jeudi 2 février 2023

Les Cahiers de Science & Vie 205 – Ukraine, aux Origines du Mal


Les Cahiers de Science & Vie 205 – Ukraine, aux Origines du Mal
Juillet/Août 2022

Au sommaire :
- Édito : Envahissant !
- Dossier : Ukraine, aux Origines du Mal
- Interview : « La Russie a entretenue le mythe de l’inexistence de l’Ukraine » de Laroslav Lebedynsky
- Des origines communes
- Les nomades des steppes
- La Rous de Kiev, un héritage empoisonné
- Des destins qui séparent
- La fracture inaugurale
- Cosaques : une éternelle quête d’autonomie
- Sous la domination russe
- Catherine II redessine la carte
- L’éveil d’un sentiment national
- D’une indépendance à l’autre
- Des décombres de la Russie impériale à la botte Stalinienne
- Pogroms : une violence sans précédant
- Holodomor, l’extermination par la faim
- Entre panzers et Armée Rouge
- Après-guerre : la douleur, l’espoir puis l’indépendance
- Culture
- Le chantier de Notre-Dame révèle des trésors enfouis
- Plongée virtuelle dans la grotte de Cosquer
- Archéologie des odeurs
- Les massues, art méconnu du Pacifique
- Dürer à Chantilly
- Les bonnes lectures
- La curiosité
 
Mon avis :
 Bon, avec du recul, on ne peut pas vraiment dire que les numéros des Cahiers de Science & Vie de l'année 2022 marquèrent vraiment les esprits, bien au contraire. Souvent décevants, peu originaux, il est évident que l'année passée ne restera pas comme étant un grand cru pour ce qui est de ma revue préférée. Cependant, dans cette grisaille éditoriale, il y eut tout de même une très bonne surprise, un numéro qui flirta allègrement avec l'excellence et qui, pour la petite histoire, paru à l'été dernier. Ce numéro, vous l'avez compris, c'est ce fameux Ukraine, aux Origines du Mal… Naturellement, les traditionnels grincheux affirmeront, le plus sérieusement du monde et avec une pointe de cynisme, que, sur ce coup, Les Cahiers de Science & Vie abordent une thématique à la mode en cette année 2022. Certes, ce n’est pas faux, mais bon, comment dire… premièrement, au vu de l’actualité pour le moins importante du à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, je pense que ce numéro se justifiait amplement, ensuite, si l’on se plaint tout le temps du manque d’originalité de la presse spécialisé, on ne va tout de même pas jeter la pierre aux Cahiers de Science & Vie pour nous pondre un dossier qui lui, l’est entièrement – après tout, l’Histoire de l’Ukraine, ce n’est pas le sujet le plus présent au sein de la presse française, n’est ce pas ? Du coup, pourquoi jouer les rabat-joie et ne pas profiter de ce dossier qui revient, de superbe manière, sur les longs et conflictueux rapports qu’entretiennent, depuis des siècles, l’Ukraine et la Russie ?! Car oui, mille fois oui, le dossier de ce numéro est intéressant, fort instructif et vous éclairera, sans aucun doute, sur le passé de ces deux nations et, plus précisément, sur les origines et l’Histoire de l’Ukraine, ce pays qui possède un passé bien plus riche qu’on pourrait le penser de prime abord et qui a toujours souffert de la présence problématique de son puissant voisin. Bref, un des incontournables de l'été 2022 !
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des meilleurs numéros des Cahiers de Science & Vie depuis… oh, des lustres, tout bonnement ! Il faut dire que, en collant à l’actualité récente, les auteurs des Cahiers nous proposent un dossier terriblement instructif et qui nous permet de découvrir la longue et complexe histoire de l’Ukraine ainsi que ses rapports pour le moins compliqués avec son puissant voisin.
- Malgré des origines que l’on peut qualifier de plus ou moins communes, ce dossier nous permet de découvrir les antagonismes qui existent depuis des lustres entre les deux nations et, finalement, de mieux comprendre le conflit actuel.
- Pour une fois que nous avons droit à un dossier original, on ne va pas se plaindre !
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
 
Points Négatifs :
- Dommage que le dossier fasse quasiment l’impasse sur la partie moderne de l’Histoire Ukrainienne : après tout, le conflit à d’abord débuter, il y a quelques années, dans le Donbass et en Crimée.
- Je persiste à dire que la partie actualité est trop longue en comparaison du dossier principal, même si, d’un autre coté, on a déjà connu pire.
 
Ma note : 8/10

Les Cahiers de Science & Vie 200 – Sur les Traces des Grands Explorateurs


Les Cahiers de Science & Vie 200 – Sur les Traces des Grands Explorateurs
Septembre/Octobre 2021

Au sommaire :
- Édito : Explorer et remonter le temps
- Dossier : Sur les traces des Grands Explorateurs
- Cadrage
- Des premiers curieux aux archéologues
- Retour à Pompéi et Herculanum
- Vivant Denon, un œil de sphinx
- L’archéologie : de la passion à la science
- Stephens et Catherwood, la passion maya
- L’archéologie dépasse les frontières
- Henri Mouhot, la fièvre d’Angkor
- Le magnétisme des ruines
- Heinrich Schliemann révèle Troie
- Ernest de Sarzec ressuscite Sumer
- L’année où l’humanité est devenue très âgée
- Paul Pelliot et la grotte aux manuscrits
- Restituer les œuvres spoliées : un sujet sensible
- Hiram Bingham, au bout du rêve inca
- Le fantasme des cités oubliées
- Caton-Thomson repense le Grand Zimbabwe
- Trop beau pour être autochtone ?
- Betty Meggers, reine d’Amazonie
- Entretien avec Stéphen Rostain
- Actualités
- A Lalibela, les églises rupestres cachaient une culture plus ancienne troglodytique plus ancienne
- Le plus vieux set de tatoueur connu est agé de 3600 ans
- 55 ans individus maudits d’un coup en Grèce
- Le Géant de Cerne Abbas, dieu païen médiéval ?
- Le mystère des morts de Tell Banat
- Muséologies
- Plongée en 3D dans les secrets d’une lyre oubliée
- Apparat impérial
- Techno-Lascaux
- Le papyrus au-delà de l’Egypte
- En ligne
- Dr Orodru
 
Mon avis :
 C’était, bien évidement, l’événement de l’année 2021, du moins, pour les habitués des Cahiers de Science & Vie, puisque, le numéro dont je vous parle à présent est, tout bonnement, le deux-centième de la revue ! Bon, ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui ont put lire mes critiques précédentes mais s’il y a bien une revue qui se démarque des autres, que je suis régulièrement et dont je ne rate aucun numéro – qu’il soit réussi ou pas – c’est bel et bien Les Cahiers de Science & Vie. D’ailleurs, je suis un fidèle lecteur de celle-ci depuis une bonne dizaine d’années et vous pouvez imaginer mon impatience, depuis longtemps d’ailleurs, de découvrir ce que les Cahiers allaient nous proposer pour ce numéro anniversaire – après tout, 200 numéros, ce n’est pas rien ! Pourtant, en découvrant le sujet de ce numéro des Cahiers, je dois reconnaitre que j’ai été déçu : les grands explorateurs !? Ma foi, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et je dois admettre que je m’attendais à autre chose, peut-être, qui sait, un dossier sur les grandes civilisations ou quelque chose du même genre… Pourtant, malgré ma déception, à la lecture de ce numéro, j’ai dut changer d’avis et constater, par moi-même et devant la qualité du dossier proposé ici, que non seulement celui-ci était plutôt instructif et bon mais que, finalement, il était plutôt bien trouvé en tant que sujet pour un numéro anniversaire : après tout, sans ces anciens explorateurs dont certains ont payés de leur vie leur soif d’aventure et de découvertes, il n’y aurait jamais eu d’archéologie et maintes civilisations seraient restées dans l’oubli de la mémoire humaine… Bref, au final, ce deux-centième numéro des Cahiers de Science & Vie se sera avéré être une belle réussite et même si je dois reconnaitre que d’anciens numéros lui ont été largement supérieurs, de par leurs sujets ou leurs contenus, la satisfaction aura été au rendez vous. Et, puisque je parle de rendez vous, comment ne pas penser, à présent, a un futur numéro 300, dans bien longtemps et, qui sait, peut-être également sur ce blog, du moins, si ce dernier existe encore !?
 

Points Positifs
 :
- Un numéro anniversaire à la hauteur de l’enjeu et qui s’est avéré être fort intéressant à la lecture. Il faut dire que suivre le destin de ces hommes et de ces femmes qui, jadis, alors que l’archéologie n’existait pas encore, se sont lancés à la recherche de cités et de civilisations disparues ou mythiques est, pour le moins, passionnant !
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
- Une nouvelle formule qui me rappelle agréablement le bon vieux temps…
- Même la partie actualité est un poil plus intéressant que d’habitude.
- Une couverture simple mais fort plaisante.

Points Négatifs :
- Certains auraient put estimer que, pour un numéro anniversaire, il y avait de quoi faire un peu plus comme, par exemple, nous présenter l’intégralité des couvertures des numéros précédents ?!
- Même si la partie actualité est plus intéressante que d’habitude, il faut reconnaitre que celle-ci occupe toujours une place trop importante au sein de cette revue et que je m’en passerais bien…
 
Ma note : 7,5/10

Les Cahiers de Science & Vie 195 – Jeanne d’Arc


Les Cahiers de Science & Vie 195 – Jeanne d’Arc
Novembre/Décembre 2020
 
Au sommaire :
- Édito : Destin unique, portraits pluriels
- Actualités
- Les Hyksôs n’ont pas envahi l’Egypte antique car ils y étaient déjà
- Le Royaume de Judas avait son Bercy
- Des Saints Japonais oubliés reviennent à la lumière
- On exploitait des mines il y a dix mille ans au Mexique
- Le mystère multimillénaire des mustatils d’Arabie
- Des flèches empoisonnées auraient 70000 ans
- Ballade dans une cité enfouie
- L’âme Cherokee retrouvée à Manitou Cave
- Dossier : Jeanne d’Arc, l’Invention d’une Icône
- Cadrage
- Vie de lumière
- Tous les visages de Jeanne
- La Pucelle prophétesse
- La ribaude hérétique
- La chef de guerre bénie de Dieu
- La double héroïne nationale
- Sainte et Patronne de France
- Vers une Jeanne historique
- Le portrait – Un invraisemblable charisme
- L’enfance – « On m’appelait Jeannette »
- L’épopée – « Je suis ici envoyée pour vous bouter hors de France »
- Le procès – « Dieu me parle, à vous il ne parle pas »
- Le bucher – « Evêque, je meurs par vous »
- Un héritage pour tous
- Interview : « Jeanne d’Arc reste l’archétype du sauveur en version féminine » de Yann Rigolet
- Muséologies
- Les Olmèques, une culture encore trop méconnue
- Livres & Idées
- Kaspar, l’obscur ou l’enfant de la nuit
- Funèbres ! Tour du monde des rites qui mènent vers l’autre monde
 
Mon avis :
 Abordons à présent, avec ce numéro des Cahiers de Science & Vie qui date de fin 2020, le cas de l’une des figures les plus célèbres et les plus controversées, surtout à notre époque, de l’Histoire de France, je veux, bien entendu, parler de Jeanne d’Arc ! Bon, il faut dire que cela fait des siècles que la jeune femme qui connu une carrière pour le moins stupéfiante et météorique – sensiblement une année et quelques entre sa rencontre avec le roi de France, Charles VII et sa mort sur le bucher alors qu’elle était tombée au mains des bourguignons qui l’avaient vendu aux anglais – alimente les historiens de tout poil, les politiques et les auteurs en mal de sensations, sans oublier celles et ceux qui, au fil du temps, se sont fabriquées de fausses généalogies afin de prétendre descendre de la famille de la Pucelle d’Orléans. Qui plus, depuis que Jean-Marie Le Pen s’est emparer, il y a quatre décennies, de la figure de Jeanne d’Arc, celle-ci est vu avec méfiance par une partie de la population, des médias mais aussi des politiques, ces derniers oubliant, au passage, que pendant bien longtemps, Droite et Gauche se livraient une bataille sans merci en prétendant que la Pucelle était la leur… Bref, Jeanne d’Arc, ce n’est pas n’importe qui et sur elle, on a entendu un peu tout et son contraire : de véritable sainte a fille a soldats, de schizophrène qui entendait des voix à porte parole d’un peuple opprimée, de sauveuse de la France à figure de proue de multiples courants politiques, encore aujourd’hui, donc, on n’a pas finit de discuter au sujet d’un personnage étonnant et qui fascine toujours autant… Pourtant, pour ce qui est du personnage historique en lui-même, la véritable Jeanne, force est de constater que l’on connait mal celui-ci et, justement, cela tombe bien, tout l’intérêt de ce numéro des Cahiers de Science & Vie est de, justement, essayer, au mieux et avec nos maigres connaissances, de s’en rapprocher au mieux. Ainsi, tout au long de ce très bon dossier, toutes les figures de Jeanne d’Arc seront abordées, des plus improbables aux plus plausibles et même si, comme il fallait s’en douter, on ne saura jamais tout a fait qui fut véritablement Jeanne d’Arc, le portrait qui nous est proposé ici est, sans nul doute, le plus correct, à défaut, bien entendu, d’être parfait. De quoi remettre en question bon nombre de nos certitudes sur cette jeune et étonnante jeune femme tout en lui rendant une place importante au sein de notre histoire, place qui, malheureusement, a pas mal souffert ces dernières décennies. Bref, vous l’avez compris, pour ce dernier numéro de 2020, Les Cahiers de Science & Vie nous avaient proposé un excellent dossier qui plaira à la fois aux amateurs de Jeanne d’Arc comme aux néophytes. Fort complet, instructif et passionnant par moments, il nous rappelle, aussi, a quel point cette revue est, sans aucun doute possible, le maitre étalon du genre dans nos vertes contrées, mais ceci, bien entendu, est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Vous pensiez tout connaitre au sujet de Jeanne d’Arc, vous êtes convaincu que celle-ci est ringarde et ne représente plus qu’une vieille passion des vieux compagnons de Le Pen père, vous vous moquez allègrement de cette bergère qui entendait des voix et qui s’en alla combattre les anglais avant de mourir sur le bucher ? Et bien, vous vous trompez lourdement et il suffit de lire ce très bon dossier qui lui est consacré pour s’en convaincre !
- Un excellent dossier qui revient à la fois sur la vie de Jeanne d’Arc, sur les multiples hypothèses qui gravitent autour de la jeune femme depuis des siècles et qui essaie, au mieux, de nous présenter cette dernière au mieux, historiquement parlant. Bref, c’est terriblement intéressant et instructif.
- La partie consacrée a la manière dont différents courants politiques se sont servis, au fil des siècles, de la figure de Jeanne d’Arc, est plutôt bienvenu.
- De nombreuses illustrations de qualité et une couverture plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Bien entendu, on ne pas dire qu’avec Jeanne d’Arc, on nage en pleine originalité, il faut le reconnaitre.
- Si vous vouez une haine tenace envers la Pucelle d’Orléans ou si vous êtes un fils à papa qui s’encanaille à jouer les révolutionnaires en herbe tous les samedis, alors, vous détesterez cordialement ce numéro des Cahiers.
- Comme d’habitude, je pesterais contre la partie actualité qui occupe toujours une place trop importante à mon gout.
 
Ma note : 8/10

Les Cahiers de Science & Vie 193 – Les Fins du Monde


Les Cahiers de Science & Vie 193 – Les Fins du Monde
Juillet/Août 2020

Au sommaire :
- Édito : La fin, ce début d’autre chose
- Actualités
- Les structures en os de mammouths ne servaient peut-être pas d’habitats
- Casse-tête rituel post-mortem chez les Ibères
- Neandertal avait la fibre technologique
- Vice de construction en Gaule Romaine
- Qui étaient les occupants du Stonehenge allemand ?
- Une bière victorienne au gout de plomb
- Cosquer, chef d’œuvre sous pression
- Une hypogée enseveli sous les mystères
- Dossier : Les Fins du Monde
- Cadrage
- Grands Mythes – Comment les civilisations se sont racontées la fin
- Aborigènes – Des rites pour préserver l’équilibre
- Mésopotamie – Premier déluge sur l’humanité
- Egypte – Un monde en équilibre
- Grèce – D’une humanité à l’autre
- Inde – La libération par la dissolution
- Scandinavie – Le dernier hiver des dieux
- Mésoamérique – Pris dans les rouages du temps
- Judaïsme – Et la fin devint unique
- Christianisme – Le Jugement pour conclure
- L’Apocalypse – Récit éternel
- Moyen-âge – Du bon usage de l’Apocalypse
- Renaissance – Grandes peurs et petits espoirs
- Lumières – Les lois des colères divines
- Moderne – L’homme prend le relais
- Interview : « Notre présent est si sur que nous projetons nos angoisses sur l’avenir » de Bertrand Vidal
- Muséologies
- Wisigoths, rois de Toulouse
- Lu, un siècle d’innovation
- Traces du vivant
- Livres & Idées
- Patient zéro, histoires inversées de la médecine
- Les nouvelles heures de Pompéi
- Le quotidien à l’époque médiéval
 
Mon avis :
 Comme chacun le sait parfaitement, début 2020, le monde fut touché par une pandémie complètement inattendue et qui restera dans les annales historiques, celle du tristement célèbre Covid-19 qui causa tout de même la mort de millions de personnes. Le hasard faisant souvent bien les choses – ou pas, parce que l’on se doute bien que le sujet de ce dossier tombait décidément à pic – au début de l’été 2020, Les Cahiers de Science & Vie nous proposait un numéro consacré à la fin du Monde ou, plus précisément, au différentes fins du Monde tel que toutes les civilisations humaines avaient put l’imaginer depuis la nuit des temps… Bien évidement, ici, il ne faut pas chercher une quelconque originalité pour ce qui est du dossier principal : la fin du Monde, c’est une thématique maintes fois abordées dans la presse spécialisée, entre autres. Qui plus, celle-ci est vendeuse, fort vendeuse même, en témoigne l’attrait, non dissimulé, du public, pour toute œuvre de fiction traitant du sujet – que l’on ait affaire a une apocalypse dut a un conflit atomique, a la propagation d’un virus mortel, d’une invasion extraterrestre voir même par des zombis. Bref, la fin du Monde, c’est un sujet familier du grand public et l’on pourrait croire que ce nouveau numéro des Cahiers ne nous apportera pas grand-chose de nouveau, or, et c’est une bonne nouvelle, il n’en n’est rien ! Ainsi, en traitant des diverses fins du Monde issues de moult cultures de par le globe – bon, reconnaissons que nous avons affaire aux principales uniquement – nous sortons un peu de la traditionnelle Apocalypse Chrétienne afin d’alterner entre Ragnarok, Déluge Mésopotamien et autres joyeusetés du même genre. Qui plus est, la seconde partie, axée sur la chronologie, est franchement passionnante et nous permet de revenir sur bon nombre d’idées reçues sur la manière dont nos ancêtres, mais aussi nos contemporains, voyaient ces fameuses fins du Monde. Bref, vous l’avez compris, en ce début d’été 2020 et alors que la crise du Covid-19 n’était pas encore achevée – après tout, même si celle-ci semble moins virulente désormais, des gens continuent à attraper le Covid, d’ailleurs ce fut mon cas le 31 décembre dernier – ce numéro des Cahiers est une fort belle réussite qui ravira les amateurs du genre et, sur ce point, je pense ne pas me tromper en affirmant que ces derniers sont nombreux, très nombreux…
 

Points Positifs
 :
- S’il y a bien un sujet qui reste toujours aussi vendeur même s’il n’est pas original pour un sou, c’est bien la fin du Monde. Il faut dire que, depuis la nuit des temps, l’homme s’est amuser à imaginer moult apocalypses diverses et que, ma foi, cela n’a guère changé de nos jours sauf que la science aura remplacée les religions et les mythes…
- Un bon, que dis-je, un excellent dossier. Il faut dire que celui-ci aborde bon nombre de fins du Monde diverses, certaines très connues, d’autres nettement moins, qu’il est fort instructif et que, ma foi, même les habitués du sujet y apprendront quelque chose, comme quoi, on peut toujours faire du neuf avec du vieux.
- Le hasard fait bien les choses : nous avions droit a un dossier sur la fin du Monde en pleine épidémie de Covid-19 !
- Une partie actualité assez convenable dans l’ensemble.
- Les illustrations sont nombreuses et de qualité.

Points Négatifs :
- Bien évidement, la fin du Monde, ce n’est pas vraiment le sujet le plus original qui soit – surtout en cette période Covid-19.
- Comme je l’ai déjà souligné depuis que Les Cahiers de Science & Vie ont changé de formule – ce qui date, désormais – on peut franchement regretter le peu de place accordé au dossier principal. Cela est plutôt dommage car, plus long, il aurait été nettement plus complet et on aurait flirté avec la perfection.

Ma note : 8/10

mercredi 1 février 2023

Les Cahiers de Science & Vie 185 – Aux Origines de l’Art


Les Cahiers de Science & Vie 185 – Aux Origines de l’Art
Avril 2019

Au sommaire :
- Edito : Si loin, si proche
- Actualités
- La grotte de Balamku aux origines de Chichen Itza
- La nonne qui ne voulait pas rester au couvent
- Un renard roux domestiqué il y a 4000 ans
- Du plomb dans les ailes phéniciennes
- Sur les traces d’Alexandre le Grand
- La saga de Qumrân continue
- Un temple pré-Inca ressuscité
- Les momies à l’interrogatoire
- Dossier : Aux Origines de l’Art
- Cadrage
- Premières esquisses
- 10 chefs-d’œuvre préhistoriques
- Où sont les hommes ?
- Art mobilier : un air de liberté
- Quand les grottes étaient vivantes
- Art & métiers
- 200 ans d’interprétations
- Le puits des fous
- L’Azilien, une parenthèse artistique
- Mémoire du Sahara
- Le monde comme représentation
- Art & propagande
- Interview : « Le chamanisme est un art oral retraçant un voyage vers l’invisible » de Charles Stépanoff
- Muséologies
- Le monde en sphères
- Bonae Memoriæ, premiers chrétiens sur la colline de Fourvière
- La maison de l’Empereur, servir et magnifié Napoléon
- L’eau dans la ville, du XIXe au XXIe siècle
- Henri II, renaissance à Saint-Germain-en-Laye
- Livres & Idées
- La France gastronome
- Le Loup
- Les rois de France excommuniés
- La voix du peuple
 
Mon avis :
 Nouvelle critique d’un ancien numéro des Cahiers de Science & Vie, une revue qui, comme je vous l’ai déjà dit précédemment, est, depuis sensiblement une bonne décennie, ma préférée du genre et, accessoirement, la seule dont je me procure tout les numéros. Du coup, comme j’en suis à ma troisième critique des Cahiers sur ce blog et que je poursuivrais la chose demain, vous avez compris que celle-ci m’aura laissé un fort bon souvenir, pourtant, a priori, le sujet du dossier ce numéro ne semblait pas être des plus époustouflants : après tout, les origines de l’art, on ne peut pas vraiment dire que cela soit des plus excitants… Or, comme cela arrive souvent avec les Cahiers, c’est quand on ne s’y attend plus, quand on croit avoir affaire a un énième numéro qui, au mieux, sera moyen, que l’on a droit aux plus belles réussites… Car oui, dans le cas présent, force est de constater que ce dossier consacré aux origines de l’art est bon, très bon même et que, dans celui-ci, c’est à un formidable voyage dans les profondeurs de la préhistoire que nous avons affaire, un voyage qui nous fera découvrir les plus belles créations de l’art de nos lointains ancêtres, un art qui, au demeurant, mérite largement, quelque soit son support ou son origine, d’être reconsidéré : après tout, ces hommes et ses femmes étaient de véritables artistes et même si l’on ne connaitra jamais a leur sujet, sur leur vie, le pourquoi de tels fresques, il est clair qu’ils n’ont strictement rien à envier aux plus grands noms de l’art… même s’ils resteront à jamais d’illustres inconnus. Bref, vous l’avez compris, c’est un sacré bon numéro des Cahiers de Science & Vie que nous avons eu ici, dommage tout de même – car il y a un mais – que, une fois de plus, il faille se coltiner des pages pour le moins inutiles – actualité, musée – pages qui n’auraient pas été de trop dans le dossier principal…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent dossier sur les origines de l’art ou, plus précisément, sur l’art préhistorique, des plus anciennes traces de celui-ci aux débuts de la révolution néolithique. Très complet, fort instructif, c’est un véritable régal que de se plonger dans la lecture de celui-ci.
- Un nombre plutôt conséquent d’illustrations de qualité et qui sont un véritable régal pour les yeux.
- En toute sincérité, pour les vieux fidèles des Cahiers, cela fait un bien fou de retrouver un dossier de qualité qui rappelle les heures de gloire de la revue.
- Comment ne pas lire ce dossier et ne pas se dire que oui, indéniablement oui, les artistes de la préhistoire n’avaient strictement rien à envier aux plus grands artistes du genre !?
- J’ai plutôt bien aimé l’article sur les momies – une idée de dossier sur le sujet serait une bonne idée selon moi…

Points Négatifs :
- Comme d’habitude, on regrettera l’énorme place occupée par la partie musée et sorties littéraires qui, forcément, se fait au détriment du dossier principal qui aurait mérité être un poil plus long.

Ma note : 8/10

Les Cahiers de Science & Vie 151 – Quand le Climat écrit l’Histoire


Les Cahiers de Science & Vie 151 – Quand le Climat écrit l’Histoire
Février 2015
 
Quand le Climat écrit l’Histoire
- Edito : La dictature du temps
- Cadrage : Le climat, moteur de l’évolution des sociétés
- Préhistoire – Quand l’homme se pliait au climat
- Interview : « Telle une gâchette, le climat peut servir à déclencher une révolution » d’Emmanuel Le Roy Ladurie
I – De l’influence du Climat sur les Civilisations
- Le climat et l’histoire – Les théories soufflent le chaud et le froid
- Croissant fertile – L’agriculture en germe dans le climat
- L’âge du bronze – Plongée dans les âges sombres
- Le Petit Âge glaciaire – Six siècles de disettes et de conflits
- France 1789 – Un climat de révolution
- Europe 1845-1848 – Étés meurtriers et printemps des peuples
II – De l’influence du Climat sur les Hommes
- Les dieux, la météo et les simples mortels
- Les mœurs dans l’air du temps
- Quand le temps fait son œuvre
III – De l’influence de l’Homme sur le Climat
- Qui fait la pluie et le beau temps ?
- L’homme engendre une nouvelle ère…
- Interview : « Nous sommes entrés pour longtemps dans une nouvelle condition humaine » d’Amy Dahan-Dalmedico
 
Mon avis :
 Comme j’avais eu l’occasion de vous le dire dans ma critique précédente, pendant bien des années, Les Cahiers de Science & Vie fut, indéniablement, le maitre étalon du genre de la presse spécialisée, du moins, pour ce qui est du genre historique. Ainsi, entre le sérieux et la qualité des articles, le coté pédagogique de l’ensemble mais sans tomber dans le grand public ainsi que – mine de rien, cela a son importance – une maquette toujours aussi excellente, ce numéro dont je vous parle ici est, sans grande surprise, dans la lignée de ses prédécesseurs. Après, bien sur, il y a le contenu et, il est vrai qu’au fil des ans, certains numéros dont le sujet apparaissait légèrement moins intéressant que d’autres finissaient par être les plus réussis, et vice-versa ; ici, fort heureusement, en quelque sorte, on a les deux. Ainsi, prenez un sujet bien a la mode ces dernières années, le changement climatique, pondez un dossier sur ses conséquences au fil de l’histoire humaine et, forcément, vous obtiendrez au final un savant mélange qui ne peut qu’éveiller la curiosité du lecteur, car, et c’est là tout l’intérêt de ce numéro, plutôt que de nous faire croire que le climat est la cause de tout ou que, a l’inverse, seul l’homme est responsable de son destin, nous avons un quelque chose de plus nuancée où, bien sur, l’homme subit le climat mais, et ce mais a son importance, où il ne faut pas oublier que bien souvent, sans l’implication d’autres facteurs externes, les catastrophes naturelles n’expliqueraient pas tout. Au final, de la nuit des temps à ce que sera notre avenir proche, ce numéro des Cahiers de Science & Vie nous entrainera dans un fabuleux voyage tout en nous décrivant de fort belle manière ce que furent et ce que seront les relations pour le moins tumultueuses entre l’Homme et le climat.
 

Points Positifs
 :
- Si le sujet est effectivement a la mode depuis quelques années, ici, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de ce numéro, nous avons droit a une vision moins manichéenne, moins simpliste de la relation entre l’espèce humaine et les bouleversements climatiques. Bien sur, l’Homme, au fil de l’Histoire, a dut subir et subira encore les aléas du climat, de même, celui-ci est l’une des causes de certaines chutes de civilisations, cependant, et comme il est très bien expliquer, a chaque fois, il n’est qu’un des éléments parmi tant d’autres et que, bien souvent, c’est la conjoncture de tout un tas d’événements a un moment donné qui font que…
- Le premier chapitre où l’on voit les rapports entre la civilisation humaine et le climat au fil de l’Histoire est d’un intérêt notable et, effectivement, le point d’orgue de ce numéro.
- Articles bien écrits et intéressants, approfondissement de divers sujets, explications accessibles sans tomber dans la facilité, maquette, illustrations : une fois de plus, tout ce qui fait la qualité de ce magazine est au rendez vous.
 
Points Négatifs :
- Pour être tout à fait franc, la dernière partie est moins intéressante ; ici, on y aborde les changements climatiques à venir mais sans aller au fond du problème et des conséquences finalement, ce qui, selon moi, est fort dommage.
- Alors je sais, il y a toujours des interviews dans les Cahiers, mais bon, vu la teneur de la seconde, je l’aurai bien remplacée par quelques cartes sur les conséquences de la montée des eaux, voir, d’autres œuvres en lien avec le sujet…
 
Ma note : 8/10

Les Cahiers de Science & Vie 147 – L’Origine des Mythes


Les Cahiers de Science & Vie 147 – L’Origine des Mythes
Août 2014
 
L’Origine des Mythes
- Edito : Espèce de Mytho
- Cadrage : L’espèce fabulatrice
- La science veut y croire
- Interview : « L’humain préfère croire à n’importe quoi plutôt qu’à rien » de Jean-Loïc Le Quellec
I – Aux Origines du Mythe
- Et la pensée mythique vint à l’homme
- Les mythes fondateurs
- Des scénarios communs à toute l’humanité ?
- La Bible, inspirée par l’homme des cavernes ?
II – Les Acteurs du Mythe
- Quand la politique se raconte des histoires
- Le Cyclope : un œil voyageur
- Le déluge poursuit l’humanité
- Ces créatures qui flirtent avec le réel
- Casting de légende
III – D’Hier à Aujourd’hui
- Les nouveaux mondes de légendes
- Le cerveau raconte…
- Interview : « Le mythe de Prométhée est au cœur de l’imaginaire occidental » de François Flahault
 
Mon avis :
 Après avoir conclut le premier mois d’existence du Journal de Feanor avec quelques critiques consacrées à de très vieux numéros de la revue Historia, j’ai décidé de débuter ce mois de février 2023 avec d’autres critiques presse mais, à présent, c’est une autre revue qui est mise à l’honneur, je veux, naturellement, parler des Cahiers de Science & Vie. Si je dois être tout à fait franc avec vous, cette revue est ma préférée depuis une bonne dizaine d’années : que ce soit par son sérieux, ses dossiers à la fois complexes et simples et les très nombreux bons choix éditoriaux, les Cahiers m’accompagnent régulièrement et je n’ai pas manquer un numéro depuis une bonne décennie. Du coup, avant de m’attaquer aux nouveautés de cette nouvelle année, j’ai décidé de vous proposer les critiques de quelques numéros qui m’ont particulièrement marquer ces dernières années, en commençant, donc, par celui-ci, consacré aux Origines des Mythes et qui, ma foi, a de quoi satisfaire pleinement les amateurs de mythes et de légendes… Une fois par an, et ce, depuis 2011, en été, Les Cahiers de Science & Vie proposaient un numéro qui, a mes yeux, était le maitre étalon annuel, le point d’orgue que j’attendais a chaque fois avec impatience, et ce, parce qu’il abordait une thématique qui me passionne depuis longtemps : la religion. Ainsi, après des dossiers consacrés aux origines des Dieux, du monothéisme ou celles du Paradis et de l’Enfer, en 2014, paraissait un numéro du même acabit et traitant des Origines des Mythes. Alors bien sur, ne serais-ce que par une certaine ressemblance entre les deux titres, cet Origines des Mythes a de curieux airs avec Aux Origines du Sacré et des Dieux, cependant, si l’on observe un peu les deux revues, d’un œil plus critique, il apparait clairement que si le second nous offrait davantage un voyage des profondeurs de la préhistoire jusqu’à l’antiquité en nous montrant l’évolution des croyances au fil des millénaires, dans le numéro qui nous occupe aujourd’hui, c’est plus les mythes, dans leur ensemble, qui sont abordés, et ce, sous toutes les coutures : origines, ressemblances, liens entre eux, ici, le voyage se fait dans le temps et dans le monde entier, des profondeurs de la préhistoire a… notre époque moderne et les nouveaux mythes modernes, qu’ils soient issus de la littérature fantastique, de la bande dessinée ou du cinéma. Bref, vous l’avez compris, pour la quatrième année consécutive, Les Cahiers de Science & Vie nous pondent un excellent numéro sur la religion qui ne peut que ravir les amateurs du genre ; a lire, bien entendu, avec ses prédécesseurs, cet Origines des Mythes les complète fort bien en plus de s’avérer assez captivant… mais là, c’est le passionné qui parle, alors, je reconnais que je ne suis pas objectif…
 

Points Positifs
 :
- Il m’aura fallut énormément de temps pour finalement lire ce numéro des Cahiers – mine de rien, six mois – mais force est de constater que, comme je m’y attendais, celui-ci valait amplement le coup : passionnant au possible, captivant, bourré d’informations et de théories peut connues du grand public, je me suis régaler a sa lecture.
- Ce numéro s’attarde énormément sur toutes les ressemblances qui existent depuis toujours entre pas mal de mythes (pour ne pas dire plus), et, sur ce point, c’est assez intéressant de passer des uns aux autres tout en s’amusant des points communs et des différences.
- Une théorie sur les origines des mythes, qui remonteraient à la Préhistoire, est dévoilée dans ce numéro et, ma foi, même si celle-ci n’est pas accepter par tous, elle n’en reste pas moins intrigante.
- Déluge, création du monde, cyclope, rôle du héros dans le mythe : un véritable florilège des lieux communs que l’on retrouve a chaque fois.
- Ce numéro n’oublie pas, bien entendu, les mythes modernes.
 
Points Négatifs :
- Peut-on vraiment trouver un point faible à ce numéro ? Vu que je suis fan du sujet et, donc, en aucune façon objectif, je ne suis pas le mieux placé pour en jugé, cependant, je reconnais que selon ses propres gouts personnels, ce numéro n’aura pas le même intérêt pour tout le monde.
- Bon, parfois, je me demande si on ne pourrait pas faire l’impasse sur la seconde interview pour un article supplémentaire ? Mais bon, la, je chipote…
 
Ma note : 8,5/10