samedi 25 novembre 2023

La Planète Rebelle


La Planète Rebelle
 
Depuis de nombreux siècles, les Arcadiens dominent les planètes que les Terriens avaient colonisées les une après les autres. Et ils sont aussi les maîtres de la terre... Dans une tentative désespérée, le mouvement de résistance terrien a décidé d'essayer de détruire ce qui fait la puissance d'Arcadion : l'Ordinateur Central. Et c'est VOUS qui avez été choisi pour cette mission impossible. Saurez-vous, à travers tous les dangers qui vous guettent, reconstituer le code donnant accès à l'ordinateur ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance…
 

La Planète Rebelle
Série : Défis Fantastiques n°18
Auteur : Robin Waterfield
Illustration de la couverture : Alan Craddock
Illustrations intérieures : Gary Mayes
Titre original : Rebel Planet
Traduction : C. Degolf
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mai 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
S’il y a une chose dont on peut être sur, vis-à-vis des Défis Fantastiques qui se déroulent dans l’espace, c’est que ces derniers ont souvent été loin d’être a la hauteur de leurs équivalents dont les aventures avaient lieux dans un univers d’Heroic Fantasy ; ainsi, depuis le tout premier d’entre eux, La Galaxie Tragique, aux Trafiquants de Kelter en passant par Le Mercenaire de l’Espace, force est de constater que, au mieux, nous avons eu droit a des LDVELH plutôt moyens. Fort heureusement, il y eut une exception à cette règle et ce livre jeu SF qui sort du lot, accessoirement, de fort belle manière, c’est La Planète Rebelle ! Œuvre du sieur Robin Waterfield qui, pour la petite histoire, écrivit quelques autres ouvrages plus conventionnels, La Planète Rebelle est indéniablement le meilleur Défis Fantastique se déroulant dans un univers futuriste. Certes, au vue de la concurrence famélique, la chose pouvait apparaitre facile, pourtant, non seulement l’auteur a sut sortir de la malédiction propre au genre, mais, surtout, il a réussit a apporter ce qui manque tellement a la plupart des Livres dont vous êtes le Héros, c’est-à-dire, un background digne de ce nom et un protagoniste principal possédant un minimum de charisme – si l’on met de coté des héros comme Loup Solitaire, par exemple, qui sont un peu a part. Ainsi, d’entrée de jeu, Robin Waterfield prend le temps de nous narrer l’histoire de la conquête spatiale par l’humanité, sa rencontre avec les Arcadiens, la guerre qui s’en suivit et la défaite de l’espèce humaine. Qui plus est, nous avons droit ensuite a une description des différentes races arcadiennes, bref, avant même de débuter l’aventure, l’auteur nous en a appris énormément sur son univers, ce qui apporte une touche de crédibilité a celui-ci. Une bonne chose surtout que la suite est assez bonne et même si, il faut le reconnaitre, nous restons loin des chefs d’œuvres absolus du genre, force est de constater que l’aventure, assez longue et prenante, est indéniablement dans la moyenne haute des LDVELH. Bref, un excellent Défis Fantastique que cette Planète Rebelle et qui justifie amplement son titre de meilleur livre jeu de SF !
 

Points Positifs
 :
- Si vous devez vous essayer a un seul livre jeu se déroulant dans un univers futuriste, alors, La Planète Rebelle est fait pour vous, celui-ci étant, et de très loin, le meilleur du genre.
- Louons le travail et le sérieux de Robin Waterfield qui a pris le temps de nous pondre un background intéressant, ce qui crédibilise son univers : histoire de la conquête spatiale et de la guerre entre l’humanité et les arcadiens, biologie de ces derniers, bref, par moments, on se croirait dans un récit de SF.
- La Planète Rebelle est un livre jeu difficile, je ne le nie pas, cependant, il est loin d’être impossible et comme en plus, il regorge de scènes marquantes et de personnages charismatiques, on ne s’ennui pas une seule seconde en y jouant.
- Les illustrations de Gary Mayes qui apportent un plus indéniable à l’ensemble.

Points Négatifs :
- Une conclusion en cinq ou six lignes, mouais, je pense qu’un tel livre jeu méritait bien plus.
- Dommage que l’on n’échappe pas a une certaine difficulté liée au genre, c’est-à-dire que si vous ne prenez pas le bon chemin, si vous n’effectuez pas les bons choix, si vous ne disposez pas des bons objets, alors, l’aventure ne se finira pas bien pour vous. Certes, j’ai déjà connu bien pire, mais bon, c’est par moments décourageant…
- Une gestion de la chance à vous faire vous arracher les cheveux !

Ma note : 7,5/10

vendredi 24 novembre 2023

Some Girls


Some Girls
 
The Rolling Stones
 
1 - Miss You (Mick Jagger, Keith Richards) 4:48
2 - When the Whip Comes Down (Chuck Berry) 4:21
3 - Just My Imagination (Running Away with Me) (Norman Whitfield, Barrett Strong) 4:38
4 - Some Girls (Mick Jagger, Keith Richards) 4:37
5 - Lies (Mick Jagger, Keith Richards) 3:12
6 - Far Away Eyes (Mick Jagger, Keith Richards) 4:24
7 - Respectable (Mick Jagger, Keith Richards) 3:08
8 - Before They Make Me Run (Mick Jagger, Keith Richards) 3:25
9 - Beast of Burden (Mick Jagger, Keith Richards) 4:25
10 - Shattered (Mick Jagger, Keith Richards) 3:47
 

Some Girls
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 09 juin 1978
Enregistré : 10 octobre 1977 – 02 mars 1978
Durée : 40:25
Genre : Rock, Blues
Producteur : The Glimmer Twins
Label : Rolling Stones / Virgin
 
Musiciens :
Mick Jagger : chant (sauf sur 8), chœurs (1-3, 6, 8-10), guitare électrique (1-5, 7), piano (6), percussion (10)
Keith Richards : guitare électrique, guitare acoustique (4, 6, 8, 9), basse (4, 8), piano (6) chœurs (1-3, 6, 8-10), chant (8)
Bill Wyman : basse (1-3, 5-7, 9), synthétiseur (4)
Ronnie Wood : guitare électrique (sauf sur 6) pedal steel (2, 6, 10), guitare acoustique (4, 9), basse (10), chœurs (1-3, 6, 8, 10), grosse caisse (10)
Charlie Watts : batterie
Sugar Blue : harmonica (1, 4)
Ian McLagan : piano électrique (1), orgue (3)
Mel Collins : saxophone (1)
Simon Kirke : congas (10)
 
Mon avis :
 Indéniablement, après la période dorée qui, grosso modo, alla de Beggars Banquet à Exile on Main Street et qui virent les Stones nous pondre cinq chef d’œuvres absolus qui font partit, sans aucune contestation possible, des plus grands disques de tous les temps, la suite, elle, fut nettement moins faste pour le groupe : il faut dire qu’entre le départ de Mick Taylor qui fut un sacré coup dur, l’arrivée de Ron Wood, sympathique mais fatalement moins talentueux que son prédécesseur, les ennuis judiciaires de Keith Richards et son addiction aux drogues dures, les Stones étaient plutôt mal barrés. De plus, si l’on ajoute à cela la folie du disco et l’arrivée du mouvement punk, en 1977, qui rejeta tous les gros groupes – les Stones, Pink Floyd, Led Zeppelin – en les traitant de dinosaures, on aurait pu croire que nos cailloux approchaient gentiment de la fin et qu’ils ne sortiraient plus grand-chose de potable… Or, à la surprise générale, alors que tout le monde croyait que les Stones étaient en fin de vie, sortit dans les bacs, en 1978, ce Some Girls, indéniablement, leur meilleur opus depuis Exile on Main Street et, accessoirement, peut-être leur dernier véritable incontournable absolu… Pourtant, qu’est-ce qu’il fut moquer lors de sa sortie avec ce Miss You tellement dans l’air du temps et qui, lorgnant tant du côté du disco, fit enrager les plus vieux fans. Pourtant, non seulement Miss You est une excellente chanson mais l’album, dans son ensemble, l’est également ! Musicalement cohérent de bout en bout avec un Ron Wood enfin parfaitement intégré au sein du groupe, Some Girls est donc un fort bel album des Rolling Stones qui voit ces derniers revenir sur le devant de la scène dans une forme plutôt inattendue à l’époque. Riche de titres majeurs et d’autres que l’on peut qualifier de bons, cet opus voit nos cailloux aborder maints thèmes musicaux habituels – blues, country, rock – et prouva, de fort belle manière, que même proche de la quarantaine, le talent était encore au rendez-vous. Bien évidemment, il fallut du temps pour que les critiques reconnaissent Somes Girls à sa juste valeur – mais bon, cela avait déjà été le cas avec un certain Exile, comme quoi – mais bon, le principal est là : cet album est bon, très bon même ! Hélas, la suite, elle, si l’on met de côté Tattoo You qui est un opus un peu particulier puisque bourré de vieux titres non utilisés dans les albums précédents – ce, pour un résultat plutôt bon – fut nettement moins bonne pour ne pas dire catastrophique et les années 80, une lente descente aux enfers avant un certain regain dans la décennie suivante, mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Le dernier véritable grand album des Rolling Stones – Tattoo You étant un peu particulier et, de toute façon, inférieur. Il faut dire que, alors que le groupe avait le plus grand mal à se remettre du départ de Mick Taylor, figure omniprésente des meilleurs opus des Stones, et qu’il subissait moult problèmes judiciaires liés à l’usages de stupéfiants, Some Girls est apparu comme étant une fort belle surprise puisque, ici, nous cailloux retrouvent presque leur verve d’antan…
- Si des titres comme Miss You, Beast of Burden ou Respectable tiennent le haut du pavé, le reste de l’album mérite le détour et regorge de bonnes chansons.
- Même lorsque les Stones lorgnent du côté du disco, ils réussissent à nous pondre un très bon titre : Miss You !
- Musicalement, nos Jagger et compagnie sont en grande forme, quand à Ron Wood, enfin, il apparait comme étant parfaitement intégré au groupe.
- Une pochette légendaire  qui, bien entendu, est devenue culte depuis le temps…
 
Points Négatifs :
- Bon, même si Some Girls est un excellent album, il reste inférieur à l’âge d’or du groupe – grosso modo, celui qui va de 1968 à 1972.
- Même de nos jours, certains ont toujours du mal avec une chanson comme Miss You, bien trop disco – et donc commerciale – à leurs yeux…
 
Ma note : 8,5/10

jeudi 23 novembre 2023

Boîte Noire


Boîte Noire
 
Mathieu Vasseur est un agent du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, le BEA. Il est marié à Noémie, travaillant elle aussi dans l'aéronautique. Le BEA est chargé d'enquêter sur un accident aérien exceptionnel et sans précédent : l'écrasement d'un vol Dubaï-Paris à Bellevaux, en Haute-Savoie. 300 personnes et 16 membres d'équipage étaient à bord de l'avion, un Atrian-800, nouveau long courrier de la compagnie European Airlines, dont aucun n'a survécu à l'accident. Les raisons de la catastrophe sont inconnues. Le BEA analyse alors minutieusement les boîtes noires de l'appareil dans ses locaux de l'aéroport du Bourget. D'abord mis sur la touche par son supérieur hiérarchique Victor Pollock, Mathieu récupère la mission après la disparition mystérieuse de ce dernier, au tout début de l'enquête.
 

Boîte Noire
Réalisation : Yann Gozlan
Scénario : Nicolas Bouvet, Yann Gozlan, Jérémie Guez, Simon Moutaïrou
Musique : Philippe Rombi
Production : 2425 Films, Wy Productions
Genre : Thriller
Titre en vo : Boîte Noire
Pays d’origine : France
Parution : 08 septembre 2021
Langue d'origine : français
Durée : 129 min
 
Casting :
Pierre Niney : Mathieu Vasseur
Lou de Laâge : Noémie Vasseur
André Dussollier : Philippe Rénier
Sébastien Pouderoux : Xavier Renaud
Olivier Rabourdin : Victor Pollock
Guillaume Marquet : Antoine Balsan
Mehdi Djaadi : Samir
Anne Azoulay : Caroline Delmas
Aurélien Recoing : Claude Varins
André Marcon : Dorval
Philippe Maymat : le commandant de bord
Quentin d'Hainaut : l'agent de sécurité
Lorène Devienne : Jeanne, l'hôtesse cockpit
Grégori Derangère : Alain Roussin
 
Mon avis :
 Il y a de cela tout juste quelques jours, dans ma critique de Revoir Paris, j’avais eu l’occasion de rappeler que Virginie Efira était une actrice très présente sur ce blog. Le hasard faisant souvent bien les choses, aujourd’hui, c’est d’un autre incontournable du cinéma hexagonal dont je vais vous entretenir, je veux, bien entendu, parler de Pierre Niney. Il faut dire que, lui aussi, est un familier du Journal de Feanor et donc, après ses apparitions, sur ce blog, dans OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, La Promesse de l’Aube, Frantz, Le Livre des Solutions puis, ce mois ci, dans Mascarade et Un Homme Idéal, le voici donc de retour pour la septième fois avec un certain Boîte Noire ! Bon, disons le tout de suite, si je n’avais pas totalement été convaincu par Un Homme Idéal, il en est tout autrement avec Boîte Noire qui s’est avérée être, à mes yeux, une excellente surprise. Oh, certes, pas de quoi crier au chef d’œuvre non plus, il ne faut pas exagérer, d’ailleurs, ce film n’a pas vocation à l’être, cependant, il est évident que celui-ci est bon, très bon même, surtout au sein d’un cinéma français qui a beaucoup de mal a sortir de son carcan habituel… Car Boîte Noire, dans son traitement, dans sa thématique, dans sa mise en scène, tient davantage du film américain a suspens qu’autre chose, mais – et ce mais n’est pas anodin – sans les traditionnels défauts de celui-ci, c’est-à-dire, sans ce coté tape à l’œil et prévisible auquel ce dernier nous a trop souvent habitué… Naturellement, ce n’est pas la première fois que le cinéma français copie son voisin d’outre-Atlantique sauf que, cette fois ci, avec réussite, la chose est indéniable et le spectateur, qu’il soit fan ou non de Pierre Niney – mais celui-ci est tout simplement excellent et ce film doit beaucoup a sa prestation – sera tout bonnement captivé par ce thriller original – on ne peut pas vraiment dire que les analystes de la sécurité de l'aviation civile soient une thématique souvent abordé sur grand écran, bien au contraire – et parfaitement maitrisé de bout en bout… ou presque ! Oui car, malheureusement, le final est un poil trop exagérer et tombe dans les travers du genre, cependant, malgré ce dernier, Boîte Noire, dans son ensemble, n’en reste pas moins un superbe film qui mérite largement le détour : pour son scénario original et captivant, pour le fait qu’un film français copie le genre américain en le sublimant, mais aussi, bien entendu, pour la prestation de Pierre Niney qui confirme une fois de plus son immense talent…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent thriller qui brille par son originalité en nous présentant le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, des hommes et des femmes enquêtant sur les catastrophes aériennes et dont leurs analyses sont censées garantir notre sécurité en avion. Franchement, il est rare de trouver une thématique plus originale que celle-ci !
- Un scénario a la fois brillant et captivant de bout en bout, ce qui n’était pas donné au départ – après tout, en dehors de son final qui est son gros point faible, on ne peut pas vraiment dire que Boîte Noire possède beaucoup de scènes d’actions, bien au contraire. Cependant, ce n’est nullement un problème, loin de là…
- Pierre Niney est un indécrottable touche à tout qui est toujours bon pour ne pas dire excellent. Ainsi, une fois de plus, celui-ci livre une belle prestation et ce film repose en partie sur ses épaules.
- Pour ce qui est du reste du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est plutôt de qualité.
- Un film français qui copie le cinéma américain sans tomber dans les travers de ce dernier. La chose est suffisamment rare pour ne pas le souligner.
- Il y a quelques scènes impressionnantes comme celle où Pierre Niney, parmi les quelques débris de l’avion, s’imagine dans le vol avant son accident.
- Même si le final est un peu trop much, la conclusion, elle, est plutôt bonne.
 
Points Négatifs :
- Dommage que le final tombe un peu dans les travers du genre avec une succession de scènes un poil exagérées…
- L’enquêteur en chef de la BEA disparait lors de l’enquête et les autorités ne semblent guère s’en soucier ?! Curieux tout de même. De même, il n’y a pas de scellées chez lui ?
- Amateurs de films d’actions, de fusillades et de courses poursuites, vous allez être fortement déçus et il faut reconnaitre que ce Boîte Noire n’est pas fait pour vous.
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 22 novembre 2023

Saga – Tome 4


Saga – Tome 4
 
Sur Continent, la Princesse Robot accouche de l'héritier de Robot Prince. Celui-ci est porté disparu depuis quelques mois. Il n'est pas mort mais vit des moments de plaisir sans fin sur Sextillion... Simultanément, sur Jardinia, la planète où ils ont trouvé refuge, Marko et sa famille jouent la carte de la discrétion. Ils sont toujours recherchés par leurs gouvernements respectifs et ne veulent courir aucun risque. Pour subvenir à leurs besoins, Alana s'essaie à la carrière de comédienne dans Circuit, un divertissement ressemblant à une sitcom pseudo-improvisé. Marko s'occupe de sa petite fille avec soin et, fatigué de la laisser enfermée chez eux, il part au parc s'amuser avec elle. Là-bas, il rencontre Ginny, la mère d'un autre enfant et qui lui propose d'épuiser l'énergie débordante d'Hazel en lui faisant faire de la danse ! De son côté, Alana est sur les nerfs et afin d'être plus détendue lors de la réalisation des épisodes de Circuit, une assistante lui propose de l'évapore, une drogue...
 

Saga – Tome 4
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga - Vol 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 décembre 2014
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 30 janvier 2015
Nombre de pages : 160
 
Liste des épisodes
Saga 19-24
 
Mon avis :
 Certaine œuvres peuvent marquer une vie et s’il est bien entendu trop tôt pour savoir si Saga, comics de Space-Fantasy de Brian K. Vaughan en fait partie, force est de constater que d’un point de vu strictement qualitatif, cette BD, depuis que je l’ai découverte fin 2013, est la meilleure de toutes les séries que j’ai le plaisir de suivre ces dernières années. Original, captivant, bourré de bonnes idées, transgressif, violent et touchant a la fois, avec Saga, le sieur Vaughan nous a livrer sans nul doute l’un des plus beaux comics actuels, en tous cas, le plus intéressant. Et puis, désormais, que serait Saga sans la charmante Fiona Staples ? En fait, pas grand-chose car si son style pour le moins particulier m’aurait fait hurler si elle avait eu en main les X-Men ou les Avengers, celui-ci colle tellement bien a l’univers de Saga que je n’ose pas imaginer un épisode sans sa présence, tout bonnement magique. Bref, vous l’avez compris, ici, ce ne sont que louanges, mais bon, comment voulez vous qu’il en soit autrement quant on a bel et bien à faire a un chef d’œuvre ? Un tome, donc, a la fois semblable et différent de ses prédécesseurs puisque, si bien entendu, on retrouve tous les éléments qui ont contribué à faire de Saga l’exceptionnel comics qu’il est, ici, l’émotion prend la place sur l’action : en effet, sur les cinq épisodes proposés, l’auteur s’attarde principalement sur la vie de notre petite famille atypique sur la planète Jardinia, sur la routine qui s’installe et, comme dans la vie réelle, l’éloignement d’un couple, Alana, actrice, tombant dans la drogue et n’étant plus présente au domicile familial, Marko, lui, étant de plus en plus attiré par la prof de danse de sa fille. Un éloignement qui aboutira a une séparation – je vous laisse découvrir comment – et qui nous montre la parfaite maitrise scénaristique d’un Brian K. Vaughan au sommet de son art et qui réussi à retranscrire dans une œuvre de fiction complètement loufoque, les hauts et les bas d’un couple. Bien entendu, dans ce quatrième tome, nous ne sommes pas uniquement focalisés sur les problèmes du couple Marko/Alana et les personnages secondaires ont une fois de plus la par belle : sur la planète Robot où le prince héritier est enlevé, ce qui va entrainer bien des ennuis a nos héros, et, surtout, dans le sixième épisode de cet album (le vingt-quatrième de la série) où l’on a le plaisir de retrouver de vieilles connaissances, Gwendoline, Sophie et le Chat Mensonge, aux prises avec la sœur d’un certain… Testament, toujours plongé dans un état végétatif suite aux événements du troisième tome. Bref, vous l’avez compris, tout cela promet une suite haute en couleur et que l’on a hâte de découvrir, sauf que, malheureusement, une fois de plus, il va falloir patienter fort longtemps pour l’avoir… et quelque part, voilà le seul défaut de cet extraordinaire Saga : c’est tellement bon que l’on voudrait que cela ne s’arrête jamais !
 

Points Positifs
 :
- Vu que nous en sommes déjà au quatrième tome, nous sommes plus qu’habitués a cet univers original, a ce synopsis a la fois loufoque et captivant, ce coté transgressif, humoristique, cette violence non dissimulée mais aussi, ne l’oublions pas, un coté bien plus profond qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Un tome bien plus axé sur les sentiments et où l’action est moins présente que dans les volumes précédents. Cependant, la relation entre Marko et Alana, qui tend vers la rupture, est fort bien décrite par Brian K. Vaughan et pourrait s’appliquer a n’importe quel couple dans la vie réelle.
- Fiona Staples livre une nouvelle fois une prestation tout bonnement magnifique ; certes, son style est particulier, mais que serait Saga sans elle ?
- Je l’aime bien la sœur de Testament : look androgyne sympa, et puis, son chien rouge fait davantage pensé a un gros patapouf mais je me demande ce que Vaughan nous réserve avec lui.
- Mine de rien, l’intrigue prend un tournant inattendu avec l’enlèvement du fils du Prince Robot IV et de nouvelles alliances se font…
- Quant je vous dis que Brian K. Vaughan est génial et ne cesse de nous étonner avec Saga : mais regarder le look du roi de la planète Robot et sa tête en forme d’écran LCD !
 
Points Négatifs :
- Pas vraiment de points négatifs même si je reconnais que je ne suis pas vraiment objectif dans le cas présent vu que je suis un inconditionnel total de cette œuvre ; disons juste que l’attente sera longue, très longue…
 
Ma note : 9/10

mardi 21 novembre 2023

The Crown – Saison 2


The Crown – Saison 2
 
1956. Le Duc d'Edimbourg se prépare à une longue tournée, sans épouse ni enfants, pour représenter la Couronne aux Jeux Olympiques de Melbourne, périple qui le conduira en Asie, Pacifique et en Antarctique. La Reine Élisabeth II découvre la photo d'une célèbre danseuse étoile dans les affaires de son époux Philip mais choisit de ne rien dire. Bouleversée, elle laisse partir son époux, lequel est heurté de ce changement d'attitude dont il ignore la cause. La situation en Égypte se dégrade à propos du canal de Suez. La Reine redoute une escalade de violence mais elle est peu écoutée. Elle découvre que le Premier Ministre a conclu un accord avec la France et Israël pour intervenir en Égypte. Résignée, elle accorde néanmoins son soutien à son Premier Ministre. La reine avoue à sa sœur qu'elle n'a pas de contacts avec Philip depuis son départ. La princesse Margaret aggrave les craintes de la reine en révélant que Mike Parker, le secrétaire particulier de Philip mène une vie de noceur. La reine doit assister à une représentation dont la danseuse étoile n'est autre que celle de la photo trouvée dans les affaires de Philip. Humiliée, elle refuse cependant de la rencontrer après le spectacle.
 

The Crown – Saison 2
Réalisation : Benjamin Caron, Stephen Daldry, Philip Martin, Julian Jarrold, Philippa Lowthorpe
Scénario : Peter Morgan
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Left Bank Pictures, Sony Pictures Television
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : The Crown – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 8 décembre 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 60 minutes

Casting :
Claire Foy : Élisabeth II
Matt Smith : Philip Mountbatten
Vanessa Kirby : Margaret du Royaume-Uni
Victoria Hamilton : Elizabeth Bowes-Lyon
Greg Wise : Louis Mountbatten
Alex Jennings : Édouard VIII
Lia Williams : Wallis Simpson
Pip Torrens : Alan Lascelles dit « Tommy »
Matthew Goode : Antony Armstrong-Jones
Anton Lesser : Harold Macmillan
Julian Baring : prince Charles (adolescent)
Billy Jenkins : prince Charles (enfant)
Jeremy Northam : Anthony Eden
Will Keen : Michael Adeane
Harry Hadden-Paton : Martin Charteris
Clive Francis : Lord Salisbury
Daniel Ings : Mike Parker
Patrick Ryecart : le duc de Norfolk
Michael C. Hall : John Fitzgerald Kennedy
Jodi Balfour : Jacqueline Kennedy
Chloe Pirrie : Eileen Parker
Jared Harris : George VI
John Lithgow : Winston Churchill
Amir Boutrous : Gamal Abdel Nasser
 
Mon avis :
 Il était apparu, après visionnage de la première saison de The Crown, série de Netflix qui retraçait la vie de la reine Elisabeth II, que celle-ci – la série, pas la reine – était une véritable réussite. Pour les amateurs de reconstitutions historiques, pour les férus d’histoire mais aussi, ne l’oublions pas, pour les nombreux inconditionnels de la famille royale britannique qui nous prouvent, encore de nos jours et malgré la disparition de la Reine en septembre 2022, que la royauté n’a rien de dépassé en 2023 – mais cela, c’est peut-être quelque chose que les français, eux, ne comprennent pas même si leur fameuse Cinquième République et ces chefs de l’état aux pouvoirs omnipotents ont quelque chose de royal… Quoi qu’il en soit, après une première saison réussie et qui s’intéressait particulièrement aux premières années du règne d’Elisabeth II, sous la houlette d’un Premier Ministre, Winston Churchill, tout juste auréolé du prestige de sa victoire face a l’Allemagne nazi, cette seconde saison de The Crown était assez attendue : pour voir si la qualité serait toujours au rendez vous mais aussi pour, au passage, en apprendre un peu plus sur les aléas de la vie de la famille royale en une période a priori plus calme, historiquement parlant – ce qui, en fait, n’était pas vraiment le cas… Et donc, pour ce qui est de la première question, la réponse est assez facile puisque oui, et de loin, la qualité intrinsèque de cette série est toujours au rendez vous : reconstitution d’une fidélité par moments étonnante, acteurs inspirés et bigrement ressemblants avec les figures historiques qu’ils interprètent, musique, dialogues, mise en scène… décidément, il n’y a rien à dire. Pour ce qui est de la seconde question, là, les choses changent un peu et si dans la première saison, la partie historique a proprement parlée était davantage mise en avant, ici, le coté intimiste de la famille royale occupe le devant de la scène : ainsi, entre la vie chaotique de Margareth, la scolarité bien difficile d’un Prince Charles et, surtout, les déboires conjugaux du couple royal qui, malgré tout, restent ensemble, on ne s’ennui guère même si, par moments, on regrette un peu que certains événements historiques soient mis au second plan – je pense a la crise de Suez. Cependant, malgré ce parti pris pour le coté intimiste des protagonistes, force est de constater que ce choix est tout sauf mauvais et que si l’on aurait peut-être préféré un meilleur équilibre entre les problèmes des membres de la famille royale et les événements historiques, il est clair que, après visionnage de cette seconde saison de The Crown, on en ressorte avec la satisfaction que celle-ci ait maintenu un degré qualitatif assez élevé, et ce, pour notre plus grand plaisir…
 

Points Positifs
 :
- Une seconde saison plus intimiste et qui nous entraine dans les secrets d’alcôves de la famille royale mais qui n’en reste pas moins réussie, ces derniers étant, bien souvent, captivants. Il faut dire que la plupart des protagonistes ont eu ou connaissaient une passe difficile à cette époque et que, forcément, cela ne pouvait qu’attirer l’intérêt du spectateur.
- Comme dans la première saison, il n’y a rien à redire pour ce qui est de la reconstituions historique, toujours aussi impeccable : décors, costumes, dialogues, mise en avant de certains événements, il n’y a rien à redire. Et puis, que ce soit pour le coté historique comme intimiste de la chose, c’est fou ce que tout cela est crédible.
- Un casting tout bonnement excellent et sur lequel il n’y a rien à redire. De plus, non seulement les acteurs sont bons mais en plus, c’est fou ce qu’ils ressemblent aux figures historiques qu’ils interprètent.
- Je maintiens ce que j’avais dit lors de ma critique de la première saison de The Crown, c’est-à-dire que cette série est l’œuvre consacrée à la famille royale britannique la plus réussie que j’ai put voir.

Points Négatifs :
- Dommage que certains événements historiques aient été a peine évoqués ou uniquement en toile de fond – je pense principalement à la crise du Canal de Suez.
- Curieux tout de même comment on passe d’un épisode uniquement consacré a Margareth a un autre où celle-ci brille par son absence avant de la remettre en avant, etc.

Ma note : 8/10

lundi 20 novembre 2023

Les Enfants de Dune


Les Enfants de Dune
 
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Mais les vers géants se font rares et l'Épice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste de l'épopée de Muad’Dib, c'est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations dont, peut-être, ceux de l'antique Abomination, redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.
 

Les Enfants de Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 septembre 1976
Edition Française : 22 novembre 2012
Titre en vo : The Children of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 552

 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes du cycle de Dune, s’il m’a fallut bien trop longtemps pour, finalement, me lancer dans la lecture du chef d’œuvre du sieur Frank Herbert – pour cela, il m’aura fallut voir son adaptation cinématographique de Denis Villeneuve – depuis quelques semaines, c’est avec un plaisir non dissimulé que je dévore les différents tomes de ce qui est, sans aucune contestation possible, une des plus grandes sagas de science-fiction – les seuls, finalement, qui tiennent la comparaison étant Fondation et Les Cantos d’Hypérion. Et donc, après un premier volet, Dune, qui est tout simplement un chef d’œuvre absolu du genre puis un second, Le Messie de Dune, fatalement inférieur mais qui, qualitativement parlant, mérite le détour, voici venu le tour du troisième tome de la saga : Les Enfants de Dune ! Bon, ici, les choses sont plutôt simples pour celles et ceux qui ont apprécié les volets précédents puisque, en dehors de quelques années qui se sont écoulées, Les Enfants de Dune est la suite directe du Messie de Dune qui, pour la petite histoire, était déjà celle de Dune. Bref, tout cela signifie que, grosso modo, on retrouve les mêmes protagonistes dont une bonne partie sont présents depuis le premier volet de la saga a quoi il faut ajouter quelques nouvelles têtes, les principales, étant, bien entendu, les jumeaux de Paul et de Chani : Leto et Ghanima. Des enfants bien particuliers, comme il fallait s’en douter et autour duquel va tourner toute l’intrigue de ce troisième volet de Dune puisque, au vu de leurs pouvoirs, de leurs importance au sein de l’Empire et du danger qu’ils pourraient éventuellement représenter pour certains, nombreux sont ceux qui complotent contre eux, ouvertement ou non. Ajoutons à cela une Alia plus vraiment toute seule dans sa tête, une Dame Jessica de retour et qui se met à former le jeune neveu de l’ancien Empereur, des Fremens plus divisés que jamais, un mystérieux prophète qui pourrait bien être Paul Atréides et la planète Arrakis qui se transforme de plus en plus en luxuriant jardin tandis que les vers et le précieux Épice se font rares et vous comprendrez que, une fois de plus, Frank Herbert nous entraine très loin, dans un récit a la fois captivant et déroutant, surtout lorsque l’auteur se plait, comme il en a l’habitude, a nous assener moult réflexions philosophiques sur la religion ou la place de l’Homme dans l’Univers… Bref, les fans de Dune seront, une fois de plus, aux anges même si nous sommes loin, il faut le reconnaitre, de l’excellence du premier volet qui reste, lui, un incontournable absolu. Mais bon, ne serais-ce que pour les conséquences de la conclusion de ces Enfants de Dune et des implications de celles-ci, comment ne pas être pressés de découvrir ce que nous a réserver le sieur Herbert pour la suite ? Car bon, il est évidant que celle-ci, en nous plongeant dans un lointain futur, promet énormément…
 

Points Positifs
 :
- Une suite à la hauteur de ce chef d’œuvre absolu de la SF qu’est la saga de Dune est qui confirme tout le bien que l’on pouvait penser du cycle de Frank Herbert. Certes, Les Enfants de Dune n’est pas aussi aboutit que le premier volet qui est presque parfait, mais bon, qualitativement parlant, cela reste bon voir même très bon  et son scénario est plutôt captivant.
- Deux nouveaux protagonistes majeurs marquent les esprits dans ce troisième volet : Leto et Ghanima, les enfants de Paul et de Chani. Et, ma foi, force est de constater que ceux-ci sont plutôt intéressants et que leurs développements respectifs sont à la fois étonnants et assez bien trouvés.
- Un final étonnant au vu de ce qui arrive à Leto et qui promet énormément pour la suite de la saga.
- Les Enfants de Dune marque un tournant majeur dans la saga puisque, a l’issu de celui-ci, il nous faudra faire nos adieux a la quasi-intégralité du casting qui est présent depuis le premier volet.
- Un troisième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga.
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, nous sommes loin de l’excellence du premier volet de la saga – mais c’était déjà le cas avec Le Messie de Dune – ce qui est un peu dommage. Certes, qualitativement parlant, c’est plutôt bon voir très bon et ce troisième tome regorge de bonnes idées, mais bon, je ne peux pas m’enlever de l’esprit que, jusqu’à maintenant, Herbert n’a pas encore réussi a faire aussi bien que dans Dune.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination…
- Le Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 7,5/10