mardi 5 septembre 2023

Kingdom Come


Kingdom Come
 
Les super héros ont, durant de nombreuses années, protégé le monde. Le temps passant, certains justiciers choisirent de laisser la jeune garde prendre le relais. Superman est un de ceux qui a souhaité retourner à une vie paisible, celle d'agriculteur. Cependant, les nouveaux super héros ne se comportent plus de la même façon. Ils ont la main lourde et n'hésitent pas à recourir à la violence. Diana, l'ancienne Wonder Woman, rend visite à Clark Kent, Superman, et lui évoque cette nouvelle situation. Pour elle, la justice disparaît sous la violence. L'ancien protecteur de Metropolis sort alors de sa retraite et demande à ses anciens partenaires, membres de la Ligue de Justice de le rejoindre. Flash, Hawkman et Green Lantern sont les premiers à répondre favorablement. Superman se heurte au refus de Batman, qui dirige à présent Gotham. Qui plus est, Lex Luthor œuvre en sous main pour s'entourer de puissants partenaires...
 

Kingdom Come
Scénario : Mark Waid
Dessins : Alex Ross
Encrage : Alex Ross
Couleurs : Alex Ross
Couverture : Alex Ross
Genre : Super-Héros
Editeur : DC
Titre en vo : Kingdom Come
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Mai 1996 – Août 1996
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 juin 2012
Nombre de pages : 330

Liste des épisodes
Kingdom Come 1-4
 
Mon avis :
 Si, bien évidement, des personnages aussi iconiques que Superman, Batman ou Wonder Woman m’étaient connu depuis mon plus jeune âge, ma toute première entrée en matière avec l’univers DC se fit, il y a bien longtemps, avec la parution, en France, de Kingdom Come. Il faut remonter, il me semble car je peux me tromper, à 1997, j’étais alors bien plus jeune, plus mince et j’avais alors nettement plus de cheveux, et, pour ce qui est des comics, j’étais alors, depuis les années 80 en gros, un grand fan de Marvel et, plus particulièrement, des X-Men. Bien entendu, le peu de matériel DC produit dans nos vertes contrées n’avaient pas aidés ceux de ma génération pour pouvoir, véritablement, connaitre et apprécier cet univers, cependant, si la plupart d’entre nous se sont bien rattrapés par la suite, tandis que Marvel tombait petit a petit dans une décrépitude oh combien navrante, je faisais donc mes premiers pas avec DC par le biais de ce somptueux – et je pèse mes mots – Kingdom Come. Il faut dire que, ici, nous avons affaire a ce que l’on peut qualifier sans problème de chef d’œuvre : voilà donc un futur plus ou moins proche de l’univers DC tel qu’on le connait – même si je ne le connaissait pas alors – avec ces protagonistes familiers mais vieillis et tout un tas de nouvelles têtes, leurs progéniture qui, en toute franchise, ont littéralement pervertit le symbole même de l’héroïsme, leur seul but, finalement, étant de lutter sans fin contre leurs pairs, histoire de passer le temps. Leurs glorieux ainés ? Pour la plupart, ils sont au placard, a la retraite et les quelques rares qui mettent encore la main à la pate, comme Batman, sont plus cyniques que jamais. Et dans ce monde sans espoir qui souffre de ces individus possédant des superpouvoirs qui se prennent pour des dieux, un jour, il y a le combat de trop, le drame de trop et une catastrophe monumentale ravage une partie des Etats-Unis… Voilà donc le postulat de départ de Kingdom Come et, ma foi, si celui-ci vous a attiré, dites vous que le reste, scénarisé par un Mark Waid plus inspiré que jamais et servi par les peintures d’un Alex Ross qui livra ici son premier chef d’œuvre artistique, est encore meilleur et vous entrainera dans un récit plein de bruit et de fureur, apocalyptique, rempli de trahisons, d’alliances improbables, de hauts faits d’armes et qui, entre plusieurs citations de La Bible, nous rappellera, a nous lecteurs de comics, ce qu’est, véritablement, l’héroïsme ! Bien entendu, il faut se replonger dans le contexte de l’époque pour mieux saisir l’importance de ce Kingdom Come : dans les années 90, les héros étaient devenus plus violents, plus cyniques que jamais et le public semblait ne plus vouloir que des antihéros qui n’hésitaient plus à tuer leurs adversaires. Ainsi, des personnages comme Superman ne pouvaient apparaitre que comme étant de vieux ringards d’un autre temps tandis que, chez Marvel, un bourrin comme Cable – du coté des séries mutantes qui tenaient alors la cote des ventes – était alors au summum de son succès – justement, ici, Cable a droit a un véritable sosie, ce qui n’est pas anodin, loin de là. C’est ainsi que Mark Waid et Alex Ross nous proposèrent Kingdom Come et qu’ils nous prouvèrent, de la plus belle des manières, que la violence seule ne peut pas être l’unique solution et que l’héroïsme, le vrai, avec ses valeurs soit disant désuètes, est nécessaire. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas dévoiler des pans de l’intrigue mais une chose est sure, si vous n’avez jamais lu Kingdom Come, n’hésitez pas une seule seconde, cette mini-série est, indéniablement, un des meilleurs comics des années 90, quand aux autres, qui la connaissent déjà et se sont fait leur opinion depuis longtemps, ils la relisent de temps en temps, le plaisir étant toujours au rendez vous…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands comics DC de l’histoire de la firme, tout simplement, et, indéniablement, une des meilleures mini-séries des années 90. Il faut dire que Kingdom Come est non seulement une œuvre qui aura marqué bien des esprits en son temps, mais qui reste intemporelle et qui est quasiment parfaite de bout en bout. Un pur chef d’œuvre !
- Le travail artistique d’Alex Ross est, tout simplement, somptueux et est une véritable révolution. Il faut dire que son style, proche de la peinture, est magnifique et que l’artiste semble être né pour mettre en valeur les héros iconiques de chez DC.
- Une thématique qui pourrait paraitre simple mais qui n’en reste pas moins excellente : dans un futur proche, alors que les descendants des super-héros ne sont plus qu’une bande de petits cons prétentieux qui passent leur temps à se battre entre eux sans se soucier des civils, que reste-t-il de l’héroïsme à proprement parler, les vieux héros seront-ils capables de sortir de leur retraite afin de sauver les meubles ?
- Kingdom Come est une œuvre à remettre dans le contexte de son époque, c’est-à-dire, les années 90, ultraviolentes, bourré d’antihéros qui n’hésitaient plus a tuer et qui tiraient dans tous les sens sans se poser de questions, ringardisant littéralement les vieilles gloires de DC. Or, la grande force de cette mini-série, justement, c’est de prouver que l’héroïsme soit disant vieillot a du bon…
- Le relooking des super-héros est franchement réussi quand aux petits nouveaux, fort nombreux d’ailleurs, ils marquent les esprits. Petite mention à Magog qui est, tout naturellement, le sosie de Cable de chez Marvel, ce dernier étant le symbole du héros des années 90.
- Un des meilleurs Superman qu’il m’a été donné de lire dans un comics.
- Les éditions Urban nous livrent, ici, l’édition ultime de Kingdom Come avec tout un tas de croquis, d’interviews, fort intéressants…

Points Négatifs :
- Je regrette un peu que certains personnages majeurs de chez DC n’apparaissent pas ou très peu, mais bon, c’est histoire de pinailler un peu, bien entendu.
- Les fans absolus d’ultraviolence et d’antihéros bourrés d’épaulettes et de flingues plus grand qu’eux passeront leur chemin…

Ma note : 9,5/10

lundi 4 septembre 2023

Out of Our Heads


Out of Our Heads
 
The Rolling Stones
 
1 - Mercy, Mercy (Don Covay/Ronnie Miller) 2:45
2 - Hitch Hike (Marvin Gaye/William Stevenson/Clarence Paul) 2:25
3 - The Last Time (Mick Jagger, Keith Richards) 3:41
4 - That's How Strong My Love Is (Roosevelt Jamison) 2:25
5 - Good Times (Sam Cooke) 1:58
6 - I'm Alright (Ellas McDaniel) 2:23
7 - (I Can't Get No) Satisfaction (Mick Jagger, Keith Richards) 3:43
8 - Cry To Me (Bert Russell) 3:09
9 - The Under Assistant West Coast Promotion Man (Nanker Phelge) 3:07
10 - Play with Fire (Nanker Phelge) 2:14
11 - The Spider and the Fly (Mick Jagger, Keith Richards) 3:38
12 - One More Try (Mick Jagger, Keith Richards) 1:58
 

Out of Our Heads
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 30 juillet 1965
Enregistré : 02 novembre 1964 – 06 septembre 1965
Durée : 29:04
Genre : Rock, Blues
Producteur : Andrew Loog Oldham
Label : Decca
 
Musiciens :
Mick Jagger : chant, harmonica sur The Under Assistant West Coast Promotion Man, tambourin sur Play with Fire
Brian Jones : guitare électrique, guitare acoustique sur Good Times et (I Can't Get No) Satisfaction, harmonica sur The Under Assistant West Coast Promotion Man et One More Try, chœurs
Keith Richards : guitare électrique, guitare acoustique sur The Last Time et Play with Fire, chœurs
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Jack Nitzsche : orgue sur Cry to Me, piano sur Satisfaction, clavecin sur Play With Fire
Ian Stewart : piano, marimba sur Good Times
Phil Spector : guitare électrique sur Play With Fire
 
Mon avis :
 Pour ce qui est de mes critiques musicales, après vous avoir parlé, depuis les débuts de ce blog, il y a quelques mois, d’une bonne partie de la discographie de David Bowie, de Neil Young puis des Beatles, aujourd’hui, c’est a un autre monument du rock dont je vais m’attaquer… les Rolling Stones ! Bon, inutile de les présenter, s’il y a bien un groupe qui, en son temps, aura tenu la comparaison avec les Fab Four – la fameuse pseudo rivalité Beatles/Stones alors que les musiciens de chaque groupe s’appréciaient – et qui aura traverser les décennies, livrant au passage quelques beaux chefs d’œuvres, tout en remplissant encore les stades de nos jours alors que tout ce petit monde flirte avec les quatre-vingt ans, ce sont bien les Stones ! Le plus grand groupe de rock au monde, tels qu’ils s’étaient autoproclamée a la fin des années 60, ce qui, accessoirement, était plutôt exact au tournant de la fin des sixties et du début des seventies, un monument de la musique populaire, un groupe de légende qui aura, indéniablement, marquer l’histoire… Bref, je m’attaque à du lourd, du très lourd, pourtant, cette première critique que je vais vous proposer est loin d’être enthousiasmante, il faut le reconnaitre… Car bon, comment dire… Out of Ou Heads – troisième album britannique et quatrième américain car à l’époque, des opus différents existaient des deux cotés de l’Atlantique – ne peut, en aucune manière, être considérer comme étant un grand album : beaucoup trop de reprises, huit, et tout juste quatre titres des Stones qui, curieusement ou pas, sont les meilleurs moments de l’album, un son franchement pas terrible, même en prenant en compte l’époque – au même moment, les Beatles nous pondaient Rubber Soul qui est d’un tout autre niveau – et un coté un peu fourre tout qui fait que l’ensemble manque de cohérence. Bref, nous sommes à mille lieux des chefs d’œuvres à venir et si les fans les plus ultras des Stones risquent de hurler au loup en lisant cette critique, il faut tout de même reconnaitre que, en 1965, nos sympathiques cailloux étaient davantage un groupe qui marquait les esprits par le biais de quelques titres phares et par un marketing plutôt malin qui jouait a fond l’opposition entre les gentils Beatles et les méchants Stones. Fort heureusement, la suite, elle, fut nettement plus grandiose…
 

Points Positifs
 :
- Il n’y a que quatre compositions originales du groupe – The Last Time, Satisfaction, The Spider and the Fly et One More Try – et, curieusement, ce sont les meilleurs titres de cet album – ah quoi il faut ajouter Play with Fire, la seule reprise qui mérite le détour. Peu de bonnes chansons, donc, mais bon, celles-ci méritent le détour, principalement The Last Time et Satisfaction.
- Out of Our Heads, malgré ses défauts, est le premier album des Stones qui mérite le détour : certes, le groupe fera beaucoup mieux par la suite, certes, tout cela reste un peu trop moyen, mais bon, malgré ses faiblesses, on sent un très bon groupe dans cet opus.
 
Points Négatifs :
- Douze titres, huit reprises, cela fait beaucoup surtout quand on se dit que, en dehors de Play with Fire, le reste est parfaitement dispensable.
- Quatre titres, cinq, grand maximum, sortent du lot, cela fait trop peu pour faire de ce Out of Ou Heads un grand album, bien au contraire…
- Le coté un peu artificiel de l’ensemble. Il faut dire qu’a la base, Out of Ou Heads avait été réalisé pour le marché nord américain avec quelques inédits outre-Atlantique et des 45 tours.
 
Ma note : 6/10

Tellement Proches


Tellement Proches
 
Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-sœur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent…
 

Tellement Proches
Réalisation : Olivier Nakache et Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
Musique : Frédéric Talgorn
Production : Quad Productions
Genre : Comédie
Titre en vo : Tellement Proches
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 septembre 2009
Durée : 102 mn
 
Casting :
Vincent Elbaz : Alain Marciano
Isabelle Carré : Nathalie Marciano
François-Xavier Demaison : Jean-Pierre
Joséphine de Meaux : Roxane
Audrey Dana : Catherine
Omar Sy : Bruno
Jean Benguigui : Prosper Marciano
Max Clavelly : Lucien Marciano
Lionel Abelanski : Charly
Renée Le Calm : Geneviève Grimperai
Talina Boyaci : Gaëlle, dite Yaëlle
Jade Samba Seale : Juliette
Lizzie Brocheré : Clara
Arsène Mosca : Patrice
Laurence Février : Colette
Jean-Pierre Clami : Étienne
Laurentine Milebo : Fatou
Catherine Hosmalin : Nicole
Alain Guillo : Jérôme Lefèvre
Éric Naggar : Monsieur Kadoche
Matthieu Boujenah : Lucien Marciano adulte
Valérie Karsenti : Chantal, la maîtresse
Oumar Diaw : prévenu 1
Steve Tran : prévenu 2
Adrien Ruiz : prévenu 3
Rachid Chaib : prévenu 4
Cyril Couton : homme hôpital plateau-repas
Isaac Sharry : homme hôpital énervé
Peggy Leray : jeune mère supermarché
Wahid Bouzidi : Redo
Soufiane Guerrab : Francky
Guillaume Viry : le prof de tennis
Lannick Gautry : le prof de judo
Charlie Dupont : le prof de poterie
Serpentine Teyssier : la pédopsychiatre
Lise Lamétrie : directrice crèche
Ary Abittan : Moshé Benhamou
Nicky Marbot : flic perquisition 1
Nicolas Wanczycki : flic perquisition 2
Arnaud Duléry : vendeur crêpes
Joël Pyrène : chauffeur car
Jérôme Paquatte : agent sécurité
Josette Ménard : Infirmière
François Toumarkine : Langueteau, le voisin
Paule Daré Meer : femme IKEA
Guy Faucher : Roger
Raphaël Toledano : Maurice
Géraldine Nakache : religieuse école
Jézabel Marques-Nakache : la prof de danse
Noah Pinto : Doublure Prosper Marciano bébé
Zinedine Soualem : Alexandre
Éric Toledano : un magasinier au supermarché
 
Mon avis :
 N’y allons pas par quatre chemins, cela faisait des années que je ne rigolais pas autant devant un film ! Oui, je sais que j’ai souvent tendance à m’emballer et a exagérer les choses, c’est mes origines latines qui veulent ca, mais en toute sincérité, faites moi confiance pour une fois, je peux vous assurer que, dans le cas présent (ce qui ne signifie pas qu’en temps normal, je raconte n’importe quoi), il ne faut voir dans mon enthousiasme a l’égard de cette comédie aucune exagération, loin de là. Comédie, oui, le mot est lâché et si un film mérite le qualificatif de comédie, c’est bel et bien ce Tellement Proche. Bien évidement, ce n’est pas le seul, d’autres sont dans le même cas, et, pourquoi le nier, lui sont infiniment supérieurs, mais sincèrement, prenez donc ce petit film sans prétention avec des acteurs connus, mais loin d’être des stars du septième art, un synopsis de base loin d’être original, les relations familiales, saupoudrez le tout d’une sacrée bonne dose d’humour, mélangez bien l’ensemble et vous obtenez ce Tellement proche, et là, c’est partit pour une heure quarante de franche rigolade, entre situations ubuesques, tellement hallucinantes que l’on en est presque a se décrocher la mâchoire et des personnages – ah ces personnages ! – à la fois littéralement loufoques, pathétiques, extrêmes dans ce qu’il faut bien appeler leur folie, leur habitudes, leur coups de gueule, il est tout bonnement impossible pour le spectateur de ne pas rire aux éclats tout au long du film. Car tout est drôle, de bout en bout et ca démarre au quart de tour avec une première partie d’anthologie où, pendant près d’une demi-heure non stop, on se marre quasiment en permanence devant ce que l’on voit a l’écran, et là, en toute sincérité, je peux vous assurez que des comédies, dans ma vie, j’en ai vu des tonnes, mais que cette première demi-heure dans Tellement Proche, c’est quasiment du jamais vu. Et je n’exagère toujours pas. Mais vous croyez que la suite est plus calme ? Détrompez vous, ca n’arrête jamais ou presque car si l’on n’atteint pas les sommets de cette première partie, la suite du film se poursuit de la plus belle façon et les éclats de rire, pour ne pas dire les fous rires se succèdent tandis que l’on se demande franchement comment cela peut être possible de rigoler autant !? Mais peut être que, tout simplement, en plus d’acteurs en pilotage automatique dans le bon sens du terme, comme en particulier le couple François-Xavier Demaison (Jean-Pierre)/ Audrey Dana (Catherine), l’avocat commis d’office qui rêve de grandes affaires et la maitresse de maison parfaite qui se font passer pour juifs car leur fille est inscrite dans une école juive (en primaire) car celle-ci a le meilleur taux de réussite au bac, la sœur, Joséphine de Meaux (Roxanne) totalement halluciné dans sa relation avec Omar (Bruno) qui se demande bien pourquoi il est toujours largué sur l’autoroute, sans oublier, bien évidement Vincent Elbaz (Alain) eternel gamin devant l’eternel qui ne supporte pas sa belle famille, ce qui nous fait le plus rire, ce sont, justement, ces fameuses situations familiales : qui n’a jamais râler en devant aller a un repas de famille (hum…) ? Qui n’as jamais invité que les adultes pour ne pas avoir à supporter les enfants (tient tient, ca me rappelle l’une de mes dernières soirées) ? Qui n’a jamais mis en avant ses propres enfants, montrer leurs œuvres au grand désespoir de ses invités ? Qui n’a jamais eu à se taper sa belle famille, hein, qui ? Et oui, si Tellement Proches fonctionne aussi bien, en plus de la qualité des acteurs, c’est grâce a la justesse de toutes ces scènes que tout le monde a vécu dans sa vie, des scènes de la vie quotidienne, des situations, des rapports familiaux, des tensions qui font tout le sel de l’existence. Alors, non seulement on meurt de rire devant le comique de ces fameuses scènes, mais celles-ci sont amplifier par nos propres souvenirs, notre propre expérience. Oui, Tellement Proches, c’est vous, c’est nous, c’est moi, et c’est pour cela que ca marche aussi bien. Mais alors, car il y a un mais, pourquoi une telle fin aussi misérable ? Pourquoi venir presque tout gâcher avec cet épilogue franchement inutile, qui n’apporte rien du tout au film, par ailleurs excellent, où l’on retrouve les personnages mal vieillis pour la plupart (décidément en France, on a du mal avec le vieillissement des acteurs dans les films), certains plus que d’autre ce qui en devient ridicule, pleine de bons sentiments et qui, a aucun moment, ne fonctionne ? Oui, franchement, pourquoi ? Alors, un conseil : si vous regardez un jour Tellement Proches, zappez dès que débute la scène finale, cela vous évitera cette sensation de gâchis final. Mais pour le reste, tout le reste… oh mes amis, un pur régal !!!
 

Points Positifs
 :
- Une des meilleures comédies françaises qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps, probablement supérieur a Nos Jours Heureux des mêmes auteurs. Bien entendu, tout cela n’est qu’une simple comédie sans grande prétention, mais bon, dans son genre, elle est terriblement efficace et réussi parfaitement son but, c’est-à-dire, nous faire rire du début à la fin !
- Une flopée d’acteurs et d’actrices qui ne sont certes pas de grands noms du septième art – ou qui ne l’étaient pas encore à l’époque – mais qui n’en restent pas moins excellents dans leurs rôles respectifs et qui sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Petite mention spéciale a Joséphine de Meaux, toujours aussi barrée…
- Scènes cultes, répliques qui le sont tout autant, situations ubuesques… on ne s’ennui jamais dans ce film.
- Si vous détestez les réunions familiales, si vous avez de mauvais souvenirs de ces dernières, alors, Tellement Proches est fait pour vous !
 
Points Négatifs :
- Un final beaucoup trop gnangnan qui, à force de jouer sur les bons sentiments, gâche un peu l’impression générale que l’on se fait du film. Dommage…
- De plus, dans celui-ci, les personnages sont plus agés or, au vu de leur maquillage complètement ratés pour ne pas dire ridicules, ces derniers ne sont pas crédibles pour un sou.
- Evidement, Tellement Proches n’est pas un grand film et je ne prétendrais jamais le contraire, tout juste une sympathique comédie sans prétention qui vous fera passer un bon moment. Après, si vous êtes allergiques au genre…
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 3 septembre 2023

Nos Jours Heureux


Nos Jours Heureux
 
À l’été 1992, Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve vite confronté aux difficultés que soulève son poste : des enfants indisciplinés, des animateurs pas toujours très professionnels, les activités à organiser, la visite de Jeunesse et Sport et bien d'autres problèmes, qui feront que la colonie ne se déroulera pas comme prévu.
 

Nos Jours Heureux
Réalisation : Olivier Nakache et Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
Musique : Frédéric Talgorn
Production : Quad Productions
Genre : Comédie
Titre en vo : Nos Jours Heureux
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 28 juin 2006
Durée : 103 mn
 
Casting :
Jean-Paul Rouve : Vincent Rousseau, le directeur de la colonie
Marilou Berry : Nadine, une animatrice
Omar Sy : Joseph, un animateur
Lannick Gautry : Daniel, directeur-adjoint
Julie Fournier : Lisa, une nouvelle animatrice
Joséphine de Meaux : Caroline, une nouvelle animatrice
Guillaume Cyr : Truman, l'animateur québécois
Jacques Boudet : Albert, le père de Vincent
Jean Benguigui : Mimoun, le cuisinier
Catherine Hosmalin : Christine, l’intendante
Arthur Mazet : Guillaume
Jérémy Denisty : Timoty, le correspondant belge de Guillaume
Arthur De Donno : Steve
Yannis Belal : Youssef
Johanna Ansart : Léa
Ilona Bachelier : Charlotte
Cindy Colpaert : Camille
Martin Jobert : Benoît Pichavent
Nicolas Samolyk : Un des enfants de la colonie
Joël Pyrène : Achille, le conducteur de bus
Lise Lamétrie : Monique Vannier, l’inspectrice de Jeunesse et Sport
Jean-Yves Roan : Gilbert Michaud, l’inspecteur de Jeunesse et Sport
Lionel Abelanski : le conducteur du train
Charlotte Ledoux : Monitrice d'équitation
Jean-Michel Lahmi : Dr Pierre-Emmanuel Pichavent, pédopsychiatre, le père de Benoît
 
Mon avis :
 Mine de rien, il était tout de même temps que ce blog ait droit a la critique de Nos Jours Heureux, car bon, comment dire, s’il y a bien un film que j’ai eu l’occasion de voir et de revoir – souvent, par petits bouts vu que je le prenais en court de route – ces dernières années, c’est bel et bien cette comédie loufoque sur les colonies de vacances. Valeur sure des multi-rediffusions de la TNT (ou comment nous faire regretter le temps où l’on avait un choix moindre de chaines mais où la qualité était supérieure), Nos Jours Heureux est, effectivement, diffusée environ deux ou trois fois par an… Au point de nous donner la nausée ? Cela serait le cas si on le regardait dans son intégralité a chaque fois, sauf que, a bien y réfléchir, cela devait faire bien longtemps que je ne le regardais pas du début a la fin, et puis, quelque part, et sans crier au génie, cette comédie sympathique sans prétention est tellement drôle que l’on peut se permettre de la revoir, encore et encore, de sourire voir d’exploser de rire lors de chaque répliques cultes… et croyez moi, elles sont nombreuses ! Bien évidement, pour cela, nous avons droit a un casting en or – Jean-Paul Rouve, Omar Sy avant qu’il ne devienne vraiment une star, Joséphine de Meaux, toujours aussi cintrée – et dont on retrouvera les principales têtes d’affiches quelques années plus tard, dans une autre comédie tout autant réussie, Tellement proches. De même, malgré un scénario sans prétention, Nos Jours Heureux nous prouve, une fois de plus, que dans le domaine de la comédie, il n’est nul besoin de faire appel à des têtes d’affiches et a une propagande médiatique pour obtenir un succès : non, une histoire simple, drôle, des personnages loufoques et attachants, des répliques qui font mouches et dont on ne se lasse pas, voilà la recette pour obtenir une réussite et faire d’un petit film, en quelque sorte, un incontournable du genre que l’on peut voir et revoir sans que l’on soit gagner par la lassitude, chose qui, mine de rien, n’arrive pas tout le temps…
 

Points Positifs
 :
- Histoire simple mais qui fait mouche, acteurs qui tiennent plus d’une bande de potes que de stars payées a coup de millions et qui vienne faire le job, répliques cultes : tous les éléments sont présents pour faire de Nos Jours Heureux un film dont on ne se lasse pas ; certes pas un grand film, mais parfois, les petits films sans prétention valent plus le coup.
- Si les personnages sont aussi loufoques et nous font tellement rire, c’est bien grâce aux acteurs et là, on a droit a une belle petite brochette avec, selon moi, une petite mention spéciale a Joséphine de Meaux qui, une fois de plus, joue un rôle complètement barrée… et puis, lorsqu’elle disjoncte et change de personnalité, c’est un vrai régal !
- C’est fou le nombre de répliques cultes que possède ce film : bien sur, au bout de presque dix ans, on les connait par cœur, mais bon, comment dire, vu que celles-ci font toujours mouche, c’est qu’elles doivent être bonnes, non !?
 
Points Négatifs :
- Evidement, Nos Jours Heureux n’est pas un grand film et je ne prétendrais jamais le contraire, cependant, dans le genre petite comédie familiale sans prétention qui plaira aux petits et grands, il n’y a rien à redire. Après, bien sur, il existe des comédies autrement plus réussies…
- Rien à voir avec le film, certes, mais bon, est-il normal que les chaines de la TNT ne cessent de le rediffuser plusieurs fois par an ? Gare à l’overdose tout de même !
 
Ma note : 7,5/10

samedi 2 septembre 2023

Le Cycle des Robots – Les Robots


Le Cycle des Robots – Les Robots
 
Susan Calvin est robopsychologue à l'United States Robots, Inc. Née en 1982, elle a aujourd'hui 75 ans. Ce livre relate ses souvenirs sur l'évolution du robot dans l'histoire humaine, depuis Robbie qui, en 1996, fut vendu comme bonne d'enfants jusqu'à Byerley qui devient Président de la Fédération Mondiale Terrestre en 2044. A travers ces récits, on voit comment le robot, d'abord esclave soumis à l'homme, parvient peu à peu à être son égal, avant de devenir son maître. Les souvenirs du Dr Calvin forment un livre au charme désuet qui fait revivre l'aube du XXIème siècle, époque où l'homme existait encore indépendamment de son compagnon de métal, le robot.
 

Le Cycle des Robots – Les Robots
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 20 septembre 1950
Edition Française : 23 juin 2012
Titre en vo : I, Robot
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Pierre Billon
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 284

Liste des Nouvelles :
Robbie
Cercle Vicieux
Raison
Attrapez-moi ce Lapin
Menteur !
Le Petit Robot Perdu
Évasion !
La Preuve
Conflit Évitable
 
Mon avis : 
Forcement, il était logique que suite au Cycle de Fondation, je poursuive sur l’autre cycle majeur d’Isaac Asimov, celui qui le rendit célèbre, même pour les non amateurs de littérature fantastique, je veux bien évidement parlé du Cycle des Robots. En toute franchise, qui n’a jamais entendu parler des Robots, de la robotique dont le nom fut utilisé pour la première fois, et, bien évidement, des Trois Lois de la Robotique ? Quelques uns peut être, mais dans la grande majorité des cas, et ne serais ce que pour ce qui est du mot robotique, la plupart des gens, sans avoir lu ne serais ce qu’une seule ligne d’Asimov en ont déjà entendu parler, au moins une fois dans leur vie. Et tenez, prenez un exemple concret de l’importance qu’eut Les Robots, non seulement dans le petit monde de la SF, mais également, dans le monde réel avec les fameuses Lois de la Robotique, car bon, après tout, le jour où l’homme créera des robots véritablement perfectionnés, et non des automates – mais nous n’en sommes pas forcement si loin que ca, regardez donc ce qui se passe au Japon – pensez vous donc que de telles lois ne seront pas utilisées en tant que soupape de sureté vis-à-vis des humains ? Que pourrait-on ajouter d’autre ? Pas grand-chose tant elles sont parfaites, et là, indéniablement, l’on sort du simple cadre de la science fiction, non ? Mais au-delà de l’importance non négligeable des Robots dans l’histoire de la science fiction, que peut-on dire véritablement de celui-ci, en tant qu’œuvre ? Certes, cela fait longtemps que celle-ci est louée pour ses innombrables qualités mais combien de soit disant chef d’œuvres, que cela soit dans le domaine de la littérature, du cinéma ou de la musique, sont reconnus en tant que tel mais sont, soit difficiles d’accès, soient, après coup, laisse des impressions mitigées du genre « ah, finalement, ce n’était que ca ? ». Alors forcement, une question semble s’imposer d’elle-même : que vaut pour le lecteur moderne, c'est-à-dire, celui de 2020, les Robots ? Tout d’abord, il est bon de rappeler que ce premier volume du cycle est en fait un recueil de neuf nouvelles, plus ou moins longues et, par le biais de celles-ci, pas forcement écrites dans l’ordre proposé, Asimov nous montre l’évolution des robots au sein de la société humaine, des premiers modèles, tout juste bon a servir de nounous pour enfants dans « Robbie », a Byerley qui deviendra coordinateur de la fédération planétaire et que l’on retrouve dans « La preuve » et « Conflit évitable ». Ces mêmes nouvelles sont à séparer en deux catégories : celles où intervient directement le docteur Suzan Calvin, la robopsychologue, et les autres, où sont mis en avant deux ingénieurs de l’US Robot, Powell et Donovan. Mais dans un cas comme dans l’autre, Asimov utilise, en plus de son fil conducteur qu’est l’interview du docteur Calvin, le même procédé : un problème survient sur un ou plusieurs robots et les protagonistes essayent d’y remédier par la réflexion et la logique, en sachant qu’a chaque fois, l’un des aspects des lois de la robotique sont mis en cause par tel événement qui les contredit et rend, en quelque sorte, un peu détraquer le robot en cause qui ne sachant plus quoi faire, se met a agir bizarrement au regard de sa programmation. Le fait que ce procédé revienne sans arrêt peut, a première vu, rebuter les plus dubitatifs d’entre nous, qui pourraient craindre d’être lasser, or, dans l’ensemble, ce n’est pas vraiment le cas même s’il faut reconnaitre que toutes ne se valent pas, comme on pouvait s’en douter… Bref, ceci étant dit, l’on pourrait croire que l’on pourrait se jeter les yeux fermés dans la lecture des Robots, pourtant, quelques petits avertissements me semblent s’imposer : tout d’abord, il faut se remémorer que ces nouvelles ont été écrites il y a près de soixante-dix ans et que le style a forcement vieilli. Certes, cela reste largement lisible, mais les lecteurs modernes, peu habitués de la chose, pourront y trouver à redire. De même, ne vous attendez pas a des personnages fouillés, charismatiques et travaillés au possible, ceux-ci sont a peine esquivés, voir, pour certains, stéréotypés, mais bon, sachons se remettre dans le contexte de l’époque : on n’allait droit au but dans les années 40 et 50 et l’on ne perdait pas de temps en délires descriptifs et autres états d’âmes. Ainsi, si vous êtes un adolescent mordu de cycles de 10 volumes composés de tomes de 700 pages chacun, vous risquer de tiquer légèrement avec Les Robots. Mais cela serait dommage de ne pas découvrir une telle œuvre, qui elle, accessoirement, restera dans l’histoire. Alors, si vous n’avez pas peur de lire de la SF old-school, je ne saurais trop que vous conseiller la lecture des Robots, tant par son coté historique, son importance, mais aussi, et surtout, pour ses qualités, ce qui reste tout de même le plus important.
 

Points Positifs
 :
- Le premier volume de l’autre grand cycle de chez Asimov – avec Fondation – et, accessoirement, un des plus importants de l’histoire de la SF, tout simplement ! Œuvre maitresse du genre, elle est, tout simplement, un incontournable pour tout amateur digne de ce nom et il serait dommage de passer à coter de celle-ci.
- Les Trois Lois de la Robotique : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. » Concept génial, bien entendu, et qui vont même plus loin qu’un simple artifice littéraire pour devenir, pourquoi pas, des lois qui pourraient parfaitement convenir aux intelligences artificielles qui seront crées dans l’avenir.
- Si, bien entendu, toutes les nouvelles ne sont pas des chefs d’œuvres absolues, loin de là, il faut reconnaitre que, dans l’ensemble, elles sont plutôt bonnes et que le tout est plutôt intéressant. Il faut dire qu’Asimov nous tient en haleine en multipliant les cas où les robots agissent singulièrement et que chaque résolution de ces diverses énigmes sont de véritables polars.
- Intéressant de voir l’évolution de ces fameux robots puisque nous commençons par une nounou et l’on finit par un président de la confédération mondiale !

Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que ces nouvelles accusent un peu leur âge – sensiblement sept décennies – et que les lecteurs modernes risquent de tiquer devant ces récits très courts, ce manque de description, ces personnages peu charismatiques et un coté old-school par moments curieux. Après, il faut remettre les choses dans leur contexte, bien entendu, mais bon, du coup, cet ouvrage risque de ne pas plaire a tout le monde…
- Au bout d’un moment, le concept principal – pourquoi un robot agit singulièrement, comment faire pour découvrir ce qui ne va pas – peut finir par lasser. De ce coté, les nouvelles avec Donovan et Powell tournent un  peu rapidement en rond et comme ces deux protagonistes sont stéréotypés et peu charismatiques, cela n’arrange pas les choses…

Ma note : 7,5/10