jeudi 16 février 2023

Onslaught


Onslaught
 
Le mutant Bishop vient d'un futur où les X-Men sont tous tombés au combat à cause d'un traître, sauf Gambit. Bishop soupçonne Gambit d'être lui-même le traître. Mais les X-Men ne savent pas quelle mesure prendre face à l'histoire de Bishop, celui-ci reconnaissant qu'on ne peut punir Gambit s'il n'a pas encore trahi. Des mois plus tard, une étrange entité du nom de Onslaught et qui s’était manifestée depuis quelques temps, contacte télépathiquement Jean Grey, tentant de la convaincre de le rejoindre. Elle refuse, n'obtenant pas d'autre information que l'avertissement de son arrivée. De retour à l'Institut Xavier, Jean est priée par le Fléau sorti du coma de retrouver dans ses souvenirs la vraie identité d'Onslaught. Terrifiée par ce qu'elle découvre, elle conseille au Fléau de fuir. Mais celui-ci est arrêté dans sa fuite par Charles Xavier, qui révèle son apparence colossale : il est Onslaught. Il arrache son rubis mystique au Fléau et enferme son esprit dans le joyau. Puis Xavier convoque ses X-Men en réunion. Pour tenter d'en savoir plus, Jean ne révèle pas à ses coéquipiers le secret de Xavier. Ce dernier leur annonce qu'ils doivent prendre le contrôle du monde pour protéger les mutants. Mais ceux-ci refusent cette ligne, digne de Magnéto à part le Fauve qui se révèle être Dark Beast de l'Age of Apocalypse. Xavier révèle alors son apparence d'Onslaught et terrasse les X-Men, mais est incapable de les tuer…
 

Onslaught
Scénario : Mark Waid, Joe Quesada, Scott Lobdell, Tom Defalco, Jeph Loeb, Peter David, Warren Ellis, Larry Hama, Howard Mackie, Todd Dezago, Terry Kavanagh, John Ostrander, William Messner-Loebs,
Dessins : Andy Kubert, Joe Madureira, Adam Kubert, Pasqual Ferry, Mike Deodato, Carlos Pacheco, Ian Churchill, Angel Medina, Casey Jones, Rob Haynes, Randall Green, Val Semeiks, Stefano Raffaele, Jeff Matsuda, Herb Trimpe, Mike Wieringo, Mark Bagley, Joshua Hood, John Romita, Steve Skroce, Anthony Castrillo, Tom Lyle, Joe Bennett, John Buscema, Bernard Chang, Randall Green
Encrage : Dan Pandsian, Kevin Conrad, Klaus Johnson, Tim Townshend, Al Milgrom, Dan Green, Phil Moy, Tom Wegrzyan, Mike Christian, Harry Candelario, Mark Buckingham, Scott Hanna, Bob Wiacek, Matt Ryan, Steve Moncluse, Al Vey, Mike Sellers, Bud Larosa, Karl Kesel, Chris Warner, Cam Smith, Harry Candelario
Couleurs : Steve Buccellato, Marie Javins, Joe Rosas, Matt Webb, Digital Chameleon, Glynis Oliver, Kevin Somers, Electric Crayson, Mike Thomas
Couverture : Joe Madureira
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Onslaught
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 1996
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 20 octobre 2021
Nombre de pages : 1304

Liste des épisodes
X-Men 53-57
Uncanny X-Men 335-337
Onslaught – X-Men 1
Avengers 401-402
Fantastic Four 415-416
Cable 34-36
Incredible Hulk 444-445
Excalibur 100
Wolverine 104-105
X-Factor 125
Sensational Spider-Man 8
The Amazing Spider-Man 415
Green Goblin 12
Spider-Man 72
X-Man 18
X-Force 57
Punisher 11
Iron Man 332
Thor 502
Onslaught – Marvel Universe 1
Onslaught Epilogue 1
X-Men – Road to Onslaught 1
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé de X-Tinction Agenda, premier grand crosover majeur de la franchise mutante des années 90 puis avoir abordé le cas, hautement plus intéressant, de ce qui est peut-être le meilleur event des X-Men, Le Chant du Bourreau, avant de, pour finir, avoir chanter les louanges de ce qui restera comme étant la saga la plus marquante de l’époque, L’Ère d’Apocalypse, il est temps, à présent, de vous parler de ce que l’on peut considéré comme étant le dernier crosover vraiment marquant de la franchise, le fameux Onslaught ! En effet, avant cet event que l’on peut qualifier sans peine de colossal au vu des nombres de séries impliquées – il n’y a pas que la franchise mutante puisque les autres séries Marvel occupent elles aussi une place importante au sein de celui-ci – les choses ne seront plus vraiment les mêmes du coté des X-Men et les autres crosovers qui suivront ne retrouveront jamais le coté épique et marquant qui était la norme pendant la première moitié des années 90. Pourtant, quelque part, Onslaught lui-même porte déjà en lui les prémices des déconvenues et des déceptions à venir et ne tient pas la comparaison avec son superbe prédécesseur, paru une petite année auparavant, L’Ère d’Apocalypse. La raison ? En fait, elles sont multiples : tout d’abord, quelque part, le meilleur d’Onslaught se déroule dans les épisodes des séries mutantes qui ont lieu avant que celui-ci ne débute, lorsque la menace se précise, que l’on devine qu’un adversaire surpuissant menace nos héros. De même, le tout début du crosover, lorsque, enfin, après tant d’années, on apprend qui est le traitre chez les X-Men, c’est-à-dire, le professeur Charles Xavier lui-même, frôle allègrement avec l’excellence et oui, on aurait put avoir droit à un grand, un très grand event… Malheureusement, la suite fut bien plus problématique et l’une des raisons principales est le trop grand nombre de séries impliquées : si encore, on se serait contenter des Avengers et des Fantastiques – avec des interventions de Spiderman ou de Hulk – je pense qu’on aurait put avoir un grand crosover, hélas, ce ne fut pas le cas et on tombe, par la force des choses, dans un grand défouloir qui en devient illisible. Ensuite, il y a le personnage Onslaught lui-même qui déçoit fortement : que Xavier devienne un salaud aurait été une formidable idée, hélas, les auteurs n’ont pas osé aller jusqu’au bout de leur idée et ils font de celui-ci une victime, ce qui est, selon moi, une grosse tare scénaristique. Ajoutons à cela le développement des pouvoirs d’Onslaught qui sont très mal utilisés et un final grand guignolesque qui n’est pas logique pour un sou et qui servira de prétexte par la suite a la création de Heroes Reborn, autre loupé de Marvel à l’époque, et vous comprendrez pourquoi, malgré son coté culte, Onslaught ne peut être qualifier comme étant un grand crosover… Cela est bien dommage car cet event démarrait avec un potentiel certains et que, accessoirement, l’attente avait été fort lente avant que celui-ci ne démarre et que, au final, la déception ne soit au rendez vous. Mais bon, si vous êtes fan des X-Men et si vous souhaitez découvrir ce qui fut la fin de leur âge d’or, c’est-à-dire, les années 90, je pense que la lecture d’Onslaught est indispensable. Ce, en ayant conscience de ses faiblesses et du fait que vous risquez fortement d’être déçus, mais bon, parfois, dans la vie, il faut savoir prendre des risques…
 

Points Positifs
 :
- Le dernier crosover véritablement marquant de la franchise X-Men qui, malgré ses nombreux défauts, n’en reste pas moins un indispensable, surtout pour celles et ceux de ma génération qui ont connu cette époque et qui souviennent, avec une certaine nostalgie, de tous les éléments qui avaient mené à cet event.
- Justement, ce qu’il y a de mieux dans Onslaught, c’est justement toute la partie qu’il y a avant – par contre, celle-ci n’est pas présente, par la force des choses, dans cette intégrale – et son début qui frôle tout simplement avec l’excellence : il faut dire que la grosse révélation où l’on se rend compte que Charles Xavier est Onslaught est tout bonnement géniale !
- Tous les épisodes des X-Men, c’est-à-dire, les deux séries principales, méritent le détour, surtout lorsqu’on les compare avec les autres séries – surtout celles en dehors des franchises mutantes.
- Pour la première fois, Marvel nous pond un crosover où les mutants ne sont pas les seuls concernés, ce qui me semble logique.
- Andy Kubert, Joe Madureira, Adam Kubert, et Ian Churchill, ma foi, nous avons quelques grands noms pour ce qui est de la partie graphique.

Points Négatifs :
- Même si Onslaught peut être considéré comme étant le dernier grand crosover de la franchise X-Men, force est de constater que celui-ci est loin d’être inoubliable et que, finalement, il déçoit plus qu’autre chose…
- Trop de séries inutiles, trop d’épisodes qui ne servent strictement à rien nuisent grandement à la cohérence et la visibilité de cet event : finalement, on aurait put se contenter des séries mutantes, des Avengers et des Fantastiques.
- Comme je l’ai souligné, ce qu’il y a de mieux dans Onslaught, c’est justement toute la partie qu’il y a avant que celui-ci ne débute, ce qui, tout de même, est plutôt problématique.
- Une conclusion absurde et qui ne sert de prétexte qu’a un certain Heroes Reborn de triste mémoire…
- Il y avait tant a faire avec un personnage comme Onslaught, or, au final, on se retrouve juste avec une entité surpuissante dont les pouvoirs sont très mal utilisés.
- Quel dommage que les auteurs n’aient pas été au bout de leur idée original vis-à-vis de la trahison de Xavier : eh oui, celui-ci finit par apparaitre comme étant une victime.
- C’est avec un event comme Onslaught que l’on comprend mieux a quel point, qualitativement parlant, les X-Men et les autres séries mutantes étaient plusieurs crans au-dessus du reste des productions Marvel
- Graphiquement, en dehors de quelques grands noms des années 90, il faut reconnaitre que l’on alterne entre le moyen et le franchement moche !
- Les défauts des années 90 sont, malheureusement, une fois de plus au rendez vous, c’est-à-dire : des héros aux musculatures improbables, des héroïnes qui posent un peu trop pour être honnêtes, des discours en plein affrontements, des armes presque aussi grandes que ceux qui les portent et quelques dessinateurs, comment dire, au style copié/collé sur celui de Jim Lee…

Ma note : 6/10

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