros et le lecteur ont de quoi faire.
- Un Igor Kordey égal a lui-même dans l’ensemble, ce qui ravira ses fans.

Points Négatifs :
- Trop d’événements tuent les événements, ainsi, dans ce troisième tome, je trouve qu’il y en un peu trop et que ces derniers ne sont pas vraiment développés comme ils le devraient, ce, par manque de place.
- Comme je l’ai précisé lors des critiques des volumes précédents, Nous, les Morts est une BD au concept tellement spécial qu’il faut vraiment accrocher a celui-ci ; si ce n’est pas le cas, alors vous passerez votre chemin…
- Chacun sait qu’Igor Kordey est un artiste très clivant, du genre, soit on adore, soit on déteste, et comme en plus, il a tendance, dans ce tome, a retomber par moments dans ses travers des débuts…

Ma note : 7/10

mercredi 10 août 2022

Nous, les Morts – Le Continent Cimetière


Nous, les Morts – Le Continent Cimetière
 
Les premiers contacts s'établissent entre les Inkas arrivés sur le sol européen, et les zombies qui peuplent désormais les terres du continent. Les Inkas ne soupçonnent pas le danger que représentent les morsures de leurs prisonniers, jusqu'à ce que des soldats en nombre meurent et voient leur peau devenir grise, pour reprendre vie et chercher à dévorer leurs anciens compagnons. Manco poursuit néanmoins son voyage à la recherche de celui qui devrait être le chef de ce nouveau monde, le Sapa Inka de ces terres inconnues. C'est le père Swift, retenu prisonnier, qui est le guide des troupes Inkas, en même temps qu'il est le témoin de l'étendue désastreuse de la dégénérescence de l'espèce humaine. Ils se dirigent vers Londres, où ils espèrent rencontrer une autorité à la hauteur du prestige des visiteurs venus d'outre Atlantique. Mais lorsque Swift revient en éclaireur des rues de la capitale, il n'a croisé qu'un groupe de petites filles à la peau blafarde, toutes jumelles. Elles mènent Manco vers un vieillard qui va donner un nouveau tour à leur périple...
 

Nous, les Morts – Le Continent Cimetière
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 03 juin 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Il est clair que malgré son coté grand guignolesque parfaitement assumé pour ce qui est de son postulat de départ, j’avais été on ne peut plus conquis par le premier volume de Nous, les Morts, œuvre du duo croate composé de Darko Macan au scénario et de l’inimitable Igor Kordey aux dessins. Il faut dire que, étant un fan du second, pour ce qui était de la partie artistique, le résultat fut à la hauteur de ce que j’attendais, surtout que le sieur Kordey est, dans cette série, en plutôt bonne forme. Mais la bonne et heureuse surprise fut ce scénario, cette uchronie loufoque où des Incas s’en partent explorer un continent européen dont tous les habitants ont été décimés par la Peste Noire avant de, subitement – et sans la moindre explication – revenir a la vie sous forme de zombies, mais des zombies intelligents, il faut le préciser ! Et donc, après un premier tome qui mettait en place les enjeux en courts, la présentation des divers protagonistes et la trame de fond, ce second volume, Le Continent Cimetière, comme son titre l’indique, nous entraine, en compagnie de notre groupe de héros hétéroclite, dans l’exploration d’une partie de la partie occidental de l’Europe. Ainsi, de la Grande-Bretagne a Avignon, la Cité des Papes, le lecteur, comme les protagonistes, découvrent un monde post-apocalyptique où règnent horreur et dépravation. Macan maitrise plutôt bien son scénario et nous fait alterner avec plaisir entre les divers sous intrigues tandis que Kordey, lui, prend un grand plaisir à mettre en dessin certains délires de son compère. Bref, si vous avez accroché au premier volume de Nous, les Morts, celui-ci devrait confirmer tout le bien que vous pouvez penser de cette bande dessinée, indéniablement, une bonne petite série Z comme on les aime !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une uchronie pour le moins originale et qui, malgré son scénario franchement exagéré, n’en reste pas moins terriblement efficace et captivante. Il faut dire que Darko Macan, s’il va très loin par moments dans le développement de son intrigue, maitrise plutôt bien son sujet et sait parfaitement nous tenir en haleine !
- Un Igor Kordey au sommet de sa forme et fidèle a lui-même et a son style si particulier.
- L’exploration d’une partie de ce continent européen post-apocalyptique est un pur bonheur. Ainsi, de la Grande-Bretagne a la Cité des Papes, Avignon, nous fera voir du pays.
- Quelques rencontres marquantes comme ce philosophe dont il ne subsiste plus que sa tête, le Pape Clément et l’Antipape, les singuliers enfants blonds, etc.
- Encore une fois, une couverture plutôt réussie. Il faut dire que j’aime bien le concept de ces dernières…

Points Négatifs :
- Comme je l’avais déjà souligné dans ma critique du premier tome de Nous, les Morts, il faut tout de même accrocher à un concept plutôt délirant. Après, si vous n’aimez pas les séries Z, cette BD n’est pas pour vous…
- Bien évidement, Igor Kordey est un artiste au style très clivant : soit on adore, soit on déteste, alors, si vous n’aimez pas…

Ma note : 7,5/10

lundi 1 août 2022

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste


Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
 
Une épidémie de peste ravage l'Europe et atteint son paroxysme en 1348. Les hommes et les femmes périssent tous, sans exception, semble-t-il. Mais le père Swift se réveille sur son lit, le visage gris aux couleurs de la mort. Et il réalise que la vie a, de toute évidence, repris son cours. Le village est désormais peuplé de zombies, qui semblent constituer une nouvelle déclinaison de l'espèce humaine décimée. De l'autre côté de l'océan, les Inkas ont réussi à installer leur domination sur les Lakutas et les Aztèques, et assumer leur influence, aux côtés d’une dynastie Han d'origine chinoise. Les peuples sont appelés à se réunir à la demande du Sapa Inka, pour que leurs chefs prennent connaissance d'une information capitale. A bord de leurs bateaux dirigeables, les dignitaires se rejoignent pour voir de leurs yeux la réalité de la rumeur qui courait. Des hommes qui ont traversé l'océan près de cinq cents ans plus tôt sont toujours là, prisonniers dans leurs cages, hirsutes, dégénérés mais vivants. Au delà de la mer, à l'Est des terres habitées, doit exister une fontaine de jouvence. Nous sommes sur le continent américain au cœur du XIXème siècle, et le plus haut dignitaire Inka veut en savoir davantage...
 

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 08 avril 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, ce fut avec un certain plaisir que j’ai retrouvé le dessinateur croate, Igor Kordey – L’Histoire Secrète, Empire, Keltos, La Saga de Vam et Jour J – 11 Septembre – cette fois-ci, sans son compère Jean-Pierre Pécau, dans une quadrilogie pour le moins singulière, Nous, les Morts. Accompagné du scénariste – croate lui aussi – Darko Macan, le sieur Kordey, toujours égal a lui-même aux crayons nous entraine cette fois ci dans une uchronie pour le moins improbable et qui possède un synopsis de départ tellement… euh, comment dire… délirant que l’on ne pouvait qu’attendre tout et n’importe quoi au sujet de cette BD : imaginez la population européenne totalement dévastée par la Peste Noire mais qui se transforme en zombie tandis que, dans le reste du monde, les empires des peuplades amérindiennes et asiatiques ont poursuivi tranquillement leur évolution. La rencontre risque de faire des étincelles ? Vous vous doutez bien que oui même si, dans ce premier tome de Nous, les Morts, l’intrigue met surtout en avant cet Empire Inca qui aura fait table rase de la concurrence – Aztèques, Mayas et compagnie. Bien évidement, dit de la sorte, le lecteur, méfiant, aurait de fortes raisons de fuir cette BD et, ma foi, on pourrait le comprendre, pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, le duo Macan et Kordey réussi à nous pondre un premier tome qui, malgré son coté grand guignolesque, fonctionne plutôt bien. Les personnages sont stéréotypés, il y a du sang, du nu, du sexe, des trahisons et le lecteur, interloqué, suit tout cela, captiver et stupéfait a la fois, tout en se demandant comment l’alchimie a put prendre aussi bien alors que c’était bien mal engagé. Bref, une curiosité improbable mais qui fonctionne suffisamment pour m’avoir donné envie de découvrir la suite, ce qui, ma foi, est toujours un bon signe !
 

Points Positifs
 :
- La stupéfaction de constater que malgré un postulat de départ pour le moins casse gueule – dans les grandes lignes, on va avoir droit a des incas contre des zombies – l’histoire, si on accroche, tient parfaitement la route et que dans le genre série Z, Nous, les Morts remplie parfaitement son rôle !
- Une uchronie étonnante mais qui fonctionne : la population européenne, totalement anéantie par la Peste Noire, est revenue à la vie sous forme de zombie, mais des zombies intelligents. Les siècles défilent et, outre-Atlantique, l’Empire Inca qui a annexé tous ses rivaux, se tourne vers le vieux continent… idiot ? Non, génial !
- Un Igor Kordey au sommet de sa forme et qui livre une prestation qui ravira ses fans.
- Des protagonistes franchement stéréotypés mais qui ne dénotent guère dans cette BD aussi délirante.
- Une couverture plutôt réussie dans son genre.

Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même accrocher au concept qui est, au mieux, exagéré au possible, au pire, totalement saugrenu pour ne pas dire débile aux yeux de certains.
- Igor Kordey : si vous êtes fans, ce n’est pas un problème, par contre, si ce n’est pas le cas, ce n’est pas Nous, les Morts qui vous fera changer d’avis…

Ma note : 7,5/10

mardi 12 juillet 2022

Jour J – 11 Septembre


Jour J – 11 Septembre
 
Nous sommes en décembre 2004, John Kerry vient d'être élu président des Etats-Unis, mettant fin au mandat de George W Bush. Le cortège officiel défile dans les rues de New York avec, en toile de fond, les tours jumelles. Grâce à John O'Neill, l'ex numéro 2 du FBI, de nombreux attentats ont été évités, même si beaucoup pensent que l'ex-agent avait un peu déliré lorsqu'il prétendait qu'Al Qaïda fomentait une attaque avec des avions. Le nom du Prince des Ténèbres, un surnom qu'il doit à ses costumes noirs et ses méthodes peu orthodoxes, est discuté dans le bureau du président pour un poste dans la nouvelle administration. Le vice-président Obama souhaite qu'O'Neill fasse un retour au premier plan, convaincu que l'ex-agent affecté, depuis, à la sécurité du World Trade Center, serait un atout majeur contre le terrorisme islamiste. Depuis l'attaque au camion piégé de 1996 contre les tours de Khobar en Arabie Saoudite, l'agent du FBI mène une lutte très personnelle contre un certain Ben Laden qu'il situe au cœur des menaces contre les Etats-Unis. Pour lui, la version officielle qui attribue l'attentat à l'Iran est un mensonge colossal qui dissimule des enjeux secrets, et il sait qu'il ne peut pas compter sur l'aide de la CIA, sauf peut-être un certain Bob Baer aux méthodes très particulières. Une partie de ses activités de ces dix dernières années ont été organisées avec Bob, financées par des fonds privés. Notamment, un homme d'affaires compte sur lui pour venger son fils mort lors d'une mission secrète.
 

Jour J – 11 Septembre
Scénario : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Fred Blanchard
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Jérôme Maffre
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 16 juin 2021
Nombre de pages : 200
 
Mon avis :
 Depuis les débuts de ce blog, s’il y a bien un duo d’auteurs qui brillent par leur présence, c’est bien entendu le sieur Jean-Pierre Pécau, scénariste de son état et grand amateur d’Histoire devant l’éternel, ainsi qu’Igor Kordey, dessinateur croate au style plutôt clivant mais que, personnellement, j’apprécie grandement. Naturellement, depuis janvier dernier, nous avons principalement retrouvé les deux compères par le biais de L’Histoire Secrète, longue et interminable saga qui, accessoirement, tout au long de sa parution, a oscillé entre le meilleur et le pire. Cependant, depuis juin dernier, j’ai eu l’opportunité de vous proposer les critiques d’autres créations des deux hommes comme Empire ou Keltos – cette dernière étant, hélas, inachevée – et même un one-shot où officiait Kordey, La Saga de Vam… Poursuivant donc sur ma lancée, aujourd’hui, c’est une autre série qui est mise à l’honneur sur ce blog, un certain Jour J, saga elle aussi paru chez Delcourt et où l’on retrouve moult auteurs et artistes divers. Vous l’avez devinez, dans celle-ci, Pécau et Kordey sont une fois de plus au rendez vous et, justement, le titre que je vous présente aujourd’hui, si vous êtes fan des deux hommes, mérite largement le détour ! Renommé 11 Septembre pour l’occasion – ce qui peut se comprendre même si cela n’était pas nécessaire – cet album nous propose, en une intégrale, la trilogie Le Prince des Ténèbres qui était sortie il y a quelques années. Bien évidement, dès son titre – du moins, le nouveau – le lecteur sait de quoi parlera cet album, sauf que, comme le veut le concept de la saga, c’est à une uchronie que nous allons avoir affaire et donc, ici, les attentats du 11 Septembre n’eurent pas eu lieu puisqu’ils avaient été contrés par la pugnacité d’un homme : John O'Neill. Pour la petite histoire, le sieur O’Neill, ancien agent du FBI, enquêta pendant des années sur les dangers du terrorisme islamiste et, plus particulièrement, sur celui que représentait Al Qaïda et sa tête pensante, je veux, bien entendu, parler de ce triste sir d’Oussama Ben Laden. Pas vraiment écouté par sa hiérarchie, celui-ci finit par démissionner avant de prendre le poste de responsable de la sécurité au World Trade Center, en août 2001, ce qui lui couta la vie quelques semaines plus tard… Dans 11 Septembre – ex Le Prince des Ténèbres, donc – les choses ne se déroulent pas de la même manière, comme dans toute bonne uchronie et le lecteur à donc droit à un monde fort différent du notre où, les attentats n’ayant pas eu lieu, il n’y eut pas, par la force des choses, de guerre en Irak et en Afghanistan tandis que Bush Junior faisait un petit tour avant de céder sa place à John Kerry que les pays arabes de démocratisaient doucement, qu'Al Qaïda était marginalisé et que Daesh n’existait même pas… Une uchronie plutôt pertinente, intéressante et qui  à pour elle le fait de se dérouler dans un passé très proche, connu par la plupart des lecteurs qui, accessoirement, se délecteront de ce récit diablement captivant et qui, au passage, est sublimé par un Igor Kordey en bonne forme, ce qui a de quoi ravir les fans du croate. Bref, si vous êtes passés à coté de ce Prince des Ténèbres, il y a quelques années, voilà une bonne occasion de découvrir cette trilogie qui est, indéniablement, la plus belle réussite de la saga Jour J : passionnant, bien écrit, instructif, cet album nous montre un monde tel qu’il aurait put être et, quelque part, il s’en est fallut de peu…
 

Points Positifs
 :
- Et si les attentats du 11 Septembre n’avaient pas eu lieu ? Excellent postulat de départ pour cette uchronie qui est écrite d’une manière fort intelligente et qui parait fort plausible – du moins, si ses supérieurs avaient écouté John O'Neill. Bien évidement, on peut ergoter sur tel événement ou sur l’évolution du monde arabe tel qu’il nous est présenté ici, cependant, dans l’ensemble, cette trilogie est une belle réussite.
- Une excellente uchronie qui a pour elle le fait que les événements qui si déroulent aient eu lieu dans un passé récent – vingt-et-un ans cette année – ce qui fait que la plupart des lecteurs les aient connus, ce qui est un plus, bien entendu.
- Un bon travail de recherche de la part des auteurs qui fait que l’on a parfois du mal à faire la différence entre événements réels et imaginaires, du moins, au début, bien entendu.
- Même si je trouve qu’Igor Kordey est plus doué avec des récits se déroulant dans le passé, force est de constater que le croate nous livre ici une belle prestation et que ses fans ont de quoi être ravis pas celle-ci.
- Une intégrale de qualité qui permet à ceux qui étaient passés à coté du Prince des Ténèbres de découvrir cette uchronie qui est, sans nul doute, la plus belle réussite de la série Jour J.
 
Points Négatifs :
- Une vision peut-être un peu trop optimiste de la part des auteurs quand à l’évolution démocratique des pays arabes ?
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 8/10

vendredi 8 juillet 2022

La Saga de Vam


La Saga de Vam
 
Ormagh le plus puissant des Naarts s'ennuie fermement depuis des siècles et ne cesse de tancer les autres dieux. Pil le Bouffon, dieu difforme et bossu, lui propose alors divers jeux mais ceux-ci se révèlent être les mêmes depuis des années, cependant, une idée lui vient à l'esprit : « Connaissez-vous le jeu du chat et de la souris ? » Dans le rôle du chat, Ormagh, bien entendu, dans celui de la souris, un humain, mortel, un certain Vam. Ormagh, le roi des dieux, se prend alors au jeu et le pauvre Vam, entrainé par des forces qui le dépassent, finit par être amener sur une île bien intrigante où se trouve la légendaire Forteresse Bleue…
 

La Saga de Vam
Scénario : Vladimir Colin
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Igor Kordey
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 10 janvier 1988
Nombre de pages : 140
 
Mon avis :
 Ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui, éventuellement, suivraient ce blog depuis ses débuts, mais bon, je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler que cela fait fort longtemps que j’éprouve un certain attrait pour le style oh combien original du sieur Igor Kordey… Ayant fait sa connaissance par le biais de certains épisodes du New X-Men de Grant Morrison – saga dont je vous parlerais, normalement, dans quelques mois – ce fut surtout, quelques années plus tard, que j’ai put redécouvrir l’artiste croate grâce à cette longue et interminable saga qu’est L’Histoire Secrète. Je ne vais pas vous mentir, au début, je n’étais pas vraiment fan du style plutôt brouillon – à mes yeux – de Kordey, cependant, au fil des années, de l’évolution de ce dernier, du parallèle de celui-ci avec le grand Richard Corben et pas mal d’autres sagas, je suis devenu, incontestablement, un grand amateur d’Igor Kordey, ce, au point même que, désormais, je suis en quête du moindre de ses travaux… Et c’est donc ainsi que je suis tombé sur La Saga de Vam, trilogie – ici présentée en intégrale – plutôt ancienne puisque datant de 1988 et qui nous présente un Kordey alors bien plus jeune mais dont le style est déjà fortement marquer, ce, pour le plaisir des fans du croate. Tirer d’un roman de science-fiction roumain – eh oui – écrit par un certain Vladimir Colin, La Saga de Vam est, indéniablement, une œuvre bien singulière : traitant de dieux qui vont parmi les hommes, comme dans nos bons vieux mythes, du destin d’un mortel puis de sa lignée qui se dresse contre eux, cette saga est avant toute chose destinée aux vieux amateurs de mythologies qui trouveront ici bien des références qui leur sont familières, ces divers dieux étant, finalement, inspirés par diverses divinités de multiples panthéons. Par ennui, par jeu, les dieux s’en prennent à un simple humain, Vam, s’en savoir que cela finira par entrainer leur chute et, ma foi, l’intrigue, malgré quelques faiblesses et pas mal de raccourcis, n’en reste pas moins plutôt captivante, pour peu, bien entendu, que l’on apprécie le genre… Car oui, La Saga de Vam n’est pas destiné à un large public, il faut le reconnaitre : accusant fortement son âge, celle-ci risque de laisser de marbre les fans de BD plus jeunes qui seront forcément rebutés par cette BD bien bavarde, de plus, même parmi les vieux de la vieille qui ont connu les heures de gloire des productions des Humanoïdes Associés, c’est-à-dire, les années 80, il est évidant que cette trilogie, spéciale dans sa conception et vraiment typé pour un certain public, ne fera pas consensus. Bref, La Saga de Vam n’est pas une BD qui plaira à tout le monde et son coté vieillot ne l’aidera pas, cependant, si vous êtes fan du genre, nul doute que vous pourrez y trouver un certain plaisir… Et puis, bien entendu, il y a la partie graphique, d’Igor Kordey, reconnaissable entre mille et tout bonnement excellente – en tout cas, nettement plus aboutie que dans New X-Men ou les premiers volumes de L’Histoire Secrète – et, franchement, rien que pour celle-ci, je pense ne pas me tromper en affirmant que le jeu en vaut nettement la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre plutôt atypique, qui accuse bien entendu son âge mais qui n’en reste pas moins une bonne réussite avec sa cosmologie divine qui ravira les amateurs de mythes, cet humain, Van, et sa lignée, qui se dressera contre ces fameux dieux insouciants et cruels, sans oublié ce coté grandiloquent et épique, presque Homérique dans son traitement, et qui nous donne l’impression d’avoir affaire à un véritable mythe de l’histoire humaine…
- Pour ce qui est de la partie graphique, c’est un pur régal et il faut reconnaitre que le sieur Igor Kordey, alors bien jeune, possédait déjà une maitrise du crayon plutôt impressionnante et que son style était déjà bien marqué. Bref, si vous êtes fans du dessinateur croate, La Saga de Van est tout simplement indispensable !
- Amateurs de mythes, de divinités, de légendes, La Saga de Van est, indéniablement, faite pour vous !
- Les plus anciens, celles et ceux de ma génération, retrouveront avec plaisir une BD qui leur rappellera les grandes sagas parus chez Les Humanoïdes Associés dans les années 80, un genre, finalement, tombé en désuétude depuis longtemps, ce qui est dommage…
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas passer sous silence le fait que cette BD accuse fortement son âge et qu’elle ne pourra, éventuellement, que plaire à des lecteurs plus agés qui ne seront pas déstabilisé par ce style un peu vieillot et cette narration franchement bavarde. Bref, les plus jeunes, plus habitués a des séries interminables et aux scénarios basiques passeront tranquillement leur chemin.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
- Quelques incohérences et pas mal de raccourcis viennent, malheureusement, gâcher le plaisir de la lecture par moments.
 
Ma note : 7,5/10