dimanche 14 mai 2023

The Killing – Saison 3


The Killing – Saison 3
 
La crise financière fait rage et le nombre de faillites ne cesse d'augmenter au Danemark, la détective Sarah Lund envisage pourtant sereinement sa 25ème année dans les forces de police, avec la perspective d'un travail moins prenant, qui lui permettrait d'être plus présente pour son fils et d'acheter une maison. Mais la découverte d'un corps non-identifié dans le port de Copenhague, va rapidement interférer avec les projets personnels de Lund, et l'amener à s'intéresser de près au géant de l'industrie pétrolière Zeeland et aux plus hautes sphères politiques du pays... Entre trafic d'influence et enjeux financiers considérables, l'enquête de Sarah Lund va s'avérer bien plus complexe et délicate que prévu...
 

The Killing – Saison 3
Réalisation : Kristoffer Nyholm, Charlotte Sieling, Hans Fabian Wullenweber
Scénario : Soren Sveistrup, Michael W. Horsten, Torleif Hoppe
Musique : Frans Bak
Production : DR1
Genre : Drame, Policier
Titre en vo : Forbrydelsen 3
Pays d’origine : Danemark
Chaîne d’origine : DR1
Diffusion d’origine : 23 septembre 2012 – 25 novembre 2012
Langue d'origine : danois
Nombre d’épisodes : 10 x 60 minutes
 
Casting :
Sofie Gråbøl : Sarah Lund
Nikolaj Lie Kaas : Mathias Borch
Morten Suurballe : Lennart Brix
Sigurd Holmen le Dous : Asbjørn Juncker
Anders W. Berthelsen : Robert Zeuthen
Helle Fagralid : Maja Zeuthen
Stig Hoffmayer : Niels Reinhardt
Olaf Johannessen : Kristian Kamper
Jonatan Spang : Kristoffer Kamper
Trine Pallesen : Karen Nebel
Tammi Øst : Birgit Eggert
Peter Mygind : Tage Steiner
 
Mon avis :
 Poursuivons avec ce qui restera comme étant l’une des plus grandes séries qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années : The Killing, ou Forbrydelsen en version originale, une série politico-policière danoise complètement inclassable et captivante au possible avec sa noirceur toute nordique, ses magouilles politiques et son anti-héroïne limite dépressive, l’inoubliable Sarah Lund et ses désormais célèbres pulls. Ainsi, après une première saison proche de la perfection et une seconde qui s’en approchait allègrement, c’est au tour de la troisième et ultime saison de The Killing d’avoir droit a sa critique sur ce blog. Et, comme il fallait s’y attendre, j’ai dévoré cette troisième saison de Forbrydelsen tel un ogre mais tout en m’en délectant, que dis-je, tout en la savourant car cette série, qu’il sera bien difficile de remplacer dans mon cœur, frôle tellement l’excellence, est tellement prenante que, une fois lancé dedans, il devient impossible de la lâcher. Alors bien entendu, arrivé à ce point de ma critique, vous avez compris que je n’ai pas été déçu et vous aurez naturellement raison : oui, mille fois oui, l’ultime enquête de Sarah Lund fut à la hauteur de mes espérances et ce, même s’il y aurait deux ou trois petites choses à redire sur celle-ci… En effet, plutôt semblable dans la forme avec la première saison de par les événements relatés – enquête, élections, etc. – l’amateur de The Killing, comme on surnomme la série dans nos vertes contrées est plus qu’en terrain habituel car s’il était normal de retrouver notre Sarah Lund toujours au teint toujours aussi blafard, aux cernes franchement marquées et à la joie de vivre (mode ironique) qui ne quitte pas son visage, dans les grandes lignes, la marque de fabrique de la série n’a pas changer d’un iota : un épisode, une piste, grosso modo un suspect et un coup de théâtre à la fin qui remet tout en question. Mais si cette manière de faire pourrait lasser, la mayonnaise prend encore une fois et sincèrement, à la fin du second épisode, c’est reparti comme en 40 et l’on oublie totalement un certain manque d’originalité, ce qui est normal car ensuite… bah ensuite, c’est quasiment parfait, une fois de plus, et de bout en bout. Bien évidemment, histoire de ne pas spoiler l’intrigue, je ne rentrerais pas dans les détails de celle-ci mais disons que derrière cet enlèvement se cache son lot de magouilles entre politiques, services secrets et industriels surpuissants, que décidément tout cela donne l’impression que le Danemark est bel et bien pourri comme dirait l’autre et que de toutes façons, il faudra boire le calice jusqu’au bout, en témoigne un final d’une noirceur absolue et qui verra notre malgré tout sympathique Sarah tirer sa révérence, a notre grand regret, et nous dire adieu définitivement… Franchement, elle me manquera tout comme cette série qui sera venu démontrer une fois de plus que l’on fait décidément de fort bonnes choses sur le vieux continent et que ces petits pays nordiques disposent indéniablement d’un savoir-faire incomparable et surtout, d’un talent indéniable…
 

Points Positifs
 :
- Au bout de trois saisons, on est habitué  à Forbrydelsen et si l’effet de surprise est passé depuis longtemps, le concept de la série marche toujours autant, et pas qu’un peu d’ailleurs.
- Un synopsis toujours aussi diabolique, captivant au possible et qui nous entraine dans les méandres pas toujours clairs des politiques et des industriels.
- Une Sofie Gråbøl toujours aussi excellente dans son rôle de Sarah Lund, sublime anti-héroïne bourrée de complexes, qui se plante souvent mais qui ne lâche jamais rien.
- Le reste du casting est tout aussi bon et nous démontre une fois de plus tout le talent que l’on trouve dans ce pays qu’est le Danemark ; petit clin d’œil pour Morten Suurballe dans son rôle de Lennart Brix.
- La bande son n’a pas changer d’un iota depuis la première saison mais elle est toujours aussi excellente et colle parfaitement a la série : oh les frissons quand arrive le générique de fin à chaque fois !
- Une ultime saison toujours aussi bonne : ce n’est pas toutes les séries qui peuvent se targuer de finir en beauté.
 
Points Négatifs :
- Un certain manque d’originalité au bout de trois saisons puisque dans l’ensemble, c’est toujours un peu la même chose dans la structure des épisodes ou des saisons, idem pour ce qui est des liens entre le crime principal et les politiques. Mais bon, ça a toujours parfaitement fonctionné alors…
- La fin est vraiment très spécial et en décontenancera plus d’un quant au sort de Sarah Lund, mais bon, je n’en dit pas plus…
- Hélas, mille fois hélas, c’est fini et il faudra dire adieu à Sarah Lund.
 
Ma note : 8,5/10

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