lundi 4 décembre 2023

Le Temps d'Aimer


Le Temps d'Aimer
 
En 1947, Madeleine est serveuse dans un hôtel-restaurant et mère d'un petit garçon. Sur une plage, elle fait la connaissance de François, un jeune étudiant riche et cultivé. Entre eux, c'est comme une évidence voire la providence. Ils vont être attirés l'un vers l'autre, alors que chacun renferme un secret. De son côté, François tente de fuir en mêlant le destin de Madeleine au sien.
 

Le Temps d'Aimer
Réalisation : Katell Quillévéré
Scénario : Katell Quillévéré, Gilles Taurand
Musique : Amine Bouhafa
Production : Les Films du Bélier, Les Films Pelléas, Frakas Productions
Genre : Drame
Titre en vo : Le Temps d'Aimer
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais
Date de sortie : 29 novembre 2023
Durée : 125 mn

Casting :
Anaïs Demoustier : Madeleine Delambre, née Villedieu
Vincent Lacoste : François Delambre
Morgan Bailey : Jimmy, le GI
Paul Beaurepaire : Daniel, 18 ans
Josse Capet : Daniel, 10 ans
Hélios Karyo : Daniel, 5 ans
Margot Ringard Oldra : Jeanne
Ambre Gollut : Marthe, la serveuse de Beaurivage
Simon Rérolle : un GI
Romain Franscico : l'inspecteur de police
Dylan Hawkes : Rémi
Luc Bataini : le maître d'hôtel Beaurivage
Virginie Tardy : la patronne d'hôtel Beaurivage
 
Mon avis :
 Avec Le Temps d'Aimer, il est évident que nous avons affaire au genre de film dont le visionnage a de quoi me laisser pour le moins dubitatif, surtout quand je pense aux critiques pour le moins correctes pour ne pas dire bonnes que j’avais put entendre à son sujet… Bouleversant, romanesque, sensibilité, etc. Oui, bon, à en croire les critiques, en me rendant au cinéma, j’allais avoir affaire à un beau film romantique qui possédait un potentiel certain pour me marquer. Pourtant, au vu du contenu de celui-ci, au vu de mon impression finale, il est évident que je suis sortit du multiplex avec un trouble pour le moins certain vis-à-vis de celui-ci : mais qu’est-ce qu’il a de si génial ce film ? Oui, question pour le moins pertinente et dont je n’ai pas trouvé la réponse, bien au contraire… Il faut dire que, après le visionnage de ce long métrage, la première chose qui me saute aux yeux, c’est que, si Le Temps d'Aimer se laisse regarder, si oui, ce film n’est pas mauvais – loin de moi une telle affirmation – nous sommes tout de même à mille lieux de ce que laissaient sous entendre les critiques plutôt élogieuses que j’avais put lire à son égard. Ainsi, entre un scénario qui part dans tous les sens mais qui ne traite quasiment pas de ce qui est la problématique principale de l’intrigue, c’est-à-dire, la filiation cachée du gamin de l’héroïne, la trop grande place accordée au GI dans le couple, a l’époque où celui-ci tenait un bar, on se demande où va ce film ? Ainsi, est-ce une histoire sur l’homosexualité cachée à l’époque où celle-ci était interdite, est-ce une histoire sur les amours interdites pendant la Seconde Guerre Mondiale ou bien, est-ce, tout simplement, une belle histoire d’amour, certes particulière ? Un peu de tout cela à la fois ? Oui, voilà le problème principal selon moi et lorsque, à la fin, le fils, désormais jeune adulte, est enfin mis en avant ainsi que sa relation problématique avec sa mère, il est trop tard, du moins, pour moi qui avait presque abandonné les frais en court de route… Dommage car il y avait probablement de quoi mieux faire, mais bon, visiblement, comme Le Temps d'Aimer a plut a pas mal de monde, peut-être est-ce moi qui me trompes ?
 

Points Positifs
 :
- Un drame romanesque qui, certes, ne changera nullement la face du Septième Art mais qui, malgré ses défauts, se regarde et possède suffisamment d’éléments pour satisfaire un certain public.
- Problématique des femmes tondues à la libération et de l’amour avec l’ennemi, problématique de l’homosexualité à une époque où celle-ci était interdite et, par la force des choses, des mariages de convenance qui en découlaient. Il y a tout de même quelques thématiques intéressantes dans ce film.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a pas grand-chose à redire, celui-ci fait le job. Petite mention à Vincent Lacoste qui n’est pas un acteur que j’apprécie en temps normal mais qui est plutôt bon ici.
- Une reconstitution correcte des années 50…

Points Négatifs :
- Un scénario qui part dans tous les sens mais qui n’approfondis jamais les thématiques les plus importantes, ce qui est tout de même problématique.
- L’histoire avec le GI n’apporte strictement rien à l’intrigue et comme elle s’éternise, celle-ci occupe une place trop importante au détriment d’éléments nettement plus importants…
- Le lien entre le fils et la mère était fort prometteur et, malheureusement, celui-ci est à peine aborder.
- Un scénario qui, mine de rien, sent le déjà-vu et qui manque cruellement d’originalité.
- Et, justement, on a déjà vu des longs métrages traitant des mêmes sujets avec davantage de subtilité.

Ma note : 6/10

dimanche 3 décembre 2023

Un Amour Impossible


Un Amour Impossible
 
Philippe, issu de la bourgeoisie aisée, et Rachel, modeste employée à la Sécurité sociale, à Châteauroux, à la fin des années 1950, se rencontrent et ont un enfant, Chantal, que son père refuse de reconnaître et qu'il voit de loin en loin comme sa mère. Il se marie, fonde une famille, Rachel vit seule avec sa fille peu à peu fascinée par ce père cultivé, raffiné, sans en voir le cynisme, l'amoralisme. Un père qui va commettre l'irréparable contre sa fille.
 

Un Amour Impossible
Réalisation : Catherine Corsini
Scénario : Catherine Corsini, Laurette Polmanss, d'après le roman de Christine Angot
Musique : Grégoire Hetzel
Production : Chaz Productions, France 3 Cinéma, Artémis Productions, Le Pacte
Genre : Drame
Titre en vo : Un Amour Impossible
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 07 novembre 2018
Durée : 135 mn

Casting :
Virginie Efira : Rachel Steiner
Niels Schneider : Philippe Arnold
Jehnny Beth : Chantal adulte
Estelle Lescure : Chantal adolescente
Ambre Hasaj : Chantal (3-5 ans)
Sasha Allessandri-Torrès Garcia : Chantal (6-8 ans)
Iliana Zabeth : Gaby Schwartz
Coralie Russier : Nicole
Gaël Kamilindi : Franck
Simon Bakhouche : Alain
Catherine Morlot : la grand-mère
Pierre Salvadori : le médecin
Didier Sandre : le père de Philippe
Christine Angot : la narratrice
 
Mon avis :
 Bon, je ne vais pas vous mentir, ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je me suis lancé dans le visionnage de Un Amour Impossible et ce, pour deux raisons, principalement… Tout d’abord, le postulat en lui-même ne m’attirait guère – cette rencontre entre une jeune femme populaire, à la fin des années 50, avec un fils a papa qui se moque littéralement d’elle et qui ne l’utilise que sexuellement, c’est du vu et du revu – ensuite, il y avait, selon moi, la problématique principale, c’est-à-dire, que ce film était l’adaptation du roman autobiographique du même nom d’une certaine Christine Angot, romancière française et grande donneuse de leçons devant l’éternel qui s’est fait connaitre davantage par ses coups d’éclats à la télévision que par sa plume, ce qui, ma foi, veut dire beaucoup de choses au sujet du personnage. Mais bon, mon épouse avait vu ce film, l’avait apprécié et m’avait convaincu de le voir, également, du coup, n’ayant pas grand-chose à faire de ma soirée et comme il y avait Virginie Efira dans le rôle principal, je me suis dit, pourquoi pas !? Oui, pourquoi pas et, ma foi, au vu du résultat final, disons que je ne l’ai pas regretté, bien au contraire… Oh, certes, je n’irais pas jusqu’à dire que Un Amour Impossible est un grand film, loin de là, de même, je ne pourrais pas occulter ses défauts – dont je parlerais plus loin – mais bon, pour une adaptation d’un roman de Christine Angot, personnage imbu de sa personne que je n’apprécie guère, disons que ce fut une bonne surprise. Il faut dire que l’on se prend rapidement au jeu avec cette histoire qui, certes, sent le déjà-vu à plein nez avec cette pauvre fille délaissée par son amant qui lui fait un enfant avant de disparaitre et qui ne cessera de se moquer d’elle toute sa vie, ce, en raison d’un casting qui est franchement bon même si je suis dubitatif quand au fait que Virginie Efira, au début, interprète une jeune femme de 25 ans – mais il y a pire quand, vers la fin, Jehnny Beth nous joue une femme proche de la cinquantaine. Du coup, entre une Virginie Efira totalement sous l’emprise de ce salopard de petit bourgeois ignoble – excellent Niels Schneider – et leur fille, adolescente et complètement fascinée par ce père si cultivé, si intelligent, bref, par ce père d’un autre monde que le sien, comment ne pas être pris par cette histoire plus dramatique qu’il n’y parait car ce père, en plus d’être un parfait salaud avec la gente féminine, a une drôle de façon de démontrer son amour tardif pour sa fille… Au final, Un Amour Impossible s’avère être, à mes yeux, un bon film même si je n’y croyais guère au départ : fort d’une histoire prenante et dramatique, servie par un casting impeccable, il souffre juste d’un final trop rapide et médiocre avec Jehnny Beth pas crédible pour un sou dans son rôle de quinqua alors que l’actrice n’a que la trentaine. Mais bon, vu le peu d’attentes que j’avais vis-à-vis de ce film, c’est déjà pas mal même si je n’arrive toujours pas à me convaincre que j’ai aimé une adaptation d’un roman de Christine Angot…
 

Points Positifs
 :
- Un bon film, incontestablement, qui, malgré un postulat de départ loin d’être original, réussi à captiver l’intérêt du spectateur par son synopsis dramatique et ses protagonistes franchement bien écrits.
- La confirmation, une fois de plus, que Virginie Efira est une bonne actrice même si, au fil des ans et de ses divers rôles, ce n’est plus vraiment une surprise.
- Un casting plutôt bon dans l’ensemble avec, bien entendu, une petite mention a Niels Schneider qui joue ici un parfait salopard !
- Pour un long métrage possédant un sujet aussi dramatique, on ne tombe jamais dans le pathos, ce qui n’est pas plus mal.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous replonge dans les années 60 et 70.

Points Négatifs :
- Une conclusion loin d’être à la hauteur du reste du film et qui aurait gagnée à être plus longue et plus détaillée selon moi.
- L’explication hallucinée à la Christine Angot sur les agissements de son père…
- Je n’ai strictement rien contre Jehnny Beth – je ne la connaissais même pas – mais bon, une trentenaire qui nous joue l’équivalent de la Christine Angot des années 2000, 2010, c’est-à-dire, une quinquagénaire, ce n’est pas crédible pour un sou !

Ma note : 7/10

samedi 2 décembre 2023

Saga – Tome 6


Saga – Tome 6
 
Klara, Lexis et Hazel sont détenues dans une prison pour lunien. Elles peuvent compter sur l'aide d'Izabel qui, ni vu ni connu, leur prêtent mains fortes à l'occasion. Pour la petite fille d'Alana et Marko, ce séjour forcé se passe plutôt bien car elle a le droit d'aller en classe et d'apprendre des choses auprès de sa maîtresse Noreen. En plus, les autres prisonnières sont plutôt gentilles avec elle même l'antipathique Pétrichor. Un jour, après la classe, Hazel décide d'avouer sa véritable nature à Noreen. Elle retire ses bandages et lui montre qu'elle a des ailes et est donc un hybride entre les deux espèces. Totalement surprise, la maîtresse tombe dans les vapes et se cogne la tête contre un bord de table. Le sang se répand sur le sol et Hazel panique... De leur côté, Marko et Alana essaient de retrouver la piste de leur enfant, leur amour se ravivant au jour le jour...
 

Saga – Tome 6
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga - Vol 6
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 29 juin 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 octobre 2016
Nombre de pages : 152
 
Liste des épisodes
Saga 31–36
 
Mon avis :
 Nous en sommes donc au sixième volume de Saga, et donc, au bout de trente-six épisodes, que pouvons nous dire  de plus sur ce qui est sans aucun doute un des meilleurs si ce n’est le meilleur comics de la décennie écoulée si ce n’est que celui-ci est toujours aussi jouissif, bourré de bonnes idées, oh combien captivant et, ma foi, encore surprenant par moments. Car oui, on croirait, au bout de tant de temps et d’épisodes, que le feu sacré pourrait s’être légèrement éteint or il n’en est rien puisque le maitre d’œuvre de la chose, le sieur Brian K. Vaughan réussit, une fois de plus, a nous surprendre et a relancer de fort belle manière son intrigue en nous faisant effectuer un petit bon dans le temps : désormais, Hazel a grandi et est devenu un personnage a part entière, un personnage jusque là passif et qui servait de narratrice et qui, désormais, occupe une place de premier choix au cœur de l’intrigue. Cette évolution est une bonne chose surtout que cela permet l’apparition de nouvelles figures, que ce soit l’institutrice ou Pétrichor – qui s’avère être une transsexuelle – particulièrement cette dernière, amenée à prendre de l’importance par la suite. Bien évidement, Marko et Alana ne sont pas en reste et tout ce petit monde finira par se réunir à la fin de ce volume, ce, quelques instants avant qu’une révélation pour le moins surprenante ne nous laisse bouche bée ! Ajoutons à cela des figures toujours aussi plaisantes comme le Prince Robot IV, Le Testament (dont l’évolution physique m’aura choqué) ainsi que quelques seconds rôles inattendus et vous comprendrez aisément le pourquoi de mon enthousiasme a l’égard d’une série qui ne m’a toujours pas déçu, bien au contraire ! Bref, un sixième tome à la hauteur de ce qu’est Saga depuis ses débuts, c’est-à-dire, une pure merveille !
 

Points Positifs
 :
- Sixième volume de Saga et, ma foi, c’est toujours aussi bon, même si, l’effet de surprise des débuts est passé depuis longtemps. Mais bon, rien que pour retrouver cet univers oh combien original, ce scénario toujours aussi inimaginatif et bourré de bonnes idées, ces protagonistes hauts en couleurs, ce coté transgressif si plaisant et cet humour si particulier, le jeu en vaut largement la chandelle !
- Léger saut dans le temps de quelques années qui permet a la jeune Hazel de prendre davantage d’importance et de sortir de son rôle de figurante/narratrice. Indéniablement, c’est elle le personnage phare de ce sixième tome.
- Marko, Alana, le Prince Robot IV, Le Testament et bien d’autres… on retrouve avec plaisir tous ces personnages qui nous sont désormais devenus familiers ; petite mention pour Le Testament qui apparait transformé mais tout de même en meilleure forme que lors des derniers tomes où il se trouvait dans le coma.
- Si la singulière institutrice occupe une place de choix dans ce volume, c’est bien évidement Pétrichor, la transsexuelle, qui est amenée à prendre une place importante par la suite.
- Les dessins de Fiona Staples, bien entendu : indissociables de la série, ceux-ci sont toujours aussi plaisant et la touche un peu spéciale de la jeune femme est un plus indéniable a la réussite de l’ensemble.
 
Points Négatifs :
- Bigre, mais qu’est-il arrivé au Testament !? Mais c’est quoi cette prise de poids ? Lui qui possédait un charisme fou, là, ce n’est plus vraiment la même chose…
- Gwendoline et la jeune Sophie brillent par leur absence dans ce volume.
 
Ma note : 8,5/10

Voodoo Lounge


Voodoo Lounge
 
The Rolling Stones

1 - Love Is Strong (Jagger, Richards) 3:50
2 - You Got Me Rocking (Jagger, Richards) 3:35
3 - Sparks Will Fly (Jagger, Richards) 3:16
4 - The Worst (Jagger, Richards) 2:24
5 - New Faces (Jagger, Richards) 2:52
6 - Moon Is Up (Jagger, Richards) 3:42
7 - Out of Tears (Jagger, Richards) 5:27
8 - I Go Wild (Jagger, Richards) 4:23
9 - Brand New Car (Jagger, Richards) 4:15
10 - Sweethearts Together (Jagger, Richards) 4:45
11 - Suck on the Jugular (Jagger, Richards) 4:28
12 - Blinded by Rainbows (Jagger, Richards) 4:33
13 - Baby Break It Down (Jagger, Richards) 4:09
14 - Thru and Thru (Jagger, Richards) 6:15
15 - Mean Disposition (Jagger, Richards) 4:09
 

Voodoo Lounge
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 11 juillet 1994
Enregistré : 03 septembre 1993 – 23 avril 1994
Durée : 62:08
Genre : Rock
Producteur : Don Was & The Glimmer Twins
Label : Virgin

Musiciens :
Mick Jagger : chant, chœurs, guitares acoustique et électrique, harmonica, maracas, castagnettes
Keith Richards : guitares acoustique et électrique, piano, basse, tambourin, chant, chœurs
Ronnie Wood : guitares acoustique et électrique, guitare pedal steel, guitare slide, guitare lap steel, chœurs
Charlie Watts : batterie, percussions
Pierre de Beauport : guitare acoustique
Darryl Jones : basse
Max Baca : sixte basse (Bajo Sexto)
Chuck Leavell : claviers, chœurs
Benmont Tench : orgue, piano, accordéon
Ivan Neville : chœurs, orgue
David Campbell : arrangement des cordes
Bernard Fowler : chœurs
Bobby Womack : chœurs
Frankie Gavin : fiddle, flûte irlandaise
David McMurray : saxophone
Mark Isham : trompette
Flaco Jiminez : accordéon
Lenny Castro : percussions
Luis Jardim : percussions, shaker
Phil Jones : percussions
 
Mon avis : 
Dans la très longue et fort prolifique carrière des Rolling Stones qui, par ailleurs, encore de nos jours, n’a pas pris fin, certains albums auront davantage marqués les esprits que d’autres, principalement, bien évidement, de par leur qualité indéniables qui en auront fait des chefs d’œuvres absolus. Cependant, si les heures de gloire du groupe sont désormais bien lointaines, très lointaines mêmes, cela ne signifie aucunement que, de temps en temps, nos Stones n’aient pas réussis à nous offrir des opus qui, sans être exceptionnels, sans être inoubliables, n’aient pas été, dans l’ensemble, d’agréables surprises, un peu comme si, occasionnellement, nos papys du rock renaissaient légèrement de leurs cendres pour nous rappeler à nos bons souvenirs. Et, justement, dans ce genre d’albums, Voodoo Lounge en est un bel exemple… Paru en 1994, année désormais, elle aussi, lointaine et où j’avais davantage de cheveux, le disque à la banane, comme il avait été surnommé, fut une sacrée bonne surprise en son temps. Certes, pris dans son ensemble, nous sommes loin, très loin même des chefs d’œuvres incontestables du groupe, cependant, après une décennie terrible pour les Stones – ces fameuses années 80 où les cailloux furent à deux doigts de se séparer et où ils nous pondirent quelques étrons magnifiques – puis le départ de l’un de leurs membres fondateurs, le discret Bill Wyman, force est de constater que plus grand monde n’attendait grand-chose du groupe – même si, Steel Wheels, paru en 1989, sauvait un peu les meubles. Cependant, dès le premier titre de l’album, Love Is Strong, les fans furent rassurés : non, Voodoo Lounge ne serait pas un chef d’œuvre, mais oui, incontestablement oui, il serait suffisamment réussi pour nous rappeler que même quinquagénaires, même après avoir tout connu, tout vécu et surtout, survécu à tout, les Stones étaient encore présents et capables de nous pondre un opus qui, certes, n’est pas exempt de défauts mais qui restait suffisamment bon pour envoyer valser une bonne partie de la concurrence de l’époque, ce qui, ma foi, n’était pas donné… Bref, vous l’avez compris, Voodoo Lounge n’est peut-être pas un grand album mais après une longue période de vaches maigres, les fans surent s’en contenter et, ma foi, c’était déjà pas mal !
 

Points Positifs
 :
- Un bon album des Stones, indéniablement, paru en une époque où plus grand monde n’attendait grand-chose du groupe. Doté de pas mal de bonnes chansons, nous montrant un groupe plutôt en forme et inspiré, si Voodoo Lounge n’est pas exempt de défauts, il reste, incontestablement, comme étant un des meilleurs opus des Stones de ces trois dernières décennies, ce qui n’est pas rien !
- Loin des bouses indicibles que le groupe aura pondues pendant les années 80, Voodoo Lounge nous prouve que les Rolling Stones n’étaient pas encore morts et, ma foi, ce fut une bonne nouvelle !
- Love is Strong, You Got Me Rocking, Thru and Thru et Mean Disposition sont tout de même de bonnes chansons…
- Certes, Bill Wyman n’est plus présent, ayant quitté le groupe quelques années auparavant, cependant, Darryl Jones qui le remplace à la basse ne démérite nullement.
- Une pochette particulière avec son homme banane qui danse mais qui reste plutôt réussie dans son genre.

Points Négatifs :
- Si Voodoo Lounge est un album plutôt bon dans l’ensemble et représenta, en son temps, une bonne surprise, il faut tout de même reconnaitre que ce n’est pas non plus un grand opus, bien au contraire. Sympathique mais sans plus, il ravira les fans les plus ultras d’un groupe qui se refuse absolument à mourir…
- Un disque beaucoup trop long et c’est là, je pense, le plus gros défaut de cet album qui utilise complètement le support CD. Plus court, sans pas mal de titres qui n’apportent pas grand-chose à l’ensemble, Voodoo Lounge aurait été plus réussi.
- S’il y a, incontestablement, quelques bonnes chansons qui se démarquent du lot, la plupart marquent nettement moins les esprits et sont trop moyennes pour être honnêtes.

Ma note : 6,5/10

vendredi 1 décembre 2023

Le Dîner de Cons


Le Dîner de Cons
 
Un ami de Pierre Brochant, Jean Cordier, lui a trouvé un fabuleux candidat pour son prochain dîner de cons lors d'un trajet en TGV : François Pignon, employé du ministère des Finances qui se passionne pour les constructions de maquettes en allumettes. Pierre Brochant, victime d’un tour de reins à la suite d'un faux mouvement en jouant au golf, décide de le recevoir chez lui avant de l’emmener au dîner, afin de l’étudier un peu. Offusquée par le concept d’un dîner de cons et ne souhaitant pas en être complice en rencontrant l’intéressé, Christine, la femme de Pierre, décide de quitter les lieux sous le regard du professeur Sorbier, appelé pour le tour de reins de Pierre, qui semble amusé par le concept de dîner de cons. Brochant est immobilisé chez lui pour recevoir Pignon et devra se résoudre à renoncer à son dîner. Soudain, Christine laisse un message sur son répondeur pour lui annoncer leur rupture. Pignon, que sa femme Florence a quitté deux ans auparavant pour un collègue que lui-même trouve stupide, comprend sa souffrance psychologique et se met en tête de l’aider malgré les supplications continuelles de Brochant pour être laissé seul.
 

Le Dîner de Cons
Réalisation : Francis Veber
Scénario : Francis Veber
Musique : Vladimir Cosma
Production : Gaumont, Efve Films, TF1 Films Production
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Dîner de Cons
Pays d’origine : France
Parution : 15 avril 1998
Langue d'origine : français
Durée : 80 min
 
Casting :
Jacques Villeret : François Pignon, employé à l'administration des impôts
Thierry Lhermitte : Pierre Brochant, éditeur
Francis Huster : Juste Leblanc, écrivain
Daniel Prévost : Lucien Cheval, le contrôleur fiscal
Alexandra Vandernoot : Christine Brochant, la femme de Pierre
Catherine Frot : Marlène Sasseur
Edgar Givry : Jean Cordier, l'ami de Pierre qui rencontre Pignon dans le train
Christian Pereira : le docteur Sorbier
Pétronille Moss : Louisette Blond, une collègue de François
Benoît Bellal : Bichaud, le premier animateur qui invite le passionné de boomerang
Pierre-Arnaud Juin : Boissonade
Jacques Bleu : le troisième animateur
Daniel Martin : Messignac
Philippe Brigaud : le passionné de boomerang
Elvire Meillière : Gisèle Grandgirard
Michel Caccia : un invité
Laurent Gendron : un invité
Myckaël Georges Schar : le second animateur
Rémy Roubakha : Carlier
Candide Sanchez : l'employé de banque
Bernard Alane : la voix de Pascal Meneaux au téléphone
 
Mon avis :
 La chose peut paraitre incroyable de nos jours mais en son temps, c’est-à-dire, en 1998, Le Dîner de Cons, adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même nom du sieur Francis Veber, connu un succès que l’on peut qualifier de marquant. Ainsi, à la fois le public que les critiques louèrent cette comédie qui, au demeurant, glana quelques belles récompenses au passage – y compris au niveau des Césars dont celle du meilleur film, chose pour le moins notable pour ce qui est d’une comédie… Bien entendu, depuis, un quart de siècle s’est écoulé et, après tant de temps passé, que peut-on retenir de cette énième comédie du sieur Veber qui, en son temps, nous offrit quelques belles pépites comme La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs – la fameuse trilogie avec Gérard Depardieu et Pierre Richard – et dont le nom restera à jamais associé a la comédie a la française ? Bon, je ne vous le cache pas, jusqu’alors, je n’avais eu qu’une seule occasion de regarder Le Dîner de Cons et cela remonte, probablement à 1999, ce qui, il faut en convenir, date un peu. Certes, j’en avais gardé un bon souvenir mais pas au point qu’il soit impérissable non plus. Du coup, par curiosité, je m’étais dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle, ne serais-ce que pour me rafraichir la mémoire… Le résultat ? Bon, comment dire, disons que, c’est un faut, Le Dîner de Cons est une bonne petite comédie et que, oui, incontestablement, il n’est pas avare de scènes pour le moins amusantes. Coté acteurs, le duo composé de Jacques Villeret et de Thierry Lhermitte fonctionne à merveille et le premier, justement, nous prouve à merveille qu’il méritait la reconnaissance qu’il n’avait jamais vraiment eu. Après, une fois que cela est dit, peut-on vraiment, vingt-cinq ans plus tard, chanter encore les louanges de ce film ? En toute sincérité, selon moi, non : ainsi, autant la trilogie avec Gérard Depardieu et Pierre Richard – sans être des chefs d’œuvres non plus – fonctionne toujours autant de nos jours et ne souffre, finalement, que de ses multiples rediffusions, pour ce qui est du Dîner de Cons, disons que le temps a fait son œuvre et que ce film, si loué en son temps, apparait désormais comme étant tout juste une sympathique comédie, mais sans plus… De quoi se poser des questions sur l’engouement de la fin des années 90 ? Oui, probablement, mais bon, quelque part, cela fait toujours plaisir de voir une comédie récompensée aux Césars même si, finalement, ce ne fut peut-être pas la bonne qui mérita la récompense suprême…


Points Positifs
 :
- Une comédie pour le moins sympathique et qui, malgré le temps écoulé et quelques faiblesses apparentes, fonctionne toujours de nos jours. Bien entendu, c’est du Francis Veber et comme celui-ci était l’un des maitres du genre, la chose n’est pas anormale…
- C’est vrai que l’on rigole pas mal devant les imbécilités de ce brave Jacques Villeret qui est d’une connerie rarement atteinte !
- Le duo composé de Jacques Villeret et de Thierry Lhermitte est pour beaucoup pour la réussite de ce film, surtout le premier qui méritait depuis longtemps un rôle à sa mesure et qui lui apporta, enfin, la reconnaissance du milieu.
- Pour ce qui est du reste du casting, disons que nous avons affaire à quelques grands noms de la fin des années 90, quand à ma préférence, elle va, incontestablement à Daniel Prévost qui est excellentissime dans son rôle de contrôleur des impôts !
 
Points Négatifs :
- Le Dîner de Cons était, au départ, une pièce de théâtre et cela se voit lors du visionnage de ce film. D’ailleurs, je pense que cette histoire oh combien loufoque devait mieux fonctionner sur les planches que sur le grand écran…
- Même si Le Dîner de Cons est une bonne comédie, la chose est indéniable, avec le temps écoulé, il est évidant que celle-ci accuse un peu son âge et que l’on a plus tendance à voir ses faiblesses que ses grandes qualités – contrairement à d’autres longs métrages du sieur Veber.
- Du coup, un quart de siècle plus tard, on peut se demander pourquoi se film connu un tel succès critique alors que des comédies largement supérieures n’ont pas eu droit à tant d’honneurs de la part de la profession ?
- Gérard Depardieu et Pierre Richard, c’était tout de même autre chose !
 
Ma note : 7/10