mardi 29 août 2023

Tu ne Tueras Point


Tu ne Tueras Point
 
Desmond Doss, fils d'un ancien soldat de la Première Guerre Mondiale, veut apporter sa pierre à l'édifice lorsqu'éclate la guerre du Pacifique lors de la Seconde Guerre Mondiale. En tant qu'objecteur de conscience, il souhaite s'engager mais refuse de tuer ou de porter une arme au combat en raison de ses croyances adventistes. Après de difficiles négociations avec l'armée, il est affecté au poste d'auxiliaire sanitaire. L'unité de Doss est affectée à la 77ème division d'infanterie et envoyée sur le théâtre de la guerre du Pacifique pour participer à la bataille d'Okinawa qui se déroule sur la colline de Hacksaw Ridge.
 

Tu ne Tueras Point
Réalisation : Mel Gibson
Scénario : Andrew Knight, Robert Schenkkan, Randall Wallace
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Cross Creek Pictures, Demarest Media, Icon Productions
Genre : Guerre, Biopic
Titre en vo : Hacksaw Ridge
Pays d'origine : Australie, Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 03 novembre 2016
Durée : 131 mn

Casting :
Andrew Garfield : Desmond Thomas Doss
Vince Vaughn : le sergent Howell
Sam Worthington : le capitaine J. Glover
Teresa Palmer : Dorothy Schutte
Hugo Weaving : Tom Doss
Luke Bracey : Smitty Racker
Rachel Griffiths : Bertha Doss
Nathaniel Buzolic : Harold Doss
Milo Gibson : Lucky Ford
Matthew Nable : le lieutenant-colonel Cooney
Richard Roxburgh : le colonel Stelzer
Firass Dirani : Vito Rinnelli
Richard Pyros : Randall « Teach » Fuller
Luke Pegler : Milt « Hollywood » Zane
Ben Mingay : Grease Nolan
Ben O'Toole : le caporal Jessop
Robert Morgan : le colonel Sangston
Nico Cortez : Wal Kirzinski
Goran D. kleut : Andy « Ghoul » Walker
Jacob Warner : James Pinnick
Ryan Corr : le lieutenant Manville
Harry Greenwood : Henry Brown
Damien Thomlinson : Ralph Morgan
Rhys Bellamy : Desmond Doss, jeune
Philip Quast : le juge
James Mackay : le procureur
Sam Parsonson : Soldat Bob 96th
Desmond Doss : lui-même (images d'archives)
 
Mon avis :
 Incontestablement, un film comme Tu ne Tueras Point fait partit, selon moi, de ces longs métrages américains qui pourraient avoir tout pour en faire un incontournable et qui, pourtant, ne le sont pas. Après tout, nous avons là un biopic qui retrace les faits de gloire d’un objecteur de conscience particulier pendant la Seconde Guerre Mondiale puisque, si le soldat Desmond Doss ne souhaitait pas porter une arme et encore moins tué, il désirait, avant toute chose, servir son pays et, surtout, sauver des vies. Ainsi, nous avons là un soldat qui servit en tant qu’infirmier sur le théâtre du Pacifique et qui, a lui tout seul et au péril de sa vie, sauva la vie de soixante-quinze de ses compagnons lors de la Bataille d’Okinawa. Un fait peu commun qui, vous l’avez compris, avait de quoi faire une bonne histoire et, sur ce point, Tu ne Tueras Point est une réussite. De même, pour ce qui est de la reconstitution de la Bataille d’Okinawa, là aussi, il n’y a rien à redire : la violence des combats, les vies fauchées, tout cela est suffisamment réalisé pour nous plonger au cœur de l’action. Bref, autre très bon second point pour ce film. Ajoutons à cela un casting à la hauteur et, ma foi, vous vous dites : mais il est où le problème ? Eh bien, comment dire… a un moment donné, malgré l’intérêt que j’ai eu en découvrant les faits héroïques du soldat Doss, malgré l’habillage superbe de l’ensemble, je pense que je ne suis plus du tout fait pour ce genre de films mais je m’explique : avec son coté grand spectacle parfaitement calibré pour le grand public, son scénario convenu, ses méchants qui deviennent gentil, son coté patriotique voir même Christique par moments, je pense, tout simplement, que je suis trop vieux pour un film comme Tu ne Tueras Point. Plus jeune, vers quinze ou vingt ans, j’aurais vraiment apprécié ce long métrage, cependant, après quelques décennies et tant de films découverts, autrement plus aboutis, il faut le reconnaitre, sans parler de réalisateurs qui possèdent une véritable vision cinématographique – franchement, plus bourrin que Mel Gibson, il n’y a pas – je n’arrive plus à m’emballer pour ce cinéma hollywoodien a grand spectacle. Naturellement, tout cela est, avant toute chose, une question de ressentit, mais bon, comment ne pas reconnaitre que Tu ne Tueras Point n’est pas le long métrage le plus subtil qui soit et que, finalement, tout cela sent le déjà-vu ?
 

Points Positifs
 :
- Un biopic de guerre plutôt intéressant de par son postulat initial qui nous permet de découvrir un héros américain pour le moins singulier de la Seconde Guerre Mondiale, Desmond Doss, objecteur de conscience, infirmier et qui sauva la vie de plus de soixante-dix de ses compagnons lors de la Bataille d’Okinawa.
- Une reconstitution de la fameuse Bataille d’Okinawa que l’on peut qualifier sans peine de bluffante : sincèrement, on se croirait au cœur des combats et, sur ce point, ce film fait très fort !
- Un casting de qualité dans l’ensemble avec pas mal de têtes d’affiches du cinéma nord-américain.
- Amateurs de belles histoires, de hauts-faits héroïques, Tu ne Tueras Point est fait pour vous !

Points Négatifs :
- Une œuvre terriblement convenue dans la forme et qui nous rappelle moult films déjà-vu auparavant avec son traitement sans grande surprise et son scénario attendu. Bref, ici, nous avons droit à un long métrage hollywoodien parfaitement calibré pour le grand public et sans la moindre prise de risque.
- Une telle histoire traitée par un autre réalisateur aurait peut-être accouchée d’un film moins conventionnel, mais bon, avec Mel Gibson, il ne fallait pas s’attendre a quelque chose de très subtil…
- Andrew Garfield a une tête sympathique mais il fait vraiment neuneu à sourire bêtement sans arrêt. Problématique vu que c’est lui qui interprète le protagoniste principal !
- On se coltine même les traditionnelles images d’archives finales communes à ce genre de films, histoire d’enfoncer le clou…

Ma note : 7/10

lundi 28 août 2023

Les Trafiquants de Kelter


Les Trafiquants de Kelter
 
Un important trafic de Satophil D – une drogue redoutable – a été découvert dans le système d'Aleph-Cygni et, d'après les renseignements que la Brigade Inter-Galactique des Stupéfiants a pu recueillir, il semblerait que la planète Kelter soit au centre de ce commerce diabolique. Comme il est évident que de nombreux dirigeants de cette planète sont à la solde des trafiquants, c'est à VOUS que la Fédération Galactique a confié la plus dangereuse des missions : vous devrez découvrir les responsables de ce trafic, et détruire le réseau qui empoisonne cette partie de l'univers. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

Les Trafiquants de Kelter
Série : Défis Fantastiques n°15
Auteur : Andrew Chapman
Illustration de la couverture : Terry Oakes
Illustrations intérieures : Nick Spender
Titre original : The Rings of Kether
Traduction : Anne Blanchet
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : février 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Troisième incursion pour un Défis Fantastique dans l’univers de la SF après La Galaxie Tragique de Steve Jackson et Le Mercenaire de l’Espace du même Andrew Chapman, Les Trafiquants de Kelter suit un peu la lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire que, une fois de plus, nous avons droit a un livre-jeu qui ne restera pas dans les annales, ou alors, pas forcément pour les bonnes raisons. Pourtant, et comme les autres titres cités, ce quinzième volume de la série avait pour lui cette originalité incontestable qui l’éloignait a mille lieux de la traditionnelle Heroic Fantasy propre au LDVELH, or, force est de constater que, en dehors de cette fameuse originalité, il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent, ou si peu, au point même qu’avec du recul, je regarde d’un autre œil le fameux Mercenaire de l’Espace, très moyen mais finalement plus intéressant. Après, il faut dire que la SF de bas-étage qui nous est proposée dans Les Trafiquants de Kelter, elle n’a pas de quoi emballer les foules : des stéréotypes encore plus nombreux que dans l’Heroic Fantasy (aussi incroyable que cela puisse paraitre), un synopsis qui nous met dans la peau d’un agent des stups enquêtant sur une quelconque planète peu engageante, ce qui, ma foi, n’est pas franchement enthousiasmant et, pire que tout, une absence de descriptions qui fait que la plupart des paragraphes sont courts, que l’aventure est très rapide (et trop facile) et que la conclusion, elle, tient sur trois lignes… Bref, tout un tas d’éléments qui font que, d’une manière ou d’une autre et quelques soit par quel bout on le prenne, il est difficile de s’emballer pour ces Trafiquants de Kelter… Or, c’est dommage car il y a bien quelques figures qui se démarquent dans cette aventure, comme cette horrible grosse femme, Zera Gross, quelques situations qui marquent les esprits comme une certaine poursuite en voiture plutôt bien amenée, de même, si je ne suis absolument pas fan de cette SF de bas-étage qui tient davantage du polar qu’autre chose, je reconnais qu’il y avait matière a faire quelque chose de plus réussi avec ce trafic de drogue, mais bon, encore aurait-il fallut que le sieur Andrew Chapman s’en donne les moyens, chose qui, indéniablement, il n’a pas souhaiter faire, se contentant du strict minimum, et ce, pour un résultat final bien trop moyen pour marquer les esprits…
 

Points Positifs
 :
- Jouer un inspecteur des stups dans une ambiance SF, ma foi, c’est plutôt original et cela nous change grandement de ce que l’on trouve la plupart du temps dans les Défis Fantastiques.
- Au moins, ce n’est pas un one-true-path et franchement, cela fait un bien fou de ne pas avoir échoué dans l’aventure au bout de trois ou quatre paragraphes uniquement suite à un mauvais choix de destination.
- La poursuite en voiture, le Tripod, Zera Gross, Billy Bomb… oui, quelques scènes et quelques rencontres marquent un peu les esprits.
- Un livre-jeu parfait pour les débutants ou ceux qui n’aiment pas trop se prendre la tête face à la difficulté de certains autres titres.

Points Négatifs :
- De bonnes idées absolument pas exploitées par l’auteur. Il faut dire qu’Andrew Chapman ne s’est absolument pas fouler et nous a pondu un livre-jeu franchement court, très facile (j’y ai rejoué hier et l’ai réussi du premier coup sans la moindre difficulté) et, malgré une réelle originalité, peu enthousiasmante – bah oui, quitte a interprété un agent des stups, autant nous offrir une aventure et des règles qui nous permettront de le faire a fond !
- Vous trouvez que l’Heroic Fantasy est bourrée de clichées ? C’est que vous ne connaissez pas la SF mes amis ! Mais quel désastre que l’utilisation de celle-ci dans les Défis Fantastiques…
- Quand le paragraphe d’introduction ne fait même pas une page, il y a de quoi se méfier, ensuite, on a droit a une succession de paragraphes courts et, histoire de couronner le tout, une conclusion finale qui tient en… trois lignes !
- Nous proposer des règles de combats spatiaux, c’est bien, sauf que, encore faut-il avoir l’opportunité de les utiliser vraiment, non ?!
- Coté illustrations, Nick Spender livre une prestation fort inégale puisque si en certaines occasions, il y a quelques dessins plus ou moins réussis, la plupart du temps, c’est soit minimaliste, soit carrément pas terrible…

Ma note : 4,5/10

The Wonder


The Wonder
 
En 1862, treize ans après la Grande Famine, Lib Wright, une infirmière anglaise, est appelée dans les Midlands irlandais par une communauté dévote pour passer quinze jours au chevet de l’une des leurs. Elle y fait la connaissance d’Anna O’Donnell, une enfant de onze ans qui prétend ne rien avoir mangé pendant quatre mois et avoir survécu par un miracle divin. Mais alors que l’état de santé de la jeune fille se dégrade rapidement, Lib va tout mettre en œuvre pour découvrir la vérité et lever le voile sur ce mystérieux phénomène. L’infirmière va alors bousculer la foi de ses hôtes et se confronter à cette communauté qui s’accroche fermement à ses croyances.
 

The Wonder
Réalisation : Sebastián Lelio
Scénario : Alice Birch, Sebastián Lelio
Musique : Matthew Herbert
Production : Element Pictures, House Productions
Genre : Drame, Thriller
Titre en vo : The Wonder
Pays d'origine : Irlande, Royaume-Uni, Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 novembre 2022
Durée : 103 mn

Casting :
Florence Pugh : Lib Wright, une infirmière anglaise
Tom Burke : William Byrne, un journaliste
Kíla Lord Cassidy : Anna O'Donnell
Elaine Cassidy : Rosaleen O'Donnell, la mère d'Anna
Niamh Algar : Kitty, la servante des O'Donnell
Toby Jones : Dr McBrearty
Ciarán Hinds : père Thaddeus
David Wilmot : Seán Ryan
Brían F. O'Byrne : John Flynn
Dermot Crowley : monsieur Otway
 
Mon avis :
 Bon, je ne vais pas vous mentir, ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je me suis plonger dans le visionnage de The Wonder. Certes, la thématique ne me laissait pas indifférent – cette histoire de jeune fille qui, soit disant, pouvait se passer de nutrition dans l’Irlande du dix-neuvième siècle – et je ne vous cache pas que ce fut en raison de celle-ci que je me suis décidé à regarder ce film, cependant, d’un autre coté, je n’attendais pas grand-chose de celui-ci, me disant que s’il m’aidait a occuper ma soirée, ça serait déjà pas mal… et puis, qui sait, après tout, peut-être allais-je tomber sur une bonne surprise ?! Bon, sur ce point, on ne peut pas vraiment dire que ce fut le cas, loin de là, cependant, après visionnage de la chose, je dois tout de même admettre que The Wonder n’est pas un mauvais film et que, ma foi, si vous n’avez pas mieux à faire, il peut valoir le détour… Naturellement et, sans grande surprise, c’est le postulat de départ lui-même qui est au cœur de l’intérêt que peut avoir le spectateur vis-à-vis de ce film et la fameuse question que l’on se pose d’entrée de jeu, c’est-à-dire : la jeune fille affabule-t-elle ou non ? Bon, je ne vous cache pas qu’il y a anguille sous roche, comme il fallait s’y attendre, de même, quand au scénario dans son ensemble, disons que celui-ci ne brille pas par une grande originalité, cependant, l’ensemble est suffisamment correct et pour peu que vous accrochiez au rythme plutôt lent du film, vous pourrez y trouver votre compte. Car bon, comment dire… malgré ses défauts, The Wonder possède tout de même quelques qualités qui sauvent la mise : ainsi, il y a la photographie qui est superbe malgré son coté tristounet – mais bon, que fallait-il attendre d’autre dans la campagne profonde irlandaise avec ses tourbières ? Ensuite, le casting fait le job et Florence Pugh ne se débrouille pas trop mal, c’est déjà ça. Ajoutons à cela quelques bonnes idées scénaristiques comme cette bonne sœur qui n’est pas la grande méchante de l’histoire – rôle qui est souvent dévolu à la profession dans ce genre d’œuvres de fictions – ou ce médecin qui apparait comme étant bien naïf et l’on obtient, au final, un film qui, certes, ne restera pas dans les annales et qui, ma foi, occupera convenablement votre soirée, pour peu, bien entendu, qu’au départ, vous n’en n’attendiez ni monts ni merveilles car bon, là, la déception pourrait être au rendez vous !
 

Points Positifs
 :
- Certes, The Wonder n’est pas un grand film, c’est un fait, cependant, avec son scénario suffisamment malin pour que l’on aille jusqu’au bout – la gamine peut-elle bel et bien vivre sans se nourrir ou affabule-t-elle – et quelques bonnes idées, on peut affirmer, sans exagération, que celui-ci conviendra aux amateurs du genre qui y trouveront probablement leur compte.
- Décors sombres et peu avenants, paysages torturés et angoissants – les fameuses tourbières – photographie franchement réussie, voici quelques éléments vraiment réussis dans ce film.
- Un casting correct avec, en tête d’affiche, une Florence Pugh qui fait parfaitement le job.
- La bande originale franchement réussie de Matthew Herbert et qui apporte une touche pour le moins angoissante.
- La mise en avant d’un phénomène particulièrement à la mode à l’époque Victorienne, celui des Fasting Girls.

Points Négatifs :
- Même si The Wonder est un film qui se laisse regarder et qui peut trouver son public, force est de constater que celui-ci ne restera nullement dans les annales et que mêmes celles et ceux qui l’apprécieront n’en garderont pas un souvenir impérissable.
- Un scénario terriblement convenu et sans grandes surprises dans l’ensemble.
- Un rythme qui souffre de pas mal de longueurs, ce qui nuit incontestablement au film, surtout que, mine de rien, il ne se passe pas grand-chose.
- Une conclusion en forme de happy-end qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.
- Le personnage du journaliste est, de mon point de vu, en trop et n’apporte rien à l’histoire.

Ma note : 6,5/10

dimanche 27 août 2023

Abbey Road


Abbey Road
 
The Beatles
 
1 - Come Together (John Lennon/Paul McCartney) 4:20
Chant : John Lennon
2 - Something (George Harrison) 3:05
Chant : George Harrison
3 - Maxwell's Silver Hammer (John Lennon/Paul McCartney) 3:27
Chant : Paul McCartney
4 - Oh! Darling (John Lennon/Paul McCartney) 3:26
Chant : Paul McCartney
5 - Octopus's Garden (Ringo Starr) 2:50
Chant : Ringo Starr
6 - I Want You (She's So Heavy) (John Lennon/Paul McCartney) 7:47
Chant : John Lennon
7 - Here Comes the Sun (George Harrison) 3:03
Chant : George Harrison
8 - Because (John Lennon/Paul McCartney) 2:45
Chant : George Harrison, John Lennon et Paul McCartney
9 - You Never Give Me Your Money (John Lennon/Paul McCartney) 4:02
Chant : Paul McCartney
10 - Sun King (John Lennon/Paul McCartney) 2:25
Chant : John Lennon, George Harrison et Paul McCartney
11 - Mean Mr. Mustard (John Lennon/Paul McCartney) 1:06
Chant : John Lennon
12 - Polythene Pam (John Lennon/Paul McCartney) 1:12
Chant : John Lennon
13 - She Came in Through the Bathroom Window (John Lennon/Paul McCartney) 1:57
Chant : Paul McCartney
14 - Golden Slumbers (John Lennon/Paul McCartney) 1:31
Chant : Paul McCartney
15 - Carry That Weight (John Lennon/Paul McCartney) 1:36
Chant : George Harrison, Paul McCartney et Ringo Starr
16 - The End (John Lennon/Paul McCartney) 2:20
Chant : Paul McCartney, John Lennon et George Harrison
17 - Her Majesty (John Lennon/Paul McCartney) 0:23
Chant : Paul McCartney
 

Abbey Road
Musicien : The Beatles
Parution : 26 septembre 1969
Enregistré : 22 février – 20 août 1969
Durée : 47:00
Genre : Pop Rock
Producteur : George Martin
Label : Apple
 
Musiciens :
John Lennon : guitares acoustique et électrique, orgue, piano, chant, effets sonores
Paul McCartney : guitare basse, guitare acoustique et électrique, piano, orgue, chant, effets sonores
George Harrison : guitare acoustique, guitare électrique, guitare basse, orgue, synthétiseur Moog, chant
Ringo Starr : batterie, percussions, chant
Mal Evans : piano, harmonica, harmonium, percussions, enclume, chant
George Martin : clavecin, orgue, piano, harmonium
Billy Preston : orgue (sur I Want You (She's So Heavy))
 
Mon avis : 
Abbey Road ! Un disque des Beatles, peut être le plus connu dans l’histoire du rock, grâce à sa pochette légendaire, la plus parodiée et copiée au monde : les quatre de Liverpool, traversant la rue sur un passage piéton, devant leurs studio. Tout simplement mythique ! Alors, que pourrais je ajouter de plus à un tel monument de la musique du vingtième siècle, à une œuvre qui appartient incontestablement à l’histoire, le genre d’albums comme on en fera plus jamais (et je n’exagère pas en affirmant cela). Car, quelque soit nos préférences musicales, que l’on veuille l’admettre ou non, il y a les Beatles et les autres. Et ceux-ci, malgré les immenses talents d’innombrables groupes ou chanteurs solos ne peuvent que se battre que pour la seconde place (les Stones ? Forcement), sans que cela soit désobligeant. Car les Beatles, c’était la classe à l’état pur, le génie, le charisme et tant d’autres choses. Et comme par la force des choses, ils ne pourront jamais se reformer, ils garderont intact cette aura de perfection qui se serait perdu avec le temps. Mais alors, comment critiquer Abbey Road ? L’affaire pourrait être inutile, bon nombre de personnes l’ont fait avant moi, et avec infiniment plus de talent. Tout simplement en vous parlant de ce que disque représente pour moi. Si pour les spécialistes, le plus grand album des Beatles (accessoirement de l’histoire du rock) est, a tord ou a raison, mais la n’est pas le problème, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, Abbey Road est souvent considérer comme étant aussi bon, voir meilleur. S’il est incontestable que tout n’était plus rose entre les quatre de Liverpool lors des enregistrements de celui-ci, à l’été 1969, et que ça ne datait pas d’hier, ceux-ci tinrent à finir en beauté, et sur ce sujet, ce fut une réussite. Car Abbey Road est le véritable dernier album des Beatles, et non Let it Be, paru en 1970, mais enregistrer début 69, et lorsqu’il parut, Lennon annonça aux autres qu’il quittait le groupe, même si l’annonce officielle de la séparation ne se fit que plus tard. A l’époque, les fans espéraient encore, et en attendant de devoir apprendre à vivre sans les Beatles, ils avaient de quoi être gâtés. Cette fois ci, plus de Double Blanc « fourre tout », plus de fausses BO peu intéressantes (mais tellement supérieures à tant de productions musicales que cela en ait effrayant), mais un album atypique en raison de son medley de la face 2 (oui, à l’époque du vinil, il fallait tourner le disque) mais rempli de perles inoubliables comme seul les scarabées avaient le don de pondre. Et à ce propos, je tenais à revenir plus particulièrement sur les deux titres de George Harrison, Something et Heres Comes the Sun, pour moi, les deux sommets d’un disque qui en comporte beaucoup. Ces deux chansons sont tout bonnement ses meilleures, et avec elles, Harrison prouvait au monde entier qu’il était lui aussi un très grand compositeur, mais aussi que la vie pour lui dans l’ombre des deux génies ne devait pas être évidente… Mais Something, repris par les crooners de la terre entière pendant des siècles et des siècles, aura connu toute la reconnaissance qu’elle mérite, et est peut être, l’une des plus belles chansons de tous les temps, si ce n’est la plus belle. Et les génies ? Franchement, cela devait être déprimant pour la concurrence à l’époque : même plus trop concerné par le groupe, John Lennon nous pond un Come Together monumental, un I Want You aux paroles si « simplistes » mais extraordinaire de part son intensité, et un Because enchanteur, chanté par les trois Beatles a capela à trois reprises avant de mixer le tout, donnant l’impression d’entendre neuf chanteurs ; un régal. Si le brave Ringo nous amuse avec une petite composition de son cru, c’est bien entendu Paul McCartney qui est, une fois de plus, le maître d’œuvre de l’album. Et ce, surtout grâce au medley qui clôt l’album, constitué de chansons qui n’en étaient qu’au stade d’ébauches, et qui, jointes les unes aux autres, nous offre un inoubliable festival long de 16 minutes où les Fab Four se donnent à cœur joie et sont, tout simplement au sommet de leur art (pas mal pour des types sensés s’engueuler en permanence !). Un medley, on pourrait croire que nos barbus ne sont pas foulés pour une fin. Détrompez vous, écoutez le, et vous comprendrez ce que je veux dire…Abbey Road est l’un de mes disques préférés, à l’intensité toujours aussi forte, comme si c’était la première fois que je le découvrais, à chaque écoute. Et rien que pour les deux inoubliables chansons de George Harrison, j’ai envie de le réécouter. Un monument du rock, et de la musique tout simplement. Alors, à tous ceux qui se prennent pour des soit disant « stars » à notre époque, qu’ils prennent quelques petites leçons car, visiblement, la claque pourrait être magistrale. Mais bon, il parait que l’on ne doit pas comparer les époques, alors, autant rappeler les derniers vers de The End : « and in the end, the love you take is equal to the love you make »… Cela peut paraître simpliste mais le pire, c’est que c’est vrai.
 

Points Positifs
 :
- Probablement l’un des plus grands disques de tous les temps, tous genres confondus, en tous cas, celui qui possède la pochette la plus copiée et parodiée de l’histoire de la musique populaire depuis une quarantaine d’années. Pour un groupe génial mais en fin de course et qui allait se séparer ensuite, force est de constater que les Beatles prouvent, une dernière fois, tout leur immense talent !
- Selon moi, Something et Heres Comes the Sun, les deux titres de George Harrison et qui sont tout simplement les meilleurs de cet album ; accessoirement, le regretté George prouvait enfin au monde a quel point il n’avait rien à envier au duo Lennon et McCartney.
- Le sieur Lennon n’est plus vraiment concerné par le groupe et il arrive encore à nous pondre deux perles monumentales : Come Together et l’extraordinaire et étonnant I Want You (She's So Heavy).
- McCartney est extraordinaire sur Oh! Darling
- Le medley de la face B, bien entendu. Vous croyez que ce n’est que du remplissage ? Oh que non, réécoutez le et admirez !
- George Harrisson qui se lance dans l’utilisation d’un synthétiseur… une première dans l’histoire de la musique, eh oui !
- La pochette, encore et toujours…
 
Points Négatifs :
- Bah, franchement, pas grand-chose à dire en dehors du fait que certains resterons allergiques a tout jamais au medley qui clôture l’album ; d’un autre coté, je me suis toujours demandé ce qu’auraient donné ces chansons si elles avaient été plus travaillées ? Mais bon, on ne peut pas refaire le passé, encore moins quand il est entré dans la légende.
 
Ma note : 10/10

Neonomicon


Neonomicon
 
Dans un hôtel minable à Brooklyn, l’agent fédéral Aldo Sax surveille la rue et se renseigne sur un club mal famé : le club Zothique. Le quartier est crasseux et le tout sent les embrouilles. Sa voisine de pallier, Germaine, est une schizophrène qui hurle dans la nuit et raconte ses effroyables cauchemars en parlant toute seule. L’agent est lui-même un flic très spécial : recruté par Carl Perlman, il enquête sur des histoires étranges et non élucidées. Il appelle d’ailleurs cela la théorie des anomalies : rechercher le petit grain de sable que personne ne remarque pour comprendre finalement qu’il se cache quelque chose de pas net. Cette fois, il doit résoudre une bien sinistre affaire : treize meurtres identiques avec des corps sauvagement découpés et de la même façon. L’anomalie est pourtant de taille : il ne s’agit pas du même tueur et les meurtriers, qui ont pourtant le même mode opératoire, ne se connaissent pas du tout ! Sax a du travail pour rassembler les différentes pièces de ce puzzle sombre et opaque. Et cela commence par une visite nocturne au club Zothique…
 

Neonomicon
Scénario : Alan Moore, Anthony Johnston
Dessins : Jacen Burrows
Encrage : Jacen Burrows
Couleurs : Juanmar
Couverture : Jacen Burrows
Genre : Horreur
Editeur : Avatar Press
Titre en vo : Neonomicon
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 07 novembre 2011
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 25 octobre 2013
Nombre de pages : 176

Liste des épisodes
Neonomicon Prologue, 1-4
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il est depuis longtemps inutile de présenter HP Lovecraft, mais bon, pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, disons que le reclus de Providence est encore, près d’un siècle plus tard, considéré comme étant le maitre absolu de l’horreur et comme un auteur qui aura, bien malgré lui, créer toute une mythologie dont bien d’autres s’inspirent encore de nos jours. De même, je pense également ne pas me tromper en affirmant que pour ce qui est d’Alan Moore, il n’est guère utile de s’attarder sur lui, et ce, tant l’auteur britannique aura révolutionné, depuis ces dernières décennies, l’univers des comics. Du coup, la rencontre des deux hommes, ou, plutôt, voir le génialissime Moore aborder sa vision du mythe de Lovecraft promettait énormément, et ce, que l’on soit fan de l’un ou l’autre auteur, voir, comme dans mon cas, des deux, tout simplement. Alors, le résultat de ce Neonomicon fut-il à la hauteur de mes espérances ? Alan Moore aura-t-il réussi son paris et livrer un hommage a la hauteur du maitre de l’horreur ? Ma foi, disons que je serais assez mitigé quand au résultat final car si oui, incontestablement, cette mini série possède bien des atouts pour ravir les fans de Lovecraft, si oui, Moore use fort habilement de la cosmologie horrifique du maitre et parsème son récit de tout un tas de références qui raviront bien des souvenirs aux familiers de Lovecraft, de même, si comme a son habitude, le britannique en profite pour pointer du doigt quelques travers de notre société, il apparait que Neonomicon ne fait pas parti de ses meilleures créations. La raison ? Tout simplement parce que, a un moment donné, Alan Moore passe de l’horreur traditionnelle à la pornographie, et, sans être prude, sans que quelques scènes un peu hard me gênent véritablement, vers la fin du récit, ce n’est plus qu’orgies et copulations monstrueuses a n’en plus finir. Certes, au vu du final, on comprend le propos de Moore, de même, son idée quand a l’existence des Anciens est plutôt originale, cependant, a un moment donné, trop c’est trop et il aurait peut-être été judicieux que l’auteur britannique se souvienne que dans les récits de Lovecraft, contrairement a ceux de Stephen King, par exemple, l’ambiance et ce qui était suggéré avait plus d’importance que ce qui était véritablement montrer. Cela est fort dommage, il est clair, tant la rencontre Moore/Lovecraft avait de quoi allécher le fan, espérons maintenant que Providence, autre incursion du premier dans l’univers du second soit plus réussie ? En tous cas, je place quelques espoirs sur cette série…
 

Points Positifs
 :
- Alan Moore maitrise à merveille l’univers de Lovecraft et nous le démontre plutôt bien en multipliant les références à la cosmologie de celui-ci et à ses nombreux récits. De plus, l’idée de jouer avec l’existence réelle de cette dernière et le fait que l’intrigue ait lieu à notre époque est plutôt une bonne chose.
- Entre un prologue fort réussi et une intrigue intelligente dans l’ensemble, Neonomicon est mérite indéniablement le détour.
- Pour ce qui est des dessins, Jacen Burrows livre une prestation loin d’être époustouflante mais qui colle plutôt bien à l’ambiance.
- C’est assez sanguinolent, certains éléments sont durs, voir très durs, mais bon, on est dans un récit horrifique.
- Une couverture plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Mais pourquoi Alan Moore bascule-t-il, à un moment donné, dans la pornographie pure et dure !? Certes, j’aurais compris la présence de certaines scènes, y compris les plus dures et dérangeantes, cependant, celles-ci avaient-elles besoin de durer aussi longtemps ? Suggérer, en horreur, c’est ce qui marche le mieux, quand a montrer un peu, c’est toujours préférable que de nous abreuver jusqu’à la nausée d’orgies et de viols.
- Par la force des choses, voici donc une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains et qui n’est pas destinée au grand public.

Ma note : 7/10